samedi 27 mai 2017

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu 28, 16-20.

L’Ascension

En ce temps-là, les onze disciples s'en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles : ``Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit ; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous, tous les jours jusqu'à la fin du monde. ``

L’Ascension du Seigneur

Questions pour une réflexion personnelle puis un partage en groupe

1. Évangile signifie « bonne nouvelle ».
Quelle est pour moi la « bonne nouvelle » que j'ai envie d'annoncer aux autres ?
2. Les disciples « virent Jésus et se prosternèrent » et en même temps « certains eurent des doutes ».
Cela me paraît normal ? Quelle est mon expérience ? La foi, est-ce tout voir, tout comprendre ? Le chemin du croyant passe-t-il par des remises en questions ?
3. « Allez donc ! » Comment je comprends cette parole de Jésus ?
Est-ce que je me sens « disciple » ? « missionnaire » ? « témoin » ? « envoyé »?
4. Jésus nous dit « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde ».
Je me laisse toucher par cette parole. Je nomme les lieux où le Christ se révèle présent dans ma vie, hier comme aujourd'hui. Quel est celui que je désire partager aux autres ?

Petit commentaire

Nous fêtons l'ascension du Seigneur. Soyons dans la joie, car Jésus nous précède auprès de notre Père dans le sanctuaire du ciel. Soyons dans la joie, car il nous appelle à devenir ses témoins jusqu'aux extrémités de la terre. Soyons dans la joie, car il nous a promis de nous revêtir de la force d'en haut, l'Esprit-Saint. Telle est l'espérance chrétienne qu'il nous est donné de vivre aujourd'hui au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit...

« Ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie ». N‘est-ce pas un peu étrange d‘éprouver un tel sentiment au moment où l‘on quitte un être aimé pour un temps illimité ? Certes, il semble bien, d‘après le premier chapitre des Actes que les disciples aient eu le cœur serré en assistant au départ de leur Maître. Deux anges doivent les arracher à leur contemplation en leur rappelant que la séparation n‘est pas définitive : ne vous laissez pas aller à la tristesse. « Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous viendra de la même manière que vous l‘avez vu allant au ciel »; à ces mots, les disciples se rappellent les nombreuses promesses de leur Seigneur les conversations qu‘ils ont eu avec lui après la résurrection, la mission qu‘Il leur a confiée… Tout joyeux à l‘idée de ce beau travail qui les attend, ils reprennent le chemin de Jérusalem.

Et ce qui fait la joie des disciples doit aussi faire notre joie, car leur mission est aussi notre mission, les promesses sur lesquelles ils s‘appuient sont aussi nos promesses. « Je vais vous préparer une place, dit Jésus, et lorsque je m‘en serai allé... Je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi... Il est avantageux que je m‘en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous, mais si je m‘en vais, je vous l‘enverrai... Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins jusqu‘aux extrémités de la terre… Allez, faites de toutes les nations des disciples… et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ! »

L’Ascension nous apprend à ne pas mettre la main sur Jésus. Le Christ échappe aux disciples. Il nous oblige à croire en sa nouvelle manière d’être présent. L’Ascension nous dit le sens profond de l’Eucharistie : Jésus n’a plus à être à nos côtés : il veut être en nous. Il n’a plus à être notre compagnon de route : il est notre force pour marcher. Il n’a plus à être vu : il devient notre regard. Il n’a plus à être notre ami : il est devenu notre force d’aimer. Nous sommes désormais sa présence près de nos frères. Jésus, par nos mains, nos yeux, nos lèvres, nos pieds et notre cœur, veut continuer sans cesse à aimer, à rencontrer et à sauver tous les hommes. Le pape saint Léon disait tout ça d’une courte phrase : “L’Ascension du Christ est notre promotion.”

Une mission. Compléter

Jésus leur donne aussi une mission. Lisez Mt 28,19-20 dans la Bible ou dans le missel de l’année A.

Complétez :    « Allez donc !  De toutes les n.................., faites des d..............................., b..........................-les au n......... du P.........., du F............ et du S.............. - E................... ;
et apprenez-leur à garder tous les c................................... que je vous ai d.................»

 Aujourd’hui encore cette mission se poursuit : chaque baptisé est invité à annoncer l’Évangile.

L’Ascension du latin ascendere ; monter, s’élever 

L’Ascension célèbre l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, c’est-à-dire la fin de Sa présence visible sur terre elle préfigure notre vie dans l’Éternité et Son entrée dans le royaume de Dieu. Son départ symbolise un nouveau mode de présence, à la fois tout intérieure, universelle et hors du temps, car le Christ reste présent dans les sacrements et tout particulièrement celui de l’Eucharistie. Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi.

Ce quarantième jour après Pâques, le Christ apparaît une dernière fois à ses apôtres. Il renouvelle sa promesse : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint- Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée » (Actes des Apôtres I, 8-9).

Ainsi s’achève le temps des rencontres du Ressuscité avec ses disciples. Cependant, selon sa promesse, Il sera toujours avec eux, mais d’une présence intérieure : ils ne le verront plus de leurs yeux.

Le Christ ne cesse pas d’inviter les hommes à Le suivre : dans la foi, ils doivent apprendre à lire les signes de Sa présence et de Son action, en particulier dans la célébration de l’Eucharistie.

La fête de l’Ascension, l’une des plus importantes du calendrier, complète celle de Pâques et prélude à la Pentecôte, célébrée dix jours plus tard.

Aucun commentaire: