lundi 30 septembre 2019

La parabole des deux sentinelles


« Il était une fois un prince d'une lointaine province, immensément riche et puissant, qui décida un jour de s'adonner à la quête de la seule chose qui lui manquât: le bonheur.
« Il commença par clouer l'aiguille de son baromètre sur beau fixe et à immobiliser la girouette, car lorsque cette dernière était mal tournée, il devenait lui-même de fort méchante humeur. En vérité, il avait remarqué à quel point l'homme est sensible aux états d'âme – ces climats intérieurs qui décident de notre bonheur ou de notre mauvais sort -, et il était bien décidé à mettre toutes les chances de son côté.
« Puis il recruta deux augures, réputés pour être les plus talentueux oracles du royaume, l'un pour son inspiration très spontanée, l'autre pour sa sagesse et la lucidité de ses prophéties. Les deux augures se présentèrent le jour dit, et le Prince les accueillit dans son for intérieur.
- On m'appelle l'Espérance, dit gaiement la première créature, et à son air enjoué sans raison, le Prince avait quelque raison de penser qu'il avait affaire à une illuminée.
- On m'appelle la Crainte, dit l'autre en tressaillant, et ses yeux hagards portaient les signes de l'anxiété.
« Dès qu'il les vit, le Prince fut surpris de constater à quel point les deux augures qu'on lui avait recommandés étaient différents l'un de l'autre. Son étonnement fut d'autant plus grand lorsqu'il apprit que ces deux singulières créatures étaient cousines au premier degré, et qu'elles ne se séparaient jamais.
- Pourquoi es-tu verte, toi ?
- Parce que je suis l'Espérance, pouffa la première sur un ton d'évidence.
- Et toi, pourquoi es-tu bleue ?
- Oh! Je tiens ça de ma mère, qu'on appelle la peur...
« Le Prince leur donna le titre honorifique de faiseurs de l'État d'âme et en fit ses deux sentinelles dévouées, dont la mission était de veiller sur ses sentiments en se relayant de jour comme de nuit. Elles surveillaient les lointains et se manifestaient dès qu'un fait notable apparaissait dans le ciel. Elles délivraient régulièrement des bulletins climatiques intérieurs qui décidaient des états d'âme du Prince. Bref, elles faisaient la pluie et le beau temps dans le coeur de leur maître.
« Pour ce dernier, c'était chaque jour le supplice de l'attente, car ses sentinelles apportaient des informations contradictoires qui ne laissaient pas de le troubler, au point qu'il ne savait plus trop à quoi s'en tenir, ni à quel sentiment se vouer. Face au même événement, l'une des sentinelles encourageait ses élans et attisait ses rêves de bonheur et de sérénité, tandis que l'autre ne cessait de le contaminer de doute, et d'entretenir en lui la fièvre de l'incertitude.
« Ainsi l'Espérance lui lançait avec fougue - Vois comme il fait beau ! Vois comme tout est à la fois simple et sublime sous le soleil ! Qu'attends-tu pour être heureux ? La vie est comme une mère qui te tend les bras. Je vais convertir ton coeur à l'enthousiasme et à la ferveur.
« Portée pour le moins à tempérer les excès lyriques de sa cousine, la Crainte tirait le Prince par la manche afin d'attirer sa vigilance sur les probables maléfices que pouvait dissimuler cette clémence momentanée des cieux. Elle murmura gravement à son oreille, telle une confidente l'honorant d'un secret important :
- Il fait beau certes, mais ça ne va pas durer. Quand tout semble au beau fixe, méfie-toi : cela cache toujours quelque chose. Rien n'est éternel sous le ciel, et ce qui est aujourd'hui peut très bien ne plus être demain. La nature est une marâtre.
« Tiraillé entre l'Espérance et la Crainte, le Prince ressentit un malaise profond. D'autant qu'il s'était très amoureusement épris d'une jeune beauté dont la seule pensée lui procurait d'intenses sentiments d'exaltation qui alternaient avec d'étranges accès de doute et de douloureux tourments.
« Le jour où un violent orage vint à éclater dans le coeur du Prince, la Crainte lui annonça sur un ton victorieux
- Je te l'avais bien dit. Vois : j'ai toujours raison !
Le Prince convoqua expressément l'Espérance, et lui demanda avec autant de dépit que de sévérité :
- Pourquoi m'as-tu menti ? L'Espérance sourit :
- Homme de peu de foi ! Certes, après le coup de foudre vient l'orage. Mais ensuite, le ciel devient pur et lumineux, et le paysage merveilleusement beau. Simplement, il faut savoir attendre la fin de l'orage. Si chacun s'enferme chez soi parce qu'il craint la pluie, alors les saisons passent de façon monotone, chacun reste à l'abri des plus beaux états d'âme de la nature qui, dans l'âme humaine, s'appellent les passions. Et l'on meurt sans avoir goûté véritablement la saveur de ces si belles nuits d'orage qui préparent la beauté des journées suivantes, et la délicieuse morsure d'un soleil à nouveau ardent.
- Ne l'écoute pas, rétorqua la Crainte. La vie est comme une fontaine : elle pleure toujours.
« L'Espérance rectifia :
- La vie est comme une fontaine : elle chante toujours. Il suffit de savoir l'écouter.
« Crainte, remarqua le Prince, cela rime avec complainte. Et Espérance avec enfance. Le Prince décida d'accorder un peu moins de crédit à la Crainte.
- A quoi sert un surcroît de sagesse, pensa-­t-il, si celui-ci n'est qu'appréhension du lendemain, ou perpétuelle expectative de l'événement contraire ? Les meilleures choses ont peut-être une fin. Mais elles ont aussi un commencement. Alors, commençons d'être heureux. Et soyons un peu moins sensibles à la force des choses, dont c'est la nature de perturber les horizons et d'éclipser pour un temps, un temps seulement, notre enthousiasme. Qu'importe au fond si le soleil n'est qu'un éphémère et dérisoire défi aux éléments, pourvu que l'on sache en apprécier la caresse et en goûter le baiser. Et si par le cycle des saisons le soleil se fait moins chaleureux ou plus rare, eh bien considérons que c'est par coquetterie. Où puiserait-on la joie débordante des retrouvailles s'il n'y avait pas de séparation ?
« Ainsi, le Prince de cette lointaine province, qui avait jusqu'alors voulu régir jusqu'à l'ordonnancement du jardin secret de chacun de ses sujets, s'en remit à la versatilité du vent.
« Il rendit sa liberté à l'aiguille du baromètre, puis à la girouette qui eut bien du mal à se décider face à la courtoisie des quatre vents. Le soir même, elle avait épousé le sud-est, et le Prince tira ses volets avec un sourire de satisfaction. Quelques heures plus tard, il crut entendre entre deux songes, le grincement de l'ouest. Mais, comme pour se convaincre qu'il n'y aurait pas de contre-temps, il s'en remit à la Providence et s'empressa de s'endormir sur l'image de la girouette qui flirtait avec le vent du sud.
« Le lendemain, le Prince connut sa première vraie journée de bonheur : tout était maussade et sombre autour de lui et sous le ciel, mais son coeur était resté au beau fixe. Il avait décidé d'employer l'Espérance à temps complet et d'en faire la sentinelle exclusive de son État d'âme. La Crainte partit en soupirant, mais n'eut guère de mal à retrouver du service, car en dépit de sa mauvaise réputation, elle était très courtisée par les hommes... »

Extrait de Jade et les sacrés mystères de la Vie
de François Garagnon  (Edition Monte Cristo)

samedi 28 septembre 2019

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16, 19-31

Parabole du riche et du pauvre Lazare
  
En ce temps-là,  Jésus disait aux pharisiens : `` Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.

Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.

Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.”


  1. L'homme riche était gentil avec Lazare quand ils étaient en vie. 
  2. Le riche était inquiet pour ses frères. 
  3. Les frères de l'homme riche ne connaissaient pas Dieu. 
  4. L'importance de l'homme riche sur la terre l'a rendu important après la mort. 
  5. Lazare a souffert sur la terre parce qu'il était pécheur. 
  Questions linguistiques
  1. Qui disait cette leçon?
  2. De quel livre vient-il?
  3. Récitez le verset à mémoriser.
 Questions d'activité
  1. Échangez des places sur le tableau avec n’importe quel autre joueur.
  2. Agissez contre le riche qui veut de l'eau.
  3. Dessine un chien.
 Questions d'émotion
  1. Comment était la vie de Lazare sur terre?
  2. Que ressentait l'homme riche dans l'Hadès?
  3. Que ressent Lazare dans Hadès?
 Questions d'application
  1. Avons-nous été prévenus du jour du jugement?
  2. Que devrions-nous faire pour nous préparer?
  3. Aurons-nous une autre chance?
 Questions de fait

1. Qui était avec Lazare dans Hadès?
2. De quoi le riche voulait-il avertir ses frères?
3. Qu'est-ce qu'Abraham a dit que ses frères avaient déjà?

 Questions de révision
  1. Qu'est-ce que l'homme riche n'a pas fait sur la terre?
  2. Qu'est-ce qui a séparé Lazare du riche de Hadès?
  3. Quelles sont les deux choses que l'homme riche voulait?


Points de réflexion

AIMER ET AIDER LES PAUVRES

La parabole vise à rendre visuellement l'aveuglement que les richesses provoquent. Celles-ci empêchent de voir la misère des pauvres.

Cet évangile est important individuellement et également pour les pays du monde entier. Cela rejoint les dix commandements de Dieu, dix commandements d'amour pour nous aider à vivre les uns avec les autres dans l'amour, la charité et le respect.

La figure de Lazare nous rappelle l’amour de prédilection de Dieu pour les pauvres, particulièrement les pauvres de coeur. Dieu a eu pitié de Lazare qui, à sa mort, a été porté sur la "poitrine d’Abraham." Dans le contexte de ce passage, l’amour de Dieu pour Lazare nous invite à nous demander si nous pratiquons un amour semblable. Il est si facile de penser que ce que nous avons est dû à un mérite de notre part et que ceux qui sont moins chanceux que nous ne méritent pas ces mêmes dons. L’Esprit Saint veut nous rappeler que tout ce que nous possédons vient de Dieu. En outre, nous l’avons reçu pour une raison : pour servir les autres, particulièrement pour les rapprocher Dieu. Est-ce que je vois Lazare le pauvre dans ceux que je rencontre pendant ma journée ?

L’homme riche dans ce passage n’a pas compris la raison d’être de sa vie et de sa mission. Aveuglé par les biens matériels, il a mis tout son espoir dans les bonnes choses de ce monde et il ne s’est pas rendu compte que Dieu attendait beaucoup plus de lui. Le plus tragique, c’est qu’il n’a pensé qu’à lui-même. Il était tellement accoutumé à être servi qu’il conserve cette attitude même dans la vie après la mort : "Père Abraham... envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue." Au lieu de s’oublier, l’égocentrisme de l’homme riche l’a amené à oublier les autres. Comme il est facile d’être satisfait des choses de ce monde et d’oublier notre mission d’apôtres du Christ ! L’homme riche se rend compte trop tard que nous n’avons qu’une vie et qu’une chance de la vivre. Si seulement il pouvait avertir ses frères des dangers d’une vie égoïste ! Si seulement il pouvait retourner sur terre pour leur dire ! Si seulement quelqu’un pouvait leur offrir un témoignage assez crédible pour qu’ils comprennent que la vie est bien plus que notre existence terrestre ! Cet évangile illustre que nous devons vivre seulement pour Dieu et pour les autres ; une vie égoïste ne peut satisfaire ni nous, ni Dieu. C’est une invitation pour chacun de nous à vivre toutes les conséquences de notre vocation de catholiques. Nous devons être des apôtres du royaume du Christ.

mercredi 25 septembre 2019

Conte philosophique chrétien : Souvenez-vous de moi de moi !


Il allait passer outre sans apercevoir la vieille dame bloquée de l'autre côté de la route, mais, à travers la faible lumière du jour, il pouvait pressentir son besoin d'assistance.
Il s'arrêta devant la voiture Mercedes, sortit de sa vieille Pontiac grésillante, et se dirigea vers la pauvre dame désespérée.
Malgré le sourire qui se dessinait sur son visage, elle était effrayée.
Depuis le temps qu'elle attendait, personne ne s'était arrêté pour l'aider.
Et ce jeune homme, allait-il lui faire mal ?
Il paraissait pauvre et affamé, et il pouvait voir qu'elle était effrayée, debout dans le froid. Il savait qu'elle avait la chair de poule et ressentait ce frisson que seule la peur entraînait.
Je viens vous aider madame. Allez-vous asseoir S.V.P. dans la voiture où il fait un peu plus chaud.
Par ailleurs, mon nom est Bryan Anderson.
Eh bien, son problème était la crevaison, mais, avec son âge avancé, elle ne pouvait rien faire toute seule.
Bryan s'abaissa, fléchit les genoux, rampa sous la voiture cherchant comment placer le cric, serra ses articulations une ou deux fois.
Quelques minutes après, il avait pu remplacer le pneu.
Il était devenu sale, et légèrement blessé à la main.
Pendant qu'il resserrait les écrous, elle abaissa alors la vitre et commença à lui adresser la parole.
Elle lui expliqua qu'elle était de la ville de St.Louis, et qu'elle était seulement de passage.
Elle ne pouvait pas assez le remercier pour son secours.
Bryan pouvait juste ébaucher un sourire en fermant sa malle d'outils.
La vieille lui demanda combien elle devait payer. Elle pouvait tout accepter.
Elle imagina des choses affreuses auxquelles elle s'exposait s'il ne s'était pas arrêté.
Bryan n'a pas pensé un seul instant à être payé. Ceci n'était pas un travail pour lui.
C'était aider quelqu'un dans le besoin.

Et Dieu seul sait combien de fois des gens l'avaient aidé dans le passé. Il menait toute son existence de cette manière et il ne lui venait pas à l'esprit de faire autrement.
Il lui a dit que si elle voulait vraiment le payer en retour, la prochaine fois qu'elle verrait quelqu'un dans le besoin, elle devrait donner à cette personne l'assistance nécessaire.
Et il conclut en disant : « Souvenez-vous de moi ».
Il attendit qu'elle démarre son véhicule avant de quitter.
C'était une belle journée de froid et de dépression, mais il se sentait bien en prenant le chemin de la maison, à la tombée de la nuit.
A quelques mètres de là, la vieille dame trouva une cafétéria.
Elle y fit son entrée pour se réchauffer légèrement avec une bouchée, avant de reprendre le reste du parcours vers la maison.
C'était un restaurent modeste devant lequel se trouvaient deux vieilles pompes à essence. Tout lui paraissait étrange.
La serveuse l'accueillit et lui offrit une serviette propre pour nettoyer ses cheveux mouillés. Elle avait un gentil sourire, et même rester debout toute la journée ne pouvait lui ôter.
La vieille dame remarqua que la serveuse portait une grossesse d'environ huit mois, mais elle ne laissait ni l'effort, ni le travail, changer ses habitudes.
Elle se demandait comment une personne avec si peu pouvait être si généreuse envers un étranger.
Aussitôt, elle se souvint de Bryan.
Quand elle eut fini son repas, elle paya avec un billet de 100 dollars.
La serveuse alla vite chercher la monnaie.
Mais la dame se faufila dehors et s'en alla avant que la serveuse ne revienne.
La serveuse se demandait où elle pouvait bien se trouver.
Elle remarqua alors une note sur la serviette de table.
Des larmes coulèrent de ses yeux quand elle lut ce que la vieille dame lui avait écrit :

« Tu ne me dois rien. Je suis passée aussi par là. Quelqu'un m'a aidée à m'en sortir comme je le fais pour toi. Si tu veux réellement me payer en retour, voici ce qu'il faut faire : Ne permets pas à cette chaîne d'amour de prendre fin avec toi ! »
Et, sous la serviette de table, il y avait quatre autres billets de 100 dollars.
Il y avait des tables à nettoyer, des boîtes de sucre à remplir et des gens à servir, mais la serveuse se décida à le faire un autre jour, et prit congé.
Quand elle rentra chez elle, et monta au lit. Elle pensa à l'argent et à ce que la vieille dame lui avait dit.
Comment la vielle dame avait-elle su comment elle et son mari en avaient besoin ?
Avec un bébé le mois suivant, cela s'annonçait très dur.
Elle savait comment son mari était inquiet et, comme il était couché à côté d'elle, elle lui donna un doux baiser et chuchota légèrement et doucement à son oreille :
« Tout ira bien. Je t'aime, Bryan Anderson. »
Il y a un vieux dicton qui dit : « UN BIE NFAIT N'EST JAMAIS PERDU ! »

samedi 21 septembre 2019

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16, 1-13


Parabole du gérant  malhonnête



En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit : 'Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires.' Le gérant pensa : 'Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir.' Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : 'Combien dois-tu à mon maître ? — Cent barils d'huile.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.' Puis il demanda à un autre : 'Et toi, combien dois-tu ? — Cent sacs de blé.' Le gérant lui dit : 'Voici ton reçu, écris quatre-vingts.' Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. »

Petit commentaire : Parabole de l'intendant infidèle

Le but de ce passage est de féliciter l’intendant malhonnête, non pas pour la qualité morale de son comportement, mais pour sa prudence mondaine dans l’utilisation des choses de cette vie pour assurer son avenir dans cette vie. Les croyants doivent se comporter avec prudence pour assurer leur avenir éternel. On pourrait réfléchir à la diligence avec laquelle les gens travaillent pour les biens qui passent tout en négligeant ceux qui sont éternels.

Il nous étonne, ce maître qui approuve son serviteur malhonnête, comme aussi nous étonne la conclusion du Seigneur: «Faites-vous des amis avec les richesses injustes…» Mais cet adjectif nous fournit la clé de la parabole. Rien ici-bas n'appartient à l'homme. Les richesses qu'il prétend posséder sont en réalité toutes à Dieu; ce sont donc des richesses injustes. Placé sur la terre en vue de l'administrer, l'homme s'est comporté comme un voleur. Il a détourné à son profit, pour satisfaire ses convoitises, ce que Dieu avait mis entre ses mains pour Son propre service. Mais il peut encore se repentir et se mettre à employer pour les autres et en vue de l'avenir les biens du divin Propriétaire tant qu'ils sont entre ses mains.

L'économe  était fidèle et prudent; celui-ci est infidèle, toutefois il agit aussi prudemment, et c'est cette qualité que lui reconnaît son maître. Si les gens du monde montrent une telle prévoyance, ne devrions-nous pas, nous qui sommes «fils de la lumière», penser davantage aux vraies richesses?

QUIZZ POUR LUC 16, 1-13


1. Dans la parabole du gérant   malhonnête quelle accusation a été portée à un certain homme riche à propos de son intendant?

a. Que le gérant battait d'autres domestiques.
b. Que le gérant  était trop intelligent pour sa position.
c. Que le gérant gaspillait les biens de l'homme riche.

2. Dans la parabole du gérant  malhonnête que dit-il à chacun des  débiteurs de son maître?

a. Le gérant a dit au débiteur d'écrire un montant inférieur sur sa facture.
b. Le gérant  a dit au débiteur que sa dette avait été pardonnée.
c. Le gérant a demandé au débiteur de rembourser immédiatement sa dette.

3. Vrai ou faux: Jésus dit ce qui suit: « Eh bien moi, je vous le dis : Faites- vous des amis. Avec l’argent malhonnête, afin que le jour  où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.

a. Vrai.
b. Faux.
c. C'est vrai, mais il a ajouté: "C'est pour cela que l’argent malhonnête existe."

4. Remplissez en blanc les paroles de Jésus : «Celui qui est digne de ___________ dans la moindre chose  est digne de confiance dans une ______; et celui qui est _____________dans la moindre chose  est malhonnête aussi dans une grande."

a. "Confiance."
b. "Grande
c. "Malhonnête."

5. Selon Jésus, pouvez-vous servir à la fois Dieu et l’argent?

a. Oui.
b. Non.
c. Oui, si votre service de l’argent profite à l'Église.
  
RÉPONSES AU QUIZ LUC CHAPITRE SEIZE

1. C Que le gérant  gaspillait les biens de l'homme riche.
2. A Le gérant a dit au débiteur d'écrire un montant inférieur sur sa facture.
3. A  Vrai
4. a. "Confiance."  b. "Grande c. "Malhonnête."
5. B Non


Conte philosophique chrétien : L'HABIT DU SAGE


Un Roi, ayant entendu parler d'un Sage dont l'enseignement était réputé dans la région, l'invita à dîner.
Le jour précédent l'invitation, le grand Maître se présenta au palais dans l'habit de mendiant qu'il portait parmi ses disciples. Personne ne fit attention à lui.
Il entra, mais n'eut pas même le temps d'arriver à la salle à manger : les pages du Roi, voyant ce mendiant souiller de sa présence le sol royal, le menèrent vers les cuisines où on lui offrit quelques restes.
Le Sage ne dit rien mais s'en alla comme il était venu.
Le lendemain, il revint chez le Roi, cette fois-ci vêtu de son plus beau punjabi traditionnel : on lui réserva une place d'honneur au milieu des convives de haut rang.
Mais dès que les pages apportèrent les plats, la réaction du Sage surprit tout le monde: il prit la nourriture dans ses mains et en fit une boule qu'il mit dans ses poches.
Le Roi choisit de ne rien dire mais alors qu'on apportait le dernier plat, le grand Maître plongea la main à l'intérieur et en retira une pleine poignée de riz qu'il répandit sur son manteau en disant:
« Tiens, c'est pour toi ».
Le Roi, n'y tenant plus lui lança:
« Serais-tu devenu fou, toi que l'on dit si sage ? »
Après un long silence, le Maître répondit:
« Je me suis présenté chez toi hier dans mon habit de mendiant et l'on m'a donné les restes comme à un chien. Aujourd'hui, j'arrive richement vêtu et on m'honore. C'est donc mon manteau que l'on invite …
Sur quoi devons-nous juger autrui ?
Sur les apparences ou sur ce qu'il est vraiment ?
Comme ce Roi, nous sommes trop souvent méfiants et victimes des préjugés de notre caste, de notre famille, de notre condition sociale.
Nous fermons notre cour et notre raison avant de connaître la personne en face.
Avant de juger, écoutons ce que les autres ont à nous dire: nous recueillerons peut-être des secrets très utiles... et s'ils n'ont que de mauvaises paroles, nous saurons alors quoi faire pour les éviter !
Si nous voulons parler de la Parole de Dieu à quelqu’un, ne le jugeons pas sur ces croyances religieuses s’il en a ou non …
N’imposons pas notre croyance, car si Dieu a jugé bon de mettre cette personne devant nous, c’est pour son Salut …
Alors laissons Dieu parlé au travers de notre cœur avec sagesse.

lundi 16 septembre 2019

Le bijou du roi


Un jour un sultan convoqua ses ministres les uns après les autres. Il montra à chacun un merveilleux bijou finement ouvragé. Il demanda au premier :
« A combien estimes-tu ce bijou ?
- Majesté, répondit le ministre, il vaut au moins la quantité d'or que peuvent porter six mulets.
- Ton évaluation est correcte », dit le sultan.
Puis il tendit un marteau au ministre et, plaçant le bijou devant lui, lui ordonna :
« Casse-le ! »
Le ministre recula, effrayé, et finit par bafouiller péniblement :
« Majesté, c'est impossible ! C'est un bijou inestimable. Je ne peux pas faire ça ! »
Le sultan le combla de cadeaux et le fit asseoir à ses côtés. Puis il fit venir un deuxième ministre qui réagit comme le premier. Le troisième, le quatrième et tous les autres en firent autant. Tous, couverts de cadeaux, siégeaient autour du sultan qui convoqua alors son esclave préféré. Lui montrant le bijou il lui demanda à combien il l'évaluait :
« Je ne saurais le dire, répondit l'esclave. Sa valeur est trop grande pour que je puisse l'estimer.
- Eh bien casse-le ! » ordonna le sultan, lui tendant le marteau.
Sans hésiter l'esclave prit le marteau et broya le bijou du premier coup. Les ministres furent scandalisés. Le sultan lui pleura d'émotion.
« Je ne suis pas ici pour refuser de casser un bijou et recevoir des cadeaux, se justifia l'esclave. Obéir à l'ordre de mon maître compte plus pour moi que cet objet précieux. »
 A un moment donné si nous voulons avancer et que notre voix intérieure, notre maître intérieur, nous l'ordonne, nous devons accepter de sacrifier certaines choses, aussi précieuses soient-elles.
Il faut parfois sacrifier la gloire, parfois une carrière artistique ou un couple ou un travail important, etc... Obéir à l'appel peut coûter très cher.

samedi 14 septembre 2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 15, 1-3.11-32


Jésus nous raconte l’histoire d’un père formidable !
En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole : « Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t‑il pas les 99 autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ? Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux, et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !” Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t‑elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ? Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !” Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens. Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre. Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien. Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait. Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier. Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !” Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »


L’enfant prodigue

Texte d’évangile qui devrait nous faire réfléchir. Nous pourrions nous reconnaître dans les deux fils : le cadet désire son autonomie, son indépendance. Il n’y a rien de mal à cela, sauf qu’il veut y parvenir seul, en recherchant le bonheur dans les biens matériels et les plaisirs frivoles. Ne faisons-nous pas la même chose? Nous ne sommes jamais satisfaits. Nous errons longtemps dans « un pays lointain » avant de nous rendre compte de la nécessité de trouver le bonheur en nous-mêmes et de nous ouvrir aux autres.

Et puis l’aîné : tout comme lui, il y a en nous un désir d’être aimés, admirés, reconnus et valorisés. Il n’y a rien de mal à cela non plus, pourvu que nous ne soyons pas imbus de nous-mêmes, que nous ne rabaissions pas les autres en montrant du doigt leurs erreurs et leurs faiblesses dans le but de paraître meilleurs qu’eux. Sans montrer de compassion envers son frère, le fils aîné le juge et joue le rôle de la victime en reprochant à son père le traitement qu’il réserve au cadet. La leçon à tirer : même si certaines personnes ne se comportent pas selon nos valeurs et nos choix, cela ne nous donne pas le droit pour autant de les juger. Nous ne savons pas ce qui se passe dans le cœur des autres. Comme les deux frères, nous avons besoin de pardon et de réconciliation. Une chance : nous avons un Père aimant.


Tiré de Vie Liturgique no 436
La parabole du fils prodigue Un fils réclame son héritage et part de la maison profiter de son bien. Référence de l'histoire Luc 15:11-32

Objectifs (Valeurs de foi)

1- Parfois, nous faisons des mauvais choix, mais Dieu nous pardonne lorsque que nous les regrettons sincèrement. Il nous aime tellement.
 Montrez dans l'histoire : Que le fils va faire des bêtises. Mais il va le regretter sincèrement et retourner vers son père qui l'aime et lui pardonne.
 Valeur pour moi aujourd'hui
Je regrette les mauvais choix que j'ai faits. Je lui demande pardon. Il m'aime tellement, qu'il me pardonne.

2- Dieu nous laisse libre de choisir de vivre notre vie ou la sienne. Mais l'amour du père vaut mieux que toutes les richesses du monde.
 Montrez dans l'histoire : Que les deux fils ont eu le choix de faire ce qu'ils veulent. Il le laisse partir. Mais tout ce qu'il pensait être génial n'était que momentané et n'apportait rien. Ce n'est que l'amour du père qui est le plus important.
 Valeur pour moi aujourd'hui
Dieu me laisse libre de choisir ce que je veux faire, mais ce qui me comble, c'est son amour.

3- Dieu nous aime, mais pas nos bêtises. Et si après coup, nous ne pensons pas, mériter son amour, il nous accueille avec bienveillance.
 Montrez dans l'histoire : Que le plus jeune fils fait des bêtises. Il pense après ce qu'il a fait, ne pas mériter son amour. Mais il va l'accueillir avec bienveillance et amour.
 Valeur pour moi aujourd'hui
Dieu n'aime pas mes bêtises. Mais si je regrette sincèrement, il me pardonne et les efface. Il m'accueille avec amour bienveillance.

4- Les joies du monde ne durent pas, mais Dieu offre son amour inconditionnel et intemporel qui nous comble.
 Montrez dans l'histoire : Que le fils pense trouver dans les joies de ce monde, quelque chose qui le satisfera mieux que de rester vers son père. Mais cela ne dure pas. Le père lui offre son amour, redonne sa place de fils aimé inconditionnellement.
 Valeur pour moi aujourd'hui
Dieu m'offre autre chose que ce que le monde offre. Lui seul me comble complètement.

5- Dieu ne me juge pas, il attend que je revienne à Lui, pour me montrer encore plus son amour, il m'aime.
 Montrez dans l'histoire : Que le père attend son fils tous les jours. Lorsqu'il revient, il ne le juge pas, car le fils se repent de son péché. Il lui montre son amour.
 Valeur pour moi aujourd'hui
Dieu ne me juge pas. Il est prêt à me pardonner si je me repens sincèrement. Il veut me combler de son amour.

6- Nous sommes tous tentés par ce que le monde offre. Seigneur apprends nous à ne pas y mettre tout notre coeur, mais à y résister et être comblés par Dieu seul.
 Montrez dans l'histoire : Que le fils pensait que le monde lui offrirait tout ce dont il a rêvé. Mais pour finir il va être déçu. Il va revenir vers son père (Dieu) qui seul peut tout ce dont nous avons besoin.
 Valeur pour moi aujourd'hui
Je suis tenté par ce que le monde offre. Seigneur apprends- moi à ne pas y mettre tout mon coeur, mais à y résister et être comblé par Dieu seul.

Questions

 Qu'est-ce qu'une Parabole ?  Une histoire imaginée pour illustrer et mieux comprendre une vérité biblique
 Qu'est-ce qu'un héritage ?     C'est une somme d'argent ou des biens que l'on reçoit après la mort d'un parent
 Qu'est-ce qu'une caroube ?   C'est un fruit comestible, qui est une gousse, longue plate qui contient des graines brunes avec une saveur douce et sucrée (les graines broyées ressemblent au cacao)
 Que veut dire "prodigue" ?   Quelqu'un qui dépense tout
 Nourrir les porcs, est-ce un métier ? Oui à l'époque.
 Comment cet emploi était-il considéré à l'époque ? Il était considéré comme le plus petit des métiers et était méprisable pour un Juif. Les porcs étaient considérés comme impurs selon la loi juive.
 Que veut dire "lui mettre une nouvelle robe" ?        La robe était symbole d'honneur.
 Que signifie "mettre une bague" pour le fils revenu à la maison ?   La bague était un symbole de la procuration. Portant l'anneau de son père, le fils pouvait agir légalement au nom de son père.
 Que représente le père dans l'histoire ?        Dieu.
 Que représentent les fils ?     Nous.



mercredi 11 septembre 2019

Notre maman du ciel


En effet, le Seigneur malgré la souffrance de la croix, nous a fait un cadeau à peine moins grand que celui de sa vie : il nous a partagé sa maman. Nous sommes devenus ses enfants.
Son nom hébreu était Myriam, puis Maria, nous l’appelons en français Marie. Avez-vous déjà remarqué quel autre mot de la langue française que nous pouvons former avec ces cinq lettres? Bien oui, le mot aimer. C’est un jeu de mots qui dit l’essentiel de la présence de Marie dans nos vies.
Il y a longtemps que les chrétiens se tournent vers elle dans la prière. La plus ancienne prière qui fut adressée à la Vierge Marie a été trouvée en Égypte sur un bout de papyrus. Elle est datée du 3e siècle.

 Si tu veux la connaître, complète le texte en utilisant les mots suivants :

Bienheureuse, Dangers, Prières, Épreuve, Miséricorde, Toujours, Réfugions

Sous l’abri de ta __________________, nous nous ______________, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos ____________ quand nous sommes dans l’______________
mais de tous les ____________
délivre-nous ____________ mère glorieuse, mère _____________.

La plus ancienne prière à Marie

Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve mais de tous les dangers
délivre-nous toujours mère glorieuse, mère bienheureuse.

Messager de Saint Antoine de Septembre 2019

lundi 9 septembre 2019

Une histoire d'amitié


Confier sa vie à Jésus

Confier sa vie à Jésus : qu’est- ce que ça veut dire?

"Confier sa vie à Jésus" : voici une drôle d’expression!

Confier sa vie à Jésus, c’est vivre une histoire d’amitié. C’est Le laisser entrer dans ton intimité. C’est Lui ouvrir les portes de ta maison intérieure, Lui laisser fouler les secrets de ton jardin personnel. C’est Lui confier les clefs de ton salon et Lui laisser accéder à l’intimité de ta chambre à coucher.
Inviter Jésus dans sa vie, c’est Lui ouvrir toutes les pièces et tous les compartiments de ta vie, c’est te rendre vulnérable en te confiant à Lui. C’est abandonner ta vie à sa souveraineté bienveillante.
Vous allez me dire, quelle drôle d’idée. Confier sa vie à quelqu’un qui a certes fait ses preuves mais qui est mort il y a 2000 ans…La Bible nous révèle que Jésus-Christ est venu nous rendre visite sur terre pour nous rencontrer, pour nous révéler Dieu et nous le rendre plus concret. Il est mort pour nous donner la vie mais Il est aussi ressuscité pour nous accompagner et nous guider dans cette vie. Résidant dans la gloire des cieux, Il te promet pourtant de se rendre accessible et t’engage à ouvrir les portes de ton cœur. Mais découvrons plutôt ensemble les paroles de Jésus dans le livre de l’apocalypse : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi ».

Ce verset de la Bible nous révèle parfaitement le caractère et la démarche de Jésus à notre égard. Jésus n’est pas celui qui s’impose mais celui qui murmure sa présence et que l’on invite. Celui qui fait entendre sa voix pour que tu trouves la tienne ! Le maître des cieux et de l’univers frappe à ta porte pour un tête à tête avec toi. Voilà une invitation qui ne se refuse pas !
Si tu t’engages dans ce tête à tête, que tu joues la carte de l’amitié, de la transparence et de la confidence, si tu Lui ouvres ton cœur et Lui confies les rênes de ta vie, Il va alors faire sa demeure en toi. Il va faire le ménage et te libérer de ce qui souille et encombre ta vie.  Il va reconstruire, restaurer et affermir ta maison. Il va progressivement grandir en toi, te modeler à son image, Lui qui fut l’homme parfait. Il va te remplir de son amour et t’accorder sa bonté, son regard, te révéler ses pensées. Il t’accompagnera et t’orientera sur le chemin de la vie et de l’éternité, te consolera dans la difficulté.

Avoir pour gouvernail, pour ami et pour grand frère permanent le maître du monde, c’est ça confier sa vie à Jésus ! Ce serait le plus beau cadeau que vous pourriez vous faire et recevoir, Dieu dans votre cœur pour l’Éternité.  Soyez béni!

samedi 7 septembre 2019

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14, 25-33


Être disciple
En ce temps-là, de grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit :

« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher à ma suite ne peut pas être mon disciple.
Quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne commence par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations et n’est pas capable d’achever, tous ceux qui le verront vont se moquer de lui
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir et n’a pas été capable d’achever !”
Et quel est le roi qui, partant en guerre contre un autre roi, ne commence par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander les conditions de paix.
Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. »


Ce n'est pas facile de suivre Jésus. Nous devons montrer que nous l'aimons.

Allez jusqu'au bout

Devenir disciple de Jésus, c'est faire route avec lui jusqu'au bout du chemin, qui conduit à Jérusalem. Cette marche n’est pas facile. Pour en indiquer les exigences, Luc n'y va pas par quatre chemins! Devenir disciple implique des ruptures face aux valeurs qui composent notre vie habituelle. Ici, trois réalités, que nous considérons sacrées, sont relativisées : la famille, sa propre vie, ses biens. Jésus appelle carrément à un détachement et à une recomposition de nos priorités. Pourquoi? Parce que sa voie conduit à un affrontement et les demi-mesures ne permettent pas de tenir sur ce chemin. Face à l'adversité des puissants, à l'indifférence de plusieurs, aux résistances que rencontre l'annonce du Règne, pour continuer, il faut des options fortes, profondes, qui établissent clairement nos orientations de vie.
Les deux images employées pour parler du renoncement, la construction de la tour et les préparatifs de guerre, sont étonnantes. Les deux invitent à bien réfléchir, à peser sa décision, à faire des choix lucides avant de s'engager. Devenir disciple n’est pas présenté ici comme une adhésion enthousiaste et spontanée, mais comme un choix dont on calcule les coûts et conséquences. La suite de Jésus est aussi option consciente et risque à prendre. En bien des pays aujourd'hui, cela est évident. Devenir chrétien, ou s'enligner sur des valeurs évangéliques, porte à conséquences. Parce qu’on choisit de marcher avec les plus pauvres, qu'on refuse le cycle des violences, qu'on promeut le dialogue, qu'on s'élève contre la médiocrité et les fatalismes, on peut perdre sa réputation, son emploi, ses liens familiaux et même sa propre vie. Comment tenir de tels engagements, si son choix n'est pas solidement pris, avec un don de soi entier, qui ne dérive pas au gré des pressions de clan ou de classe, de l’attrait du confort tranquille, de la peur d'être mis de côté ou de souffrir dans sa peau.
Nous aimerions parfois un évangile qui se contente de conforter nos quêtes immédiates de sécurité sans rien déranger de nos priorités et de nos attachements. Une sorte de léger surplus de sens, qui s’ajoute de l'extérieur à nos mondes déjà établis. Mais l'évangile vient nous chercher autrement, du dedans, au coeur même de nos options et de ce qui est sacré pour nous. Et il désacralise bien des réalités qui nous tiennent à coeur. Il ne les rend pas sans importance mais les situe dans un horizon de sens différent, plus vaste. Il met au centre de nos vies le mystère pascal et le visage du crucifié-ressuscité, figure du Dieu vivant.
Avant de s'engager sur un chemin aussi déroutant, il vaut la peine de s'arrêter, de s'asseoir et de penser à son affaire. Les renoncements pour devenir disciple ne relèvent pas d’une passion déraisonnée ou d'un culte de la misère mais d’une sagesse de vie, d'une fidélité lucide, sans illusions ni fausses peurs, qui connait le prix de ce qui est choisi. Ce choix ne rend pas isolé; au contraire, il fait entrer dans une solidarité nouvelle, celle des disciples avec qui marcher et trouver soutien. La vie de disciple demande un don sans réserve. Si on y met le bras, tout le corps risque d’y passer! Aussi bien de le savoir en partant, si on veut aller jusqu'au bout.

Questions pour la réflexion :

À quelle recomposition de mes priorités cet évangile m'appelle-il?
Qu'est-ce m'aiderait à solidifier mon option de suivre le Christ?
Je m'assois et je pense à ma vie de disciple : les coûts, les possibilités, les choix, ..
Daniel Cadrin, o.p.

vendredi 6 septembre 2019

Le Fils


C’est une belle histoire.

PRENEZ MON FILS

Un homme riche et son fils aimaient collectionner des oeuvres d'art très rares. Ils avaient tout dans leur collection, de Picasso à Raphaël. Ils s'assoyaient souvent ensemble et admiraient les grands travaux de l'art.
Quand le conflit du Vietnam éclata, le fils partit pour la guerre. Il était très courageux et mourut dans la bataille en sauvant un autre soldat.
Le père fut avisé et fut profondément affligé pour la perte de son seul fils.
Environ un mois plus tard, juste avant Noël, quelqu'un frappa à la porte. Un jeune homme se tenait à la porte avec un large paquet dans ses mains.
Il dit: Monsieur, vous ne me connaissez pas, mais je suis le soldat pour qui votre fils a donné sa vie. Il a sauvé beaucoup de vie ce jour- là, et il était entrain de me transporter lorsqu'une balle l'a heurté au coeur et il mourut instantanément. Il m'a souvent parlé de vous, et de votre amour pour l'art.
Le jeune homme lui donna un paquet. Je sais que ce n'est pas grand- chose. Je ne suis pas vraiment un grand artiste, mais je crois que votre fils aurait voulu que vous l'ayez.
Le père ouvrit le paquet. C'était un portrait de son fils, peint par le jeune homme. Il regarda fixement avec crainte la manière que le soldat avait capté la personnalité de son fils sur la peinture.
Ses yeux ressemblaient tellement au sien que ses propres yeux se remplirent de larmes. Il remercia le jeune homme et lui offrit de le payer pour la peinture.
Ah non! monsieur, je ne pourrai jamais rembourser ce que votre fils m'a fait.
C'est un cadeau. Le père accrocha le portrait au-dessus de son manteau. Chaque fois que les visiteurs venaient à sa maison, il les amenaient voir le portrait de son fils avant de leur montrer tous les autres grandes oeuvres qu'il s'était procurées.
L'homme mourut quelques mois plus tard.
Il devait y avoir une grande enchère de ses peintures. Beaucoup de personnes influentes s'étaient réunies, tous excités de voir les grandes peintures et d'avoir l'occasion d'en acheter une pour leur collection. Sur la plate-forme reposait la peinture de son fils.
Le commissaire- priseur martela son marteau.

Nous commencerons l'offre avec l'image de son fils. Qui fera une offre pour cette peinture ?
C'était le silence.
Alors une voix au fond de la salle cria, Nous voulons voir les célèbres peintures. Sautez celle-ci. Mais le commissaire- priseur persista. Est-ce que quelqu'un fait une offre pour cette peinture?
Qui commencera l'offre ?
$100, $200 ?
Une autre voix en colère cria: Nous ne sommes pas venus pour voir cette peinture. Nous sommes venus pour voir le Van Gogh, le Rembrandt. Commencez avec les vraies offres! Mais le commissaire- priseur continuait toujours.
Le fils ! Le fils ! Qui veut prendre le fils ? Une autre voix en colère cria: Nous ne sommes pas venus pour voir cette peinture. Nous sommes venus pour voir le Van Gogh, le Rembrandt. Commencez avec les vraies offres!
Mais le commissaire- priseur continuait toujours. Le fils ! Le fils ! Qui veut prendre le fils ?
Finalement, une voix cria du fond de la salle. C'était le jardinier, il avait longtemps été au service de l'homme et de son fils.
Je donne $10 pour la peinture. Étant un pauvre homme, c'était tout ce qu'il pouvait se permettre. '
Nous avons $10, qui offrira $20 ?
Donne-lui pour $10 et fait-nous voir les Maîtres?
La foule devenait en colère, ils ne voulaient pas avoir la peinture de son fils. Ils voulaient un investissement plus dispendieux pour leurs collections.
Le commissaire- priseur martela son marteau. Aller une fois, deux fois, VENDU pour $10 !
Un homme qui était assis dans la deuxième rangée cria, maintenant laisses-nous voir la collection!
Le commissaire- priseur posa son marteau. Je suis désolé, mais l'enchère est finie.
Qu'arrive- t-il avec les peintures ?
Je suis désolé. Quand l'on m'a demandé pour conduire cette enchère, l'on m'avait donné une condition secrète dans sa volonté. Il ne m'était pas permis de dévoiler cette condition jusqu'à maintenant.
Seulement la peinture du fils serait vendue aux enchères. Celui qui achèterait la peinture hériterait du domaine entier, y compris les peintures. L'homme qui a pris le fils obtient tout !
Dieu a donné Son fils il y a 2000 ans afin de mourir sur la croix. Tout comme le commissaire- priseur, son message aujourd'hui est: Le fils, le fils, Qui prendra le fils? Parce que, vous voyez, celui qui prend le fils obtient tout.

CAR DIEU A TANT AIMÉ LE MONDE QU'IL A DONNÉ SON FILS UNIQUE, AFIN QUE QUICONQUE CROIS EN LUI ME PÉRISSE POINT, MAIS QU'IL AIT LA VIE ÉTERNELLE C'EST ÇA L'AMOUR