dimanche 17 juin 2018

Le Papa de Colin - Conte pour enfant Par Sabine D'Halluin


Colin est grand maintenant : il a deux ans et demi. 
Tous les matins, il va à l'école, à la maternelle petite section ; maman l'emmène et c'est mamie qui vient le chercher à midi.
Aujourd'hui, la maîtresse a dit qu'on allait préparer un beau cadeau pour la fête des papas. Bon. On colle des gommettes bleues, jaunes, rondes et en étoiles sur une grande feuille de papier et puis, il y a les feutres pour colorier autour. On peut faire un bonhomme ou des fleurs ou une maison, comme on veut, c'est chouette. 
A côté de Colin, il y a Kevin et en face, Lena et Caroline. On a même le droit de parler...
Comme Lena est très bavarde... Lena : 
" Mon papa, il est très gentil et maman, il l'appelle p'tit chou d'amour. 
Caroline : Mon papa, des fois, il donne des fessées mais il est quand même gentil. 
Lena : Mon papa à moi, il sait même conduire un camion ! 
Caroline : Eh ben, le mien, en vacances, il a même conduit un tracteur ! "
Colin a besoin du feutre rouge pour faire les nuages, c'est chouette des nuages rouges... Kevin a besoin du feutre rouge pour faire le toit de la maison, les toits, c'est rouge... Et les deux mains agrippent en même temps l'unique feutre rouge...
Colin : " Donne ! 
Kevin : Non, il est à moi... 
Colin : Non, à moi ... 
Kevin : C'est même pas vrai, il est à tout le monde ! 
Colin : Oui, mais j'en ai besoin pour mon dessin. Maîtresse ! Maîtresse ! 
Kevin : Eh ben, mon papa, c'est le plus fort, il va démolir ton papa ! "
Ça fait un grand trou dans le ventre de Colin : Il va démolir mon papa ?...Mon PAPA ?...Quel papa ?... Un matin, il a vu un grand monsieur, avec les joues poilues, amener Kevin à l'école et Kevin a fait un gros bisou sur les poils en disant : au revoir papa ! C'est ça, un papa ? Ça tourne très vite dans la tête de Colin, il cherche, il cherche le monsieur qui lui fait pleins de bisous et qui lui donne des fessées... Les messieurs qu'il connaît, ils sont dans leur maison, dans la rue, ou, au marché il y a celui qui lui donne toujours une pomme ou une cerise...
" C'est peut-être lui mon papa... " 
Colin a un doute, il ne dit pas " p'tit chou " à maman et il n'est jamais venu à la maison, le monsieur du marché... Kevin le regarde toujours et c'est comme si son papa poilu était juste derrière lui, prêt à " démolir " Colin ! 
Alors, Colin cherche, cherche dans sa tête...
" Hé ben, mon papa à moi, c'est lui qui va démolir ton papa parce que...parce que mon papa c'est...c'est... " 
Colin sent derrière lui aussi, un monsieur très grand, très fort, très gentil pour lui, avec des bras immenses et des poings très durs...Alors, il appuie son dos contre son " papa " qui lui donne plein de force rouge dans les jambes et ... PAN ! ...Un grand coup de pied dans le tibia de Kevin. 
" Mon papa, c'est un géant ! " Lance Colin.
Kevin se met à pleurer : Parce qu'il a mal, bien sûr, à cause du coup de pied, mais surtout parce que si le papa de Colin, c'est un géant, un vrai géant plus grand que la tour où il habite, un grand comme dans " Le haricot magique " alors, c'est sûr que son papa à lui ne pourra pas le démolir... 
La maîtresse s'approche : 
" C'est encore toi, Colin... Ne raconte pas d'histoires, ton papa n'est pas un géant. "
Elle est fâchée, la maîtresse, elle frotte la jambe de Kevin et essuie ses grosses larmes. 
" De toutes façons, tu n'as pas de papa ! "
Derrière le dos de Colin, quelque chose s'effondre...Il va tomber... Lena et Caroline le regardent : 
" T'as pas de papa...T'as pas de papa... " disent les yeux des filles... 
Colin ne dit rien. Colin prend son dessin, le dessin où il a dessiné le grand bonhomme, le géant du haricot magique, son papa à lui, avec les nuages rouges et le soleil bleu. Colin déchire son dessin en tout petits morceaux, il le fait doucement, pour pas que la maîtresse le voit...Longtemps...
C'est l'heure des mamans, des mamies et des mamans... Qui vient chercher Kevin ?... Son papa ! Il est grand son papa, il soulève Kevin haut dans le ciel, il le fait voler... 
Voilà mamie... 
" Tu fais une drôle de tête mon poussin, tu t'es encore disputé?... " 
Colin baisse la tête. 
" Allons, qu'est-ce qui c'est passé? 
- C'est la fête des pères... Explique la maîtresse qui fait sa gentille avec mamie ... Montre ton cadeau, Colin... "
Colin s'est réfugié dans la jupe de mamie, il l'entraîne vers la grille : 
" Mamie ?... J'ai pas de papa ... " 
Mamie se penche vers Colin, elle le prend dans les bras, elle sent bon, mamie, sa joue ne pique pas... 
" Si, mon chéri, tu as un papa ... Écoute ... Quand ta maman a rencontré ton papa, ils se sont aimés très très fort, tellement fort que tu es venu... 
- C'est vrai ? 
- Bien sûr, c'est vrai ! 
- Il est comment, mon papa ? - Viens, je vais te raconter... "
FIN





samedi 16 juin 2018

La petite graine ou l'encouragement par l'épreuve : Audrey Lefebvre

Je vais vous raconter l’histoire d’une petite graine, bien rebelle, qui ne voulait pas quitter son bocal !

" Mais je suis en sécurité et bien à l’abri ici ! " dit-elle.
" Je ne vois pas pourquoi je partirais comme toutes les autres ! Ces terres sont trop froides et arides, c’est bien trop risqué… ! De plus, je pourrais prendre le risque de me fissurer et d’abîmer mon bel habit ! "

La petite graine se retrouva donc seule dans son bocal. 
Regardant les autres s’enfoncer dans la terre gelée d’hiver, elle les méprisa puis s’endormit, satisfaite de son choix.

Puis, la petite graine se réveilla par un beau et chaud matin de printemps avec surprise.
De magnifiques fleurs avaient envahi le jardin ! Leur parure était flamboyante. Leur parfum enchantait les narines ! Se dirigeant vers elles, la petite graine engagea la conversation :
" Que faites-vous là ? Comment êtes-vous arrivées ? Est-ce le jardinier qui vous a plantées ainsi ? "
Aux autres fleurs de répondre : " Mais ne nous reconnais-tu pas ? Nous sommes tes amies. Nous étions avec toi dans le bocal mais nous avons choisi de partir. 
Il est vrai, nous avons dû endurer le froid, le noir, la peur parfois aussi.
Nous ne savions pas ce qui allait nous arriver mais nous avons fait confiance à notre jardinier. Il nous disait qu’il fallait passer par là si nous voulions accomplir notre destinée. 
Il est vrai, nos membranes se sont fissurées. Nous pensions que la fin était proche. Le désespoir, parfois même la colère, commençaient à envahir nos cœurs…

C’est alors, que de nos fissures sortirent de magnifiques germes verts. Ceux-ci grimpaient de plus en plus haut pour enfin s’épanouir à la lumière et illuminer le jardin de nos belles couleurs chatoyantes !
Oh quel bonheur d’avoir bravé cette épreuve ! Quelle récompense magnifique !
Nous avons placé notre totale confiance en Lui et regarde maintenant nos belles parures ! "

La petite graine, dépitée, se rendit compte que son entêtement à fuir les épreuves ne lui avait en aucun cas apporté la joie et la paix qu’elle escomptait. Bien au contraire. 

Mais ce qui est réconfortant, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour changer d’avis.

Le jardinier planta la petite graine l’année suivante. Une somptueuse fleur était née ! 
Et ce qu’elle ne savait pas encore, c’est qu’elle-même produirait d’autres petites graines.
Non seulement, elle avait vaincu l’hiver mais elle avait aussi produit du fruit  autour d’elle !
Elle avait participé à embellir le jardin !

Comptez sur votre jardinier, même dans le noir, Il est toujours là. 

Malgré vos fissures apparentes, le Seigneur en produira toujours du bon fruit, pour nous-mêmes, mais aussi pour bénir et encourager les autres dans leur foi ! Et tout cela pour un même et unique but : la Gloire de Dieu !

" Les semences de la foi sont toujours en nous ;


Parfois il faut une crise pour les nourrir et encourager leur croissance ".

Susan Taylor, journaliste.

Réflexion

Une petite graine a été semée un jour dans notre cœur et malgré les aléas de la vie elle a grandi et finalement s'est épanouie sous la douce chaleur de l'amour de Dieu pour nous ! Notre cœur, c'est là où la graine a été semée, le Jardinier, c'est Dieu qui l'a semée et c'est Lui qui nous a ramenés à la vie en faisant de nous de nouvelles créatures, créées à Sa ressemblance pour pouvoir un jour le glorifier au travers de notre vie ! Lui, Il nous aime et nous fait confiance !

La petite graine a été semée dans ton coeur, alors maintenant laisse Dieu s’en occuper afin qu’elle grandisse, pour Sa gloire. Comptez sur votre jardinier, même dans le noir, Il est toujours là. Malgré vos fissures apparentes, le Seigneur en produira toujours du bon fruit, pour nous-mêmes, mais aussi pour bénir et encourager les autres dans leur foi ! Et tout cela pour un même et unique but : la Gloire de Dieu !




Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4, 26-34.


La semence et la graine de moutarde

 En ce temps- là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque  le temps de la moisson est arrivé. »  
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »  
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l'entendre. Il ne leur disait rien sans paraboles, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier.
 Petit commentaire

Ce que nous croyons, c'est important! 

Regardons la parabole qui nous a été révélée aujourd'hui. Quand Marc dit: «Le Royaume de Dieu», il se réfère au «règne de Dieu», le jour où toute l'humanité accepte la Volonté de Dieu et l'accomplit parfaitement sur terre, comme au ciel.

La parabole nous dit quelque chose sur le Royaume. Jésus utilise la graine de moutarde et sa croissance naturelle pour décrire la venue du Royaume; la germination d'une graine, par exemple dans un arbre mature est souvent imperceptible. Le Royaume de Dieu est le même. Au fil du temps, celui qui a les yeux de la foi voit la main de Dieu qui travaille. Peu importe combien nous essayons de l'arrêter, malgré notre fierté et notre activité, le Royaume de Dieu continue à venir.

Chacun de nous peut devenir une semence du Royaume ainsi que le sol sur lequel la graine serait plantée. C'est une bénédiction si nous pouvions identifier nos propres graines en nous et être reconnaissants d'avoir été bénis de les avoir. L'étape suivante consiste à cultiver la terre de notre cœur, de notre famille et de notre communauté afin que les graines puissent pousser. Le Royaume de Dieu n'est pas quelque chose qui pourrait être imaginé théoriquement. Le Royaume de Dieu est ici et maintenant. Je suis dans cette paroisse depuis plus de deux ans. J'ai identifié plusieurs graines de cette communauté. Ce sont l'hospitalité, la générosité, l'esprit de famille, les gens bien formés et qualifiés, etc. (vous pouvez ajouter à la liste). La question suivante est de savoir ce que nous pouvons faire pour que ces graines poussent et portent des fruits. S'il vous plaît, continuez cette réflexion de votre propre manière pratique qui vous convient et laissez le Saint-Esprit vous guider le long du chemin dans le développement des graines.

Parabole de la graine de moutarde 1(jeu) 



Pour grandir une graine doit être semée
Pour grandir, la graine de Dieu qui vit en nous doit être donnée.
Alors...
Sème ton sourire, il illuminera des visages.
Sème ta douceur, elle apaisera ceux que tu rencontres.
Sème le grain de l'amitié, il réchauffera des coeurs.
Sème ta tendresse, elle guérira les blessures.
Sème des signes d'amour, ils seront bonheur pour ceux qui les accueille
Sème des paroles de paix, elles éloigneront les nuages de la vie.
Sème ta prière,
Sème-la,
Sème-la encore, elle portera le monde...
Une graine, c'est tout petit...
Mais cela peut devenir maison pour tout un monde!

Dans une enveloppe bien décorée, tu places quelques dessins. Visage souriant, geste de paix, partage, écoute...Chaque Matin, tu prends dans l'enveloppe un dessin. Si tu as le dessin des notes de musique, tu essaies d'aller à la rencontre des autres.
Si tu as le dessin de la prière, tu essaie de
prier pour ceux que tu rencontres...semer de l'amour...semer la paix, la joie, le pardon...

On pourra ajouter de nombreux dessins...

Bricolage parabole de la graine de moutarde


Sur une feuille de couleur, dessine et colorie un tronc d'arbre.
Dessine un ovale pour les feuilles (tu peux colorier l'intérieur).
Dessine un peu d'herbe au sol.
A chaque fois tu sème un peu de bonheur autour de toi, tu colories un oiseau, tu le découpes et tu le colles dans l'arbre.
Bientôt, ton arbre nu sera rempli d'oiseaux.


mardi 12 juin 2018

SAINT ANTOINE DE PADOUE ET LA MULE DE ZACHARIE Par RV. dans Textes religieux le 3 Novembre 2005 à 00:00


Fête le 13 Juin 2018

Voici une petite histoire amusante et vraie qui peut nous aider à sensibiliser les jeunes à la présence réelle de Jésus dans l'eucharistie.

Un jour, saint Antoine de Padoue (1195-1231) fait un sermon sur la présence réelle de Jésus dans l'eucharistie.
Un juif nommé Zacharie le Gaillard l'interrompt en s'écriant :
-"Je n'y crois pas ! Je voudrais voir !"
Saint Antoine de Padoue le regarde alors calmement et lui demande la chose suivante :
-"Si ta mule se prosterne devant l'eucharistie, croiras-tu ?"
Zacharie lui répond :
-"Pour sûr !" Avec malice, il ajoute même ceci :
-"Pendant deux jours, je ne donnerai rien à manger à ma mule. Le troisième, je l'amènerai ici sur le champ de foire. On mettra d'un côté de l'avoine fraîche, et de l'autre tu lui présenteras l'hostie. Si elle refuse son avoine et s'agenouille devant l'hostie, je croirai".
Saint Antoine lui répond alors :
-"Marché conclu. Toutefois, que l'on sache ceci : si la mule ne s'agenouille pas, ce sera à cause de mes péchés".
Ce défi surprenant fait très vite le tour de la ville, et dès lors qu'ils sont mis au courant, les gens attendent avec beaucoup d'impatience de voir ce qui va se passer.
    
Le jour en question, tous les magasins de la ville sont fermés et les rues sont désertes. Tout le monde s'est donné rendez-vous au champ de foire.
Zacharie apparaît alors, tirant sa mule qui a jeûné.
Un valet prépare l'avoine et, tout à coup, une procession venue de l'Église s'avance vers Zacharie.
Saint Antoine marche à l'arrière en portant le Saint Sacrement.
Lorsque le célèbre saint arrive à la hauteur de Zacharie, ce dernier place sa mule exactement entre l'avoine et l'hostie, et la lâche.
On n'entend pas une mouche voler.
Tous les regards sont braqués sur l'animal. Que va-t-il se passer ? Que va faire la mule ?
Et bien figurez-vous que la bête n'hésite pas. Sans même regarder l'avoine, elle s'avance vers l'hostie, s'arrête à distance respectueuse, s'agenouille devant l'ostensoir et s'immobilise dans une sorte d'adoration, ses grands yeux noirs fixés sur l'hostie !
Zacharie tombe alors à genoux auprès d'elle et se frappe à grands coups de poitrine tandis que la foule, avec une très grande ferveur, entonne le Magnificat.
Avouez que cette histoire est assez extraordinaire, non ?
    
A celles et ceux qui pensent que ce récit a été "inventé", je signale qu'à l'église Saint Pierre le Guillard (à Bourges), on peut voir un bloc de pierre et un tableau du XIVème siècle qui conservent l'image d'une mule agenouillée (ce qui nous laisse fortement penser que cette histoire s'est passée en France).
Bien entendu, la foi compte beaucoup, dans ce domaine, et on ne peut forcer personne à croire.
Toutefois, on peut se dire aussi que si une simple mule a été capable de "sentir" la présence de Dieu dans le Saint Sacrement, alors les êtres humains doivent être capables d'en faire autant !

lundi 11 juin 2018

L'arbre de l'humanité Jacques Henri Prévost


Une légende malgache raconte qu'il existe un arbre qui résume à lui tout seul la complexité des caractères humains, sans cesse agités par des humeurs contraires.

 "L'arbre trônait dans la plaine aride, non loin du village, depuis des temps immémoriaux. Les grands-pères et les grands-pères des grands-pères l'avaient toujours vu. On disait qu'il était aussi vieux que la Terre. On le savait magique. Des femmes trompées venaient le supplier de les venger, des hommes jaloux, en secret, cherchaient auprès de lui un remède à leur mal. Mais personne ne goûtait jamais à ses fruits magnifiques.

 Pourquoi? Parce que la moitié d'entre eux était empoisonnée. Mais on ne savait laquelle : le tronc massif se séparait en deux grosses branches dont l'une portait la vie, l'autre la mort. On regardait mais on ne touchait pas.

 Une année, un été chaud assécha la terre, un automne sec la craquela, un hiver glacial gela les graines déjà rabougries. La famine envahit bientôt le village.

Miracle : seul sur la plaine, l'arbre demeura imperturbable. Aucun de ses fruits n'avait péri.

 Les villageois affamés se dirent qu'il leur fallait choisir entre le risque de tomber foudroyés, s'ils goûtaient aux merveilles dorées, et la certitude de mourir de faim s'ils n'y goûtaient pas.

 Un homme dont le fils ne vivait plus qu'à peine osa soudain s'avancer. Sous la branche de droite il fit halte, cueillit un fruit, ferma les yeux, le croqua et... survécut.

Alors tous les villageois l'imitèrent et se ruèrent sur les fruits sains de la branche droite.
 Repus, ils considérèrent la branche gauche. Avec dégoût d'abord, puis haine. Ils regrettèrent la peur qu'ils avaient eue et décidèrent de se venger en la coupant au ras du tronc.

 En 2 jours, l'arbre amputé de sa moitié empoisonnée noircit, se racornit et mourut sur pied, ainsi que ses fruits.

D’après un auteur inconnu

 Que représente cet arbre sinon le symbole de nous-mêmes ?
A la fois bons et méchants, généreux et avides, emportés et sages, en quête de vérité et en proie à l'erreur, nous traversons pourtant la vie sur nos deux jambes. Et tant que nous restons entiers, le positif se mêle en nous au négatif. C'est une preuve de bonne santé !

Y avez-vous déjà pensé : si nous étions naturellement bons, nous n'aurions aucun mérite à le devenir...

 La première étape vers le bonheur est de nous accepter tel que nous sommes -la seconde, de changer ce que nous souhaitons changer en nous.

Christian Godefroy

samedi 9 juin 2018

Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 3, 20-35


« Il a perdu la tête »

En ce temps-là, Jésus revient à la maison, où de nouveau la foule se rassemble, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient: « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.  Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.  Amen, je vous le dis : tout sera pardonné aux enfants des hommes, leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »  Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »  Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? »  Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère



Questions d'observation, "Que dit le passage?"

 1. Qu'arrive-t-il à Jésus quand il rentre à la maison (v. 20-21)?
 2. De quoi les scribes accusent-ils Jésus? Où sont les scribes de (v. 22)?
3. Comment Jésus répond-il à l'accusation? Quelle est la parabole que Jésus raconte?
4. Qu'est-ce que Jésus nous dit sur les péchés et le pardon? Y a-t-il des péchés qui ne seront pas être pardonné?
5. Qui vient voir Jésus aux versets 31-35 et comment Jésus répond-il? Qu'est-ce que Jésus dit à propos de qui compose sa famille?



Petit commentaire

« Il a perdu la tête »

Le voilà pris pour un fou et sa famille veut bien vite le faire sortir de cette demeure où il est entré. Dans quelle demeure est-il entré ? Dans la nôtre peut-être. En se mettant à la suite du Christ, combien d’hommes et de femmes ont supporté cette même accusation ? Oui, la folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes et dans l’histoire combien de croyants ont trouvé sens à leur vie, force et espoir dans le Christ, dans son Évangile, dans l’Église ? Mais il est parfois bien difficile pour des hommes de notre temps d’avancer vers le Christ à contre-courant d’un monde où l’égoïsme, l’avidité du pouvoir, le confort superficiel l’emportent sur le don de soi. Et pour nous qui l’avons suivi de plus près, n’avons-nous pas expérimenté l’incompréhension de nos familles ?

Toujours prêt à se laisser approcher, le Seigneur permet à la foule d'envahir la maison dans laquelle il est entré, de sorte qu'il recommence aussitôt à les enseigner sans même avoir le temps de manger. Nous qui sommes souvent si peu disposés à ouvrir notre porte à des étrangers, à nous laisser déranger et à changer quoi que ce soit de nos habitudes, prenons exemple sur cet infatigable dévouement et sur ce complet renoncement. Pensons aussi que tel visiteur indésirable nous est peut-être envoyé pour que nous lui parlions du salut de son âme.
Certaines personnes sont troublées par le v. 29. Elles craignent d'avoir prononcé une fois, sans y prendre garde, une parole coupable qui ne pourrait jamais être pardonnée. C'est méconnaître la grâce de Dieu. «Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché» (1 Jean 1:7 j 1.5-7). Le blasphème contre le Saint Esprit était le terrible péché d'Israël incrédule. Ce peuple attribuait à Satan la puissance de l'Esprit Saint dont Jésus était revêtu. C'était d'une extrême gravité et de plus contraire à tout bon sens (v. 26).

Dans le dernier paragraphe, le Seigneur distingue nettement ceux qu'il considère comme membres de sa famille. Faire la volonté de Dieu, c'était — et c'est encore — écouter le Seigneur Jésus.

Un conte pour les enfants par le Père Marie-Antoine de Lavaur


... sur La Flamme d'Amour du Coeur Immaculé de Marie 
Dans toutes les missions que le Père Marie Antoine de Lavaur a prêché, le jeudi était consacré aux enfants. Pour eux, il a inventé de délicieux contes de fées, comme celui de la petite voiture en or qui mène Henri au Paradis... chute aussi émouvante qu'inattendue. Voici donc le texte de ce conte...

La petite voiture d’or

Le petit Henri est un enfant sage. Chaque matin, quand il se lève, il se met à genoux au pied de son lit, il joint les mains, il ferme les yeux et aussitôt voici qu'une petite voiture d'or est devant lui, et un ange pour lui ouvrir la portière, puis la refermer. La voiture part, elle quitte la chambre, traverse les rues où de petits enfants courent déjà pour jouer, pour aller à l'école. Ils regardent émerveillés et disent: « Mais qu'y a-t-il dans cette petite voiture d'or?» La voiture monte, monte, et les oiseaux qui chantent et les fleurs des champs se disent en la voyant: «Qu'y a-t-il dans cette voiture d'or?» EIle traverse les nuages qui se posent la même question. Mais les stores sont baissés. On ne sait qui est dedans. Puis ce sont les étoiles du ciel, au milieu desquelles passe la voiture plus brillante que la plus brillante d’entre elles. Elles voudraient bien savoir qui se trouve dans cette belle voiture. La voiture arrive au paradis. Les anges s'écartent: “Place à la petite voiture d'or !” La Vierge Marie la reçoit, ouvre la portière, et les anges, les étoiles, les nuages, les fleurs voient sortir.... l'âme du petit Henri. La voilà maintenant aux pieds du bon Dieu qui l'embrasse et la bénit. Le petit Henri est toujours agenouillé au pied de son lit; mais il n'y a que son corps. Son âme est là-haut, au ciel. Dieu la comble de caresses et de cadeaux, dont la voiture d'or est toute remplie. L'âme y rentre de nouveau et revient sur la terre. Henri se relève. Il a fini sa prière.