lundi 20 novembre 2017

La soupe au caillou ou Comment partager, ça donne du goût à la vie.

La soupe au caillou est un conte populaire qui parle de solidarité, partage et accueil de l’étranger.

La Soupe au caillou est un repas synonyme de solidarité qui se partage entre différentes personnes de différents milieux. L’objectif est de créer des liens entre ces dernières et défaire les préjugés envers les personnes vivant la pauvreté et l’exclusion sociale.

Il était une fois… Une période de grande famine régnait à travers le pays. Chaque personne gardait jalousement le peu de denrées qu’elle pouvait trouver. Un jour, dans un petit village, arriva un soldat demandant de l’aide pour préparer un repas. On lui dit : « il n’y a rien à manger ici, tu ferais mieux de partir! » Le soldat répondit qu’il avait tout ce qu’il lui fallait pour faire une soupe au caillou et qu’il aimerait la partager avec tous les villageois. « Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’un chaudron ». Interloqué et curieux, un homme lui apporta un chaudron. Le soldat commença par y faire chauffer de l’eau et y ajouta quelques cailloux. «Hum, c’est délicieux, dit le soldat, si seulement il pouvait y en avoir pour tout le monde! Quel dommage que nous n’ayons rien d’autre à mettre dedans! Elle serait encore meilleure cette soupe!» C’est alors qu’une petite fille arriva et lui tendit une carotte, puis petit à petit, tout le village finit par venir apporter quelque chose à mettre dans la soupe : une pomme de terre, un navet, des épices, des haricots, des choux, des oignons… Le soldat la goûta et dit : « Cette soupe est vraiment très réussie et chacun de nous aura à manger, si seulement… Si seulement on y apportait un peu de bœuf, elle serait digne d’un roi!» C’est alors qu’une vieille dame apporta sa contribution, comme tous les villageois, avec un beau morceau de viande. « La soupe est prête ! » dit le soldat, et tout le village se réunit pour déguster cette soupe au caillou, un repas chaud et inespéré pour chacun d’entre eux!

Morale de l’histoire? Ce que l’on ne peut pas faire seul, on peut le réaliser à plusieurs.

Et en participant, en partageant ce qu’on a avec les autres, loin de s’appauvrir, on s’enrichit.


samedi 18 novembre 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 25, 14-30

Parabole des talents

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens.  À l’un il remit une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul talent, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.

Aussitôt,  celui qui avait reçu les cinq talents s’en alla pour les faire valoir et en gagna cinq autres.  De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.  Mais celui qui n’en avait reçu qu’un alla creuser la terre et cacha l’argent de son maître.

Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et il leur demanda des comptes.
Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha, présenta cinq autres talents et dit : “Seigneur, tu m’as confié cinq talents ; voilà, j’en ai gagné cinq autres.”  Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”  Celui qui avait reçu deux talents s’approcha aussi et dit : “Seigneur, tu m’as confié deux talents ; voilà, j’en ai gagné deux autres.”  Son maître lui déclara : “Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton seigneur.”  

Celui qui avait reçu un seul talent s’approcha aussi et dit : “Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain.  J’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.”


Son maître lui répliqua : “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu.  Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts.  Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.  À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a.  Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents !” »

Voici quelques questions pour vous aider à partager :

1- Dans ce texte d’évangile, quels sont les personnages ?
2- Quelles sont les attitudes et les paroles des trois serviteurs ? Celles du maître ?
3- Quelles images nous donnent les serviteurs de ce maître ?
4- Qu’est-ce qui m’interroge ? Qu’est-ce qui me touche ?
5- Comment ces attitudes rejoignent ma propre expérience de vie ?
6- Quelles sont les capacités, les talents que l’on me reconnait ?
7- Quelles sont les capacités et les talents que je reconnais  aux autres, particulièrement des personnes les plus fragiles, les plus pauvres que je côtoie ?
8- Ai-je donné l’opportunité ou pris l’initiative de les mettre au service des autres ?
9- Quels appels j’entends ?
10- Qu’est-ce que cela nous dit des fragilités dans notre vie, pour moi, pour les autres ?
11- Quelles sont les solidarités, les attentions fraternelles vécues ?

Petit commentaire

On n’a tous des talents

Quelle chance…! Dieu donne à chacun quelque chose de merveilleux. Nous pouvons lui faire confiance et aller de l’avant.

Nous avons tous des capacités et des talents différents. Il est important pour nous de les découvrir, de les cultiver et de les mettre à profit des autres. Nous devons développer et partager avec les autres les talents que Dieu nous a confiés. L’utilisation de nos talents sera bénéfique pour nos semblables et contribuera à notre bien-être. Lorsque vous êtes au service de vos semblables, vous êtes simplement au service de votre Dieu.

Comme les serviteurs de l’histoire, savons-nous accueillir le Don de Dieu ? Ce que nous avons reçu (l’Amour, les trésors de patience, d’écoute, la bonté, la persévérance, le don de paix, la force du pardon,…) ne doit pas rester enfermé, caché en nous. Essayons-nous de le semer autour de nous ?



jeudi 16 novembre 2017

CONFIER SES BIENS PRÉCIEUX

Lucie et Marc partent habiter à l'étranger pendant plusieurs années. Étant généreux de cœur, ils confient gratuitement leurs biens de grande valeur à quelques amis.
La maison sera occupée par Charles qui justement cherche un logis.
Le jardin sera confié à Claire, l'amie à la main verte.
Le verger ira à Martin, l'amoureux des fruits.
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Charles est heureux dans son nouveau logis et c'est avec beaucoup d'amour qu'il repeint les murs défraîchis, remplace les moquettes vieillies, entretient le matériel... Il sait aussi y inviter de nombreux amis et la maison devient vite la maison du bonheur et de l'amitié.
Après quelques années, les voyageurs reviennent et c'est avec une immense joie que Charles leur fait faire le tour du propriétaire!
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Claire a été comblée en recevant le jardin; elle y passe une grande partie de son temps libre. Et ce temps n'est que bonheur! Elle retourne la terre, sème les fleurs multicolores, plante de belles variétés bien résistantes, crée un petit étang où les oiseaux du ciel pourront venir s'abreuver,...
Elle sait aussi offrir aux passants des petits bouquets pleins de fraîcheur.
Lorsque Lucie et Marc rentrent, c'est un jardin aux couleurs du paradis qu'ils retrouvent!
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Martin, quant à lui, a accepté le verger confié. Mais très vite, il a eu peur de mal faire. Aussi a-t-il décidé de ne rien toucher et de laisser le verger se développer tout seul.
Très vite, le lierre a grimpé le long des troncs, les ronces ont envahi la terre, les arbres les plus jeunes sont morts par manque d'eau... Le verger, peu à peu, est devenu méconnaissable; il a dépéri.
Au retour, les voyageurs n'ont rien retrouvé de la beauté initiale et leur ami Martin tout attristé n'a plus eu qu'une envie, celle de se cacher.
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Avant leur départ, les voyageurs ont confié généreusement, gratuitement leurs biens précieux à leurs amis, en donnant à chacun selon ses capacités, à chacun selon ce qu'il aimait. Les voyageurs sont ensuite partis, le cœur léger, sans peur, pleinement confiant. Leurs "trésors" étaient en bonnes mains...
Au retour, maison et jardin les comblent de bonheur! Pour le verger, c'est une autre histoire... La peur ayant paralysé l'ami amoureux des fruits, tout est aujourd'hui à reprendre, tout est à recommencer.



samedi 11 novembre 2017

LE PAIN DU BOULANGER Par Catherine DARRIET VANDAMME

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans un pays très lointain, vivait un boulanger.

Il pétrissait sa pâte chaque jour mettant beaucoup de coeur à cet ouvrage. Il travaillait en développant de nombreuses qualités d’attention et d’émerveillement.

Les gens de ce pays venaient de très loin pour chercher ce pain qui restait délicieux des lunes durant.

Un jour, un berger se présenta et lui annonça que son père le demandait ; connaissant ce dernier, il ne pouvait s’agir que d’une histoire sérieuse, aussi décida- t-il immédiatement de se rendre à son chevet. Il prit la route et entreprit ce long voyage à la grande insatisfaction des villageois qui n’avaient jamais imaginer devoir un jour ne plus avoir leur boulanger et surtout leur bon pain !

Le boulanger prévoyant se munit de nombreuses miches pour des hommes et des femmes qu’ils pourraient rencontrer sur son chemin ; malgré la lourdeur des pains, c’était le cœur léger et heureux qu’il avançait tant son bonheur était grand de revoir son père.

Il s’était couvert d’une longue pèlerine car il faisait très froid dans la montagne et avait pris un bâton pour le soutenir dans sa marche.

Il marcha, marcha essayant de retrouver avec précision le chemin parcouru de si lointaines années auparavant dans l’autre sens quand il avait décidé, il ne savait plus comment, de partir loin de son père pour s’installer dans la plaine.

Alors qu’il marchait, il pensait à tout cela ; la nuit était tombée et ses yeux ne percevaient plus grand-chose aussi il s’arrêta près d’un ruisseau d’une eau claire et limpide, serpentant avec fluidité et vivacité. Il s’installa pour la nuit en ayant pris bien soin de mettre son précieux chargement à l’abri.

Il s’endormit et fut réveillé en sursaut par des grognements. Des bêtes attirés et séduits par la délicieuse odeur du pain essayait de s’emparer du sac, le mordant et le déchirant avec leurs crocs. Quand le valeureux boulanger réussit à les faire fuir, ils s’étaient bien servis et il ne restait qu’une petite boule de pain dorée. Le boulanger la serra contre lui et comme le jour commençait à poindre, il se remit en route et se hâta, traversant des zones arides et escarpées pour arriver au plus vite.

Tout à coup, il se sentit très abattu. Il ne reconnaissait plus le chemin, les larmes lui montèrent aux yeux car il sentait que les heures étaient comptées…
A cet instant, un oiseau, un superbe rossignol par son chant mélodieux attira son attention ; il chantait sur un arbre dont les branches formaient une échelle. Il grimpa aussitôt au sommet de l’arbre et avec cette nouvelle vision, il reconnut sa route. Il arriva à la nuit tombée près de la maison de son père. Il vit qu’il n’y avait pas de fumée qui passait par la cheminée, lui-même avait mis 2 jours pour parvenir à cet endroit si isolé où son père avait choisi de vivre seul méditant et soignant ceux qui arrivaient jusqu’à lui pour le solliciter pour sa grande sagesse. Au moment où il rentrait dans la cabane, son regard se porta dans un coin de la pièce ; son père était allongé sur une fine natte. Il s’accroupit immédiatement auprès de lui, le recouvrit de sa pèlerine, pris sa gourde d’eau et fit boire son père délicatement. Son père sourit avant même d’avoir ouvert les yeux car il savait qui se tenait là. La bonne odeur du pain, de la miche rescapée, de ces tout petits morceaux que son fils lui portait à la bouche avec précaution le firent sourire une nouvelle fois.

Le boulanger alla chercher du bois et il alluma un bon feu pour son père. La pièce commença à tiédir et le boulanger sortit quelque nourriture de sa besace pour préparer un repas simple à son père. Il lui donna quelques bouchées accompagnées de gorgées d’eau. Son père avait le regard qui brillait de joie et de bonheur malgré son état très faible ; le boulanger était heureux, il retrouvait son père et son pain le nourrissait. Son père parvint à lui murmurer à l’oreille : « C’est la vie ». Le boulanger ne savait pas si son père parlait de son pain, de sa venue ou de son issue qui paraissait inéluctable. Ils parlèrent un peu en se tenant la main avec pudeur puis s’endormirent.

Au matin, le visage du père radieux affichait un sourire et lui faisait un clin d’oeil. Les yeux du boulanger se remplirent de larmes d’avoir eu un père si bon.
Sur le chemin du retour, les paroles de son père lui trottaient dans la tête : c’est la vie, c’est la vie ; il savait qu’il rentrait avec un cadeau inestimable.


Il comprit qu’à sa façon de pétrir la pâte, d’attendre qu’elle se lève, de le cuire avec attention, bienveillance et émerveillement, il sût à compter de ce jour que son pain donnait la Vie, l’Énergie et l’Amour autour de lui.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 25, 1-13

La parabole des dix vierges

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : Le royaume des Cieux sera comparable à dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes, et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes, des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait, elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri : “Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.”
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes : “Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.”
Les prévoyantes leur répondirent : “Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous, allez plutôt chez les marchands vous en acheter.”
Pendant qu’elles allaient en acheter, l’époux arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : “Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !”
Il leur répondit : “Amen, je vous le dis : je ne vous connais pas.”
Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.

Je réfléchis !

1- A quoi Jésus compare-t-il le Royaume des Cieux ?
2- Te rappelles-tu d'autres passages d'Évangile où il est question de noces ?
3- A quoi te fait penser cette image des noces ?
4- Qu'est-ce qui t'étonne, dans ce texte ?
5- Toutes ces jeunes filles se ressemblent-elles ? Pourquoi ?
6- Qu'est-ce qui montre que 5 jeunes filles sont insensées ?
7- A quoi reconnaît-on les jeunes filles sages ?
8- Que font-elles toutes, après avoir beaucoup attendu ?
9- Qu'entend-on au milieu de la nuit ?
10- Comment l'arrivée surprise de l'époux est-elle annoncée  au milieu de la nuit ?
11- Que font alors les jeunes filles ? Quel est le problème ?
12- Que peut bien représenter cette huile ?
13- Que se passe-t-il lorsque l'époux arrive ?
14- Qui est représenté par ces 10 jeunes filles ?
15- Pourquoi Jésus nous demande-t-il de veiller ?
 16- Qu'est-ce qui est un peu difficile dans cette attente ?
17- Comment pouvons-nous garder nos lampes allumées et veiller, pour être prêts à recevoir Jésus?

Petit commentaire

La parabole de Matthieu 25,1-13 (Vierges sages, et folles) soutient que l’attente ne consiste pas à avoir quelque chose, mais à rencontrer quelqu’un que l’on attend. Le texte, on s’en souvient, dit que la différence entre les dix jeunes filles qui attendent l’époux réside dans le fait que certaines ont pris de l’huile, avec leurs lampes, et que les autres n’ont pas eu cette précaution. Lorsque l’époux arrive au milieu de la nuit, celles qui n’ont pas d’huile retournent en acheter et arrivent alors trop tard. La porte de la salle des noces est fermée, et le seigneur des lieux déclare ne pas les connaître. La question qui m’intéresse est de savoir ce que représente cette fameuse huile. On a donné de nombreuses explications dans l’histoire de l’Église : la vigilance, la piété, les bonnes œuvres, la foi… que sais-je encore. Or Matthieu n’éprouve pas le besoin de donner le sens de la métaphore. Est-ce parce que c’est évident pour ses auditeurs ou parce qu’il n’est pas important de savoir ce que l’huile désigne ? C’est cette seconde hypothèse que je choisis parce qu’il me semble que la question centrale n’est pas d’avoir ou de ne pas avoir de l’huile, mais simplement d’être là au moment où « il vient ». On peut supposer, il est vrai, que ne pas avoir d’huile interdit d’entrer dans la salle de noces. C’est souvent de cette manière qu’on interprète la parabole. Mais est-ce aussi certain ? À lire attentivement la parabole, on constate en effet que si la porte est fermée devant les jeunes filles, dites insensées, ce n’est en aucune manière parce qu’elles n’ont pas d’huile. C’est uniquement parce qu’elles ne sont pas présentes au moment où l’époux arrive. À l’inverse, ce n’est pas parce qu’elles ont de l’huile que les jeunes filles « avisées » sont accueillies dans la salle de noces. C’est simplement parce qu’elles sont présentes au moment où l’époux arrive. De telle manière que, dans cette histoire, l’essentiel n’est pas d’avoir de l’huile, mais bien d’être là au bon moment. La véritable « folie » des cinq jeunes filles sans huile est d’avoir voulu être sages en allant acheter de l’huile alors qu’il fallait faire le pari de rester. Et la véritable sagesse de celles qui avaient de l’huile n’est pas là où on la met habituellement : dans une prévoyance que l’on louange comme une vertu chrétienne. La véritable « sagesse » de ces jeunes filles est une sagesse folle, celle de n’avoir eu qu’une seule et unique préoccupation : attendre l’époux jusqu’à éloigner les importunes qui voulaient les distraire de cette joie suscitée en elles par l’annonce de son arrivée. On est là, au-delà du bien et du mal, au-delà de la morale. On est dans la rencontre amoureuse où plus rien d’autre ne compte que l’attente de la venue de l’être aimé.

Elian Cuvillier – Traversée du Christianisme –

Petit jeu

LE PARABOLE DES DIX VIERGES (MATTHIEU 25:1-13)

Dictée à trou. Placez ces mots suivant au bon endroit

Seigneur - Fils - cinq  -  prirent -  assez -  vierges –
nuit   -  noces  -  Lampes  - époux -  vous – huile- folles -

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs ­­­­­­­__________, allèrent à la rencontre de l'époux.

__________ d'entre elles étaient folles, et cinq sages.

Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'______ avec elles;

Mais les _________ prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases.

Comme l'__________ tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent.

Au milieu de la __________, on cria: Voici l'époux, allez à sa rencontre!

Alors toutes ces__________ se réveillèrent, et préparèrent leurs lampes.

Les __________ dirent aux sages: Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.

Les sages répondirent: Non; il n'y en aurait pas _________ pour nous et pour vous; allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous.

Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva; celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des __________, et la porte fut fermée.

Plus tard, les autres vierges vinrent, et dirent:_____________, Seigneur, ouvre-nous.

Mais il répondit: Je ___________ le dis en vérité, je ne vous connais pas.

Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l'heure en laquelle le ___________ de l'homme viendra.



jeudi 9 novembre 2017

SAINT MARTIN DE TOURS (11 novembre)

Patron du Commissariat

Saint Martin (environ 316 - 397) naquit en Pannonie (Hongrie actuelle) où son père, sans doute originaire de la vallée du Pô, était en garnison. Il dut s'enrôler dans l'armée selon la loi alors qu'il rêvait de vie érémitique. Il devint officier de la garde impériale. En garnison à Amiens, un soir d'hiver, au cours d'une ronde, il rencontre un malheureux sans vêtements pour se prémunir du froid. Martin partage alors son manteau malgré les moqueries de ses camarades. La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe couvert du manteau, actualisant la promesse rapportée par saint Mathieu : " ce que vous aurez fait au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous l'aurez fait " (Mt 25,40).
Martin reçoit à cette période le baptême, mais ne quitta l'armée que plus tard, en 356. Attiré par la renommée de sainteté de l'évêque Hilaire, il se rendit alors à Poitiers, sa ville épiscopale.

Après un temps d'exil qui lui permet de visiter ses parents, Martin, revenu en Gaule, fonde un monastère d'où sortiront nombre de saints missionnaires en Gaule. Contre son gré, il est choisi comme évêque de Tours et va déployer une intense activité missionnaire et d'évangélisation de la Gaule et de ses campagnes. Il reste aussi un artisan infatigable de réconciliation et de pais jusqu'auprès de l'empereur.

Martin, déjà de son vivant, eût un rayonnement immense qui se poursuit dans son culte après sa mort. De tous ses hauts faits, l'épisode du manteau donné au pauvre reste le plus éclatant, les membres du commissariat chargé de soutenir les militaires (nourriture, vêtement...) ne pouvaient trouver meilleur saint protecteur pour accomplir jusqu'au bout leur mission y compris en faveur du plus humble des soldats, comme s'il s'agissait du Christ.

La Prière à Saint Martin du Bienheureux Charles de Foucauld « Grand saint Martin » :


« Grand saint Martin, patron des moines, patron de ceux qui ont aimé jusqu’à l’adoration la pauvreté évangélique, patron de ceux qui ont vu Jésus dans leur prochain et se sont dépouillés de leurs propres vêtements pour l’en couvrir dans ses pauvres ; ô bon pasteur, qui avez gardé et soigné et votre troupeau monastique et les ouailles de votre diocèse avec tant d’amour ! Ô grand apôtre qui avez évangélisé tant de provinces et converti à Jésus tant de païens ; ô bon soldat qui vous êtes présenté sans armes au premier rang de l’armée un premier jour de bataille pour être fidèle à la loi divine, vous dont j’ai vu à Candes le lieu mortuaire, priez pour moi, protégez-moi, apprenez-moi à pratiquer vos vertus, à imiter Jésus, à aimer le prochain, et à faire dans mon obscurité, dans l’obscurité de Nazareth, ce que vous fîtes avec tant d’éclat : passer sur la terre en faisant le bien, vivre et mourir avec vos derniers mots sur les lèvres et dans le cœur : « Mon Dieu, je soupire après Vous, je voudrais quitter la vie pour Vous être réuni, cependant, si je suis encore utile ici-bas, je ne refuse pas le travail... Mon Dieu, que Votre volonté se fasse » Ainsi soit-il. »

dimanche 5 novembre 2017

Une histoire touchante et une leçon d’humilité.

Une fille aveugle se détestait tellement à cause de son handicap. Elle  haïssait tout le monde sauf un garçon qui était son ami. Il était toujours là pour elle.  Un jour, elle lui dit « Si seulement je pouvais voir le monde, je me marierais avec toi. » Un jour,  quelqu’un lui a fait don de ses yeux, un donneur anonyme. Quand les bandages ont été enlevés, elle pouvait tout voir, ainsi que son ami.  Il lui dit, « Maintenant que tu peux voir le monde, veux-tu m’épouser? » La fille le regarda et vit qu’il était aveugle. La vue de ses paupières fermées la  bouleversa. Elle ne s’attendait pas à ça. La pensée  de le voir ainsi pour le reste de sa vie ne lui plut pas et  elle refusa de l’épouser. Son ami la quitta en pleurs. Quelques jours plus tard, il lui fit parvenir une note qui disait:
«Prends bien soin de tes yeux, ma chérie, car avant qu’ils deviennent les tiens, ils étaient miens.»  
Très peu de personnes se rappellent de leur passé, et des amis qui les ont soutenus dans les situations difficiles et douloureuses.  La vie est un cadeau. Aujourd’hui, avant de dire un mot cruel Rappelez-vous de ceux qui sont muets. Avant de vous plaindre du goût de la nourriture Pensez à ceux qui n’ont rien à manger.  Avant de vous plaindre de votre conjoint, de lui faire des infidélités, pensez à ceux qui implorent Dieu pour avoir un compagnon. Avant de vous plaindre de la vie, pensez à ceux qui sont morts trop tôt. Avant de pleurnicher sur le trajet ou vous devez conduire, pensez à ceux qui le font à pied. Quand vous êtes  fatigués et vous plaignez de votre travail, pensez à ceux qui cherchent un emploi. Quand des pensées déprimantes semblent vous  abattre faites un effort pour sourire et dites-vous : Je suis en vie, donc tout est encore possible.  A méditer profondément.

John Ocloo