samedi 9 mars 2024

SAINTE FRANÇOISE ROMAINE, FONDATRICE DES OBLATES DE TOR DE’ SPECCHI

 

C’est une tunique de tissu grossier, couleur vert sombre, qui circule à travers les ruelles d’une Rome orpheline de son antique majesté. Elle passe à pas accélérés entre des pans de murs presqu’en ruines qui émergent çà et là comme des dents pourries, le long des rues où une fois s’étalait la gloire d’églises et de palais et qui, maintenant ,  en ce début du quatorzième siècle, cache la  misère la plus fétide. Pourtant  l’habit pauvre contraste avec l’allure de celle qui le porte, une dame, la trentaine, belle sans fard, élégante sans froideur. Car celle dont il est question, est une noble romaine, épouse de Lorenzo, jeune homme lui aussi d’une prestigieuse noble famille. La femme s’appelle Françoise Bussa in Ponziani et son attitude «originale» suscite  désormais des railleries des hommes, et des commérages féroces de leurs matrones; elle est étiquetée traitresse de son propre rang social.

Le Palais des pauvres

 Déjà, parce que, indifférente des cancans, et avec cette grâce désarmante qui

conquiert tout le monde, Françoise, non seulement, a  transformé le palais de Transtevere où elle vit en une «centrale» de secours pour les pauvres; même le clochard le plus rejeté sait qu’à la maison des Ponziani  il trouvera un morceau de pain , un verre de vin, un habit plus décent et un peu d’argent ; cependant, il est arrivé à Françoise de tendre la main en personne  à la sortie des églises ou de frapper à la porte des nobles ses égaux pour demander l’aumône  à la place de celui qui a honte de le faire. Cette énergie anticonformiste touche  aussi les membres de sa famille. Par exemple, lorsque le beau-père exaspéré par les « prélèvements» continuels en faveur des mendiants,  lui confisque les clés du garde-manger et vide le grenier de famille, mais quelque jour après , alors qu’ il ne devait être restée qu’une balle de blé , ce sont plutôt des quintaux de meilleur blé qu’on y retrouve  alors que personne n’avait fait un nouvel  achat de blé.

 

La noblesse est une autre chose

 


Françoise, une femme diversement riche, diversement  noble. Riche, mais aussi débordante de piété, qui se souvient de toute personne oubliée,  qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes de la servitude, elle s’en occupe comme ses propres frères et sœurs, eux-mêmes d’ailleurs, en rendront témoignage. Elle est noble sans que des habits de soie ou des bijoux n’en indiquent le statut ; ces signes de richesse, elle les a même tous vendus  pour nourrir et soigner. Sa joie est une joie qui n’est pas renfermée dans un coffre-fort à l’abri de tous les regards, mais elle se trouve dans un cœur totalement ouvert à tous, jour et nuit, comme le portail de maison, parce qu’elle ne renvoie pas les mains vides Jésus qui vient demander l’aumône sous l’habit d’un pauvre.

 

«La Sainte de Rome»

 

Françoise, devenue épouse et mère très jeune, est très affectueuse avec le mari et avec ses trois enfants dont elle perd deux trop tôt. Toute petite fille, elle rêvait se consacrer à Dieu; mais si le mariage est aussi fruit de l’un de ces arrangements classiques de l’époque entre des familles haut-placées, elle a trouvé la manière de vivre son rôle sans suffoquer son inclination au service qui lui vient d’une foi arrosée par la prière et renforcée, comme on avait l’habitude de le dire à cette époque, par une série de pénitences physiques. On a des preuves des assauts démoniaques contre sa personne, des faits de violence et de coups, et aussi de beaucoup d’autres signes et guérisons extraordinaires. En 1436, restée veuve, Françoise se retire au monastère où vivent les «Oblates de la Très Sainte Vierge» fondée par elle. Lorsque le 9 mars 1440 elle meurt, pendant trois jours, les gens font la file pour rendre un hommage ému à celle que tous appellent déjà la «Sainte de Rome».

 

https://www.vaticannews.va/fr/saint-du-jour/03/09/sainte-francoise-romaine--fondatrice-des-oblates-de-tor-de-specc.html


vendredi 1 mars 2024

Journée mondiale de prière 2024 Palestine

 

La Journée mondiale de prière

 La Journée mondiale de prière en Suisse fait partie d’un mouvement mondial de femmes issues de nombreuses traditions chrétiennes. Chaque année, le premier vendredi de mars, elles invitent tous à célébrer une journée de prière commune. Grâce à la communion dans la prière et l’action, des personnes de nombreux pays du monde entier sont ainsi reliées entre elles.

 Le Comité palestinien de la Journée mondiale de prière a rédigé cette prière supplémentaire pour la liturgie 2024 :

 Nous prions pour les femmes, qui, en ce moment même, perdent des enfants et des proches. Nous prions pour que leur force soit un signe de résilience et qu'elles supportent les souffrances et les douleurs avec dignité : Dieu, accordez-leur le courage de surmonter l'adversité.

 Nous prions pour que leurs efforts
pour la paix et le bien-être
soit une lueur d'espoir au milieu de cette détresse.

 En ce temps de guerre, nous prions
pour la guérison des coeurs et le rétablissement de la paix.
Que la compassion l'emporte sur la haine,
et que la souffrance de tous ceux qui sont touchés
par la guerre soit atténuée.
Dieu, donnez-leur la force, le réconfort et l'espoir
d’un avenir plus heureux et plus juste.

 Nous prions pour toutes les familles qui déplorent la mort de leurs proches, pour les personnes enlevées, les disparues et tous ceux et celles qui sont encore ensevelis sous les décombres : Que l'Esprit de Dieu leur accorde patience et force,
dans l'attente d'être à nouveau réunis.
Jésus, nous prions pour que toutes les guerres cessent,
en particulier dans le lieu que tu as appelé ta patrie.
Tu es notre Sauveur,
qui nous a enseigné le véritable sens de la paix.
Guide-nous et donne-nous la force,
de pratiquer la paix dans notre vie quotidienne.

 Amen.

 
https://wgt.ch/fr/zusatzgebet-wgt-2024-palaestina/

mercredi 28 février 2024

jeudi 22 février 2024

Carême

 


Marqués de cendres, Seigneur, nous prenons publiquement la décision de partir pour la conversion ! Quarante jours ne nous suffiront pas car le temps est long pour façonner le cœur et la face à la ressemblance de l'Evangile !
Nous partons, encore une fois, conscients de nos défaillances mais sûrs de ton appui, avec l'obstination de conformer nos comportements et nos décisions à l'amour que Tu as déposé en nous et que Tu nous demandes de semer dans l'Humanité.
Viens avec nous, Seigneur ! Sans Toi, comment pourrions-nous tenir dans notre lent redressement vers la Lumière ?
Entrer en Carême, c'est ouvrir sa porte et réapprendre à bouger, se déplacer, à vivre. C'est refuser de rester figé sur ses positions, ses dogmes ou ses certitudes absolues.
Entrer en Carême, c'est aussi changer de cap. Mettre le cap sur Dieu en se laissant déranger par les coutumes des autres, leurs idées, leurs habitudes, leurs langues.
Entrer en Carême, c'est aussi se mettre à l'écoute de la Parole, celle qui, au milieu des bavardages, nous touche au cœur et nous arrache non une larme, un billet de banque, un chèque, mais un geste de pardon, d'amour ou de paix.
Entrer en Carême, c'est se mettre à l'écoute de la réussite de Dieu, celle qui accepte la blessure, celle qui ne profite pas de l'échec du faible, celle qui n'exploite pas la naïveté ou la sueur du faible.
Entrer en Carême, c'est se mettre à l'écoute de l'Amour de Dieu, pas un amour qui ne tient compte que du tour de taille, de la beauté des yeux ou du regard, un Amour qui vous apprend à lire autrement, à parler, à partager, à se rencontrer autrement.

mercredi 14 février 2024

Mercredi des Cendres 2024 : quelle est cette fête qui tombe le jour de la Saint-Valentin ?



Cette année, le jour de la Saint-Valentin sera aussi le jour du mercredi des Cendres. Il s'agit d'un jour particulier dans la religion chrétienne. Voici l'essentiel à savoir sur cet événement et sur le Carême qui y est lié.

Le lendemain de Mardi gras a lieu le mercredi des Cendres, qui tombe cette année le même jour que la Saint-Valentin. Bien entendu, ce jour au nom assez particulier n'a rien à voir avec la fête des amoureux. Dans la religion chrétienne, le mercredi des Cendres marque le premier jour du Carême, une période de 40 jours pendant laquelle un jeûne et des restrictions sont respectés par les fidèles jusqu'à la fête de Pâques. Mais que célèbre-t-on au juste lors du mercredi des Cendres ? Voici 7 choses à savoir sur ce jour atypique et sur le Carême. 

Quelle est la date du mercredi des Cendres en 2024 ? 

Le mercredi des Cendres a lieu cette année le même jour que la Saint-Valentin, soit le 14 février 2024. Sa date est toujours fixée au lendemain de Mardi gras.

Qu'est-ce que le mercredi des Cendres ?

À l'origine, le nom "mercredi des Cendres" fait référence à une tradition qui aurait été mise en place par le pape Grégoire Ier, aux alentours de l'an 591. Lorsque les fidèles se rendent à l'église le jour du mercredi des Cendres, les cendres des rameaux de l'année dernière (brûlés pendant le Carême, une semaine avant Pâques) sont utilisées pendant la messe des Cendres et apposées par le prêtre sur les fronts des fidèles sous forme de croix, preuve qu'ils reconnaissent leurs fautes commises devant Dieu. 

Qu'est-ce que symbolise le mercredi des Cendres pour les croyants ?

Pour les croyants chrétiens, le mercredi des Cendres symbolise le premier jour de la "purification" du corps et de l'esprit pendant la période du Carême. Lors de cette journée, les chrétiens commencent leur jeûne du Carême, ils prient et ils font preuve de pénitence, en avouant leurs fautes avec la volonté de ne plus les refaire. 

Quand peut-on manger pendant le mercredi des Cendres ?

Pendant le mercredi des Cendres, les fidèles doivent se passer d'un repas au cours de la journée, généralement le repas du midi, et s'abstenir de manger de la viande, des œufs et des produits laitiers. Les pratiquants peuvent donc manger le matin et le soir pour le dîner, en respectant une alimentation frugale, avec des aliments simples (riz, pain, etc.) et des quantités peu abondantes.

C'est quoi le Carême ?

Le mercredi des Cendres et le Carême sont deux événements qui sont liés l'un à l'autre. Pour les chrétiens, le Carême est une période de préparation et de dévotion à Dieu avant Pâques. Pendant 40 jours, les fidèles vont observer un temps de conversion intérieure qu'ils réalisent par le jeûne, la prière et la charité envers les personnes les plus pauvres. La prière, le jeûne et l'aumône sont les trois piliers de la période du Carême. 

L'Église invite ses fidèles à jeûner pour qu'ils se détachent de leurs biens matériels, comme la nourriture, et qu'ils libèrent leur cœur pour Pâques. Ce temps de privation leur permet de se recentrer sur eux-mêmes et sur leurs proches, et ainsi d'être plus réceptifs à la parole de Dieu, loin de toutes les tentations. 

Quels sont les interdits pendant le Carême ?

Pourquoi le Carême dure 40 jours ?

Le Carême dure 40 jours, car dans la Bible, il renvoie aux quarante jours du Christ passés dans le désert entre son baptême et le début de sa vie publique. Cela fait référence aussi aux quarante années que le peuple Hébreux à passer dans le désert entre sa sortie d'Égypte et son retour sur sa terre promise. Cette durée symbolise ainsi "les temps de préparation à de nouveaux commencements", selon le site Église catholique en France. Par ailleurs, le mot "Carême" vient du latin quadragesima dies qui signifie "le quarantième jour".

https://www.journaldesfemmes.fr/maman/guide-sorties-et-fetes-en-famille/2894747-mercredi-des-cendres-debut-careme-pourquoi-jeuner/

samedi 10 février 2024

Journée mondiale du malade : DIMANCHE 11 FÉVRIER 2024:

«Il n'est pas bon que l'homme soit seul» : soigner le malade en soignant les relations. La Journée mondiale des malades (JMM) nous invite à la solidarité avec les personnes qui, autour de nous, expérimentent la dure réalité de la maladie et de la souffrance. Sous l’inspiration de Jean-Paul II, cette journée rappelle la dignité de toute personne, malade ou âgée.

À l’occasion de la 32e édition de la Journée mondiale du malade, qui aura lieu le 11 février 2024, le Pape François rappelle l’importance de l’accompagnement et de la tendresse envers les personnes malades. Critiquant la culture du rejet des personnes fragiles qui se répand dans nos sociétés, le message de François s’articule autour de l’extrait du livre de la Genèse: «Il n’est pas bon que l’homme soit seul». (source: Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican )

Chaque 11 février, lors de la fête de Notre-Dame de Lourdes, se déroule la Journée mondiale du malade. En 1992, saint Jean-Paul II a créé cette journée spéciale pour les personnes dont la vie est bouleversée par la maladie et la souffrance.

Pour cette 32e édition, le Pape François a choisi d’évoquer l’importance des relations humaines dans le soin médical. S’appuyant sur le premier livre de la Bible, celui de la Genèse, le Saint-Père explique que «dès le début, Dieu, qui est amour, a créé l’être humain pour la communion, en inscrivant dans son être la dimension des relations». Ainsi, la vie humaine à l’image de la Trinité «est appelée à se réaliser pleinement dans le dynamisme des relations, de l’amitié et de l’amour réciproque».

Un besoin humain d’être en relation exacerbé lors de moments de fragilité ou de maladie

Pour illustrer son message, le Pape François revient sur les situations inhumaines rencontrées lors de la pandémie de Covid-19: les patients privés de visites, le personnel soignant isolé et les personnes décédées loin de leur famille.

Il commence par alerter sur les pays en guerre: «la guerre est la plus terrible des maladies sociales et les personnes les plus fragiles en paient le prix le plus élevé». Mais le Souverain pontife s’adresse surtout aux pays dans lesquels se développe la culture de l’individualisme «devenant indifférente et même impitoyable lorsque les personnes n’ont plus la force nécessaire pour suivre le rythme». Citant son encyclique Fratelli tutti, à propos des «personnes qui ne servent pas encore» ou celle «qui ne servent plus», le Pape s’inquiète de la culture du rejet qui se répand insidieusement. Pour lui, cette culture imprègne certains choix politiques qui limitent «le droit fondamental à la santé et à l’accès aux soins» et réduisent les soins aux seuls soins médicaux.

L’exemple du Bon Samaritain (cf. Lc 10, 25-37)

Le Saint-Père appelle ensuite à s’inspirer de l’image du Bon Samaritain, de «sa capacité à ralentir son rythme et à se faire proche, la tendresse avec laquelle il soulage les blessures de son frère souffrant». Chacun d’entre nous, explique François, doit le prendre pour modèle car «le premier soin dont nous avons besoin dans la maladie est une proximité pleine de compassion et de tendresse».

Il invite les malades à demander cette proximité humaine aux personnes qui les entourent: «n’ayez pas honte de votre désir de proximité et de tendresse! Ne le cachez pas et ne pensez jamais que vous êtes un fardeau pour les autres». Le Pape conclut son message en rappelant que les malades, les fragiles, les pauvres sont au cœur de l’Église, «ne l’oublions pas!». La Journée mondiale du malade se déroulera le 11 février 2024.

(source: Jean-Benoît Harel – Cité du Vatican )

Posté le : 18 janvier 2024



 

jeudi 1 février 2024

Origine et signification de la Chandeleur

 




La Chandeleur est une fête chrétienne célébrée tous les 2 février, soit 40 jours après Noël. Le terme de Chandeleur vient de « fête des chandelles », lui-même traduit du latin festa candelarum. Il s’agit pour les fidèles de célébrer le fait que « Jésus est lumière », ainsi que la pureté de la Vierge Marie. En effet, la Chandeleur commémore la présentation de Jésus au Temple, la tradition juive voulant que chaque premier-né mâle de la famille soit amené au Temple 40 jours après sa naissance afin d’être consacré au Seigneur. Cette durée de 40 jours correspond à la période durant laquelle les mères étaient considérées comme impures par la loi juive après leur accouchement, interdiction leur était donc faite de se rendre sur un lieu de culte. Une fois ce délai écoulé, les mères pouvaient se rendre au Temple afin d’y effectuer un sacrifice animal et recouvrer ainsi leur pureté.

Le jour où Marie et Joseph emmenèrent Jésus au Temple, l’évangile de Luc raconte qu’un homme nommé Syméon y vint, poussé par l’Esprit Saint et la promesse qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie. Il y prit Jésus dans ses bras et dit « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut. Salut que tu as préparé devant tous les peuples, Lumière pour éclairer les nations et gloire d’Israël, ton peuple ».

C’est donc cet événement religieux précis que les fidèles se remémorent lors de la Chandeleur. Toutefois, il semble que cette fête ait des origines plus anciennes, et pourrait être la reprise d’un rite romain, les amburbiales, lié à la purification de la ville. Rite célébré par des processions au flambeau autour de Rome. La christianisation de ce rite païen serait l’œuvre du pape Gélase 1er (en 494) ou de l’empereur Justinien (dans un édit de 542), les sources divergeant à ce sujet.

Célébration de la Chandeleur

Dans la religion catholique, la Chandeleur donne lieu à une bénédiction des cierges, puis à une procession aux chandelles jusqu’à l’église où a lieu une messe solennelle, cela afin de rappeler aux fidèles la montée de Joseph et Marie, portant Jésus au Temple. À l’issue de cette messe, chaque fidèle rapporte chez lui un cierge auquel on prête des vertus purificatrices selon les traditions locales ou nationales.

La Chandeleur dans la culture populaire : les crêpes

Aujourd’hui, comme Mardi Gras, cette fête est associée aux crêpes que l’on cuisine à cette occasion. Tradition que l’on fait remonter à la coutume de distribuer des galettes aux pèlerins venant à Rome, ou plus simplement, pour se rappeler que la fin de l’hiver approche et que l’on a encore des réserves de nourriture. Cette pratique associant fête des Lumières à la consommation d’un dessert « gras » se retrouve aussi dans la tradition juive qui consiste à manger des beignets lors de la fête de Hanoucca (fête des Lumières du judaïsme). De plus, lorsqu’on cuisine la première crêpe, il est courant de la faire sauter plusieurs fois de suite afin de conjurer le mauvais sort pour l’année à venir. Une vieille tradition rapporte que les paysans avaient coutume de le faire en tenant une pièce de monnaie dans la main gauche (un louis d’or pour les plus riches) afin d’attirer sur eux bonheur et prospérité...

La Chandeleur dans le monde

Au Luxembourg, la tradition actuelle hérite de la procession aux flambeaux, car actuellement, les enfants parcourent en groupes les rues pendant la soirée du 2 février en tenant un lampion ou une baguette. Ils chantent des chansons traditionnelles en espérant recevoir des sucreries en échange.

Au Mexique, la Chandeleur est un jour férié, mais aussi l’occasion de manger des tamales, des papillotes à base de farine de maïs qui peuvent être salées ou sucrées et fourrées avec de la viande ou des fruits.

De plus, aux États-Unis et au Canada, on associe à la date du 2 février une autre fête, le « jour de la marmotte » (Groundhog Day) où la tradition veut qu’on observe la réaction d’une marmotte à la sortie de son terrier. Si elle en sort et ne voit pas son ombre (du fait des nuages dans le ciel), c’est signe que l’hiver finira bientôt. Au contraire, si elle voit son ombre (du fait du ciel dégagé), cela signifiera que l’hiver durera encore 6 semaines.