mardi 28 juillet 2020

« Le Congé de Jésus » Une histoire comique et sage à la fois


Jésus pouvait faire des miracles. Personne ne comprenait comment ça marchait. Il racontait aussi des histoires merveilleuses, gratuitement. Tous les jours de la semaine, Jésus travaillait dur pour rendre le monde un tout petit peu meilleur.
Un matin cependant, il s’éveilla moins en forme que d’habitude. Ce jour-là, les miracles ne marchèrent pas aussi bien. Les histoires non plus. Le matin suivant, il se rendit chez le docteur. Celui-ci l’examina et lui dit : « Prenez un jour de congé, Jésus. Reposez-vous. Distrayez-vous. Profitez du soleil ».
Jésus prévint ses amis, puis partit se promener. Il faisait un temps magnifique. Il commença par faire des cabrioles dans le désert. Après ça, il s’amusa à lancer et à rattraper son auréole. Puis il mangea son pique-nique. Ensuite, il piqua une tête pour se rafraîchir. Il termina par une de ces longues randonnées à dos d’âne qu’il aimait tellement.
Quelle merveilleuse journée il avait passée !
Vers la fin, pourtant, il se sentit soudain très triste. En y repensant, il trouvait qu’il avait perdu son temps. Il n’avait aidé personne. Il se sentait tellement malheureux qu’il décida de tout raconter à son père.
Jésus aimait beaucoup son père. Il connaissait toutes choses et il avait réponse à tout. Quand Jésus lui eut raconté sa journée, son père prit la parole : « Regarde un peu en bas, fiston. »
 Et Jésus regarda. « Là où tu as fait des cabrioles, des sources ont jailli du sable. Là où tu as jonglé avec ton auréole et mangé ton pique-nique, les arbres ont porté des fruits. Là où tu as piqué une tête, les pêcheurs ont fait bonne pêche. Et partout où tu es passé avec ton âne, les gens se sont sentis heureux. Comme tu vois, quand toi tu vas mieux, le monde va mieux aussi. »
Jésus dut reconnaître qu’une fois de plus son père avait raison. De retour à la maison, il trouva un délicieux repas préparé en son honneur. Ses amis le félicitèrent pour sa bonne mine. Ce soir-là, après avoir dit ses prières, Jésus s’endormit profondément. Le lendemain matin, il était frais et dispos.

Extrait de l'album « Le congé de Jésus », de Nicholas ALLAN, paru aux Éditions Mijade, 1998, proposé par Reinhilde Houtevels-Minet.

samedi 25 juillet 2020

Le trésor

Le meunier était malheureux et lui-même n’aurait su dire pourquoi. Jamais personne ne l’avait vu sourire, ou entendu rire, puisque rien ne lui procurait de joie.
     Et voilà maintenant qu’il se mettait à faire ce rêve étrange : il longeait vers le sud la rivière où se tenait son moulin et, à trois jours de marche, il arrivait devant une ville entourée de remparts. Au cœur de cette ville, se dressait le palais du roi et pour y accéder, il fallait passer sur un pont. Le meunier rêvait qu’en creusant sous ce pont, il trouvait un trésor inestimable.
Un matin, il se réveilla après avoir fait le même songe. Il prit une pelle avec une besace contenant un peu de nourriture et ferma le moulin. L’homme marcha pendant trois jours et tandis qu’il cheminait, il s’imaginait tout ce qu’il pourrait faire grâce à ce trésor ; oh ! Comme il serait heureux !
     À l’aube du troisième jour, il arriva devant la grande ville. Il trouva facilement le palais du roi et là, sous le pont qui y menait, à l’aide de sa pelle, se mit à creuser.
     Le meunier fouillait la terre depuis une bonne heure, lorsque les gardes du palais le surprirent en pleine besogne. Ils s’emparèrent de lui et l’amenèrent devant leur capitaine.
     — Nous avons trouvé cet homme en train de creuser devant le palais, lui dirent-ils, c’est un espion, sans aucun doute !
     — Ah non, protesta le meunier, je ne suis pas un espion. Je cherchais un trésor caché sous le pont.
     — Et pourquoi pensais-tu y découvrir un trésor ? lui demanda le capitaine soupçonneux.
     — Eh bien, répliqua le meunier un peu gêné, j’ai fait plusieurs fois un rêve et dans ce rêve, je déterrais un trésor enfoui sous ce pont.
     Le capitaine partit d’un grand éclat de rire :
     — Comment peux-tu être aussi bête pour suivre tes rêves ? Si j’écoutais les miens, je marcherais vers le nord pendant trois jours en suivant la rivière et je trouverais un moulin. Il faudrait que je creuse au cœur de ce moulin pour trouver un trésor qui ferait de moi un homme immensément riche. Mais je ne suis pas fou !
     Et il ordonna à ses gardes d’escorter l’homme aux portes de la ville et lui en interdit désormais l’accès.
     Le meunier, songeur, se hâta de retourner chez lui.
     Là, il creusa au beau milieu de son moulin et déterra un petit coffre vermoulu. Il contenait seulement un vieux parchemin. En le déroulant, le meunier put y lire inscrit en lettres d’or : « Ce qu’il y a de plus précieux au monde est à l’intérieur de toi. »
     Le meunier se mit à rire en comprenant le message.
     Il était allé bien loin chercher le trésor qu’il portait en lui depuis toujours.
     Ce trésor était son cœur et tout le bonheur du monde y était contenu.
 

Johanna Marin Coles ; Lydia Marin Ross
L’Alphabet de la Sagesse
Paris, Albin Michel Jeunesse, 1999



ÉVANGILE de Jésus Christ selon saint Matthieu 13, 44 -52

Parabole du trésor caché


En ce temps-là. Jésus disait à la foule ces paraboles : ‘’ Le Royaume des cieux est comparable  à un trésor caché dans un champ ;  l'homme qui l'a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède,  et il achète ce champ.  Ou encore : Le Royaume des cieux est comparable  à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur,  il va vendre tout ce qu'il possède,  et il achète la perle. 
Le Royaume des cieux est encore comparable à un filet que l’on jette dans la mer,  et qui ramène toutes sortes de poissons. Quand il est plein, on le tire sur le rivage, on s'assied, on ramasse dans des paniers ce qui est bon, et on rejette ce qui ne vaut  rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde: les anges sortiront pour  séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise: là il y aura des pleurs et des grincements de dents.  Avez-vous compris tout cela? Ils, lui répondent : <>. Jésus ajouta :`` C'est pourquoi  tout scribe devenu disciple du royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l'ancien.``


Question


Le royaume de Dieu peut être trouvé même si vous ne le cherchez pas. Cependant, dans les deux paraboles, nous voyons la réaction réelle à celui qui reçoit ce cadeau inestimable.

Q1. Comment la parabole du «Trésor caché et de la perle de grand prix» nous apprend-elle le Royaume de Dieu?

Q2. Quel était le trésor "réel" dans ces deux paraboles?

Q3. Quelle est la différence entre la parabole du trésor caché et la perle de bon prix?

Q4. Quel genre de choses veut-il que Jésus abandonne pour que nous puissions gagner le royaume?

Q5. Pourquoi pensez-vous que le voyageur et le marchand ont vendu tous leurs biens pour ce petit morceau?


Q6. Quelle est la leçon pour nous, de la Parabole du Trésor caché et de la Parabole de la Perle?


Petit commentaire : LE PLUS GRAND TRÉSOR C’EST JÉSUS


 Matthieu 13, 44-46 nous parle d’un trésor de grande valeur. Mais c’est un trésor caché dans un champ. Autrement dit, il n’est pas nécessairement visible. L’évangile ne dit rien que la valeur exceptionnelle de ce trésor. Nous l’avons bien compris, ce trésor, c’est l’amour de Dieu, sa vie divine, l’Évangile. En définitive, ce trésor n’est pas une chose mais une personne. C’est un peu comme une maman qui appelle son enfant ‘mon trésor. Pour nous chrétiens, Jésus est notre trésor. 
Jésus est le trésor caché. Nous savons qu’il est présent dans notre vie, par le baptême, par la participation à la messe. Mais nous ne le sentons pas, nous ne le voyons pas. Il paraît absent. C’est qu’il veut que je le cherche. « Cherchez le Seigneur tant qu’il se laisse trouver » nous dit le prophète Isaïe (55, 6). Le Christ veut que je le désire. Mais où le chercher ? Il nous l’a dit lui-même : « Prenez, manger, ceci est mon corps » (Mat 26-26) : l’Eucharistie ; « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là » (Mt 18,20) : la prière « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix « (La 9,23) :  la croix ; « et le Verbe était auprès de Dieu, et le verbe était Dieu » (Jn 1,1:) : l’Évangile. Chers paroissiens et paroissiennes, si vous ressentez le besoin de vous rapprocher de Dieu, ces sont des moyens : L’Eucharistie, La Prière, La Croix et L’Évangile.



dimanche 19 juillet 2020

LES TROIS GRAINS DE RIZ – Agnès BERTRON



Ce matin, Petite Sœur Li a mis sur son dos un sac de toile brune. Dans ce sac, se tiennent bien serrés tous les grains de riz que ses parents ont récoltés précieusement dans la plaine à côté du grand fleuve.
Et Petite Sœur Li est partie en courant, pour vendre ce riz au marché.
Mais soudain, un canard sauvage se pose devant elle. « Petite Sœur Li, Petite Sœur Li, donne-moi du riz ! Moi, avec le riz, j’efface les ennuis ! » Petite Sœur Li ne doit pas gaspiller ce riz, elle doit le vendre car ses parents ont besoin d’argent. Mais elle trouve extraordinaire qu’un canard soit capable de tant de bonté ! Alors elle ouvre doucement le sac de toile brune, et c’est avec plaisir qu’elle offre une petite poignée de riz à un canard si gentil. Et le canard s’envole en lui disant merci.
A l’entrée de la forêt de bambous, Petite Sœur Li court toujours quand, soudain, un panda se présente devant elle.
« Petite Sœur Li, Petite Sœur Li, donne-moi du riz ! Moi, avec le riz, je combats les méchants. » Petite Sœur Li trouve formidable qu’un panda soit capable de tant de courage ! Alors elle ouvre une nouvelle fois le sac de toile, et c’est avec joie qu’elle offre une petite poignée de riz à un panda si courageux. Et le panda se sauve en lui disant merci.
Petite Sœur Li court au milieu des bambous, quand un singe l’interpelle : « Petite Sœur Li, Petite Sœur Li, donne-moi du riz ! Moi, avec le riz, je fabrique des trésors. »
Petite Sœur Li trouve incroyable qu’un singe soit si doué ! Alors elle ouvre une nouvelle fois le sac de toile, et c’est avec admiration qu’elle offre une petite poignée de riz à un singe aussi adroit. Et le singe se sauve en lui disant merci.
Mais quand Petite Sœur Li traverse le pont, le dragon du fleuve bondit en rugissant : « Petite Sœur Li, Petite Sœur Li, donne-moi du riz ou je t’avale ! »
Petite Sœur Li a tellement peur du dragon qu’elle lui jette une énorme poignée de riz pour qu’il la laisse tranquille. Mais le dragon ne dit pas merci. Vraiment pas du tout. Au contraire, il se fâche de plus belle, et il rugit : « Petite Sœur Li, tu te moques de moi ! Une poignée ne suffit pas, je veux tout ton riz ! Donne-le-moi ! » « Ah non, » répond Petite Sœur Li, « tu exagères ! Ce riz, je dois le vendre au marché. »
Et Petite Sœur Li court de l’autre côté du pont. Le dragon est furieux. Il se dresse pour cracher sa colère contre Petite Sœur Li.
Il lance des serpents de flammes qui transforment le ciel en brasier. Il avale l’eau du fleuve et la recrache pour noyer Petite Sœur Li. L’eau du fleuve monte aux pieds de Petite Sœur Li, à ses mollets, à sa taille. Petite Sœur Li est secouée par le courant. Elle essaie de nager, elle lutte pour ne pas se noyer. Mais, hélas ! Son sac se déchire et les grains de riz sont emportés par l’eau en furie.
Petite Sœur Li s’agrippe à une branche de bambou. Petite Sœur Li a froid, Petite Sœur Li a peur, Petite Sœur Li a tout perdu. Enfin…c’est ce qu’elle croit.
Mais le canard sauvage passe au-dessus d’elle. « Petite Sœur Li, Petite Sœur Li, pour toi j’ai gardé un grain de riz. » Et il crache dans l’eau en chantant : « Petit grain de riz, efface les ennuis de Petite Sœur Li. » Au contact de l’eau, le grain de riz grossit. Il se transforme en un bateau de nacre. Vite, Petite Sœur Li monte dedans. Hélas ! Petite Sœur Li ne sait pas naviguer, elle va droit vers le dragon qui la regarde arriver, prêt à la croquer.
Petite sœur Li a froid, Petite Sœur Li a peur, Petite Sœur Li va mourir. Enfin…c’est ce qu’elle croit.
Mais le panda surgit à travers les branches de bambous. « Petite Sœur Li, Petite Sœur Li, pour toi j’ai gardé un grain de riz. »
Vite, il le lance dans la gueule du dragon en chantant : « Petit grain de riz, sauve Petite Sœur Li du méchant dragon ! » Aussitôt, le grain de riz devient long et piquant. Il se transforme en une immense épine, qui fonce comme une flèche et vient se planter dans la gorge du monstre.
Et voilà le dragon qui bâille et s’endort. Il se couche au fond du fleuve, et toute l’eau le suit et rentre dans son lit. Petite Sœur Li accroche le bateau au ponton, et elle court chez elle voir si ses parents n’ont pas été emportés par l’eau du fleuve. Quand elle les aperçoit, bien vivants sur le seuil de leur maison, le cœur de Petite Sœur Li se soulève de joie.
Hélas ! Petite Sœur Li n’a ni riz ni argent ! Elle a peur de se faire gronder car elle revient les mains vides. Elle a tout perdu ! Enfin…c’est ce qu’elle croit.
Mais le singe saute autour d’elle. « Petite Sœur Li, Petite Sœur Li, moi aussi, pour toi j’ai gardé un grain de riz. » Et il le tend à Petite Sœur Li, en chantant : « Petit grain de riz, transforme-toi en trésor pour Petite Sœur Li ! » A peine le grain de riz est-il dans les mains de Petite Sœur Li, qu’il devient d’un bleu profond et se met à briller. Il se transforme en un énorme saphir. Alors Petite Sœur Li court offrir cette pierre précieuse à ses parents et se jette dans leurs bras. Quelle joie pour les parents de Petite Sœur Li de retrouver leur fille !
Mais aujourd’hui encore, ils n’ont pas compris comment Petite Sœur Li a pu leur apporter un tel trésor à la place d’un seul sac de riz, ni comment un canard sauvage, un panda et un singe sont devenus, ce jour-là, ses amis pour la vie !


Des idées à télécharger:

samedi 18 juillet 2020

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13, 24-43


La parabole de l’ivraie – et du bon grain



En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : " Le Royaume des cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ. Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema l'ivraie au milieu du blé et s'en alla. Quand la tige poussa et produisit l'épi, l'ivraie apparut aussi. Les serviteurs du maître vinrent lui dire : Seigneur, n'est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D'où vient donc qu'il y a de l'ivraie ? Il leur dit : C'est un ennemi qui a fait cela. Les serviteurs lui disent : Alors, veux-tu que nous allions l'enlever ? Il répond : Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d'arracher  le blé en même temps. Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, rentrez-le dans mon grenier ".

Il leur proposa une autre parabole : `` Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.  C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. ``  Il leur dit une autre parabole : `` Le Royaume des cieux est comparable au  levain qu'une femme a pris et qu’elle a enfouit dans trois  mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. ``

Tout cela, Jésus le dit aux foules  en paraboles, et il ne leur disait rien sans  parabole,  accomplissant ainsi la parole du prophète : J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qu’il fut caché depuis la fondation du monde.

Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s'approchèrent et lui dirent : `` Explique-nous clairement la parabole de l'ivraie dans le champ. ``  Il leur répondit : `` Celui qui sème le bon grain, c'est le Fils de l'homme ;  le champ, c'est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l'ivraie, ce sont les fils du Mauvais.  L'ennemi qui l'a semée, c'est le démon ; la moisson, c'est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.  De même que l'on enlève l'ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.  Le Fils de l'homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute ceux qui font le mal,   ils les jetteront dans la fournaise : là il y aura des pleurs et des grincements de dents.  Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu'il entende !

QUESTIONS

1. Qui est le "semeur" dans cette parabole?
2. Que symbolisent l’"ivraie," le "blé" et le champ?
3. Sous quelle dispensation les événements mentionnés ici ont-ils lieu?
4. Pourquoi l’ivraie ne pouvait-elle pas être arrachée quand on découvrit qu’elle poussait avec le blé?
5. Pourquoi Dieu laisse-t-Il le mal persister dans ce monde, comme cela est écrit dans Ecclésiaste 8:11? Que symbolise le grenier?
6. Quelle période symbolise la "moisson" dans cette parabole?
7. Qu’advient-il de l’ivraie et de blé, pendant la moisson? Et que symbolise cette disposition prise pour ces plantes?
8. Citez un verset des Écritures qui justifie votre réponse à la question posée ci-dessus.
9. Que doit faire un pécheur pour avoir cette transformation de fils du malin en fils du Royaume?
10. Quel genre de vie doit-il mener, afin d’entrer dans ce royaume, à la moisson?

Réflexion sur l'Évangile : que retenez-vous de la lecture d'aujourd'hui? (ENFANT)

Jésus raconte trois paraboles sur le Royaume des Cieux. Dans le premier, il parle d'un homme qui plante des graines de blé dans son champ. Mais que se passe-t-il ensuite?

Son ennemi arrive et plante aussi mauvaises herbes– l’ivraie est une mauvaise herbe qui ressemble beaucoup au blé jusqu'au moment de la récolte. C'est pourquoi l'homme demande à ses ouvriers d'attendre au lieu de ramasser tout de suite l’ivraie- il ne voulait rien perdre de son blé. Cependant, au moment de la récolte, il est plus facile de les distinguer et les travailleurs peuvent donc brûler les mauvaises herbes et ramasser tout le blé.

Quelles autres histoires Jésus nous raconte-t-il aujourd'hui au sujet du Royaume des Cieux?

Pourquoi pensez-vous que Jésus nous raconte des histoires ou des paraboles plutôt que de simplement dire exactement à quoi ressemble le royaume de Dieu, ou exactement ce qu'il veut que nous fassions?

Jésus est un grand enseignant. Il enseigne aux gens en racontant des histoires. Les histoires gardent les gens intéressés par ce qu'il a à dire et nous aident à comprendre les choses qui sont compliquées. Jésus veut que nous apprenions de lui et devenions les meilleures personnes que nous puissions être.

Et quand les gens ne comprennent pas ses histoires, il les explique, afin que nous puissions tous comprendre. Quelle parabole explique-t-il aux disciples aujourd'hui?

Qui vous explique des choses quand vous ne comprenez pas?
De qui apprenez-vous?

Nous apprenons de toutes sortes de personnes - enseignants, amis, parents, grands-parents, frères, sœurs, cousins ​​et plus encore! Vous racontent-ils des histoires pour vous aider à apprendre? Peux-tu me donner un exemple?

Pourquoi pensez-vous qu'il est important pour nous d'apprendre?

Cela nous aide à devenir les meilleures personnes que nous pouvons être. Que pensez-vous que «être la meilleure personne possible» signifie?

Être la meilleure personne que nous pouvons être signifie toujours faire de notre mieux dans tout ce que nous faisons. Cela signifie essayer de vivre comme Jésus nous le demande - tirer le meilleur parti des dons et des talents que Dieu nous a donnés et utiliser ces talents pour aider les autres. Cela signifie toujours essayer d'être aimable, généreux et aimant. Cela signifie partager ce que nous avons afin que le monde devienne un meilleur endroit pour tout le monde.

Les enfants du monde entier vont à l'école pour acquérir les compétences dont ils ont besoin pour l'avenir.

Mais tous les enfants n'ont pas la possibilité d'aller à l'école pour apprendre à cause de catastrophes naturelles ou parce que leurs parents n'ont pas les moyens de les envoyer. Que pensez-vous de ceci? Est-ce juste? Pourquoi pourquoi pas?

Cette semaine, rendons grâce à Dieu pour toutes les personnes avec qui nous apprenons. Essayons d'écouter attentivement nos professeurs et faisons de notre mieux pour comprendre ce qu'ils disent. Essayons d'être les meilleures personnes possibles.

Comment serez-vous la meilleure personne possible cette semaine?

La parabole de l’ivraie – et du bon grain


VERSET MÉMOIRE: "Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende! " MATTHIEU 13:43

ENTOURER LE MOT CORRECT: 1. "... Le royaume des cieux est comme un homme qui a semé du bon ( FILET , GRAIN ) dans son champ." MATTHIEU 13:24

VRAI OU FAUX: 2. "... mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi est venu et a semé de l'ivraie parmi le blé et a poursuivi son chemin. "MATTIEU 13:25 VRAI OU FAUX

3. Mais lorsque le grain a germé et produit une récolte, seul le blé est apparu. MATTHIEU 13:26 VRAI OU FAUX

4. "... Les serviteurs lui dirent:" Voulez-vous donc que nous allions l’enlever? " " MATTHIEU 13:28 VRAI OU FAUX

ENTOURE LES MOTS CORRECTS:

5. "Mais il a dit: '( OUI , NON ), de peur que pendant que vous ramassez l'ivraie, vous déraciniez aussi le blé avec eux.' "MATTHIEU 13:29

6. "Laissez les deux grandir ensemble jusqu'au ( WEEK - END , RÉCOLTE ) ..." MATTHIEU 13:30

VRAI OU FAUX: 7. "... au moment de la récolte, je dirai aux moissonneurs:" Rassemblez d'abord l'ivraie et liez-les en faisceaux pour les brûler, mais ramassez le blé pour le rentrer dans mon grenier. " MATTHIEU 13:30

VRAI OU FAUX
8. "... Celui qui sème la bonne semence est le Fils de l'homme." MATTHIEU 13:37 VRAI OU FAUX

ENTOURE LES MOTS CORRECTS:

9. "L'ennemi qui les a semés est le ( AGRICULTEUR , DIABLE ), le ( WEEK - END , RÉCOLTE ) est la fin du monde, et les moissonneurs sont les ( ANGES , TRAVAILLEURS ). " MATTHIEU 13:39

10. "Par conséquent, comme les ( IVRAIES , BLÉ ) sont rassemblés et brûlés dans le feu, il en sera de même à la fin du monde. " MATTHIEU 13:40

11. "Alors les justes (RESPLENDIRONT, COUCHERONT )  comme le soleil dans le royaume de leur Père ..."MATTHIEU 13:43

jeudi 16 juillet 2020


Il était une fois des insectes frileux qui, à l’approche des fêtes de fin d’année, se réunirent
au coin du feu pour bavarder un peu. Tout autour d’eux, le monde semblait joyeux et préparait fébrilement jolis paquets et décorations scintillantes…
 
Plus envie de chanter, plus envie de voleter, plus envie de butiner…
« Mais que se passe-t-il ? » dit le grillon,
« Je ne tricote plus » dit l’araignée,
« Juste envie d’hiberner » dit la fourmi…
 
Il fallait faire quelque chose pour réveiller ce petit monde invisible qui frissonnait sous les premiers flocons de neige !
C’est à ce moment-là qu’ils se souvinrent tous de leur ami Jeanjean, jardinier de la Reine,
qui transformait les massifs du château en de merveilleux terrains de jeu où à la belle saison ils pouvaient sans retenue déguster les nectars les plus rares.
« Toc toc » pas de réponse…
 
Tout semblait endormi dans la forteresse moyenâgeuse. Le papillon s’élança dans le ciel
nuageux et de son souffle chaud fit fondre le givre d’une fenêtre. Celle de la cuisine où le jardinier sommeillait au coin du feu.
« Toc toc » notre ami ouvrit un oeil et s’émerveilla des battements d’ailes multicolores qui lui rappellaient le printemps !
« Que se passe-t-il ? »
Le beau lépidoptère ne tarda pas à lui répondre : « Venez nous sauver de la tristesse ! Le monde est tellement heureux autour de nous et nous n’arrivons pas à expliquer pourquoi en hiver, la vie nous semble tellement ennuyeuse…».
 
Sortant de sa torpeur, le jardinier alla consulter dans sa bibliothèque un des livres de magie hérités de son amie la fée des fleurs. Au chapitre « Insectes devenus tristes », il trouva la recette qui pouvait peut-être sauver ses petits amis de la morosité ! Il s’agissait de créer une fleur dont la robe pourrait être rouge comme la passion, blanche comme la neige ou rose comme la tendresse.
 
La rose existait déjà, il était hors de question d’en copier la beauté, elle qui se vantait déjà d’être la reine des fleurs!
 
Réfléchissons un peu…
Jeanjean se mit au travail. Il fouilla dans les malles à la recherche des plus belles soies, feuilleta les nuanciers de couleurs, découpa des pétales opulents aux bordures dentelées…
Le travail fut long, mais nos amis les insectes connaissaient la patience et contemplaient
Jeanjean travailler en silence.
 
Et à l’aube d’un jour ensoleillé, une merveille de fleur vit le jour.
« Je te baptise Pivoine » dit le jardinier magicien. Pivoine était le nom d’une princesse qui un jour était venue visiter les jardins du château et dont il était tombé secrètement amoureux.
Les insectes soudain retrouvèrent le sourire !
 
Cependant, leur bonheur n’était pas complet… Il manquait à cette fleur ce « je ne sais quoi » qui la rendrait irrésistible. « Votre création est magnifique » dit la cigale à moitié endormie à
Jeanjean le jardinier, « mais je sais ce qui lui manque ! »
C’est alors qu’elle se souvint d’un séjour qu’elle avait fait à Grasse, capitale mondiale de la
parfumerie… Dans les laboratoires enchantés de la Parfumerie Fragonard on imaginait des senteurs qui faisaient tourner la tête des belles marquises et rendaient charmants les princes.
 
Jeanjean se mit en route vers cette contrée ensoleillée.
« Toc toc »… Pas de réponse
« Toc toc, je suis un ami de la cigale », la porte s’ouvrit.
« Nous n’ouvrons qu’aux amis qui possèdent le mot de passe » dit le parfumeur rêveur.
« Tout ce qui se passe ici est absolument secret ».
 
Jeanjean parla de la tristesse des insectes en hiver, de sa création inachevée car non parfumée… C’est alors qu’émanant d’un alambic de cuivre, la plus délicieuse des fragrances distilla ses effluves enchanteresses : la Pivoine avait trouvé son parfum.
 
De retour au château, Jeanjean le jardinier n’en cru pas ses yeux : le Roi et la Reine avaient organisé un grand bal dont la Pivoine était l’invitée d’honneur.
Les insectes y dansèrent toute la nuit pour fêter la Pivoine bienheureuse qui dispersait
sous la caresse du vent Fragonard son parfum enchanteur !

lundi 13 juillet 2020

Un jour de vacances


Julie et Mariette se réveillent dans la maison de tante Annie à la campagne. Mariette regarde par la fenêtre: Lève-toi vite, Julie ! Il fait beau, et c'est aujourd'hui que nous allons pique-niquer.
François, lui, est déjà descendu sans faire de bruit pour ne pas réveiller les filles. Il boit son café au lait dans la cuisine, près du chat qui se lèche les moustaches. Tante Annie va nous préparer un panier bien rempli et c'est moi qui le porterai, dit-il.
Nous mangerons du saucisson et du poulet, dit Mariette, des oeufs durs, de la tarte aux prunes, du bon pain blanc, des tomates, de la salade, du pâté, de la confiture de fraises, du fromage, des bananes et des cerises. Ouf ! ! ! J'ai rempli la cruche de limonade et d'eau fraîche, ajoute tante Annie.
 Voyez ! Le chien nous a suivis. Gentil Doogie, va ! Si nous allions dans les bois ? dit Mariette. Plutôt vers la rivière..... Je crois que c'est dans un pré que nous serons le mieux, dit François.
Heureusement que Doogie est là pour nous aider à tout manger ! dit Julie en mettant le couvert. J'espère qu'il ne viendra pas de vache, ni de chèvre, ajoute Mariette. Ni de mouches, ni de courants d'air, poule mouillée.
Après le déjeuner sur l'herbe, une sieste à l'ombre des arbres paraît bien bonne. Comme c'est joli, les ronds de lumière que fait le soleil au travers des branches ! François, lui, n'a pas envie de dormir : J'ai trouvé un trèfle à quatre feuilles ! crie-t-il.
 La sieste finie, on cueille de jolies fleurs, marguerites, boutons d'or, coquelicots, violettes. Voyez, les miennes sont les plus belles ! Je me ferai une couronne...... Et moi, une guirlande.
Avec ma couronne sur la tête, c'est moi la reine...... Vive Mariette la reine des champs!
Au secours, crie Mariette, je vois une énorme vache ! Sauvons-nous vite !
N'ayez pas peur ! Je prends la nappe et je suis toréador. Heureusement, une clôture électrique empêche François d'aller taquiner la vache de plus près. 
Oh ! La jolie petite chèvre !
Elle a l'air aussi gentille que celle de Monsieur Seguin.
Comme elle doit s'ennuyer, attachée à un pieu toute la journée !
Si nous la détachions ? propose Mariette.
Ah ! Tu as eu vraiment une bonne idée ! crie Julie.
J'ai pris un coup de soleil, dit Julie sur le chemin du retour et mes fleurs sont fanées.
Les fourmis rouges m'ont piqué, dit François. Je suis fatiguée, dit Mariette.
Moi aussi, je suis fatigué, ............pense Doogie ..... Mais nous sommes bien contents et prêts à repartir pique-niquer dès demain........

samedi 11 juillet 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 13, 1-23


Parabole du semeur
Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer. Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage.
Il leur dit beaucoup de choses en paraboles : « Voici que le semeur sortit pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.  D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »
 Les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume des Cieux, mais ce n’est pas donné à ceux-là. À celui qui a, on donnera, et il sera dans l’abondance ; à celui qui n’a pas, on enlèvera même ce qu’il a. Si je leur parle en paraboles, c’est parce qu’ils regardent sans regarder, et qu’ils écoutent sans écouter ni comprendre.  Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le cœur de ce peuple s’est alourdi : ils sont devenus durs d’oreille, ils se sont bouché les yeux, de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur cœur ne comprenne, qu’ils ne se convertissent, – et moi, je les guérirai.

 Mais vous, heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu.

  Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.

Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole, qui ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »



Voici que le semeur sortit pour semer

Dans la parabole du semeur, bizarre ce travail du semeur qui ne fait pas attention à ce qu’il fait ! Il sème à tout vent, si bien que la graine tombe un peu partout. Pas étonnant qu’une bonne partie ne donne rien ! Mais si la semence c’est la Parole de Dieu, cela veut dire que Dieu parle à tous. Quelque soit le sort que les hommes réservent à sa parole, il le fait avec générosité. Dieu veut entrer en relation avec chacun de nous pour nous dire son amour. Et sa plus belle Parole c’est Jésus.

Jésus, Parole de Dieu incarnée, est à la fois le semeur et la semence. Sur le chemin, au milieu des épines ou dans la terre peu profonde, la graine montre la même force et la même ardeur pour pousser. Car une force de vie est présente dans la Parole !

Quand Dieu sème, il ne choisit pas son terrain, il sème partout : Il y a donc beaucoup de perte et gâchis, mais Dieu préfère cela ! Message d’encouragement pour ceux qui désespèrent face aux échecs apparents. Dieu ne fait pas de tri entre ceux qui risquent d’être improductifs, et ceux qui seraient de la bonne terre. Dieu se donne à tous, il fait lever son soleil sur les bons et sur les méchants.

À nous de veiller pour que ce que Dieu sème dans la terre de nos cœurs ne meure pas !
Personne n’est à l’avance une bonne terre. La bonne terre ce sont ceux qui se sont reconnus dans l’un des trois 1ers terrains, et qui ont décidé d’y remédier. Nous sommes la bonne terre, quand nous sommes capables d’écouter, d’entretenir en nous cette Parole, car nous avons confiance en elle. Une terre semée : cela s’entretient : Il faut arroser, remettre du fumier, protéger…

Prenons un temps de silence pour laisser la Parole prendre place en nos corps, germer en nos cœurs.

Commentaire

Dans l'évangile d'aujourd'hui, Jésus raconte l'histoire d'un semeur qui a planté des graines

Questions
  • Qu'arrive-t-il aux graines qui tombent sur le chemin?
  • Qu'arrive-t-il aux graines qui tombent sur un sol rocheux?
  • Qu'arrive-t-il aux graines qui tombent sur un bon sol?
  • Qu'est-ce que Jésus enseigne sur la bonne terre?
  • Comment la parabole enseigne-t-elle l'écoute de la Parole de Dieu?
Dans l'évangile d'aujourd'hui, Jésus raconte une histoire qui nous apprend à écouter la parole de Dieu. Jésus a souvent raconté des histoires pour aider les gens à comprendre le Royaume de Dieu. La parabole d'aujourd'hui sur le semeur et la semence montre les défis qu'il y a à entendre la parole de Dieu et à la laisser s'enraciner.
La semence est la Parole de Dieu. Jésus enseigne que nous devons être comme une bonne terre et permettre à la Parole de Dieu de croître dans nos cœurs. L'histoire de l'Évangile aujourd'hui montre qu'il est important d'avoir des oreilles ouvertes pour entendre la voix de Dieu afin que la Parole de Dieu puisse porter ses fruits dans nos actions.
  • Pourquoi est-il parfois difficile d'entendre la Parole de Dieu?
  • Qu'est-ce qui vous aide à écouter la Parole de Dieu?
  • Comment nos actions peuvent-elles montrer que nous écoutons la Parole de Dieu?


La folle générosité du semeur (texte à trous, Mt 13, versets 1 à 9)

Ce jour-là Jésus sortit de la____________  et alla s'asseoir au bord de la ­­­­­­­­­­­­­­­­__________ ; une foule si nombreuse se rassembla autour de lui qu’il monta dans une___________  et s'assit. Toute la foule se tenait sur le rivage. Jésus leur parla de beaucoup de choses en ___________ . Jésus leur disait donc : Voici que le ____________  est sorti pour___________ . Et comme il semait, il en est tombé au bord du ___________ . Les _____________ sont venus et en ont mangé. Il en est aussi tombé sur la ___________  où il n'y avait pas beaucoup de terre ; parce qu'il y avait peu de terre, ils ont poussé aussitôt ; mais, sans racines, ils ont séché dès que le ______________  s'est levé. D'autres sont tombés au milieu des ______________  ; les épines ont monté et l'ont étouffé. D'autres sont tombés sur la bonne _____________  et ont donné du fruit : l'un __________, l'autre, _______________ l'autre ___________________ .  Que celui qui a des __________ pour entendre, qu'il entende.

Le semeur qui sème à tout vent  (texte à trous, Mt 13, versets 18 à 23)

Si quelqu'un entend la Parole du Royaume sans la comprendre de tout son cœur, vient le Mauvais qui s'empare de ce qui a été semé dans le cœur de cet homme. Ainsi est celui qui a été semé au bord du ___________ . Le grain semé dans les ___________, c'est l'homme qui entend la Parole et l'accueille aussitôt avec joie. Mais il n'a pas de racine en lui. C’est un homme qui change facilement d’avis et qui chute dès qu'il y a une difficulté ou qu’on le fait souffrir à cause de la Parole. Celui qui a été semé dans les __________ , c'est l'homme qui entend la Parole, mais qui la laisse étouffer par les occupations du monde et l'envie des fausses richesses. Alors cette parole ne porte pas de fruits. Celui qui est semé dans la bonne _______________ , c'est celui qui écoute la Parole et la comprend de tout son cœur. Celui-là porte du fruit, l'un _________ , l'autre _____________ ,l'autre ____________.

vendredi 10 juillet 2020

LES HABITS DU SAGE…APPARENCES :


Un Roi, ayant entendu parler d’un Sage dont l’enseignement était réputé dans la région, l’invita à dîner.

Le jour précédent l’invitation, le grand Maître se présenta au palais dans l’habit de mendiant qu’il portait parmi ses disciples. Personne ne fit attention à lui.

Il entra, mais n’eut pas même le temps d’arriver à la salle à manger : les pages du Roi, voyant ce mendiant souiller de sa présence le sol royal, le menèrent vers les cuisines où on lui offrit quelques restes.

Le Sage ne dit rien mais s’en alla comme il était venu.

Le lendemain, il revint chez le Roi, cette fois-ci vêtu de son plus beau punjabi traditionnel : on lui réserva une place d’honneur au milieu des convives de haut rang.

Mais dès que les pages apportèrent les plats, la réaction du Sage surprit tout le monde: il prit la nourriture dans ses mains et en fit une boule qu’il mit dans ses poches.

Le Roi choisit de ne rien dire mais alors qu’on apportait le dernier plat, le grand Maître plongea la main à l’intérieur et en retira une pleine poignée de riz qu’il répandit sur son manteau en disant:

« Tiens, c’est pour toi ».

Le Roi, n’y tenant plus lui lança:

« Serais-tu devenu fou, toi que l’on dit si sage ? »

Après un long silence, le Maître répondit:

« Je me suis présenté chez toi hier dans mon habit de mendiant et l’on m’a donné les restes comme à un chien. Aujourd’hui, j’arrive richement vêtu et on m’honore. C’est donc mon manteau que l’on invite, il est normal que ce soit lui qui se nourrisse. »

Sur quoi devons-nous juger autrui ?
Sur les apparences ou sur ce qu’il est vraiment ?

Comme ce Roi, nous sommes trop souvent méfiants et victimes des préjugés de notre caste, de notre famille, de notre condition sociale.

Nous fermons notre cour et notre raison avant de connaître la personne en face.

Avant de juger, écoutons ce que les autres ont à nous dire: nous recueillerons peut-être des secrets très utiles… et s’ils n’ont que de mauvaises paroles, nous saurons alors quoi faire pour les éviter ! 

jeudi 9 juillet 2020

L’Ange/ Contes d’Andersen


« Chaque fois qu’un bon enfant meurt, un ange de Dieu descend sur la terre, prend l’enfant mort dans ses bras, ouvre ses larges ailes, parcourt tous les lieux que l’enfant a aimés, et cueille une poignée de fleurs. Ces fleurs, tous deux les portent au bon Dieu pour qu’il les fasse refleurir là-haut plus belles que sur la terre. Le bon Dieu presse les fleurs sur son cœur, et, celle qu’il préfère, il y dépose un baiser. Ce baiser lui donne une voix et la fait se mêler aux chœurs des bienheureux. »
Voilà ce que racontait un ange de Dieu en emportant un enfant mort au ciel, et l’enfant l’écoutait comme en rêve. Et ils volaient au-dessus des lieux où le petit avait joué, sur des jardins parsemés de fleurs admirables. « Lesquelles emporterons-nous pour les planter au ciel ? » demanda l’ange.
Près d’eux se trouvait un rosier magnifique, mais une méchante main en avait brisé la tige, de sorte que les branches chargées de boutons à peine éclos pendaient et se desséchaient de tous côtés.
« Pauvre arbre, dit l’enfant ; prends-le pour qu’il refleurisse là-haut près de Dieu. »
Et l’ange prit le rosier. Il embrassa l’enfant ; le
petit ouvrit ses yeux à moitié. Ils cueillirent partout de riches fleurs, sans mépriser la dent-de-lion si souvent dédaignée, ni la pensée sauvage.
« Nous avons assez de fleurs maintenant, » dit l’enfant et l’ange fit un signe d’assentiment, mais ils ne volèrent pas encore vers Dieu.
Déjà il faisait nuit, partout régnait un profond silence ; ils passaient au-dessus d’une petite rue sombre et étroite, remplie d’un amas de vieille paille, de cendres et de balayures. C’était le jour des déménagements ; toutes ces assiettes brisées, tous ces morceaux de statues en plâtre, tous ces haillons offraient un aspect peu agréable.
Et l’ange montra à l’enfant, au milieu de ces débris, quelques fragments d’un pot de fleurs ; une motte de terre s’en était détachée, à laquelle tenaient encore les racines d’une grande fleur des champs fanée et jetée au rebut.
« Emportons-la, dit l’ange ; en nous envolant je te dirai pourquoi. »
Ils s’élevèrent dans l’air, et l’ange fit ce récit :
« Là-bas, dans cette rue sombre, dans une espèce de cave, demeurait un pauvre petit garçon malade. Dès sa plus tendre enfance, il était alité. Parfois, lorsqu’il se sentait mieux, il faisait le tour de la chambre à l’aide de béquilles, et c’était tout. En été, les rayons du soleil venaient de temps en temps éclairer cette misérable demeure, et alors le petit garçon se réchauffait au soleil regardait le sang rouge circuler dans ses doigts délicats et diaphanes en disant : « Aujourd’hui, Dieu merci, j’ai pu sortir. » Il ne connaissait la magnifique verdure de la forêt que par une branche de hêtre que le fils du voisin lui avait apportée. Il tenait cette branche au-dessus de sa tête, et il lui semblait ainsi se reposer sous les grands arbres, ayant le soleil en perspective, et pour musique le chant délicieux de mille petits oiseaux.
Un jour de printemps, le fils du voisin lui apporta aussi quelques fleurs des champs, dont l’une, par hasard, avait encore ses racines. Elle fut plantée dans un pot, et placée sur la fenêtre, près du lit. Plantée par une main heureuse, elle poussa des rejetons, et produisit chaque année de nouvelles fleurs. C’était le jardin de l’enfant malade, son seul trésor sur cette terre ; il l’arrosait, la cultivait avec soin, et la plaçait toujours de manière à ce qu’elle ne perdît pas un des rayons de soleil qui pénétraient à travers la lucarne. Aussi la fleur se développait et s’embellissait avec ses rêves ; elle fleurissait pour lui, pour lui elle répandait son parfum et prenait des airs coquets. Lorsque le bon Dieu rappela l’enfant à lui, il s’inclina vers elle avant de mourir. Il y a maintenant une année que l’enfant est chez Dieu, et il y a une année que la fleur est restée oubliée sur la fenêtre et s’est desséchée. Le jour du déménagement, on l’a jetée parmi les immondices de la rue, et c’est cette pauvre fleur fanée que nous avons recueillie dans notre bouquet, car elle a causé plus de joie que la plus riche fleur du jardin d’une reine.
— Mais comment sais-tu tout cela ? demanda l’enfant.
— Je le sais, répondit l’ange, parce que j’étais moi-même ce petit garçon malade qui marchait avec des béquilles. Je reconnais bien ma fleur. »
Et l’enfant, ouvrant tout à fait les yeux, regarda le visage éclatant et superbe de l’ange. Au même instant, ils entrèrent dans le ciel du Seigneur, où la joie et la félicité sont éternelles. Lorsque le bon Dieu eut pressé l’enfant mort sur son cœur, il poussa des ailes à l’enfant comme à l’autre ange, et se tenant par la main, tous deux s’envolèrent ensemble. Le bon Dieu serra aussi sur son cœur toutes les fleurs, mais il donna un baiser à la pauvre fleur des champs fanée, et aussitôt elle fut douée de la voix et chanta avec les anges qui flottent autour du Seigneur, formant des cercles jusqu’à l’infini, et tous également heureux. Oui, ils chantaient tous, grands et petits, le bon enfant béni, et la pauvre fleur des champs qui avait été jetée toute fanée parmi les ordures, dans la ruelle sombre et étroite.


lundi 6 juillet 2020

Nestor et le non-départ en vacances - Conte pour enfant Par Marc Colmar


" Et toi Nestor, tu pars où, à la mer ou à la montagne ?
- Je ne pars pas, je reste ici.
- C'est nul !
- Je sais mais c'est comme ça, laisse-moi maintenant... "
Les derniers jours d'école avaient été pénibles pour Nestor, vraiment très pénibles. Tous ses camarades de classe lui avaient posé la même question et, plutôt que de mentir, plutôt que de répondre " On part un mois à New-York et un mois à Tahiti ", il avait préféré dire la vérité. Pas pour qu'on le plaigne mais pas non plus pour qu'on lui dise " c'est nul ", ça, il le savait déjà. C'était la première fois que ça arrivait. Sa maman avait longtemps hésité avant de lui avouer. Et puis, un soir de mai, elle l'avait rejoint dans sa chambre, s'était assise au bord du lit, lui avait caressé les cheveux.
" Tu sais Nestor, on ne peut pas partir en vacances cet été. Tu te rappelles les problèmes avec la voiture le mois dernier, ça a coûté plus cher que prévu et on ne peut vraiment pas se permettre de partir...
- Mais qu'est-ce que je vais faire ? Tous mes copains partent ! Je vais m'ennuyer tout seul....
- Ne t'inquiète pas, je suis certaine que tu sauras te débrouiller, je te fais confiance.
- C'est nul...
- Bonne nuit mon grand.
Deux minutes après, c'était au tour de son papa.
" Ne t'en fais pas, on se rattrapera cet hiver, on partira skier... Bonne nuit ma puce. "
Dès le départ de son papa, Nestor se mit à pleurer à chaudes larmes. Tous les étés il partait trois semaines. Une année à la mer, une année à la montagne. Et Nestor adorait les vacances, les longs trajets en voiture, il adorait découvrir de nouveaux lieux, se faire des copains anglais ou allemands, goûter des plats inconnus - il gardait un souvenir ému de son premier Kouing amman. Et cette année, rien...

Les deux premiers jours, Nestor resta dans sa chambre à lire et à jouer avec sa Game Boy. Mais ce n'était pas amusant, il faisait beau dehors : un grand soleil, un ciel tout bleu, ça ne donnait pas envie de rester enfermé. D'autant plus qu'il lui arrivait d'entendre des enfants aux voix inconnues jouer juste à côté de la maison. Et ces voix l'intriguaient beaucoup...
Le troisième jour, il fut dehors dès qu'il entendit ces voix inconnues. Deux garçons et une fille de son âge jouaient à la pétanque dans le square voisin. Il ne les avait jamais vus auparavant. Ils n'arrêtaient pas de rire tous les trois et Nestor s'approcha d'eux tranquillement.
" Eh toi, lui lança l'un des garçons - il avait un fort accent du midi. Ça te dirait de venir jouer avec nous, on pourrait faire deux équipes comme ça.
- Pas de problème, moi c'est Nestor. "
Ils se présentèrent les uns aux autres, il y avait donc Rémy de Perpignan avec sa sœur Léa, et Patrice de Toulouse. Ils passèrent tout l'après-midi ensemble, à jouer aux boules d'abord, puis à se promener dans le centre-ville à la recherche d'une glace. Il était sept heures du soir, l'heure de rentrer dîner, quand la bande des quatre se sépara mais ils se donnèrent évidemment rendez-vous pour le lendemain matin.
Le soir, Nestor se posa des questions. Il regarda sur la carte où se trouvaient Toulouse et Perpignan. Cinq cents kilomètres au sud... Qu'est-ce qu'ils venaient donc faire ici, si loin de chez eux ? Il se promit de leur demander dès le lendemain. Ils éclatèrent de rire quand Nestor posa sa question.
" Bé, on est en vacances, qu'est-ce que tu croyais ?
- En vacances ? Ici ? "
Nestor n'en revenait pas qu'on puisse faire cinq cents kilomètres pour passer ses vacances dans sa ville...
- Et vous êtes déjà venu ici ?
- Bé non, c'est la première fois.
- Vous voulez que je vous fasse visiter ? Je suis né ici, je connais plein d'endroits. Vous allez voir, c'est une ville géniale. "
Les trois compères le suivirent aussitôt et ils ne se quittèrent plus de toutes les vacances. Nestor leur fit découvrir tous ses endroits préférés, la promenade près de la rivière et les ruines du château fort, il leur raconta toutes les légendes de la ville et des villages alentour, la maison hantée, le bois du sorcier et bien d'autres encore... A la fin du mois d'août, ils firent une grande fête dans le jardin de Nestor et ils s'échangèrent leurs adresses, ils promirent de s'écrire tous les mois et de se retrouver l'été suivant.
" Tu étais où en vacances ?
- Bé, ici.
- C'est nul.
- Bé non, c'est génial ! " Et même si ses camarades d'école avaient du mal à le croire, Nestor était sincère, il venait de passer les plus chouettes vacances qui soient...
FIN