samedi 1 octobre 2022

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17, 5-10

 La foi comme un grain de moutarde


En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : `` Augmente en nous la foi ! ``  Le Seigneur répondit : `` La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : « Déracine-toi et va te planter dans la mer ``, et il vous obéirait

                                                                   `` Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des  champs : `` Viens vite à table `` ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : `` Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour. `` Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : `` Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir. ``  

2 octobre 2022  

27e dimanche du temps ordinaire C

Raviver notre foi

Au baptême, nous avons reçu de Dieu le don de la foi. L’Esprit de force, d’amour et de sagesse nous permet de traverser les épreuves et d’accomplir notre mission dans l’espérance. Avec juste un peu de foi, nous pouvons réaliser avec lui des choses surprenantes.

Petit commentaire

 Jésus attire l’attention sur la grandeur cachée dans quelque chose de minuscule. Nous aussi sommes petits, mais, Dieu donne à ses vrais disciples la force de faire de grandes choses. Dieu peut agir à travers nous, quand nous n’entravons pas son action.

 Il en va de même dans le domaine de la foi. Un peu de foi crée toute la différence dans une vie humaine. Un petit peu de foi permet d’affronter les situations difficiles vécues dans le monde, dans la société, dans la vie personnelle... Jésus rassure ses apôtres : un petit peu de foi, une quantité de foi minuscule comme une graine de moutarde fait lever autrement la recette… La foi? Une pincée, c’est assez!

 La foi existe ou n’existe pas. L’adhésion croyante opère ou n’opère pas. Ce « tout ou rien » exprime le caractère décisif de la foi. La foi permet un choix radical. Et une telle foi, même à petite dose, modifie toute la cohérence de la vie. Peu importe sa « quantité »!

 Question

 Que puis-je faire pour raviver le don de la foi que j’ai reçu à mon baptême?

jeudi 29 septembre 2022

Ste Thérèse de Lisieux (1873-1897)

 


Le prénom Thérèse vient du grec tèr qui signifie "animal sauvage". Elle est fêtée le 1er octobre.

Marie-Françoise Martin naît à Alençon en 1873. Son père est horloger et sa mère meurt lorsqu'elle est enfant. En 1877 sa famille s'installe à Lisieux. Comme quatre de ses soeurs, elle entre chez les carmélites à l'âge de 15 ans et prend le nom de Thérèse de l'Enfant-Jésus. Durant les neuf premières années de sa vie au couvent, elle mène la vie simple d'une religieuse cloîtrée et accomplit les humbles tâches ménagères qui lui sont confiées. Elle entend suivre une conduite tout empreinte d'une obéissance naturelle et simple, presque enfantine, et ainsi adopter, sans jamais rien accomplir de particulièrement extraordinaire ou remarquable, ce qu'elle nomme la "petite voie", un complet abandon à l'amour et au pouvoir de Dieu. Ceci n'empêche pas la jeune fille d'être, à plusieurs reprises, en proie au doute et à la mélancolie, mais rien n'altère jamais sa sereine résolution à devenir une sainte. Un an après la disparition de son père en 1894, Thérèse montre le premier symptôme de la tuberculose qui va l'emporter, après de nombreuses souffrances, le 30 septembre 1897 à l'âge de 24 ans. A sa mort, elle laisse une autobiographie, l'Histoire d'une âme, qui connait un immense succès. Thérèse a, en fait, rédigé cet ouvrage court à la demande de l'une de ses soeurs, ce qui témoigne tout à la fois de son humilité et de son obéissance. Thérèse, à qui de nombreux miracles sont attribués, est canonisée en 1925 par Pie XI. Une basilique qui lui est dédiée est édifiée à Lisieux. Thérèse est proclamée patronne de la France en 1944. Le 9 octobre 1997 le pape Jean-Paul II proclame Sainte Thérèse Docteur de l'Église.

samedi 24 septembre 2022

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16, 19-31

 Parabole du riche et du pauvre Lazare

En ce temps-là,  Jésus disait aux pharisiens : `` Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères. Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.

Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.

– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”

Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !

– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.”

26e dimanche du temps ordinaire C

Lazare et l'homme sans nom

L’accumulation de richesses risque de nous refermer sur nous-mêmes. Saurons-nous ouvrir les yeux et voir la détresse des autres?

 

 "Accueillir ou s'enfermer"

 

Seigneur Jésus, à l'écoute de cette parabole, notre tentation est grande de diviser le monde en deux : Les pauvres d'un côté qui, pendant leur vie, ont suffisamment souffert et se retrouvent au paradis ; les riches d'un autre côté, qui ont bien profité, ignorant les indigents attendant à leur porte, et se retrouvent dans un monde infernal dont personne ne sort.

Certes, il y a dans le monde ces deux catégories de personnes. Mais il semble bien que cette parabole délivre un tout autre message.

Il y a en chacun de nous ces deux attitudes qui se côtoient et se mélangent parfois.

Il arrive que nous soyons démunis face à notre propre souffrance, sans autre recours que d'attendre qu'une main amie se tende pour nous apaiser. Mais personne ne se présente et nous devons attendre que la nature fasse son œuvre afin de nous apaiser. Sortis de cet enfermement, nous retrouvons la paix que nous avions cherchée.

Mais il arrive aussi que nous soyons comblés de tout au point d'ignorer totalement ceux et celles que nous croisons et qui vivent dans le dénuement. Une telle situation, quand elle est poussée à l'extrême, finit par devenir une fermeture qui empêche toutes les relations avec ceux qui sont démunis, y compris avec nous-mêmes.

Ne sachant plus comment sortir de cet enfer, nous en appelons à celui qui, en nous, a su trouver la paix.

Mais l'abîme s'est creusé et le passage est devenu impossible. Il semble que les situations soient figées à jamais.

 C'est alors seulement que nous nous tournons vers toi, Seigneur, te demandant d'avertir chacun de ne pas établir de barrières en nous et chez les autres.

Que nous soyons Lazare à un moment de notre existence, que nous soyons le riche dans un autre moment, il nous faut écouter Moïse et les prophètes qui n'ont cessé de proclamer le chemin du partage.

La résurrection de quelqu'un ne pourra rien changer à notre manière d'être si nous sommes sourds aux paroles des anciens, à ta parole, Seigneur. Nous resterons enfermés sur nous-mêmes, sans jamais prêter attention aux autres.

Ce n'est pas un "Après" qui nous est décrit, mais bien un "maintenant" qu'il nous faut vivre autrement.

Michel GUERRE

Questions pour la réflexion et la discussion – Luc 16 19-31

L'histoire de l'homme riche et de Lazare. Voici quelques questions que nous pourrions envisager en classe :

Jésus commence l'histoire en disant « il y avait un homme riche… » Lorsque nous entendons ces mots, à qui ou à quoi pensons-nous ? Pourquoi? Nous est-il arrivé de nous considérer comme inclus dans la catégorie « riche » ? Pourquoi ou pourquoi pas? Qu'en est-il de « ayant droit » ? "Privilégié"? "Béni"? Pourquoi ou pourquoi pas? Quelles responsabilités, le cas échéant, vont avec ces catégories?

Comment décririons-nous la relation de l'homme riche et de l'homme pauvre, Lazare ? Quel semble avoir été le problème avec cela? (Par exemple, est-ce que l'homme riche n'a pas prêté attention à Lazare ? N'a pas partagé ce qu'il avait ? N'a pas aidé à soulager la souffrance de Lazare ? … ?) Pourquoi disons-nous cela ? Qu'est-ce qui, dans le texte, nous amène à en faire le problème ? Quel(s) mot(s) Jésus utilise-t-il pour nommer le problème ? Pourquoi pensons-nous que Jésus raconte l'histoire de cette façon ?

Est-ce une histoire sur la vraie vie ? Pourquoi pensons-nous cela?

Que dit Jésus à ses auditeurs avec cette histoire ? Que nous dit Jésus avec cette histoire ? Qu'est-ce qui nous fait dire ça ?

Comment la justice de Dieu est-elle dépeinte dans cette histoire – ou l'est-elle ? Qu'est-ce qui nous fait penser cela ? Lorsque nous envisageons la justice de Dieu, qu'envisageons-nous ? Quel serait un exemple de la justice de Dieu, selon cette vision ? D'où vient notre vision de la justice de Dieu ? Qu'est-ce que cette vision de la justice de Dieu exige de nous dans la vie de tous les jours, pensons-nous ? Pourquoi?

 

samedi 17 septembre 2022

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16, 1-13

 Parabole du gérant  malhonnête

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires.' Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir.' Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ? — Cent barils d'huile.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.' Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? — Cent sacs de blé.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris quatre-vingts.' Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »

25e dimanche du temps ordinaire C

 Le gérant futé

 Dieu nous a confié le trésor de sa parole. À la suite du Christ, il nous autorise à risquer notre vie, en usant de nos ressources créatrices, pour transformer les obstacles en occasions de bâtir un avenir meilleur.

 Parlons de la vie et pourquoi nous sommes en vie !

La vie peut être dure. Il n'y a de tentation que celle qui est commune à toute l'humanité.

Seigneur Jésus, garde-nous clairs et dirigés par ton Saint-Esprit pour utiliser ce que tu nous as donné pour ta gloire. Aide-nous à investir dans Ton Royaume.

L'argent et les choses matérielles elles-mêmes pour pas mal. En fait, ils peuvent être utilisés pour le bien, mais n'aimez pas les choses autant ou plus que Dieu.

1.      Nous sommes tous responsables de la façon dont nous gérons ce que Dieu nous a confié. Tout ce que nous avons appartient à Dieu, nous le gérons simplement. Ps 24:1 Deutéronome 8 : 17-18 nous dit que Dieu vous a donné la capacité de gagner de l'argent.

2.       Chacun a un don et chacun est responsable d'utiliser ce don pour la plus grande gloire de Dieu. Peu importe si le cadeau est trop petit. Par conséquent, personne n'est trop pauvre pour se mépriser comme abandonné de Dieu et donc sans responsabilité ni dispense d'être appelé intendant. Nous sommes tous doués du temps. Il s'agit d'une ressource importante que beaucoup de gens tiennent pour acquise. La manière dont nous utilisons cette ressource relève de notre responsabilité.

3. Parfois, les incroyants sont plus sages avec leur argent que les chrétiens. Cela signifie que nous ne gagnons pas d'argent à utiliser pour construire le Royaume de Dieu. Vous devez être plus intelligent.

4. Notre bonne gestion de l'argent peut être un témoignage pour les incroyants. Quand ils voient que nous allons de l'avant, nous investissons dans des œuvres qui atteignent le monde pour le Royaume de Dieu. Être sage et généreux avec notre argent peut même être un témoignage pour le monde et pourrait amener quelqu'un à Jésus.

5. Dieu confie beaucoup à ceux qui sont fidèles avec peu. Dieu regarde comment nous gérons ce qu'il nous a donné, si nous l'utilisons pour sa gloire, il nous donnera plus.

6. Faites de Dieu votre maître et de l'argent votre serviteur. 1Tim. 6,10. Gagnez tout ce que vous pouvez, économisez tout ce que vous pouvez et donnez tout ce que vous pouvez. Investissez dans le royaume de Dieu car c'est tout ce que nous pouvons emporter avec nous. C'est ce que nous aurons quand nous arriverons au ciel.

7. Dieu nous donne toutes les bénédictions que nous avons, qu'elles soient monétaires ou spirituelles. Il veut que nous soyons sages dans la façon dont nous interagissons les uns avec les autres et que nous utilisions nos dons pour redonner à lui et les uns aux autres. Nous avons le choix de nier et de rejeter, mais Dieu veut que rien n'interfère avec notre amour pour Lui. 


mercredi 14 septembre 2022

Prière de Serge Gauthier

 


Seigneur,

Grâce à toi, notre trésor est grand. Comment ne pas le savoir, le ressentir, comme un immense défi et tu nous l’as confié. Il faut que nous sachions en témoigner. Aide-nous. Dis-nous quel chemin emprunter. Toi qui connais le bien. Toi qui nous invites à bien agir.

Seigneur, il ne faut pas que nous nous détournions la face, nous devons faire face. Chaque jour, le trésor que tu nous as laissé est menacé, décrié, mais nous y pouvons quelque chose. Nous pouvons être comme des arbres dans la foi. Nous ne plierons pas. Nous serons là demain et si même un tsunami, une terrible tempête survient, nous repousserons ailleurs, rien ne nous fera disparaître. Nous serons le petit reste, bien peu de choses. Mais nous serons là. Indéracinables. Notre foi ne sera pas emportée par la vague. Contre vents et marées, elle demeurera. À cause de toi. Aussi à cause de nous. Notre agir essentiel est de persévérer. De ne rien renier. De dire encore oui, demain, plus loin encore pour porter toujours ton message d’amour éternel.

Merci Seigneur!

 

dimanche 11 septembre 2022

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15, 1-3.11-32

 LA PARABOLE DE L'ENFANT PRODIGUE

Jésus nous raconte l’histoire d’un père formidable ! Un Père plein de miséricorde
« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit »

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t‑il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t‑elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Luc 15, 11-32

 Jésus raconte une nouvelle parabole à la foule venue l’écouter : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi ma part d’héritage.“ Le père partage alors ses biens entre ses deux fils. Peu de jours après, le plus jeune rassemble tout ce qu’il a et part pour un pays lointain où il dépense toute sa fortune en menant une vie de désordre.

Q: Qu’est-ce qui se passe dans ce récit? Pouvez-vous nous raconter avec vos mots? Que pensez-vous du comportement du fils? Comment pensez-vous que son père se sent?

 Il a tout dépensé quand une grande famine touche le pays et il commence à se trouver dans le besoin. Il trouve un emploi auprès d’un habitant du pays qui l’envoie dans ses champs garder les porcs. Il voudrait bien se remplir le ventre avec les gousses que mangent les porcs, mais personne ne lui donne rien.

Q: Et maintenant qu’est-ce qui se passe? Que fait le fils? Pourquoi? Comment pensez-vous qu’il se sent maintenant?

 Alors il réfléchit et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père et lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.“ Il se lève et s’en va vers son père.

Q: À quoi le fils pense-t-il maintenant? Quel est le problème qu’il vit? Comment va-t-il le résoudre? Quel sera la réaction du père, selon vous?

 Alors qu’il est encore loin, son père l’aperçoit. Saisi de compassion, il se jette à son cou et le couvre de baisers. “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et faisons la fête, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé.” Et ils commencent à faire la fête.

 Q: Comment le père réagit-il en voyant arriver son fils? Qu’est-ce qu’il fait? Quelle est votre réaction devant ce que le père fait? Il y a un mot pour le comportement du père, qui accueille le fils avec une fête alors que le fils lui a causé tant de peine. Quel est ce mot? (Pardon!)

 Or le fils aîné était aux champs. Quand il revient à la maison, il entend la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il lui demande ce qui se passe. Celui-ci répond : “Ton frère est arrivé et ton père a tué le veau gras parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se met en colère et refuse d’entrer. Quand son père vient le supplier de les rejoindre, il lui dit : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans t’avoir jamais désobéi, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour faire la fête avec mes amis. Mais quand ton fils revient après avoir dépensé tout son argent n’importe comment, tu fais tuer pour lui le veau gras !” Le père répond : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi. Il faut faire la fête et se réjouir, car ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé !” »

Q: Quelle est la réaction du grand frère quand il voit ce qui se passe? Pourquoi? A-t-il raison ou non? Pourquoi? Quelle est la différence entre l’attitude du père et celle du fils? Ce que nous venons d’entendre c’est une parabole.

Qu’est-ce que ça veut dire? (C’est une histoire que Jésus raconte qui veut nous enseigner quelque chose sur Dieu. C’est un symbole.) Qui sont les personnages dans cette histoire? Qui représentent-ils?

 Petit commentaire

 




 « Comme il était encore loin, son père l’aperçut ». Jésus nous offre le portrait de son Père. Un Père qui nous voit quand nous sommes encore loin de lui, empêtrés dans nos mauvaises habitudes, lassés de nos vains efforts pour changer.

« Il courut ». Imagine-t-on le Père du ciel courir au-devant de nous ? « Se jeta à son cou et le couvrit de baisers ». Voilà comment Dieu nous accueille lorsque nous prenons conscience d’avoir mal agi et que nous revenons à lui.

Ce fils a dilapidé sa part d’héritage et voici que son père le revêt de la plus belle robe, la robe du patron. Il lui met une bague au doigt, c’est le sceau familial, comme si, aujourd’hui, à un fils qui a fait de grosses dettes qu’il ne peut rembourser, son père donnait sa carte bleue. C’est la fête dans le cœur de Dieu dès que celui qui s’était éloigné revient.

Le frère aîné est furieux. Il est en règle, a toujours obéi, s’est tué au travail et jamais son père n’a fait une telle fête pour lui. Le Père lui répond, il répond aux bons chrétiens qui se scandalisent à l’idée que ceux qui ont mené une vie dissolue sont pardonnés : « toi, mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi ». Tu ne peux pas pardonner ? Je mets dans ton cœur ma façon d’aimer, ma tendresse pour ceux qui s’égarent.

Aucun des deux fils ne croit en son amour. L’un se croit trop pécheur pour être fils, l’autre a cru qu’il fallait en faire beaucoup pour contenter le Père. Or Dieu n’attend que notre confiance en la gratuité de son pardon.

 

samedi 3 septembre 2022

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14, 25-33

Être disciple

 

En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :

« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?

Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui

“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”

Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?

S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »


Commencer
 par s’asseoir

 Être disciple, marcher à la suite de Jésus, c’est vivre, parler et agir en laissant l’Évangile nous guider et nous transformer. Un tel engagement exige de la réflexion.

Le passage d'aujourd'hui est un message à ceux qui souhaitent suivre Jésus, expliquant ce qui sera attendu d'eux s'ils souhaitent obtenir la vie éternelle. Il est difficile de lire ce qui semble être un appel à haïr nos proches.

Cependant, Jésus nous dit que nous devons choisir ce qui est le plus important pour nous. Par conséquent, nous devons accorder moins de priorité à d'autres aspects de notre vie, qu'il s'agisse de relations ou de possessions.

Nous sommes invités à examiner attentivement tous les aspects de notre vie et à décider si la récompense de la vie éternelle en présence de Dieu est plus importante que toute autre chose. Nous pouvons demander à Jésus de nous aider à identifier ce dont nous avons besoin dans nos vies pour vraiment le suivre.

 Questions : Est-ce que je désire les choses de ce monde ou suis-je prêt à me sacrifier maintenant pour suivre Jésus-Christ ?