jeudi 20 juillet 2017

Le 22 juillet, nous célébrerons la fête de cette femme pleine de courage qui a suivi Jésus jusqu'au bout.

Guérie par « sept démons »

 Marie Madeleine est d'abord appelée Marie de Magdala, du nom du village où elle est née, au bord du lac de Tibériade. La Bible raconte qu'elle se débat avec « sept démons », sortes de maladies de l'esprit qui l'empêchent de vivre dans la paix. Jusqu'au jour où elle rencontre Jésus. Pris de compassion pour cette femme qui pleure à ses pieds, Il la guérit.

La grande amie de Jésus

Dès lors, Marie Madeleine suit le Christ partout... jusqu'à Jérusalem où Il doit être crucifié. À l'heure de sa mort, le Vendredi saint, elle reste au pied de la Croix, fidèle et aimante, alors que d'autres se sont enfuis.

Un tombeau vide...

Trois jours après, elle se rend au tombeau de Jésus. Surprise : la pierre qui obstruait l'entrée a été enlevée ! En pleurs, elle regarde à l'intérieur et découvre deux anges assis à la place du Christ. Elle se tourne et Le voit sans le reconnaître. Elle pense que c'est un jardinier, et lui demande où il a mis le corps du Christ. Alors Jésus lui dit : « Marie ! » Elle le reconnaît enfin et s'exclame « Rabbouni ! » (« Maître », en hébreu). Dans sa joie, elle tente de le toucher. Mais Il la repousse : « Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père. Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine court donc annoncer aux disciples la grande nouvelle : le Christ est ressuscité !

Le sais-tu ?

Puisque c'est elle qui est la première à revoir Jésus après sa mort, on la surnomme « l'Apôtre des apôtres ». Le chagrin de Marie Madeleine, qui a beaucoup pleuré en voyant le tombeau vide de Jésus, a donné naissance à l'expression « pleurer comme une madeleine », qui signifie sangloter abondamment.

Petit quiz Marie Madeleine

1- Marie-Madeleine. Elle est :
 a.  La cousine de Marie
b.  La femme de Jésus
c. La première à avoir vu Jésus ressuscité
d. La femme de Pierre

2- Que verse -t-elle sur les pieds de Jésus ?
a. De l’eau
b. De l’huile
 c. Du parfum
d. Une lotion apaisante

3- L’autre nom donné à Marie-Madeleine est :
 a. Pécheresse
b.  Parfumeuse
c. Embaumeuse
d. Femme de pêcheur

4- Laquelle de ces affirmations est juste ?
 a.  Manger une madeleine par les deux bouts
b.  Pleurer comme une madeleine
 c.  Croquer une madeleine
  d. Gagner une madeleine à la sueur de son front

5- Quel geste a fait la femme miraculeusement guérie dont Jésus déclare qu'elle a été sauvée par sa foi ?
a. Elle a touché la frange du manteau de Jésus
b. Elle a versé du parfum sur les pieds de Jésus
c. Elle a accueilli Jésus dans sa maison

6- De quoi de Marie de Magdala a-t-elle été libérée ?

7- Marie Madeleine est venue d'une ville appelée
a. Nazareth
b. Cana
c. 
Magdala
d. Jérusalem


Réponses : 1- c. La première à avoir vu Jésus ressuscité; 2-  c. Du parfum ; 3- a. Pécheresse; 4- b.  Pleurer comme une madeleine; 5- a. Elle a touché la frange du manteau de Jésus; 6- 7 démons (Luc 8:2); 7- c.  Magdala

mardi 18 juillet 2017

LA BELLE HISTOIRE DU PETIT GRAIN DE BLÉ AVEC ACTIVITÉ À FAIRE

Le petit grain de blé est heureux, tout heureux, bien au chaud dans un gros tas de blé, tout au fond du grenier, juste un petit courant d‘air qui permet de bien respirer; jamais une goutte de pluie pour mouiller le tas de blé. Les autres petits grains sont très gentils, très polis, ce sont de très bons amis. Aussi, quand il fait sa prière, le petit grain de blé remercie le Seigneur: Merci Jésus, je suis tellement heureux, que je ne voudrais que cela dure toujours.

 Mais un jour, il y a un grand bruit dans le grenier. Des hommes arrivent avec de grosses pelles, et notre petit grain de blé, avec tous ses copains, sont jetés dans une charrette. Et la charrette démarre comme pour une promenade. Au hazard des secousses, le petit grain de blé voit tantôt un coin de ciel bleu, tantôt des jolies fleurs, tantôt un papillon ou une coccinelle .... C‘est vraiment très joli, bien plus beau que le grenier. Bientôt, tout le monde s‘arrête, au bord d'un champ bien labouré. Sans ménagement, les hommes jettent le tas de blé dans un coin du champ. Cela fait un choc! Mais c‘est frais, c‘est bon .... Le grain de blé a le temps de faire une petite prière: ''Mon Dieu, je voudrais bien rester là dans la fraîcheur le plus longtemps possible...'

'Mais voici que le grain de blé s‘enfonce dans la terre ...C‘est tout noir .... C‘est froid! Le petit grain de blé fait une dernière prière  ''Mon Dieu, c‘est fini, je vais mourir ....''

 Mais voici qu‘il se passe quelque chose d‘extraordinaire!!!Le petit grain se sent traversé par une force immense ....Ça éclate en lui de partout .... Et voilà qu‘il devient une petite pousse de blé, puis une petite tige, elle monte la tige, elle monte .... Elle perce la croûte de la terre et elle devient un épi de blé magnifique avec au moins soixante petits grains de blé !  Et tous ensembles, ils disent leur prière: ''Merci, Jésus, c‘est Toi qui nous donnes la vie.''

D'après le poète danois JOERGENSEN

Conclusion : Un grain de blé... ça peut rester toute sa vie un grain de blé et ne servir à rien !!!
Pour qu’il serve, il faut...
 soit l’écraser pour en faire de la farine, puis du pain pour nourrir les hommes,
 soit le semer pour qu’il germe et donne beaucoup de grains.
Ce n’est alors plus un grain de blé mais une tige, des feuilles, une plante !

Quelques questions:

Au début de l‘histoire, le petit grain de blé dit qu‘il est très heureux ...

 Penses—tu qu‘il sert a quelque chose? ............................
Qu‘est-ce qu‘il n‘oublie pas de faire? ................................
Est-ce que c'est la place du grain de blé de rester dans le grenier? Pourquoi?...................................................................................................
Qu‘est-ce qui se passe un jour dans  sa vie? ……………………….
Le grain de blé est-il heureux dans la charrette? .......................................
Comment se trouve-t-il dans le champ? .................................
Que se passe-t-il ensuite? ....................................... .............................
Est-ce que le petit grain blé va mourir? ..................
Que va-t-il lui arriver? .......................................

Le petit grain de blé a été enterré. Amusons nous à voir comment nous pouvons ressembler à cette petite graine dans notre vie de tous les jours, avec Jésus notre ami.

Dans tous les trous de la petite histoire qui suit, vous allez écrire “JE” ou “ME”

 ..... suis heureux...... suis au chaud, ... respire bien et ....suis entouré d‘amis..... n‘oublie pas de remercier Dieu. Mais la vie ... déménage et m'entraine ailleurs..... me laisse faire et J‘ accueille le changement..... découvre alors d‘autres choses bien plus belles que le grenier, bien plus grandes..... n‘oublie pas de remercier Dieu pour ce nouveau bonheur. Un jour, la vie ...... conduit vers un endroit ou ...... dois .......donner tout entier. Dans l‘obscurité de la terre, j'ai un peu peur...... pense que.... vais mourir!!!Pourtant, une chose extraordinaire arrive. J‘éclate de partout,..... grandis vers le ciel, ... m'épanouis, ... fructifie........donne la vie à d‘autres grains de blé...... remercie Dieu pour cette abondance. Si ......  ne lâche jamais la main de Dieu, celui-ci me conduira vers un bel épanouissement!

SEMER

L'important, c'est de semer, un peu, beaucoup, sans cesse, les graines de l'espérance... Sème le sourire : qu'il resplendisse autour de toi. Sème ton courage : qu'il soutienne celui de l'autre. Sème ton enthousiasme, ta foi, ton amour, les plus petites choses, les riens. Aie confiance, chaque graine enrichira un petit coin de terre.

Avec les mots de la liste, reconstitue cette petite histoire.

rien,  farine, hommes, mourir, autrement, transformer, s'élève, milliers, fruits, petit, main,.

Un grain de blé, c’est tout;________ ça tient dans une_________, une toute petite main.
Un grain de blé, ça peut rester toute sa vie grain de blé. Mais ça ne sert à _______.

Un grain de blé, ça peut aussi rejoindre beaucoup d’autres grains de blé. Ensemble, ils se laissent_________. Ensemble, ils produisent la __________ qui nourrira les ________.

Un grain de blé, peut aussi tomber en terre, ____________. Il n’existe alors plus en tant que grain de blé, il existe ___________ différemment.

Dans la terre, ses racines se propagent … Vers le ciel, une tige ____________ jusqu’au jour où en haut de la tige apparaissent des________________ grains de blé.

Le petit grain de blé a donné beaucoup de ______________ qui nourriront les hommes.


Solution : petit- main- rien- transformer- farine—hommes- mourir- autrement- s’élève- milliers- fruits.

samedi 15 juillet 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 13, 1-23

Parabole du semeur

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.  D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
 Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.  Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.

 Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

  Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.

Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

Petit commentaire

Dieu essaie toujours de nous rejoindre où que nous soyons

En ce dimanche, Jésus nous offre la Parabole du Semeur.

Tous nous connaissons cette parabole du semeur qui sème en tous lieux et, finalement, qui sème dans la bonne terre;  mais habituellement, ne cherchons-nous pas à savoir quelle sorte de terre nous sommes ? Si aujourd'hui nous nous arrêtions pour nous émerveiller du Semeur... Dieu qui sème sa Parole.  Pourquoi un semeur sèmerait-il dans le chemin, ou dans les ronces ? Que veut nous dire Jésus ? Je crois que nous voyons ici l'espérance de Dieu, sa bonté, sa patience et sa grande persévérance... il essaie toujours de nous rejoindre où que nous soyons. Il sème largement en espérant qu'une graine poussera... comme des parents qui répètent sans cesse la même chose, espérant qu'au moins une fois, sans savoir à quel moment, l'enfant comprendra. Dieu donne sa Parole dans la Liturgie, dans le cœur de l'homme, par un frère... Il la proclame de jour et de nuit. Mon Dieu, tu auras tout fait et tout dit pour ton ami, pour moi !

Questions

Comment est-ce que j’entends, j’accueille la parole de Dieu ?
Est-ce que j’ai saisi l’importance de la parole de Dieu dans la mission que Dieu m’a confiée ?
Que se passe-t-il ?
- Quels sont les personnages ? 
- Quels sont les divers lieux repérés ?
- Quels sont les éléments essentiels de la parabole ?
- Que représente le grain ?
- Que représente le sol ?
- Dieu me donne sa Parole ; quand et comment ?
- Quel terrain suis-je quand je reçois cette Parole ?
- Qu'est-ce que je fais de cette Parole ? 
- Que veut dire « cent, soixante, trente pour un »?
Où écoutons-nous la Parole de Dieu ?

Prière

Nous te rendons grâce, Seigneur Jésus, infatigable Semeur du Père! Tu nous connais depuis l’éternité, tu nous as créés par amour et pour aimer, et tu nous conduis vers le bien. Merci, car tu sèmes en nous ta Parole et tu nous fais pressentir la beauté de la collaboration à l’édification de ton Royaume d’amour. Merci, car tu nous rassembles en communauté autour de Toi, toujours présent, et tu nous appelles à accueillir le don de ta sainteté, à vivre au quotidien la «haute mesure de la vie chrétienne». Merci, car tu soutiens les amitiés et les relations fraternelles qui nous lient entre nous, en nous donnant de communier et de participer au mystérieux échange qui t’unit au Père dans l’Esprit saint. Nous te disons merci, Seigneur: à chacun de nous tu demandes de construire avec toi le projet de sa vie, de répondre à l’appel que tu lui proposes pour collaborer à un avenir d’espérance et de paix pour le monde. Amen 

mercredi 12 juillet 2017

LE SEMEUR DE RÊVES Bechir Houman

Il était une fois un homme qui exerçait un bien curieux métier. Un métier qu’il avait inventé au mitan d’une vie mouvementée et qu’il pratiquait au quotidien de ses rencontres. Un métier rare qui consistait à semer des rêves de vie chez les personnes qu’il croisait.
 Oh ! Ne croyez pas qu’il imposait quoi que ce soit, pas du tout ! Dans une rencontre, après quelques échanges, il déposait quelques mots, une phrase, une image ou une métaphore, et son interlocuteur repartait, ensemencé d’un rêve qui allait développer en lui dans les semaines, les mois ou les années à venir. Car il y a des rêves qui ont besoin de beaucoup de temps pour mûrir, se développer et un matin ou un soir éclore au grand jour de la vie d’un homme ou d’une femme.
 Vous allez me demander bien sûr comment il procédait, comment il arrivait à trouver ces mots, ces petites phrases qu’il déposait chez ceux qu’il rencontrait.
 De la façon la plus simple. Tout d’abord il écoutait. Tout simplement il écoutait. Il écoutait avec ses yeux, il regardait avec la totalité de son corps. Il appelait cela labourer le terrain, pour le préparer. Puis il disait :
– Dans ce que vous venez de dire, voici ce que j’ai entendu…
 Et à ce moment-là il répétait au plus près ce que vena
it d’énoncer l’autre devant lui.
 Il redonnait ainsi simplement, respectueusement, à la personne ce qu’elle venait de lui dire. Il appelait cela débroussailler, élaguer. Et le plus souvent il y avait, entre ce que la personne avait exprimé et ce qu’il renvoyait, un léger décalage, un espace ouvert pour une écoute nouvelle. L’homme qui semait des rêves de vie savait que la véritable écoute est celle qui permet à celui qui parle d’entendre enfin ce qu’il dit.
 Cet homme-là faisait peu de demandes, posait peu de questions, il y avait en lui comme une sorte de pudeur à dépendre de la réponse de l’autre. On sentait parfois en lui la trace, le souvenir de déceptions, et même de blessures anciennes. Dans les premiers contacts, sa vulnérabilité étonnait et peut-être cela permettait-il aussi à ceux qu’il rencontrait d’ose se dire en confiance, dans un lâcher-prise libérateur.
 J’en sais plus d’un et même plus d’une chez lesquels il a semé l’envie d’exister plus fort, plus pleinement. J’en connais qui lui doivent quelques-unes de leurs plus belles naissances. Je crois qu’ils sont nombreux à apprécier de ne se sentir en rien redevables de ces instants de liberté où un rêve s’éveilla en eux et commença de transformer leur vie;  si vous-mêmes êtes attentifs, présents à l’imprévisible d’une rencontre, vous allez certainement croiser le chemin d’un semeur de rêves. Ils sont plus nombreux que vous ne l’imaginez.

 Et peut-être vous qui me lisez à l’instant êtes-vous un semeur de rêves sans même le savoir.
 Extrait du livre de Jacques Salomé « Contes à aimer Contes à s’aimer »

dimanche 9 juillet 2017

Le Congé de Jésus: Une histoire comique et sage à la fois

Jésus pouvait faire des miracles. Personne ne comprenait comment ça marchait. Il racontait aussi des histoires merveilleuses, gratuitement. Tous les jours de la semaine, Jésus travaillait dur pour rendre le monde un tout petit peu meilleur.

 Un matin cependant, il s’éveilla moins en forme que d’habitude. Ce jour-là, les miracles ne marchèrent pas aussi bien. Les histoires non plus. Le matin suivant, il se rendit chez le docteur. Celui-ci l’examina et lui dit : « Prenez un jour de congé, Jésus. Reposez-vous. Distrayez-vous. Profitez du soleil ».

Jésus prévint ses amis, puis partit se promener. Il faisait un temps magnifique. Il commença par faire des cabrioles dans le désert. Après ça, il s’amusa à lancer et à rattraper son auréole. Puis il mangea son pique-nique. Ensuite, il piqua une tête pour se rafraîchir. Il termina par une de ces longues randonnées à dos d’âne qu’il aimait tellement.

 Quelle merveilleuse journée il avait passée !

Vers la fin, pourtant, il se sentit soudain très triste. En y repensant, il trouvait qu’il avait perdu son temps. Il n’avait aidé personne. Il se sentait tellement malheureux qu’il décida de tout raconter à son père.

Jésus aimait beaucoup son père. Il connaissait toutes choses et il avait réponse à tout. Quand Jésus lui eut raconté sa journée, son père prit la parole : « Regarde un peu en bas, fiston. »
 Et Jésus regarda. « Là où tu as fait des cabrioles, des sources ont jailli du sable. Là où tu as jonglé avec ton auréole et mangé ton pique-nique, les arbres ont porté des fruits. Là où tu as piqué une tête, les pêcheurs ont fait bonne pêche. Et partout où tu es passé avec ton âne, les gens se sont sentis heureux. Comme tu vois, quand toi tu vas mieux, le monde va mieux aussi. »

Jésus dut reconnaître qu’une fois de plus son père avait raison. De retour à la maison, il trouva un délicieux repas préparé en son honneur. Ses amis le félicitèrent pour sa bonne mine. Ce soir-là, après avoir dit ses prières, Jésus s’endormit profondément. Le lendemain matin, il était frais et dispos.


 Extrait de l'album « Le congé de Jésus », de Nicholas ALLAN, paru aux Éditions Mijade, 1998, proposé par Reinhilde Houtevels-Minet.

samedi 8 juillet 2017

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11, 25-30.


En ce temps-là, Jésus prit la parole : `` Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.  Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.  Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.  `` Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.  Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.  Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. ``

Petit commentaire

Accepter de porter le joug du Christ, c’est pouvoir compter sur un maître doux et humble; le fardeau donné et accepté dans l’amour mutuel semblera léger. Jésus invite ses auditeurs à « apprendre de Lui; en quelque sorte il dit « je suis votre modèle ».

Parfois les fardeaux de la vie peuvent nous submerger et nous pousser à vivre dans l'incertitude et la peur à tel point que nous nous sentons engloutis dans le désespoir et le manque de foi. Dans ce passage de l'Écriture, Jésus nous offre une bouée de sauvetage : "Venez à moi..." dit-Il. Cela paraît simple, n'est-ce pas? Et pourtant, nous trouvons cela difficile de croire qu'arriver jusqu'à lui, peut faire la différence.

Le Christ invite toutes les personnes à venir à lui. Le Christ n’a pas dit, "cette personne-là" ou "celle-ci" ou bien encore "vous, venez à moi," mais "tous." Son invitation est une invitation ouverte à chaque personne. Jésus "connaît" le coeur de l’homme et il voit le joug lourd du péché qui pèse sur nous tous. Tous ceux qui sont assez humbles pour reconnaître la tyrannie cruelle du péché dans leur vie sont invités à recevoir le repos pour leurs âmes fatiguées. Seulement la personne fière, peu disposée à admettre le lourd fardeau qu’il porte, manquera l’invitation du Christ.

Combien de fois nous cherchons le repos et la relaxation dans les choses temporelles de ce monde. Nous oublions que nos coeurs ne pourront se reposer qu’en Dieu. L’éternité a rejoint notre espace de temps pour que nous puissions trouver le repos infini dans Celui que nos coeurs cherchent. Le joug du Christ est facile parce qu’il nous libère des fausses promesses de ce monde, la voix séductrice de la fierté et l’indépendance. Il nous introduit dans la famille de son Père céleste comme des frères et des soeurs de Jésus- Christ.

Questions

1- Qui connaît le Père?
2- Que donne Jésus à ceux qui viennent à lui?
3- De quel genre de repos parle-t-il?
4- Puis-je trouver le repos par mes propres moyens ?
5. Qu'entend-on par les mots «joug» et «fardeau» ici dans cet enseignement de Jésus?
6- Quelle promesse nous fait Jésus dans son invitation à «Venir à moi» et à prendre son joug d'obéissance?
7- Comment expliqueriez-vous à quelqu'un qui ne le connait pas encore comment suivre Jésus?
8- Comment Jésus se reposait-il? Comment renouvelait-il ses forces?
9- Et moi, est ce que je crois que je peux mener ma vie sans Dieu, que je n’ai pas besoin de lui ?
10- Est-ce que pour moi, suivre le Christ signifie perdre sa vie, ou au contraire recevoir un surcroît de vie ?

jeudi 6 juillet 2017

AVEC MARIE, POUR LE TEMPS DES VACANCES (prière d'été)

O Marie, notre mère, 
Garde-nous près de ton Fils, 
Guide nos pas vers lui 
à travers ce temps de vacances. 
Mets en nos cœurs le désir de L’AIMER. 
Mets en nos cœurs le désir de LE SUIVRE. 
Mets en nos cœurs le désir de LE FAIRE AIMER. 

Et puisqu’il précède nos pas sur nos routes humaines, 
Apprends-nous à le reconnaître, 
Dans nos maisons et nos quartiers, 
Sur nos plages et au cœur des montagnes, 
Dans le désert ou au milieu de la foule. 
APPRENDS-NOUS À LE RECONNAITRE POUR L’AIMER. 

Apprends-nous à le rencontrer 
Dans l’étranger ou le rejeté, 
Dans celui qui passe et celui qui s’arrête, 
Dans la vie de mon conjoint ou de mes enfants. 
APPRENDS-NOUS À LE RENCONTRER POUR LE SUIVRE. 

Apprends-nous à le contempler, 
Dans les paysages ou les monuments, 
Dans le silence ou dans l’action de grâce de l’Église, 
Dans le Pain de Vie et l’amitié partagée. 
APPRENDS-NOUS À LE CONTEMPLER POUR LE FAIRE AIMER. 

O Marie, notre mère, 
Prie pour nous aujourd’hui, 
Toi qui nous garde près de ton Fils, 
Toi qui guide nos pas vers lui 
à travers ce temps de vacances.