mercredi 15 août 2018

L'Assomption avec Don Bosco


Une petite anecdote

Don Bosco prêchait le triduum à la fête de l'Assomption dans la paroisse rurale de Montemagno près de Turin. Une sécheresse implacable sévissait et menaçait de ruiner totalement les récoltes de pommes de terre, principaux produits du pays. A moins d'une pluie prochaine et abondante, les récoltes seraient irrémédiablement perdues.

Or voici qu'au sermon d'ouverture du triduum, Don Bosco annonce : "Mes frères, si vous venez généreusement pendant ces trois jours entendre la parole de Dieu et si vous purifiez vos consciences par une bonne confession, je vous promets de la pluie pour la clôture." Quand l'orateur descendit de chaire, le curé affolé l'aborda et lui dit : - "Don Bosco qu'avez-vous promis là? De la pluie pour la clôture ?" - "J'ai dit cela ?" fait Don Bosco, étonné. L'église fut remplie à chacune des prédications. Les confessionnaux furent pris d'assaut. Toute la population en âge de le faire communia au matin de l'Assomption. L'après-midi pour la clôture, l'église était archicomble. Pendant ce temps, le soleil narguait tout le monde dans un ciel sans nuage.

Au moment de monter en chaire à la fin du magnificat, Don Bosco, un peu inquiet, envoie le sacristain inspecter le ciel pendant que lui-même murmure cette prière : "Bonne Mère, vous ne pouvez les décevoir ; voyez leur empressement !" Le sacristain revient en disant : "Il y a bien à l'horizon un nuage gros comme un chapeau de gendarme, mais rien de bien sérieux."

Don Bosco monte en chaire. Le ciel s'obscurcit visiblement. Il n'a pas prononcé dix phrases qu'un coup de tonnerre formidable retentit et une bienfaisante pluie se met à tomber. Un soupir de soulagement s'échappe de toutes les poitrines. Alors le prédicateur change le thème de son sermon pour inciter à la confiance envers Notre-Dame.

Le Blog de Jackie

lundi 13 août 2018

LA VIE EST MERVEILLEUSE


Il était une fois une vieille, très vieille femme qui, toute sa vie, avait vu des merveilles s'accomplir. Elle avait connu, certes, des difficultés mais, à chaque fois qu’elle en avait eu besoin, la Grâce Divine se manifestait sous n’importe quelle forme pour lui venir en aide ; de cela elle était immensément reconnaissante. Le bonheur n'était pas un vain mot pour elle et, sur la fin de sa vie, elle rayonnait d'une joie vivante et profonde.

Un dimanche, à l'église, alors que le prêtre prêchait comme à l'accoutumée son sermon et parlait de toutes les misères du monde, du péché, de la nécessité de faire pénitence, de la souffrance et des maladies, elle n'y tint plus, se leva, lui coupa la parole et cria devant l'assemblée médusée :
- Ce n’est pas vrai ! La vie est merveilleuse !

Interloqué, le prêtre bredouilla :
- Ce n'est pas vrai, on ne peut pas dire cela !
- Si, si, si... Je le répète, et je le répèterai partout : la vie est merveilleuse !
- Oseriez-vous redire cela devant notre évêque ? demanda le prêtre qui ne savait quelle contenance prendre.
- Oui, oui, oui, je le redirai partout : la vie est merveilleuse ! Je le redirai devant l'évêque, devant le Pape, devant le Président de la République lui-même, s'il le faut ! La vie est merveilleuse !

Le prêtre déconfit rendit compte à son évêque. Celui-ci convoqua la vieille le dimanche suivant dans la cathédrale de son diocèse. La petite vieille fut amenée devant lui, accompagnée par le prêtre et les gens de son village qui voulaient en témoigner, curieux de savoir ce qui allait se passer.
- Oseriez-vous redire ici, tonna l'évêque, ce que vous avez affirmé au prêtre de votre village dimanche dernier en l'interrompant au milieu de son sermon ?
- Oui, oui, oui, je le redirai partout, ici ou ailleurs : la vie est merveilleuse ! Je le redirai devant le pape, devant le Président de la République s'il le faut ! La vie est merveilleuse ! La vie est merveilleuse ! répondit la petite vieille toute ragaillardie par cette aventure excitante, et j'en prendrai la terre entière en témoin !
- Comment pourriez-vous en prendre la terre entière à témoin ? demanda l'évêque.
- Eh bien ! Si vous êtes prêt à me suivre jusque dans la montagne, je vous emmènerai sur un sommet escarpé d'où l'on peut voir d'autres montagnes et des plaines à perte de vue et vous entendrez la terre entière rendre témoignage à la vérité !

Toute l'assemblée avait suivi avec intérêt la discussion, se demandant comment cette étrange aventure se terminerait. L'évêque, lui, ne pouvait se dérober à la demande, sous peine d'être déconsidéré auprès des paroissiens. Il suivit donc la petite vieille, accompagné d'une troupe de curieux…
Après plusieurs heures d'une rude montée, quand tout le monde fut immobilisé devant le plus grandiose paysage que l'on puisse imaginer, dans un silence étrange et surprenant, émue par tant de beauté, d'une voix forte et enthousiaste, la vieille femme s’écria :
- La vie est merveilleuse, la vie est merveilleuse !
Et l'écho au loin répéta :
- La vie est merveilleuse... la vie est mère veilleuse... la vie est merveille... émerveille... merveille... La vie est Mère... mère... la vie est... la vie... vie... vie...

L’écho se perdit mais tous furent saisis par l'évidence de ces mots qui pénétrèrent dans leur cœur comme par magie. Et ils
s'en retournèrent tout retournés.

Oui, la Mère Universelle est Mère Veilleuse, qui veille sur tout et tous ! 
Nul besoin de se faire souffrir et d’endurer les malheurs que l’on se crée pour convoiter un hypothétique paradis pour demain ou pour l’au-delà ! Mieux vaut vivre joie et bonheur aujourd’hui, ici et maintenant. A ceux qui ne cessent de chercher, il a été dit dans un logion de l’évangile de Thomas : « Que celui qui cherche ne cesse pas de chercher et, quand il trouvera, il sera troublé », il prendra alors ses racines dans le Ciel...
Pour cela, ne faut-il pas sortir de la contre-nature que nous allons voir s’exprimer dans les contes suivants…

samedi 11 août 2018

Conte indien — Le trésor enterré


Il était une fois un vieil homme qui vivait à Bénarès. Il avait un très bon ami, qui était connu pour sa sagesse. De plus, par chance, ou peut-être par malchance, il avait aussi une très belle et jeune épouse.

Le vieil homme et sa jeune épouse avaient un fils. L’homme aimait profondément son fils. Alors, un jour il pensa :

« J’ai compris que je ne peux pas avoir une totale confiance en ma belle et jeune épouse. Lorsque je mourrai, je suis sûr qu’elle se mariera avec un autre homme, et qu’ensemble ils dilapideront tout ce que j’ai acquis par mon labeur. Plus tard, mon fils n’aura rien à hériter de sa mère. Je vais donc faire quelque chose pour garantir l’héritage à mon fils si méritant : Je vais enterrer ma fortune et la conserver pour lui. »

Il appela alors son plus fidèle serviteur, Nanda. Ensemble, ils emmenèrent loin dans la forêt la totalité de la fortune du vieil homme, et l’enterrèrent. Le vieil homme dit alors à son serviteur :

« Mon cher Nanda, je sais que tu es obéissant et fidèle. Après ma mort, tu devras donner ce trésor à mon fils. Garde ce secret jusque- là, et, lorsque tu lui donneras ce trésor, conseille-lui de l’utiliser avec sagesse et générosité. »

Peu de temps après, le vieil homme mourut. Quelques années plus tard, son fils termina ses études. Il revint à la maison et prit sa place de chef de famille. Sa mère lui dit :

« Mon fils, ton père était un homme avisé, et il a caché toute sa fortune. Je suis certaine que son fidèle serviteur, Nanda, sait où elle se trouve. Tu devrais lui demander de te montrer l’endroit où elle est cachée. Tu pourras alors te marier et aider toute la famille. »

Le fils alla alors voir Nanda, et lui demanda s’il savait où son père avait caché sa fortune. Nanda lui dit que le trésor était enterré dans la forêt, et qu’il connaissait l’endroit exact. Ils prirent alors tous les deux un panier et une pelle et allèrent dans la forêt. Lorsqu’ils arrivèrent à l’endroit où le trésor était enterré, Nanda devint soudainement imbu de l’importance de son rôle. Bien qu’il ne fut qu’un simple serviteur, il avait le pouvoir d’être le seul et unique à connaître ce secret. Il devint alors vaniteux et pensa qu’il valait mieux que le fils. Il lui dit :

« Tu es le fils d’une servante ! De qui voudrais-tu hériter un trésor ? »

Le fils, patient, ne répondit pas au serviteur de son père. Il supporta son insulte, bien qu’il en ait été fortement déconcerté. Ils revinrent donc à la maison peu de temps après, les mains vides. Et cette étrange conduite se répéta deux fois de suite. Le fils pensa :

« A la maison, Nanda paraît souhaiter me révéler le secret du trésor. Mais lorsque nous allons dans la forêt, avec la pelle et le panier, il ne le souhaite plus. Je me demande pourquoi il change d’avis comme cela. »

Il décida de soumettre cette énigme au sage vieil ami de son père. Il alla le voir, et lui expliqua ce qui arrivait. Le vieil homme sage lui dit :

« Retourne dans la forêt avec Nanda. Regarde où il se tient lorsqu’il t’insulte, chose qu’il refera certainement. Chasse-le alors en disant : Tu n’as aucunement le droit de me parler de cette façon. Laisse-moi… Nanda est un homme faible. Dès qu’il se rapproche de son petit pouvoir, il le transforme en abus. »

Le fils suivit scrupuleusement ce conseil. Et bien sûr, il trouva le trésor enterré. Comme son père l’avait souhaité, il utilisa généreusement sa fortune pour le bien de beaucoup.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 41-51


Le pain de la vie éternelle

En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »  Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »  Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;  mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Se nourrir du pain de Dieu

Dieu voit et comprend nos faims et nos soifs. Le «pain» qu’il nous donne et qui vient d’auprès de lui, c’est Jésus lui-même. Ce pain vivant nourrit en nous la foi; il nous conduit à Dieu et il est gage de vie éternelle.
CHOISIR LA VIE ÉTERNELLE
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.

Un chrétien ne devrait jamais cesser de redécouvrir le mystère de l’Eucharistie, de méditer sur ce sacrement qui est la source et le sommet de sa vie de foi. C’est précisément ce que nous proposent les évangiles de ce mois d’août.

Croire au Christ, c’est choisir la vie éternelle. Durant la messe, lorsque l’on dit « amen », « oui je crois », au moment de communier au Corps du Christ, c’est à cette Vie que l’on adhère, c’est cette Vie que l’on reçoit, c’est à la Vie que l’on se donne. C’est pour cela que le Christ est venu et qu’il vient sans cesse : pour que nous ayons la Vie en plénitude.

Il nous revient de recevoir ou de refuser cette Vie. Il nous revient d’être chiche ou généreux dans notre accueil. Il nous revient d’ouvrir grand la porte de notre cœur pour que la grâce puisse opérer son Œuvre de Vie, ou au contraire de ne faire qu’entrouvrir la fenêtre de peur d’être dérangé.
Dieu désire pour nous de grandes choses. Il désire l’éternité, il nous la met à portée de cœur. Offrirons-nous notre foi ? Offrirons-nous notre vie ?

Une méditation en trois questions…

… pour les grands et les petits !

Accueillir l’Évangile :

Le texte a plusieurs contradictions apparentes : lesquelles ? Pourquoi ?

Comprendre sa foi :

Pourquoi Jésus a-t-il choisi le signe du pain pour se rendre présent parmi nous ?

Vivre avec Jésus :

Est-ce que je pense à la Vie éternelle avec Dieu lorsque je communie à la messe ? Est-ce que j’offre ma vie ?


mercredi 8 août 2018

Le roi et le jardin


Il était une fois un roi qui avait planté près de son château toutes sortes d'arbres, de plantes, de fleurs, et son jardin était d'une grande beauté. Chaque jour, il s'y promenait: Admirer était pour lui une joie et une détente.

Un jour, il dut partir en voyage. Dès son retour, il s'empresse d'aller marcher dans le jardin. Quelle n'est pas sa surprise de constater que les plantes, les arbres et les fleurs, si magnifiques un mois auparavant, étaient en train de se dessécher.

Il s'approche alors du pin, autrefois majestueux et plein de vie, et lui demande: "Je ne te reconnais plus!... Qu'est-ce qui s'est passé ? " Le pin lui répond: " J'ai regardé le pommier et je me suis dit que jamais je ne porterais les bons fruits qu'il porte. Je me suis découragé et j'ai commencé à sécher."
Tout surpris, le roi va trouver le pommier. Le voyant, lui aussi, tout rabougri, il lui demande: "Où sont passées tes fleurs si parfumées et tes fruits délicieux?... "En regardant la rose et en respirant son parfum, je me suis dit que jamais je ne serais aussi beau et agréable qu'elle et je me suis mis à sécher..."

Le roi aperçoit la rose elle-même en train de dépérir, et alors, il ressent une vive inquiétude! "Suis-je responsable de ce qui arrive? Ai-je négligé soins et attention ? Que va devenir mon superbe jardin?... "
Alors, la rose dit au roi: "Comme c'est dommage que je n'aie pas l'âge de l'érable qui est là-bas et que mes feuilles ne se colorent pas à l'automne. Dans ces conditions, à quoi bon vivre et faire des fleurs ? Je ne suis bonne qu'à être jetée au feu..."

Songeur et triste, le roi poursuit son exploration... Tout-à-coup, il aperçoit une magnifique petite fleur toute épanouie. Il lui demande: "Comment se fait-il que tu sois si vivante?" Elle lui répond: «J'ai failli me dessécher moi aussi, car, au début, je me désolais à la vue de toutes ces merveilles cultivées... Jamais je n'aurai la majesté du pin, qui garde sa verdure toute l'année... Jamais je ne donnerai des fruits délectables comme le pommier... Jamais, je n'aurai le raffinement et le parfum de la rose. Et j'ai commencé à mourir mais j'ai réfléchi et je me suis dit: "Si le roi, qui est riche, puissant et sage, et qui a organisé ce jardin, avait voulu quelque chose d'autre à ma place, il l'aurait planté. Si donc, il m'a plantée, c'est qu'il me veut, moi, telle que je suis..."

Et à partir de ce moment, j'ai décidé d'être la plus belle possible!..."

Auteur inconnu

lundi 6 août 2018

La rose et l'oiseau


Il était une fois, une rose qui poussait dans un lieu où la végétation était inexistante. Elle se sentait si seule, qu’elle restait un bouton! Un jour, un oiseau multicolore se posa sur elle et lui dit:

-Jolie rose, pourquoi n’ouvres-tu pas tes pétales comme les roses qui poussent de l’autre côté du jardin?

– Je ne sais pas, je me sens inutile ici, et personne ne vient jamais me voir! Je me sens si triste, loin de mes sœurs les roses, qui m’ignorent et qui sont trop loin de moi pour pouvoir communiquer!

-Je peux te comprendre, dis l’oiseau, moi j’ai la chance de pouvoir voler et aller où je veux! Si tu le désires, je peux devenir ton porte-parole! Je délivrerai tes messages à tes sœurs, et viendrai t’en donner les réponses en chantant auprès de toi! Ainsi, les humains, attirés par le chant, pourraient t’admirer!  Est-ce que cela pourra t’aider à t’épanouir?!

– Ce serait merveilleux, dit la rose, maintenant je sais que j’ai un véritable ami! Envole-toi, et dis à mes sœurs que je leur envoie tout mon amour! …et que j’aimerais tout savoir de leur vie et partager leurs secrets!
L’oiseau s’envola et alla trouver les roses en gerbe, qui poussaient à l’autre bout du jardin.

– je viens vous voir de la part de votre sœur, la rose qui pousse dans un lieu délaissé, elle se sent très isolée, triste et inutile!

– Inutile??? S’exclamèrent les autres, mais c’est incroyable! Cette rose est pour nous un exemple, nous l’avons toujours considérée comme « exceptionnelle »! Dis-lui de notre part que depuis sa naissance, nous la reconnaissons comme la reine de toutes les roses de ce jardin, et que nous la respectons! A ces mots, l’oiseau s’envola à tire d’ailes pour retrouver la rose esseulée.

– Ne sois plus jamais triste, dit-il à son amie. Sais-tu que pour tes sœurs, tu es unique?! C’est exceptionnel que tu aies pu pousser ici! Tu enchantes ces lieux déserts, et tu es un exemple pour les autres!

- Je suis un exemple?!

– Oui! Tu es un exemple de sagesse et de force!

– Merci! dit la rose. Excuse-moi auprès de mes sœurs, pendant longtemps j’étais en attente d’une reconnaissance, je vivais l’injustice  et la solitude. Je n’avais pas compris que ces lieux déserts étaient pleins de richesses et qu’ils m’avaient reconnue par ma beauté intérieure! Puis, la rose s’épanouit au soleil, et offrit ses pétales multicolores. Ils étaient aussi lumineux et intenses que les plumes de son ami l’oiseau… si étincelants, que ses sœurs purent la voir de loin et capter  son message d’amour!     

samedi 4 août 2018

Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 6, 24-35


 Je suis le pain de la vie

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.



Le pain de la vie

Je suis le pain de la vie; Celui qui vient à moi n'aura pas faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. - Jean 6:35
Quand Jésus a dit à ses disciples qu'il était le pain de vie, il leur donnait une solution, non seulement pour leur faim physique, mais aussi pour leur faim émotionnelle, mentale et surtout spirituelle. Nous éprouvons tous des envies, des choses que nous désirons ardemment avoir. Beaucoup de ces envies sont données par Dieu. L'acceptation est certainement quelque chose que Dieu veut que chacun de nous expérimente. Le besoin de se sentir en sécurité est un enseignement primaire pour le Sauveur. Il est venu sur terre pour démontrer le soin personnel de Dieu pour vous et moi.
Lorsque nous essayons de vivre séparés de Dieu, nos besoins peuvent rapidement prendre le contrôle de nos vies et devenir des obsessions - des cibles mentales que nous ne pouvons pas libérer.
Toute habitude qui échappe à tout contrôle est généralement le signe d'un problème plus profond - sentiment de solitude ou de rejet, dépression, anxiété, peur de perdre le contrôle ou tout simplement ennui. Quand Jésus a dit aux gens qu'Il était le pain de vie, Il ne disait pas qu'il allait remplir leur estomac. Il enseignait une plus grande vérité: Quel que soit le besoin émotionnel, spirituel ou physique que nous puissions avoir, Il est le seul qui puisse le satisfaire.
Le plus grand besoin de votre cœur est la plus grande préoccupation pour Dieu. Il se peut que vous ayez vraiment besoin d'une miche de pain. Peut-être que vous avez récemment perdu votre emploi en raison d'une mise à pied d'entreprise. Jésus est le pain de vie, alors quand vous vous tournez vers Lui et déclarez que vous avez besoin de Lui en tant que votre Sauveur, Il ne satisfera pas seulement vos besoins spirituels, mais il vous fournira aussi tout ce dont vous avez besoin pour vivre chaque jour. Avez-vous pris le temps aujourd'hui de Lui dire quel est votre besoin le plus profond? TONY EVANS
Question

1- Compte tenu des évènements récents, pourquoi est-​il inapproprié de réclamer à Jésus un miracle ?

2- Comment les Juifs réagissent-​ils quand Jésus dit qu’il est le vrai « pain venant du ciel » ?

3- Pourquoi le pain dont Jésus parle est-​il supérieur à la manne ou à du pain au sens littéral ?


Jeux

Des expressions avec le mot "pain"
Que veulent dire les expressions suivantes ?
Cochez la bonne réponse.

1- Ça ne mange pas de pain.
A.   Ce n'est pas bien grave.
B.  C'est dangereux.
C.   C'est mauvais.
2- Je l'ai obtenu pour une bouchée de pain.
A.  Je l'ai obtenu très rapidement.
B.  Je l'ai obtenu sans effort.
C.  Je l'ai obtenu pour pas cher.
3- J'ai du pain sur la planche.

 A. Je gagne bien ma vie.
B.  J'ai beaucoup de travail.
C. Je suis gros.
4- Les baguettes se sont vendues comme des petits pains !
A. Les baguettes se sont vendues à moitié prix !
B.  Les baguettes se sont vendues très facilement !
C.  Les baguettes se sont vendues très difficilement !
5- Je suis désolé mais je ne mange pas de ce pain-là.
A. Je suis désolé mais je ne suis pas d'accord avec ce comportement.
B. Je suis désolé mais je n'ai pas d'argent.
C.  Je suis désolé mais je n'ai plus de travail.
6- On dit qu’une personne qu'elle est comme le bon pain.
A. Elle est attirante
B. Elle est incapable de malveillance
C. Elle est adorable

Réponse : 1- A.  Ce n'est pas bien grave. 2- C.  Je l'ai obtenu pour pas cher.3- B.  J'ai beaucoup de travail. 4- B.  Les baguettes se sont vendues très facilement ! 5- A. Je suis désolé mais je ne suis pas d'accord avec ce comportement.6- B. Elle est incapable de malveillance