lundi 31 mai 2021

Le beau rêve de Jeanne :

 


Auteur : Christiane | Ouvrage : Et maintenant une histoire

Vaillance, devoir d’état

Geneviève, sa quenouille tenue nonchalamment, laissait errer son regard par -delà la grande plaine de Champagne qui s’étendait au pied du château. Dieu, que c’était donc ennuyeux de filer ainsi tout le jour tandis que les armées livraient bataille à l’ennemi ! Un gros soupir, lourd de tous ses désirs, s’exhala des lèvres de Geneviève.

« Ah ! Si je connaissais Jeanne, j’irais la trouver et lui demanderais de me prendre avec elle. »

Cette réflexion, prononcée à voix haute, attira sur la fillette, presque une jeune fille déjà, les regards de dame Éloïse, sa mère, qui, en face d’elle, était occupée à une broderie d’autel.

« Que feriez-vous à guerroyer avec les gens d’armes ? Vous ne savez pas monter à cheval et le premier boulet vous ferait pousser de tels cris d’effroi que vous ne sauriez rester dans la bataille. »

D’un geste orgueilleux, Geneviève a relevé la tête :

« Pourquoi alors Jeanne y reste-t-elle ?

— Jeanne, mon enfant, fut mandée par Dieu pour délivrer le royaume.

— Eh bien ! Pourquoi ne le serais-je pas aussi ? »

Pourquoi pas moi ? Voilà ce qui revenait sans cesse à l’esprit de Geneviève ; et s’obstinant dans son rêve orgueilleux, elle formait des projets insensés, n’écoutant pas les sages conseils que dame Éloïse, alignant ses points de broderie, lui prodiguait.

* * *

Dans la ville pavoisée, il y a grande animation : d’immenses tapis recouvrent les dalles de la cathédrale, les portes sont tendues de velours écarlate, chacun s’affaire, pavoisant sa demeure pour faire digne accueil au Roi et à Jeanne, car c’est demain que la bonne ville de Reims reçoit le souverain et la Pucelle ; c’est demain, dans la grande cathédrale, que le Roi sera couronné. Geneviève bout d’impatience ; anxieuse, elle scrute la route et répète à Yolande, sa blonde amie :

« Il faut que je vois Jeanne, elle doit passer par ici ce soir, je veux l’aider à sauver le royaume.

— Ne fais-tu donc aucun cas de ce que ta noble mère te disait hier encore, ma pauvre Geneviève ; tu peux tout aussi bien sauver notre France en étant une femme filant la laine et le lin.

— La laine et le lin n’ont jamais fait reculer l’ennemi… Oh ! Tiens ! Regarde ; voilà Jeanne qui s’avance sur son grand cheval blanc ; vois son oriflamme qui claque dans le vent et dont les lettres d’or rutilent au soleil.

— Il a dû être dans bien des batailles. Vois, Geneviève, là, de ce côté, la soie bleue est déchirée et les lettres d’or en sont toutes effilochées. Si j’osais…

— Si tu osais ?

— Je le lui raccommoderais ! »

Un éclat de rire moqueur salua l’idée de Yolande.

« Mais, ma pauvre petite, tu n’y connais rien du tout, c’est bien mieux ainsi ; il n’en est que plus glorieux.

— Peut-être ! Mais le sacre de demain ? »

Yolande n’acheva pas sa phrase, Jeanne arrivait devant les deux amies et descendait de cheval. Geneviève déjà s’était précipitée à sa rencontre tandis que Yolande, rougissante de joie, ployait le genou devant la Pucelle qui gentiment lui tendit les mains. Geneviève pourtant, impatiente, ne put garder son désir plus longtemps :

« Jeanne, vous que dans toute la ville on a surnommée la Vaillante, voulez-vous de moi pour combattre à vos côtés ? Je voudrais tant vous aider à sauver le royaume. »

Alors, le regard de Jeanne se posa, soudain sévère, sur Geneviève :

« Soyez active ménagère, bonne pour les orphelins, charitable aux pauvres ; apprenez à filer la laine et le lin, à repriser les hauts-de-chausses. C’est ainsi que vous pourrez m’aider. Tenez — acheva Jeanne avec un beau sourire — voyez mon oriflamme, un coup d’épée en a déchiré la soie ; voulez-vous m’y faire la réparation nécessaire ! Si vous savez mettre tout votre cœur dans les quelques points que vous ferez, avec lui vous serez à la gloire demain, comme il a été et sera encore dans bien des combats. »

Geneviève sentit le rouge envahir son front, tandis qu’elle avouait son ignorance, jetant un regard suppliant vers Yolande. Alors la bonne fillette s’avança, avec un respect religieux se saisit du précieux oriflamme, et à la suite de Jeanne pénétra dans le château.

Et quelques instants plus tard, on pouvait voir dans l’embrasure de la petite fenêtre une tête blonde penchée sur la soie bleue, réparant avec amour les lettres d’or : « Jhésus-Maria », tandis que Jeanne confiait à Geneviève l’ardent désir qui envahissait son cœur et qu’elle comptait bien réaliser quand sa mission serait terminée : s’en retourner filer la laine en gardant les moutons dans son petit village de Domrémy.

Geneviève jamais n’oublia la confidence de Jeanne la Guerrière, et chaque jour vit désormais la petite châtelaine de Champagne s’appliquer de son mieux à servir Dieu et la France, en accomplissant avec amour sa tâche de tous les jours.

Christiane.

https://www.maintenantunehistoire.fr/le-beau-reve-de-jeanne/

samedi 29 mai 2021

NE CHERCHE PAS À COMPRENDRE L’AMOUR, VIS-LE, DIT LE PETIT PRINCE

 


“– Moi aussi je te veux, dit la rose

– Ce n’est pas pareil…, répondit le Petit Prince

… vouloir, c’est c’est prendre possession de quelque chose, de quelqu’un. C’est chercher chez les autres ce qui peut remplir nos besoins personnels d’affection, de compagnie… Vouloir, c’est chercher à faire nôtre ce qui ne nous appartient pas, c’est s’approprier ou désirer quelque chose pour nous combler, parce qu’à un moment donné, quelque chose nous manque.

Aimer, c’est désirer le meilleur pour l’autre, même s’il a des aspirations différentes des nôtres.

Aimer, c’est permettre à l’autre d’être heureux, même si son chemin est différent du mien. C’est un sentiment désintéressé qui naît d’un don de soi, c’est se donner entièrement à partir de notre coeur.

Quand on aime, on donne sans rien demander en échange, pour le simple et pur plaisir de donner. Mais il est aussi certain que ce don, ce don de soi, complètement désintéressé, ne se fait que quand on connaît. Nous ne pouvons aimer que ce que nous connaissons, parce qu’aimer veut dire se jeter dans le vide, faire confiance à la vie et à l’âme. L’âme ne s’achète, ni se vend. Et connaître, c’est justement tout savoir de toi, de tes joies, de ta paix, mais aussi de tes contrariétés, de tes luttes, de tes erreurs. Parce que l’amour transcende les disputes, la lutte et les erreurs, l’amour, ce n’est pas uniquement pour les moments de joie.

Aimer, c’est la confiance absolue que, quoi qu’il se passe, tu seras toujours là. Non parce que tu me dois quelque chose, non par possession égoïste, mais juste être là, en compagnie silencieuse.

Aimer, c’est savoir que le temps n’y changera rien, ni les tempêtes, ni mes hivers.

Aimer, c’est donner à l’autre une place dans mon coeur pour qu’il y reste comme un père, une mère, un fils, un ami, et savoir que dans son coeur à lui, il y a une place pour moi.

Donner de l’amour ne vide pas l’amour, au contraire, il l’augmente. La manière de donner autant d’amour, c’est d’ouvrir son coeur et de se laisser aimer.

– J’ai compris, dit la rose

– Ne cherche pas à comprendre l’amour, vis-le, dit le Petit Prince.”

 Extrait du livre “Le Petit Prince”, d’Antoine de Saint-Exupéry


Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu 28, 16-20.

 Dimanche de la Sainte Trinité, Dieu : Père, Fils, et Saint-Esprit

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »``

Questions pour une réflexion personnelle puis un partage en groupe 

 1. Évangile signifie « bonne nouvelle ». Quelle est pour moi la « bonne nouvelle » que j'ai envie d'annoncer aux autres ?

2. Les disciples « virent Jésus et se prosternèrent » et en même temps « certains eurent des doutes ». Cela me paraît normal ? Quelle est mon expérience ? La foi, est-ce tout voir, tout comprendre ? Le chemin du croyant passe-t-il par des remises en questions ?

3. « Allez donc ! » Comment je comprends cette parole de Jésus ? Est-ce que je me sens « disciple » ? « missionnaire » ? « témoin » ? « envoyé »?

4. Jésus nous dit « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde ». Je me laisse toucher par cette parole. Je nomme les lieux où le Christ se révèle présent dans ma vie, hier comme aujourd'hui. Quel est celui que je désire partager aux autres ?

 Petit commentaire : TRINITÉ : AU CŒUR DU BAPTÊME

 Nous sommes envoyés manifester au monde le Dieu Trinité. Il ne s’agit pas d’abord d’annoncer une vérité. Moins encore d’expliquer l’inexplicable de ce Dieu qui défie nos logiques mathématiques.

 Baptiser au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, c’est mettre les hommes en relation avec le Dieu Amour.

 Le Père qui nous a créés est présent à nous en tout ce que nous vivons. Il se réjouit de nos joies et compatit à nos détresses jusqu’à nous donner son Fils.

 Le Fils est venu parmi nous, et il reste parmi nous jusqu’à la fin des temps. Il nous permet sans cesse de passer de la mort à la Vie grâce à l’Esprit qu’il nous transmet.

L’Esprit répandu dans nos cœurs vient nous faire vivre de la vie divine. Il nous transforme de l’intérieur pour nous reconduire vers le Père.

 Ne cherchons pas à comprendre la Trinité.

Laissons-nous prendre par elle, comme à notre baptême.

Une méditation en trois questions…
… pour les grands et les petits !

 Accueillir l’Évangile :

Jésus nous donne une double mission : laquelle ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi chacune des deux parties de cette mission est-elle importante ?

Vivre avec Jésus :

Ai-je une relation avec chacune des personnes de la Trinité ?

https://www.abbayedemaylis.org/2018/05/24/trinite-au-coeur-du-bapteme/


dimanche 23 mai 2021

La belle histoire de saint Tropez

 


Auteur : Filloux, H. | Ouvrage : Au cœur de la Provence.

Un étrange équipage

Dans le golfe paisible de Saint-Tropez vint aborder un jour le plus étrange équipage qu’on ait jamais vu. Les vagues durent être bien étonnées de porter si curieuse barque : ni vergues, ni mâts. A la proue, un pauvre coq tout apeuré, crête pâle, plumes hérissées. A la poupe, un chien de berger qui jette de tous côtés des regards inquiets. De gouvernail, de pilote, point. Mais une main invisible semble conduire la barque car elle ne se détourne point de sa route et va droit au port. Des ailes d’anges la poussent doucement sur l’eau tranquille où se mirent les étoiles. Derrière elle, miroite un long sillage d’argent. Silencieusement glisse la barque mystérieuse… Les trois ou quatre pêcheurs qui surveillent, là-bas, leurs filets, les yeux fixés sur le carreau de liège, n’ont point détourné la tête.

Tout dort au village. Soudain, une femme pousse sa porte, frappe chez sa voisine.

— Eh ! voisine, réveillez-vous !

Bientôt la rue est en alerte et le quartier et le port. On entoure la commère qui, d’un air encore effaré, avec de grands geste, conte son songe.

— J’ai vu une barque, bonne Mère, sans voile ni gouvernail, avec un coq et un chien comme équipage. Elle se dirigeait vers le port. Elle porte le corps d’un saint martyr !

Quelques jeunes pêcheurs ont souri et haussé les épaules.

— Un coup de soleil, la vieille, t’a tourné la cervelle !

Cependant, tout ce peuple, curieux et avide d’aventures a gagné le port. Là-haut, les étoiles pâlissent ; une grande clarté blanche se lève sur la mer. Les vagues viennent battre la grève à petits coups réguliers. De barque, point… Là-bas, deux bateaux de pêche qui rentrent à force de rames.

— Cocorico !

Eh ! péchère ! La femme ne s’est pas trompée. Guidés par le chant sonore, hommes et femmes vont par les galets, fouillant des yeux la moindre crique.

— La voilà !

Sans voile ni gouvernail, un coq à la proue ; à la poupe, un chien. C’est bien la barque du songe. Une grande crainte religieuse saisit ces âmes simples ; des pêcheurs se hâtent vers la barque, regardent, anxieux. Au fond, repose un corps, le corps d’un homme jeune, décapité, couvert de plaies, les bras liés.

Les femmes se signent. Une profonde émotion étreint ces braves gens. Il y a là quelque merveilleuse histoire : c’est un signe divin. Aux pêcheurs de Saint-Tropez, le Seigneur confie le corps de son martyr, de son témoin. Qui est-il ? D’où vient-il ? Qu’importe ? C’est le Ciel qui l’envoie. Avec de grands soins, on a pris le corps, on le lave, on l’ensevelit pieusement.

Cela se passait au Ier siècle, alors que de l’autre côté de la mer, à Rome, le terrible empereur Néron se faisait un jeu cruel de torturer et de mettre à mort ceux qu’on appelait les chrétiens, les disciples de Jésus, le Christ.

Un magnifique jeune homme, ce Tropez, soldat de grande bravoure, officier du palais de l’empereur de Rome, le cruel Néron. Grand par son courage, Tropez est plus grand encore par sa foi ; converti par le grand apôtre Paul, il se prépare avec ferveur à recevoir le baptême.

L’empereur a parfois d’étranges fantaisies. N’a-t-il pas imaginé de faire tomber la pluie dans le temple de Diane, grâce à un système compliqué d’arrosage.

— La Déesse fait des miracles, annonce-t-il au peuple, triomphant.

Une telle insulte au Dieu tout-puissant fait bondir le bouillant Tropez.

— Que dis-tu, ô César, ose-t-il répliquer, il n’y a qu’un seul Dieu, qui a fait le ciel et la terre.

NÉRON. — Qui te fait parler ainsi ?

TROPEZ. — L’Esprit de Dieu.

NÉRON. — Pourquoi renonces-tu à nos dieux ?

TROPEZ. — Parce qu’ils sont de terre et de bois.

L’empereur sent la rage lui monter au cœur. Comme volontiers il briserait de ses propres mains cet entêté, mais c’est son meilleur officier, le plus brave, le plus fidèle ! Il reviendra de sa folie.

— Demain, tu auras à choisir. Réfléchis.

Tropez n’a pas à réfléchir. Il va vite recevoir le baptême des mains d’un saint ermite et passe la nuit en prières.

… L’amphithéâtre est rempli d’une foule curieuse. Tropez est amené dans l’arène. Qu’il est beau dans sa jeune vaillance ! Quel fier regard ! La porte des fauves est ouverte : un lion s’élance, farouche, affamé. Tropez fait un grand signe de croix. Le lion tombe, raide mort. La foule trépigne…

Voici un léopard qui s’avance de sa démarche souple, les yeux flamboyants. A la vue du fier chrétien, il s’arrête, lèche les pieds nus du jeune homme. La foule hurle…

Ce n’est point Néron qui préside au supplice de Tropez. Il a dû quitter la ville. Mais son préfet n’est pas moins cruel. Il fait attacher le chrétien à une colonne. Déjà le fouet se lève, les lanières sifflent. La colonne se renverse sur le bourreau. La foule crie au prodige. Alors, pour en finir, le préfet ordonne de décapiter Tropez. Son corps, comme suprême injure, sera traité comme celui des criminels qui osent porter la main sur leurs propres parents. On le jette, lié, dans une barque avec un coq et un chien qui le dévoreront. La foule accompagne l’étrange barque jusqu’au fleuve l’Arno qui va l’entraîner vers la mer…

Cette scène se passait, en effet, à Pise, en Italie, où, aujourd’hui encore, on vénère la tête du martyr.

Le petit port de Saint-Tropez a fait aussi de grands honneurs au corps saint. Le village et le golfe ont pris son nom. Rentrons dans la vieille église où l’on garde pieusement le buste de saint Tropez, au-dessus de la barque où se dressent le coq et le chien.

Il a fière allure, le grand soldat, un peu enluminé sans doute, mais lorsqu’on le porte en procession, sous le bleu du ciel, dans l’ardent soleil, ces couleurs sont si joyeuses ! C’est la « bravade », la grande fête de Saint-Tropez, où, comme hommage au brave soldat, les bravadeurs savent faire parler la poudre par le canon de leurs vieux tromblons.

 https://www.maintenantunehistoire.fr/la-belle-histoire-de-saint-tropez/

samedi 22 mai 2021

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, 15, 26-27 : 16, 12-15

 « L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière »




En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand viendra le Défenseur, que je vous enverrai d’auprès du Père, lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra témoignage en ma faveur. Et vous aussi, vous allez rendre témoignage, car vous êtes avec moi depuis le commencement.

 <<J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. >>

Dimanche de la Pentecôte B

 Remplis de l’Esprit Saint!

 Comme Jésus l’avait promis, l’Esprit Saint est donné à ses disciples pour répandre la Bonne Nouvelle à toutes les nations; il est toujours à l’œuvre dans l’Église et dans le monde.

 Jésus promet à ses disciples l’Esprit Saint présenté comme le Défenseur. L’Esprit rend témoignage, il conduira les disciples « dans la vérité tout entière ». Dans le langage de l’évangéliste, cela signifie que le don de l’Esprit permet une relation nouvelle avec le Christ, une communion au plus profond du cœur. L’Esprit réalise en nous un chemin d’intériorité, il nous permet de passer de l’extérieur à l’intérieur de nous-mêmes, là où nous rencontrons Dieu Lui-même. Il est chemin de prière et de compréhension de l’Écriture, Il nous guide avec douceur, dans le respect de notre liberté, il nous éclaire dans les choix de notre vie et nous ouvre à la communion avec Dieu et avec nos frères.

https://adorationantony.com/pentecote-2021/

Prière à Marie, Notre-Dame de Pentecôte

 Marie, Toi qui as accompagné
les disciples confinés au Cénacle
dans l’attente de l’Esprit-Saint promis,
sois présente à nos côtés
dans nos « histoires » d’aujourd’hui.

Tu nous vois atteints et désemparés
par l’épreuve de la tragédie sanitaire
qui secoue la planète entière,
par la peur de l’épidémie pour nous
et ceux que nous aimons,
par les incertitudes de demain pour tant de personnes
plus directement menacées par la crise.

Accompagne de ta tendresse tous ceux qui soignent.
Maintiens dans la générosité tous ceux qui servent,
dans la persévérance tous ceux qui cherchent.

Redonne force et courage
à ceux qui souffrent de la solitude,
à ceux qui ont perdu un être cher,
à tous ceux qui désespèrent.

Marie, enseigne-nous à avoir confiance en Jésus
qui a promis d’être toujours avec nous.
Apprends-nous, en ce temps de Pentecôte 2021
à « ouvrir notre porte » à la venue de l’Esprit-Saint,
puis à « sortir » vers qui Il nous enverra.
Amen !

 

 


lundi 17 mai 2021

Sa maman du paradis

 

| Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes I, II. Les sept sacrements. Temps de lecture : 6 minutes

Josepho a douze ans et a été baptisé voici une semaine. Le Père l’a donné en exemple à ses compagnons de classe, car il sait son catéchisme sur le bout du doigt C’est d’ailleurs pourquoi il porte aujourd’hui autour du cou un chapelet plus beau que celui de ses camarades. Personne cependant ne le jalouse, car tous savent que c’est une récompense méritée et que par ailleurs Josepho est le plus aimable garçon de l’école. Hier encore, il est parti avec deux maigres poulets pour acheter des remèdes à sa bonne maman qui est très malade. Josepho l’aime tellement !

Hélas, il sera bientôt orphelin, murmure-t-on autour de lui et il est le seul catholique de toute sa famille ! Cependant, tout ce que l’enfant a appris au catéchisme, il l’a redit et expliqué du mieux qu’il a pu à sa mère. Le Père a dit que celui qui meurt aussitôt après son baptême va droit au Paradis. Josepho voudrait bien voir sa maman heureuse auprès du « Grand Dieu des Blancs », car elle a toujours été bonne pour lui. Mais comment faire ? Toute la famille s’oppose au baptême de la malade. L’année précédente quelqu’un n’est-il pas mort au village peu après avoir été baptisé ? C’est le missionnaire qui lui avait jeté un mauvais sort, a murmuré le sorcier…

Si aujourd’hui la mère de Josepho devient chrétienne elle mourra certainement aussitôt après ! Triste raisonnement de ces pauvres Noirs victimes de leur ignorance et esclaves de leurs sorciers ! La mère de Josepho ne les connaît que trop bien… Aussi donne-t-elle à son fils des conseils de prudence. « Josepho, si je meurs baptisée, tu seras chassé de la famille ! Où iras-tu alors ? » Et pourtant le missionnaire l’a dit : « Celui qui meurt aussitôt après le baptême entre tout droit au ciel ! » Et cette nuit sera peut-être la dernière que maman passe sur la terre, songe Josepho. Que faire ?

La nuit est maintenant venue. Tout le monde pense que Josepho est parti se coucher dans une case voisine de celle où agonise sa mère surveillée par des païennes farouches. Mais l’enfant ne dort pas ! Il est là, tout près, caché dans la brousse, malgré le voisinage des fauves. Seul avec le Bon Dieu, il prie de tout son petit cœur afin que sa maman ne meure pas sans baptême. « S’il le faut, mon Dieu, faites un miracle », supplie le courageux enfant.

Dix heures viennent de sonner dans le lointain. Josepho écoute puis, s’avançant vers la case où repose sa mère, il grimpe sur la toiture d’herbes sèches. Écartant quelques touffes, il aperçoit, hélas, deux vieilles négresses accroupies près de la malade et qui la surveillent attentivement. C’est trop tôt, pense Josepho en se glissant à nouveau le long des parois de la case ; je reviendrai. Doucement il se retire puis, regagnant sa cachette dans la brousse, prend son chapelet.

 Une dizaine, puis deux… Bientôt tout le chapelet est égrené pour la chère maman, Il fait maintenant nuit noire et tout semble dormir alentour. Peut-être les gardiennes de maman dorment-elles aussi ? pense Josepho. Sortant une deuxième fois de sa cachette il s’approche et grimpe silencieusement sur la hutte de bambou. Personne ne bouge… Il regarde à l’intérieur. Les deux veilleuses se sont endormies. C’est le moment ! « Merci mon Dieu », dit l’enfant au fond de son cœur.

Se dirigeant alors sans bruit vers la porte, il entre et s’approche de sa maman qui elle a les yeux grands ouverts. « Maman, maman, c’est moi Josepho, lui murmure-t-il à l’oreille. Dites vite au bon Dieu que vous l’aimez ! » Puis, prenant de l’eau dans une calebasse toute proche il ajoute, en mouillant le front de sa mère « Maman, je vous baptise, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit… Au revoir, maman, au ciel ! » Le cœur bondissant de joie, Josepho quitte en hâte la case, sans être remarqué par les dormeuses, et regagne la forêt. Là, il songe avec joie à l’âme toute blanche de sa maman. Dans quelques heures, se dit-il, elle sera auprès du Bon Dieu !

Au lever du soleil, tout le village retentissait de cris de deuil. La mère de Josepho était morte dans la nuit !

Quand le missionnaire sortit de sa hutte, un enfant de douze ans s’approcha en pleurant :

Jeune africain et missionnaire« Père, lui dit-il, maman est morte !

— A‑t-elle été baptisée, mon petit ?

— Oui, Père, je l’ai baptisée moi-même cette nuit. »

Mettant alors la main sur la tête crépue de Josepho le Père ajouta :

« C’est bien, mon petit ; tu as ouvert toi-même le Paradis à ta mère ! Là-haut, elle priera pour toi et le Bon Dieu te bénira !

— Une question, Père… quand je l’ai baptisée, j’ai dit seulement : Maman, je te baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. J’ai oublié de lui donner un nom. Le baptême est-il bien fait quand même ?

— Bien sûr, affirma le Père.

— Oui, mais, continua Josepho, ne dites jamais que je l’ai baptisée, on me battrait et on me chasserait du village !

— Sois tranquille, je ne dirai rien, promit le missionnaire.

 — Mais Père, comment dois-je appeler maman puisque je ne lui ai pas donné de nom ?

— Tu l’appelleras « Maman du Paradis ». C’est un très joli nom !

— Entendu Père, merci, s’écria Josepho tout joyeux. Je vais assister à son enterrement ! »

Et il partit en répétant comme s’il craignait de l’oublier : Ma maman du Paradis ! Ma maman du Paradis.

https://www.maintenantunehistoire.fr/sa-maman-du-paradis/

samedi 15 mai 2021

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16, 15-20

Ascension  du Seigneur,

En ce temps-là, Jésus ressuscité se manifesta aux onze Apôtres et leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient.

 Ascension du Seigneur B

 Départ de Jésus, départ des disciples

 L’ascension est la fin de la présence sensible du Christ et l’inauguration d’une autre manière pour lui d’être présent et agissant pour toute l’humanité par la parole et les œuvres de ses disciples.

 Commentaire

 L’Ascension est la dernière apparition du ressuscité à ses disciples. Chaque apparition a un sens précis : Jésus ne vient pas simplement se montrer aux disciples, il vient auprès d’eux pour leur montrer la force et la joie de sa résurrection - Dans chaque apparition il y a un signe, une parole, un geste que les disciples ont déjà vu ou entendu –

 Dans l’Évangile de Marc, Jésus ressuscité est entouré de ses disciples, il leur ordonne de proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création «  Allez dans le monde entier, proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » verset 15 - cette mission parachève en quelque sorte l’Église - Le Seigneur peut désormais s’élever pour rejoindre son Père - il quitte les siens mais ne les abandonne pas - Marc rapporte même qu’il « travaillait avec eux », qu’il les aidait dans la mission en confirmant la Parole par les signes qui l’accompagnaient - S’associer à Jésus a un effet constructif et décisif - croire et recevoir le baptême donne un accès au salut divin - Refuser de croire, c’est être condamné «  Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui refusera de croire sera condamné » (verset 16) -  Ceux qui, comme les disciples, deviendront croyants bénéficieront de l’appui du Seigneur : ils chasseront les esprits mauvais par leurs prières, les serpents et le poison mortel n’auront sur eux aucune prise et le sacrement des malades aura des vertus d’apaisement.

Le ressuscité non seulement « travaille «  avec nous, mais il nous transforme en porteurs d’espérance, en artisans de charité.

                                                                                                                       Le jeu de la semaine l’Ascension

 ANAGRAMME :

Trouve des mots de la Bonne Nouvelle en remettant les lettres dans l’ordre :

 lice ---> insurgée ---> opteras ---> relais ---> pitres ---> satin --->

 Solutions : ciel - Seigneur - apôtres - Israël - Esprit – saint 

   Jésus quitte le test de  la terre

 
1. Après la résurrection, Jésus est resté sur terre pour _____.

A. quarante jours

B. un an

C. deux semaines

 

2. Jésus a parlé à ses disciples de _____.

A. comment pêcher

B. construire des villes

C. le royaume de Dieu

 

3. Il a dit aux disciples d'attendre ______ pour le cadeau qu'il leur enverrait.

A. à Jérusalem

B. au bord de la mer

C. sur la colline du Calvaire

4. Le cadeau qu'il leur a envoyé était _____.

A. un autre apôtre

B. le Saint-Esprit

C. une fête

5. Jésus a dit à ses disciples de _____.

A. ne parlez à personne

B. parlez uniquement aux hommes

C. enseigner et baptiser ceux qui ont cru

6. Quand Jésus est monté au ciel _____.

A. les disciples l'ont regardé monter

B. Un nuage le cachait de leur vue

C. les disciples étaient aveuglés alors ils ne pouvaient pas voir

 

7. Les anges qui se tenaient à côté d'eux ressemblaient à _____.

A. des hommes vêtus de blanc

B. femmes avec des ailes

C. les enfants ailés

8. Les anges _____.

A. étaient dans les airs

B. se tenait à côté d'eux

C. étaient sur une échelle


9. Les anges leur ont dit que Jésus _____.

A. ne jamais revenir

B. retour dans un an dans un cloud

C. revenez de la même manière qu'ils ont vu le laisser

 

10. Après le retour de Jésus au ciel, il _____.

A. est retourné sur terre de temps en temps

B. s'assit aux pieds de Dieu

C. s'assit à la droite de Dieu                                                                            

jeudi 13 mai 2021

Marie : petite à ses propres yeux, et pourtant Dieu l’a vue

 

C’était une jeune femme ordinaire à Nazareth, mais elle est devenue la mère de Jésus. Pourquoi elle ?

Marie était une jeune femme très spéciale. Elle a été choisie pour donner naissance à Jésus Christ, le fils unique de Dieu. Ce ne pouvait donc pas être n’importe qui. Qui était donc la vierge Marie ?

Marie n’avait pas une haute opinion d’elle-même, mais elle croyait fermement à la manière dont Dieu dirigeait sa vie, même dans les choses les plus invraisemblables. Nous pouvons vraiment tirer un enseignement de l’humilité de Marie.

Une femme ordinaire venant de Nazareth

Cette jeune fille juive menait une vie très ordinaire à Nazareth, une petite ville de la Galilée. Mais un jour, un ange est venu et lui a dit : « Marie, ne crains point; car tu as trouvé grâce devant Dieu. » (Luc 1, 30). Elle avait été élue parmi toutes les femmes du monde pour donner naissance au fils de Dieu. Elle devait l’appeler Jésus. L’ange lui a expliqué que le Saint-Esprit viendrait sur elle, et qu’elle enfanterait ainsi Jésus-Christ, le fils de Dieu lui-même.

Aussi invraisemblable que cela puisse être selon le raisonnement humain, Marie a répondu avec assurance : « Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole ! » (Luc 1, 38) Sa foi et sa confiance en Dieu étaient totales !

« Qu’il me soit fait selon ta parole ! »

Nous nous retrouvons tous dans des situations qui interpellent notre foi. On est peut-être confronté à une affaire dans laquelle il serait normal de se faire des soucis, de s’inquiéter. La question se pose alors : est-ce que je crois en la direction parfaite de Dieu, est-ce que je lâche toutes mes inquiétudes, et est-ce que je m’attache fermement à la parole qui dit : « Ne vous souciez de rien ! » (Philippiens 4, 6) Dans ce cas, nous pouvons répondre, nous-aussi, à notre époque : « Je suis le serviteur du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole ! Prends soin de moi selon ta promesse. Je dépose tous mes soucis sur toi, et je fais le choix de croire. »

Il y a tant d’autres manières dont nous pouvons manifester notre foi dans une journée tout à fait ordinaire. Quand Dieu nous pousse à donner quelque chose, même si nous disposons peut-être de peu de choses, nous pouvons choisir de croire ce qui est écrit en Luc 6, 38 : « Donnez, et il vous sera donné ! » Quand nous avons par exemple envie d’améliorer notre confort personnel, et que Dieu éveille en nous le désir d’aider une autre famille qui est dans le besoin, nous pouvons nous attacher à la parole qui dit : «  L'âme bienfaisante sera rassasiée, Et celui qui arrose sera lui-même arrosé. » (Proverbes 11, 25).

 Qu’est-ce qui se passe alors, si nous choisissons de croire en la Parole de Dieu et à ce qu’il produit dans notre cœur ? Nous expérimentons alors que Dieu est vrai ! Il est fidèle à sa parole, exactement comme avec Marie qui est tombée enceinte comme le lui avait annoncé l’ange.

Marie a élevé Dieu, elle ne s’est pas élevée elle-même

Le cœur de Marie était humble et bon. Elle croyait fermement au plan de Dieu, mais gardait une opinion modeste d’elle-même. Quand l’ange l’a quittée, elle s’est mise à louer Dieu qui l’avait vue dans sa bassesse et qui lui avait confié une telle tâche. (Luc 1, 46)

« Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint ! » (Luc 1, 46-50)

L’histoire de Marie nous enseigne que ceux qui sont petits et pauvres à leurs propres yeux sont précieux devant Dieu, et Dieu prend soin d’eux. Il recherche seulement ceux qui ont la foi ! Marie n’était ni une reine, ni une femme distinguée, et pourtant Dieu l’a choisie. Elle avait montré dans sa vie que Dieu était tout pour elle, et qu’elle-même n’était rien. Dieu peut se servir de telles personnes. Il a vu l’attitude humble de Marie, et elle est devenue la mère de Jésus. Elle avait la bonne disposition de cœur.

Une foi qui peut devenir la nôtre

Il est dit au sujet de la vierge Marie : « Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement. » (Luc 1, 45)

Ce verset peut aussi s’appliquer à nous. Tu peux y insérer ton propre nom ! Cela peut devenir vrai pour toi ! Pour cela, nous sommes mis à l’épreuve pour voir si nous obéissons à la voix de Dieu dans notre vie de tous les jours. C’est là qu’est posé le fondement de notre foi. Croyons donc en Dieu, et seulement en lui ! Humilions-nous devant lui, mettons de côté notre forte volonté propre, nos opinions et notre raisonnement ! Alors Dieu pourra se servir de nous !

https://christianismeactif.fr/marie-petite-ses-propres-yeux-et-pourtant-dieu-la-vue

mardi 11 mai 2021

Quiz sur Marie Mère De Jésus

 


1- Quel jour fête-t-on la visitation ? (Luc ; 1,39-46)

Le 31 mai

 Le 25 mars

Le 14 juillet

 Le 25 décembre

 Le 15 août

 

2- Quel jour fête-t-on la présentation de Jésus au temple ?

 Le 1 janvier

 Le 2 février

 Le mardi gras

 Le vendredi saint

 Le 26 décembre

 

3- Comment s’appelle l’ange de l’Annonciation ?

Michel

 Gabriel

 Joseph

 Séraphin

 Cupidon

 

4- Après l’Annonciation, chez qui Marie se rendit-elle ?

 Chez ses parents

Chez le sacristain

 Chez son grand oncle

Chez sa cousine  Élisabeth

Chez Joseph

 

5- Avant le départ des bergers, que fit Marie ?

Elle rentra à Nazareth

Elle fuit en Égypte par peur d’Hérode

 Elle demanda aux bergers un peu de lait pour son fils nouveau-né

 Elle médita sur les évènements qui venaient de se produire

 Elle pria

 

6- Que fit Marie à Cana ?

  Elle assista au mariage de son fils

Elle but un verre avec le sacristain

 Elle poussa Jésus à accomplir son premier miracle

Elle rendit visite à ses parents

Elle chercha une épouse pour Jésus

 

7- Qui s’est occupé de Marie après la mort de Jésus ?

Joseph

 Jean

 Thomas

 Pierre

 Joachim

 

8- Dans Luc ; 1, 27 comment désigne-t-on Marie ?

La reine des Cieux

 La bienheureuse

 La pécheresse

 La vierge

 La mère du sauveur

 

9- Comment s’appelle l’homme qui a adressé la parole à Marie après la présentation de Jésus au Temple ?

  Siméon

Nicodème

 Bernard

Hérode

 Melchior

 

10- Comment se nomme l’époux de Marie ?

 Joachim

 Jules Lagoutte

 Joseph

 Jean

 Théophile

 

Réponses : 1- Le 31 mai (Luc ; 1,39-46,); 2- Le 2 février (Luc ; 2,20-35); 3- Gabriel (Luc ; 1, 26); 4- Chez sa cousine Élisabeth (Luc ; 1, 40); 5- Elle médita sur les évènements qui venaient de se produire (Luc ; 2, 19); 6- Elle poussa Jésus à accomplir son premier miracle (Jean ; 2, 5); 7- Jean (Jean ; 19, 27); 8- La vierge; 9-  Siméon (Luc ; 2, 34); 10- Joseph, (Matthieu ; 1, 16).

 

lundi 10 mai 2021

Mois de mai, mois de Marie

 

Le mois de mai est consacré à une dévotion particulière envers la Vierge Marie, selon une tradition catholique, on l’appelle le « mois de Marie », et il se termine, le 31, par la fête de la Visitation de Marie à Élisabeth.

   Marie n'est pas une déesse. Quand on prie Marie, on s'adresse à elle afin qu'elle porte nos prières à Dieu. Ainsi lit-on parfois dans les églises "Ad Deum per Mariam", ce qui signifie "A Dieu par Marie".

   Marie est le modèle de la sainteté, c'est à dire le modèle dans notre relation à Jésus et donc à Dieu, et notre modèle pour vivre selon les plans de Dieu.

   Rien d'extraordinaire dans sa vie, tout paraît normal... Mais non ! L'ordinaire devient extraordinaire. Sa vie simple est un lieu de contemplation du Dieu avec nous. Marie devient un pont, un canal entre Dieu et les hommes. Elle prie avec nous et pour nous.

   La vie de Marie est simple, mais difficile aussi : Marie connaît la douleur, la souffrance...

Elle connaît la vie et ses moments difficiles ; elle peut donc comprendre nos épreuves et nous donner la force de nous tenir debout, d'être fidèles, de poursuivre le chemin.

   Marie, personne n'a peur de l'approcher, elle est si accessible à tous les humains. Son amour est comme une tour de garde. Elle nous avertit, elle vient au-devant des dangers. Elle est la première en chemin et son amour nous entraîne, comme dit un très beau chant. C'est par Marie que nous allons et que nous revenons à Jésus.

 Une coutume très répandue est de faire un pèlerinage lors du mois de mai dans un sanctuaire de la Vierge ou dans une église en allant prier le rosaire. Un bon moment pour repartir d'un bon pied dans la vie spirituelle en se tournant vers Notre-Dame.

Le chant ci-dessous est traditionnellement entonné en mai.

 C'est le mois de Marie - Chant marial

C'est le mois de Marie,
C'est le mois le plus beau !
À la Vierge chérie,
Disons un chant nouveau

- 1 - Ornons le sanctuaire
De nos plus belles fleurs,
Offrons à notre Mère
Et nos chants et nos cœurs.

 - 2 - De la saison nouvelle
 Qui dira les attraits ?
 Marie est bien plus belle,
Plus doux sont ses bienfaits.

 - 3 - L'étoile bienfaisante
 Qui scintille au matin,
Est moins éblouissante
Que son front tout divin.

 - 4 - Au vallon solitaire,
 Le lys en sa blancheur,
  De cette Vierge Mère,
 Retrace la candeur.


-5-Aimable violette,
 Ta modeste beauté,
Est l'image parfaite
De son humilité.

 - 6 - Et quand la dernière heure,
Viendra finir nos ans,
Dans la sainte demeure,
Introduis tes enfants.

La vidéo de la chanson

https://www.youtube.com/watch?v=OAb85E_4UDY 


samedi 8 mai 2021

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15, 9-17

`` Le commandement d'Amour``

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.  Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.  Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.  Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.  Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.  Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres. »

6e dimanche du temps ordinaire B

Et si la foi était une amitié…

Notre foi dans le Christ n’est pas cérébrale: elle est une véritable relation d’amitié avec lui.

 Dieu nous choisit - choisit de nous aimer pour que nous puissions aimer! Choisi par amour pour aimer pour amour de lui! Lui, par amour, se sert de nous, nous façonne, nous façonne et nous désigne pour être ses vergers et ses fruitiers de nourriture que l'Église doit avoir pour fonctionner et que le monde a besoin de voir en action.

 Si ce passage ne nous montre pas notre besoin d'aide pour vivre la vie chrétienne, quoi d'autre sera? Regardez les commandements du Christ à ses disciples: restez dans mon amour, aimez, obéissez à mes commandements, aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, portez des fruits qui durera, et s'aimeront les uns les autres. Ce passage nous rappelle à nouveau notre désespéré besoin de la puissance et de la présence du Christ dans nos vies. Non seulement avons-nous besoin Lui pour le salut; mais nous continuons à avoir besoin de Lui à chaque minute de chaque jour. L'intimité avec le Christ par le Saint-Esprit est notre seul espoir d'accomplir. Le commandement du Christ de rester dans son amour.

 QUESTIONS DE DISCUSSION:

  1. Que signifie demeurer en Jésus?
  2. Décrivez la différence par rapport à l'obéissance pour gagner l'amour et l'obéissance en réponse à l'amour.
  3. Lisez 1 Jean 3: 11-24. Quelles similitudes voyez-vous entre 1 Jean 3 et Jean 15? De quelles manières concrètes pouvons-nous nous aimer les uns les autres?
  4. Jésus, dans Jean 15: 12-13, appelle ses disciples à s'aimer les uns les autres comme il les a aimés. Cela suppose que les chrétiens doivent être disposés à servir comme le Christ et à être servis comme le Christ. Pourquoi est-il si difficile pour nous d'être servi parfois?
  5. Qu'est-ce que cela signifie que Dieu nous a choisis plutôt que nous le choisissons? Pourquoi Jésus dit-il que Dieu choisit les gens?