samedi 29 décembre 2018

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 2, 41-52


Marie retrouve Jésus au temple

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume. À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient, le jeune Jésus resta à Jérusalem à l’insu de ses parents. Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem, en continuant à le chercher. C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?

Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.



Questions :

 Où Marie et Joseph ont-ils trouvé Jésus?
Que faisait Jésus dans le temple?
Que pensez-vous que Marie et Joseph ont ressenti lorsqu’ils n’ont pas pu trouver Jésus?  Que pensez-vous qu’ils ont ressenti lorsqu’ils l’ont trouvé au Temple?
À quoi ressemblait Jésus à l'adolescence?
 Quel était son niveau d'alphabétisation biblique?
Était-il conscient de son père, de Dieu ou de sa mission?
Comment a-t-il traité ses parents?
Que pouvons-nous apprendre de Jésus le garçon Messie?
Comment pouvons-nous montrer l'amour de Jésus à nos parents?
 Comment pouvons-nous montrer l'amour de Jésus aux personnes âgées qui ne sont pas nos parents



 Petit commentaire

 C'est la seule histoire que nous trouvons dans les évangiles qui nous dit quoi que ce soit à propos de Jésus pendant sa jeunesse. Ici, il rejoint ses parents pour leur voyage annuel à Jérusalem à l'occasion de la célébration de la Pâque... et il est laissé pour compte lorsque ses parents partent pour leur voyage de retour. Ce que nous découvrons en lisant attentivement, c'est que, même à l'âge de douze ans, Jésus comprend qui il est et ce qu'il est censé faire. Jésus prend volontairement ses distances avec ses parents. On pourrait penser à une fugue, à une recherche d’indépendance et de liberté. Marie et Joseph sont dans l’angoisse ! Nos absences imprévues ou non motivées peuvent aussi mettre nos parents dans l’angoisse. Pensons à leur éviter cette souffrance inutile en gardant toujours le contact avec eux : c’est si facile avec notre téléphone portable… La mission de Jésus, c’est de nous rendre libres et responsable. La confusion et la frustration de ses parents reflètent notre propre frustration et confusion dans la vie, lorsque nous ne parvenons pas à voir qui est Jésus et quel était son but. «Trouver Jésus» signifie voir qui il est et ce qu’il était - Dieu dans la chair est venu nous sauver et nous a donné la famille - pour que nous puissions trouver la paix, la joie et la réalisation, la plénitude de la vie promise par Jésus.

vendredi 28 décembre 2018

Conte du Nouvel An Rédigé par Miniritou et publié depuis Overblog


Dans une famille de Carmaux, 1er janvier 2017…

Le petit garçon s’approcha de ses parents qui étaient assis dans la cuisine :
  • Papa, maman, puisque aujourd’hui, c’est une nouvelle année qui commence, est-ce qu’on peut souhaiter plein de bonnes choses aux gens qu’on aime ?
  • Oui, Teddy, un vœu, c’est une parole qui vient du cœur, qui donne de la joie à celui qui le reçoit et qui engage celui qui le dit à tout faire pour qu’elle se réalise !
  • Oui mais il y a des vœux que personne ne peut exaucer : la santé, le bonheur, la paix dans le monde…
  • Tu as bien raison, c’est pour cela qu’il y a des vœux qu’on ne peut adresser qu’à Dieu !
  • Eh bien, aujourd’hui, mon papounet, je vais aller prier devant la crèche à l’église. Veux-tu  venir avec moi ?
  • Avec grand plaisir, mon fils, j’ai moi aussi deux ou trois bricoles à confier au bon Dieu !
  • Je vais dire à Jésus que je l’aime, et je vais d’abord lui demander d’exaucer mes vœux les plus fous même si c’est un peu nul de prier comme ça… Mais surtout, je vais prier afin que moi, je sache exaucer les vœux de Dieu. Parce que Dieu, lui, il sait ce qu’il nous faut pour que le bonheur nous gagne, même si on n’a rien demandé !
  • Tu as compris l’essentiel, Teddy, exaucer les vœux de Dieu, c’est ce que Jésus appelle : faire la volonté du Père ! Et si tous les hommes le font ensemble, alors je crois que l’amour grandira dans le cœur de tous les hommes !
  • Dans le cœur de tous les hommes … !!? Ouahhh, ça va être tip top ça ! Que l’amour gagne du terrain, partout, ici et ailleurs ! Dans le cœur de tous les hommes… Et d’abord dans mon cœur ! C’est un chouette vœu ça !
Xavier CORMARY, votre curé

dimanche 23 décembre 2018

Un conte pour le solstice d'hiver


Un conte pour le solstice d'hiver, à raconter entre le 21 et le 23 décembre :
La naissance du soleil De Starhawk dans Circle Round, p.98
C’était le milieu de l’hiver et le soleil était rendu très vieux. Toute l’année, le soleil avait travaillé très fort. Jour après jour, il se couchait et se levait. Toute l’année, le soleil avait nourri tous les habitants de la terre en donnant de l’énergie aux arbres et aux fleurs et à l’herbe afin qu’ils puissent pousser et nourrir les animaux, les oiseaux, les insectes et les gens.
Maintenant, le pauvre soleil était fatigué et avait de la difficulté à se lever le matin. Peu de temps après être sorti du lit, il avait déjà besoin de retourner se coucher. Les journées raccourcissaient donc de plus en plus, et les nuits allongeaient, jusqu’à ce que le jour soit si court que ça ne valait presque plus la peine de se lever.
La nuit était triste pour le soleil. « Viens te reposer dans mes bras, mon enfant, dit-elle. Après tout, je suis ta mère. Tu es né de ma noirceur, il y a des millions d’années. Laisse-moi te bercer maintenant, comme je berce chaque étoile dans l’univers. »
La nuit enveloppa donc le soleil de ses grands bras, et la nuit fut effectivement très longue. « Pourquoi est-ce qu’il fait noir si longtemps, demandaient les enfants partout sur la terre. Quand le soleil sera-t-il de retour? »
« Le soleil est très fatigué, disaient les adultes. Mais peut-être que si vous, les enfants, le remerciez pour tout ce qu’il fait pour nous, la lumière reviendra peut-être au matin. »
Les enfants chantèrent de belles chansons au soleil. Puis, ils pensèrent à toutes les choses que le soleil leur donnait. « Merci de faire pousser les laitues et le maïs et le riz et le blé, dirent-ils » « Merci de faire pousser les arbres dans les forêts et les algues dans les océans et le krill qui nourrit les baleines. Merci de créer le vent qui amène la pluie.»
Chaque fois qu’un enfant disait merci, le soleil commençait à se réchauffer un petit peu et à donner un peu de lumière. Bien en sécurité dans les bras de la nuit, le soleil rajeunissait de plus en plus.
Finalement les enfants durent aller se coucher. « Nous allons rester réveillés pour voir le soleil se lever à nouveau, dirent les adultes. » « Est-ce qu’on peut rester debout nous aussi ?, demandèrent les enfants. » « Vous pouvez essayer, mais vous tomberez de fatigue, répondirent les adultes. Mais vous pouvez tous allumer une bougie, parce que chaque flamme est une étincelle du feu du soleil. Mettez votre chandelle dans un endroit bien choisi et elle veillera pour vous tandis que vous dormez et que vous rêvez au retour du soleil. »
Les enfants allumèrent leurs chandelles et les déposèrent dans un endroit sécuritaire et chaque flamme était une étincelle du feu du soleil. Puis, le soleil jeta un coup d’œil par-dessus les bras de la nuit, et vit les petits feux qui brillaient et commença à se réchauffer un peu plus, à donner un peu plus de lumière et à se sentir encore un peu plus jeune.
Tôt le matin, les adultes réveillèrent les enfants. Ensemble, ils grimpèrent jusqu’au sommet d’une colline et firent face à l’Est, en direction du soleil levant. Ils chantèrent de belles chansons au soleil et courraient partout pour se réchauffer. Ils attendaient pour voir ce que l’aurore apporterait.
Le ciel commença à passer du noir, à l’indigo, au bleu. Peu à peu, le ciel s’éclaircissait. Une lumière dorée apparut à l’horizon. La nuit entrouvrit ses grands bras, et dans un éclat de clarté, le soleil apparut, nouveau, fort et brillant.
Comme le soleil s’était bien reposé pendant la longue nuit et qu’il avait rajeunit grâce aux chansons et aux remerciements des enfants, il redevint jeune comme un petit bébé, né de la nuit une fois de plus.
« Le soleil revient ! Le soleil renaît aujourd’hui ! S’écriait tout le monde. Et ils dansèrent et ils chantèrent encore pour célébrer la naissance d’un nouveau jour, d’une nouvelle année.


samedi 22 décembre 2018

Avent 2018 – Semaine 4


L’architecte

Cette histoire est une histoire vraie. Elle se passe il y a un peu moins de 100 ans, en 1926.

Ce matin-là, comme tous les matins, Antoni part très tôt de chez lui pour aller prier à l’église. Il fait déjà chaud, c’est le début de l’été. Est-ce qu’il est un peu distrait ? On ne sait pas. Il pense peut-être à l’argent qui manque pour continuer les travaux. Antoni est architecte. Il habite à Barcelone. Il y a trente-quatre ans, on lui a demandé de construire une église. Et même, carrément, une cathédrale ! Ce sera le bâtiment le plus haut de la ville ! Antoni veut qu’on voie l’église de très loin. Elle s’appellera la Sagrada Familia, la Sainte-Famille, mais lui, il dit que c’est la cathédrale des pauvres. Donc, sur la route, Antoni pense à tout cet argent qui manque. Parfois, il va mendier dans la rue : il voudrait tant que l’église soit finie.
Pendant qu’il compte et recompte, un tram arrive. Antoni ne le voit pas. Le tram n’a pas le temps de freiner.
- Mais c’est quoi ce clochard ? Qu’il fasse attention, crie le chauffeur !
Le tram renverse Antoni. Les passants font peu attention à ce blessé évanoui sur le trottoir. Il a l’air si pauvre ! Il porte de vieux vêtements, il est un peu sale, pff, encore un de ces vagabonds, pensent les gens.
Un policier finit par appeler un taxi qui emmène Antoni à l’hôpital. Antoni est gravement blessé. Il ne peut pas dire son nom. À l’hôpital, les médecins et les infirmières connaissent tous la Sagrada Familia. Elle est tellement haute et tellement belle que les habitants de Barcelone en sont très fiers. Mais personne ne peut imaginer cela. Que ce vieux monsieur tout pouilleux, qui mendie parfois, qui va à l’église tous les jours, que ce clochard malpropre soit l’architecte qui transforme la ville de Barcelone ! Car Antoni a aussi construit des maisons colorées, un parc fantastique, et maintenant, cette église qui ne ressemble à aucune autre… ! Non vraiment, ce n’est pas possible. Chacun pense que les architectes ne sont pas des mendiants, mais des gens avec de beaux habits, un chapeau, un portefeuille bien rempli.
Le lendemain, un ami d’Antoni vient à l’hôpital et le reconnaît. Il appelle tout le monde, les médecins, les infirmières, il crie dans les couloirs :
- Mais enfin, qu’est-ce qui se passe ici ? Personne ne s’occupe de mon ami ? Vous laissez mourir le grand Antoni Gaudí sans même le soigner ? Il a construit des merveilles pour vous et vous le laissez mourir tout seul dans un couloir ?
C’est trop tard. Antoni meurt.
Beaucoup plus tard, un pape, Jean-Paul II le donne en exemple aux chrétiens : comme Marie, Antoni Gaudí répétait chaque jour par sa prière et son travail : « Je suis au service du Seigneur. Que tout m’advienne selon sa parole. »
Chaque jour, la cathédrale des pauvres accueille les Barcelonais et de nombreux touristes.
C’est une église pas comme les autres qui rappelle que nous sommes tous « pas comme les autres ». Et aussi que nous sommes invités à vivre comme les membres d’une même famille. C’est ce qu’on appelle la fraternité.

Geneviève Bergé

Mot clé : renouveler

Pour aller plus loin…

L’histoire de Gaudi invite à renouveler notre regard, à ne pas nous arrêter à l’apparence et à nous méfier de nos représentations toutes faites.
- L’habit ne fait pas le moine : que veut dire cette expression ?
- Les gens n’ont pas pu imaginer que derrière la figure d’un pauvre vagabond se cachait en réalité un architecte célèbre et généreux. Est-ce qu’une telle histoire serait encore possible aujourd’hui ? En connais-tu ?
- Jésus est né incognito, dans des circonstances telles que personne ne pouvait imaginer qui il était : famille pauvre, sans toit…
Pourtant certains l’ont reconnu. Quelle qualité de coeur faut-il pour cela ?
Comment reconnaître qui est quelqu’un derrière son apparence ? As-tu déjà pu imaginer que les mendiants, par exemple, ont une histoire, une famille d’origine, peut-être des enfants, des talents, un métier souvent… ? Est-ce qu’imaginer cela change quelque chose dans ton regard ?
- Connais-tu des personnes qui ne sont pas célèbres et qui font pourtant quelque chose de formidable pour les autres ?
- La Sagrada Familia ne ressemble à aucune autre église. L’as-tu déjà vue en photo ou même, l’as-tu déjà visitée? À quoi te fait-elle penser ? Que ressens-tu en la voyant ?

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1, 39- 45


La Visitation



En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »



COMMENTAIRE
Voici donc déjà le quatrième dimanche de l’Avent…
La joie de Noël ce n’est pas seulement celle des cadeaux et d’un excellent repas…
La joie de Noël c’est avant tout de se sentir aimés par le Christ ; Dieu qui se fait homme au milieu de nous.

SOYEZ DANS L’ALLÉGRESSE, LE SEIGNEUR VIENT !

L’Église nous invite à méditer le « OUI » de Marie à l’appel de Dieu. Elle, qui a accepté librement d’être la « servante du Seigneur » pendant toute sa vie, s’est mise en route pour se mettre au service de sa cousine Élisabeth toute confuse, mais émerveillée d’être visitée « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? »
Noël, c’est Jésus qui vient « nous rendre espoir et nous sauver ». Lui vient à notre rencontre, qui s’offre à nous sous les traits d’un petit enfant… En lui, nous trouvons la joie, la paix, l’amour. Il est venu pour tous les hommes de bonne volonté, nous pourrons le rencontrer que si nous-mêmes nous venons à  lui pour nous nourrir de sa parole.
Dans un monde envahi par les ténèbres : le terrorisme, la violence, l’exclusion, que la lumière de Bethléem nous guide dans notre vie quotidienne pour nous laisser rejoindre par Élisabeth, Marie et Jésus qui ont cru en la parole de Dieu et ont répondu « Me voici »
Il appartient à chacune et chacun d’entre nous, avec la grâce de Dieu,  de découvrir et de faire fructifier les dons reçus de Dieu et de les mettre au service de celles et ceux qui nous entourent pour leur porter cet amour de Dieu dont ils ont tant besoin !

Noël, c’est l’éternel recommencement du Don de Dieu aux hommes !

C’est à chacune et chacun d’entre nous qu’il appartient de prolonger Noël chaque jour, dans le quotidien de nos vies… ce sera tous les jours Noël si nous acceptons de faire de notre mieux – encore une fois avec nos qualités, mais aussi avec nos limites – pour mettre le Christ au cœur de notre vie et le porter au cœur de la vie de nos frères.

 Piste de réflexion
→ Est-ce que j’ose sortir de chez moi pour visiter, risquer la rencontre ? Y a-t-il eu dans ma vie des rencontres marquantes, des « visitations » qui m’ont fait grandir ? Que puis-je en partager ?
Ai-je conscience de l’action de l’Esprit dans ma vie ? Suis-je attentif (ive) à la manière dont il me parle ou agit en moi (par exemple à travers une lecture, une parole ou un geste qui me sont adressés… ?)
→ Je me remémore des activités, des rencontres, des événements de ces quatre semaines de l’Avent. Qu’est-ce qui a été source de joie ? De quoi puis-je rendre grâce ?

Jeu : Quiz


1- A qui s'adresse la parole : "Bienheureuse celle qui a cru aux paroles qui lui furent dites de la part de Dieu ?"
A) Élisabeth
B) Marie
C) Marie-Madeleine

2- Quel évangile donne une place centrale à Marie dans l’histoire de la naissance de Jésus?
A)  Matthieu
B)  Luc
C)  Jean

3- Selon l’Évangile de Luc, qui annonce à Marie qu’elle sera enceinte?
A) L’ange du Seigneur
 B) Dieu
 C) L’ange Gabriel

4- Quel est le nom du cantique attribué à Marie lors de sa rencontre avec Élisabeth?
A) Le bénédictus
B)  Le magnificat
 C) Le cantique de la création

5- L’Évangile de Luc montre un lien de parenté entre la mère de Jésus et celle de Jean Baptiste, quel est ce lien?
 A) Elles sont sœurs
B)  Elles sont cousines
C)  Elles sont parentes, sans plus de détails

6-  Que symbolisent les 4 dimanche de l'Avent ?
 A)  les 4 mois avant Noël
 B)  les 4 saisons et les 4 points cardinaux
C)  les 4 temps

7- Quel est le symbole principal de l'Avent ?
A)   les journées courtes
B)   la grisaille
C)   la lumière
  
Solutions  Jeu quiz : 1- B) Marie, 2- B)  Luc, 3- C) L’ange Gabriel, 4- B)  Le magnificat, 5- B)  Elles sont cousines, 6- B) les 4 saisons et les 4 points cardinaux, 7-C)  la lumière


jeudi 20 décembre 2018

La Befana : un joli conte de Noël italien


 À l'instar de nombreux pays, la distribution des cadeaux de Noël en Italie se fait le 25 décembre. Mais, il n'en fut pas toujours ainsi ! Jadis, ces mêmes présents étaient offerts le 6 janvier, jour de l'Épiphanie, par la "Befana", une sorcière bienveillante. Mais n'en révélons pas plus et découvrons ensemble ce merveilleux conte de Noël italien...

Il était une fois, il y a bien longtemps, une paysanne nommée Befana qui habitait un hameau. Veuve et sans enfants, la vieille femme était aigrie et solitaire. Elle vivait dans une humble demeure. Toutefois, elle l'entretenait avec un si grand zèle qu'on la voyait toujours un balai à la main, prête à traquer la moindre poussière ! Befana passait ainsi le plus clair de son temps à balayer, balayer et encore balayer...

Un soir d'hiver, alors qu'elle terminait son ménage quotidien, on frappa à la porte. L'ayant ouvert, elle se retrouva, surprise, face à trois inconnus. Le premier était un vieil homme blanc portant la barbe et les cheveux longs, le second était jeune, imberbe et à la peau rouge et le troisième était noir et barbu. Tous étaient vêtus de riches manteaux et coiffés d'une couronne scintillante. Ils se présentèrent comme étant les rois mages : Melchior, Gaspard et Balthazar.
 
Après avoir expliqué à Befana qu'ils se rendaient, guidés par une étoile, à Bethléem pour honorer la naissance de l'enfant Jésus, ils lui demandèrent l'hospitalité pour la nuit. Mais celle-ci refusa sèchement, prétextant qu'elle ne pouvait accueillir des invités dans une demeure aussi sale !

Befana ferma alors la porte au nez des pauvres rois mages et s'en alla conclure sa tâche ménagère. Mais, tandis qu'elle balayait, elle ne put s'empêcher de penser à ses curieux visiteurs. Au fur et à mesure que les heures s'écoulaient, la vieille femme fut de plus en plus rongée par le remords. Avant de s'endormir, elle observa le ciel nocturne et aperçut soudain l'étoile décrite par les rois mages. Celle-ci brillait de mille feux. Befana prit alors une décision qui allait bouleverser son existence... 

Le lendemain matin, elle se réveilla aux premières lueurs de l'aube. Elle remplit un énorme baluchon de tous les gâteaux, bonbons et fruits secs que contenait son foyer pour les offrir à l'enfant Jésus. Coiffée d'un fichu noué sous le menton, vêtue d'une robe blanche et portant son sac de friandises attaché à son inséparable balai, elle quitta son village dans le froid matinal pour retrouver les rois mages et marcher, avec eux, vers Bethléem. 

Les jours et les semaines passèrent, mais la pauvre Befana ne retrouva jamais les trois voyageurs. Et comme l'étoile avait disparu, elle ne put également rendre visite à l'enfant Jésus... Pourtant, la vieille femme ne perdit jamais espoir. Et, à mesure qu'elle avançait, son cœur se remplissant d'amour, elle distribuait ses friandises à chaque enfant qu'elle rencontrait sur son chemin.

Depuis lors, volant sur son balai, elle rend visite aux enfants chaque nuit du 5 au 6 janvier. À ceux qui ont été sages, elle leur laisse un cadeau, et à ceux qui ne l'ont pas été, un morceau de charbon ! 

Et vous quel est votre conte de Noël italien préféré ?

lundi 17 décembre 2018

Un conte pour la Saint Nicolas


Il était une fois, il y a de ça très longtemps, un petit garçon au grand cœur qui s'appelait Nicolas.

Nicolas était un garçon fort généreux. Il aimait beaucoup donner, partager et faire plaisir aux autres. Quand il voyait quelqu'un qui avait faim, il lui donnait sa collation. Quand il voyait quelqu'un qui avait froid, il lui donnait son manteau. Nicolas aidait les autres autour de lui. Son cœur rayonnait de bonté.

Un jour, alors que le petit Nicolas était devenu un jeune homme, il apprit qu'il y avait une grande ville, loin de chez lui, où tous les gens étaient pauvres et n'avaient rien à manger. Nicolas demanda à ses amis de l'aider. Ensemble, ils firent le tour du village pour demander aux gens d'être généreux. C'est ainsi qu'ils recueillirent des grands paniers remplis de pommes, de clémentines, de noix et de pains. Nicolas et ses amis mirent tout ça sur un grand navire bleu et ils partirent pour la grande ville lointaine.

Le vent souffla dans la grande voile blanche. Il leur fallut naviguer longtemps : 7 jours et 7 nuits. Lorsqu'ils arrivèrent aux portes de la grande ville, c'était le soir. Il n'y avait personne dans les rues, mais on voyait la lumière briller aux fenêtres. Nicolas frappa à une porte. Une maman ouvrit, mais il n'y avait personne. Elle trouva une corbeille remplie de pommes, de noix, des graines et un pain. Toute la famille se réjouissait et ensemble ils mangèrent un bon repas. C'était la fête !

Nicolas et ses amis firent ainsi le tour de la ville. Tout le monde avait le coeur en fête ! Bientôt, les enfants retrouvèrent leur santé et leur bonne humeur.
Nicolas continua d'être généreux et bon avec tous ceux qu'il croisait.

Quelques années plus tard, alors que Nicolas était un vieillard, il rencontra une famille très pauvre. Il y avait trois jeunes filles et leurs parents. Le soir, les fillettes faisaient sécher leurs chaussettes sur le bord de la cheminée et allaient se coucher. Un matin, à leur réveil, les filles remarquèrent une bosse dans leur chaussette. Elles les décrochèrent, plongèrent leur main à l'intérieur et découvrirent un sac rempli d'or ! Il y avait suffisamment d'or pour toute la famille. Ils étaient si heureux !
Devinez qui avait lancé l'or dans la cheminée ? Nicolas, bien sûr !
Nicolas a toujours aidé les autres. Son cœur était si grand, si bon et si généreux que certains l'appelaient Saint-Nicolas. Il aimait aider particulièrement les enfants, si bien que d'autres l'appelaient Père Nicolas.

Maintenant, Nicolas est au ciel. Tous les ans, à son anniversaire, sur la Terre, les hommes bons se souviennent de lui et de ses bonnes actions. Alors, pour nous aussi, c’est le moment de déposer de l'amour et de la générosité dans notre cœur, afin que tout le monde participe à la grande chaîne de bonté.

samedi 15 décembre 2018

Avent 2018 – Semaine 3


Cerf et ses amis

Cerf se promenait. Personne ne savait d’où il venait ni comment il était arrivé. Un jour, il était apparu dans la forêt sans le moindre bruit. Tout le monde le laissait tranquille. On voyait bien qu’il était très vieux. Son poil était gris et ses côtes soulevaient sa peau tant il était maigre. Il marchait tête basse, les bois au ras du sol. Oh, vraiment, qu’il avait l’air triste, ce cerf-là !
Plus les jours passaient, plus Cerf maigrissait. Il s’était mis à trembler. Et il avait un regard si désolé que les oiseaux avaient presque envie de pleurer.
- Ce n’est pas possible de continuer comme cela, dit un jour Sanglier au conseil des animaux. Cerf est triste, maigre, tout seul. Il faut faire quelque chose.
- Mais nous sommes bien trop petits, répondirent Castor, Fourmi, Renard et les autres animaux en choeur. Que pourrions-nous bien faire ?
- Personne n’est jamais trop petit pour aider, répondit le sanglier.
- Alors, que devons-nous faire ? demandèrent les animaux.
- À vous de le savoir, dit le sanglier. Que chacun réfléchisse et fasse ce qu’il peut.
Les animaux repartirent chacun chez soi. Ils ne parlaient pas. Ils réfléchissaient.
Le lendemain, Castor se mit au travail. Il abattit des arbres et alla chercher du bois mort.
Pendant quelques jours, il ne s’interrompit que pour dormir et manger. Puis, il alla chercher
Cerf.
- Regarde, Cerf. Quand tu auras soif, viens ici. Tu trouveras toujours de l’eau. J’ai construit un barrage pour toi. Tu ne dois plus avoir peur d’avoir soif.
Cerf but à grandes goulées et jeta un regard timide à Castor. Un regard qui voulait dire merci.
Deux jours après, Renard croisa Cerf.
- Bonjour Cerf. Tu n’es vraiment pas très gros ! Alors, j’ai une idée ! Je vais aller dans le quartier des Fleurs cette nuit. Il y a toujours de grosses poubelles remplies de choses délicieuses dans ce quartier-là. Je prendrai un sac à dos et je te ramènerai à manger.
Viens à ma tanière demain matin, on mangera ensemble !
Cerf ne put s’empêcher de se lécher les babines. Il jeta un regard gourmand à Renard. Un regard qui voulait dire merci.
Pendant ce temps, Fourmi se creusait la cervelle. Elle creusa si bien qu’elle finit par trouver une idée. Elle monta sur le dos de Lièvre et alla trouver Cerf à toute vitesse.
- Cerf, demain, je t’invite à la maison. J’ai très envie de te la montrer.
Le lendemain, Cerf se rendit à la maison de Fourmi. Des fourmis couraient dans tous les coins. D’autres marchaient en longues files. Certaines portaient des brindilles gigantesques.
D’autres entreposaient la nourriture dans un coin bien rangé de la maison. Quel spectacle !
Cerf n’en croyait pas ses yeux. Il ne pensait plus à rien et ses soucis s’envolaient un à un.
Quand il quitta Fourmi, il lui jeta un regard apaisé. Un regard qui voulait dire merci.
Écureuil se lamentait :
- Tout le monde a eu une bonne idée, sauf moi ! Je ne peux pas construire de barrage.
Cerf n’aimera pas mes noisettes… Et, en plus, je vis tout seul. Je vais aller trouver
Sanglier et lui expliquer que je ne peux pas aider Cerf.
Écureuil ferma la porte de sa maison et s’en alla en sautant de branche en branche. Tout à coup, il entendit un énorme éclat de rire. C’était Cerf !
- Saute encore ! demanda Cerf. Tu es tellement drôle quand tu sautes avec ta grande queue, Écureuil ! S’il te plaît, saute encore !
Tout l’après-midi, Écureuil sauta de branche en branche et, tout l’après-midi, Cerf rit de bon coeur. Pour entendre le grand rire de Cerf, Écureuil multiplia les cabrioles. Il grimpa tout en haut des arbres, plus haut qu’il n’était jamais allé, puis il descendit comme une toupie, il en avait un peu le vertige, mais comme il s’amusait ! Écureuil s’étonnait lui-même de son audace ! Quant à Cerf, il n’avait plus l’air triste du tout. Lorsque le soir tomba, son regard était pétillant. Et ce regard, c’est sûr, voulait dire merci.
Geneviève Bergé

Mot clé : répondre

Évangile : Luc (3, 10-18)

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient :
« Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! »

Pour aller plus loin…

- « Que devons-nous faire ? » demandent les gens qui viennent se faire baptiser. La réponse de Jean est simple : donner à ceux qui en ont besoin. Mais donner quoi ? Et quoi à qui ? S’agit-il seulement de donner ?
- Quand on est enfant, donner des vêtements ou de quoi manger n’est pas à sa portée.
C’est un peu comme si on était une fourmi ou un écureuil et qu’il fallait aider un grand cerf. Te sens-tu parfois trop petit, trop jeune pour aider ? Pour répondre à une demande ?
- Quand les animaux demandent à Sanglier ce qu’ils doivent faire, que répond
Sanglier ? Pourquoi ? Est-ce que tu aimerais bien qu’on te réponde comme ça si tu demandes ce que tu peux faire ?
- Écureuil s’amuse comme un fou. Et Cerf aussi. Tu pourrais compléter la réponse de
Jean : « Celui qui a le coeur joyeux, qu’il … »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 3, 10-18


Que devons-nous faire?



En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Question

Comme Jean, quels conseils donnerais-tu pour préparer la venue de Jésus?
Que fais-tu pour préparer sa venue?

Comment puis-je manifester la mission prophétique de Jean-Baptiste dans ma vie? Communauté? Ministère? Famille? Quels sont les moments de joie dans ma vie

PARTAGER AVEC CELUI QUI N'A AUCUN

C'est le troisième dimanche de l'Avent et l'évangile de Luc se poursuit avec Jean-Baptiste. Beaucoup ont demandé à Jean: «Que devons-nous faire?»

Que pouvons-nous dire face à ces mots, nous vivons dans un monde où plus d’un tiers de l’humanité vit dans la misère, luttant chaque jour pour sa survie, tout en remplissant nos placards de toutes sortes de vêtements et nos réfrigérateurs de tous les types d'aliments?
Et que pouvons-nous dire, chrétiens, face à cet appel si simple et si humain? Ne devons-nous pas commencer par ouvrir les yeux de nos cœurs pour vivre plus conscients de cette insensibilité et de cet esclavage qui nous obligent à nous prosterner devant un bien-être qui nous empêche d’être plus humains?

Que nous faut-il faire ? Si nous posons cette question à notre tour, la réponse de Jean-Baptiste, de vivre dans la droiture et l’honnêteté, est-elle pertinente pour nous aujourd’hui ? Oui, elle l’est, mais dans la mesure seulement où elle est un préalable, un signe de notre bonne volonté. Car ce n’est pas ce que nous faisons qui nous sauve, qui nous rend juste devant Dieu : ce que nous faisons est lié à notre imperfection. Seule la grâce de Dieu, manifestée en nous par Jésus-Christ, nous permet d’être justes devant Dieu, de sorte que la gloire n’en revient pas à nous-mêmes, mais à Dieu.

Le plus décisif et le plus réaliste est d’ouvrir nos cœurs à Dieu, en accordant une attention particulière aux besoins de ceux qui souffrent, partager, ne pas vouloir plus que ce qu’on a, ne pas faire de mal aux autres, et  d’arrêter de penser uniquement à nous et de commencer à penser aux autres." Jean -Baptiste sait comment résumer sa réponse à leur propos avec une formule réputée pour sa simplicité et sa vérité: « Quiconque a deux tuniques doit partager avec celui qui n'en a pas, et celui qui mange doit en faire autant». Si simple et clair.

Le véritable esprit de Noël!

Complétez le paragraphe en remplissant les espaces vides avec les bons mots de l'histoire.

Baptiser, manger, personne,  soldats, Jean,  vêtements, violence, N’exigez, publicains, solde

Des foules qui venaient se faire __________par ________ lui demandaient :<< Que devons-nous faire? >>,  Jean leur répondait :<< Celui qui a deux ________, qu’il le partage avec celui qui n’en a pas, et celui qui de quoi ____________, qu’il fasse de même. Aux  ____________il leur répondit :<<_____________ de="" plus="" rien="" span="" style="mso-spacerun: yes;"> 
que ce que vous est fixé.>> Aux__________ il leur répondit :<

Réponses : baptiser- Jean- vêtements- manger- publicains- N’exigez- soldats- violence- personne- solde

jeudi 13 décembre 2018

Un conte à méditer : La transformation de Noël... Barbara Hocquette


Comme chaque année dans un petit village de Laponie, se retrouvait toute une famille pour réveillonner. Certains membres venaient du village d'à-côté alors que d'autres faisaient beaucoup de route pour se rendre sur le lieu des festivités.

Ce n'était jamais au même endroit que cela se passait. Parfois c'était les grands-parents qui recevaient et parfois, c'était un vieil oncle qui voulait organiser ce réveillon de Noël, très particulier.

La famille s'agrandissait au fil des années et chacun était heureux de se retrouver et de passer ce temps des fêtes, tous ensemble afin de partager de joyeux moments de convivialité.

Depuis que cette famille avait commencé à réunir tout le monde, il s'en était passé des choses dans chacun des foyers. Certains avaient trouvé un nouvel emploi et avaient dû déménager. D'autres s'étaient mariés et étaient partis vivre près de leur nouvelle famille, un autre avait décidé de s'embarquer pour un long voyage et on ne l'avait pas vu pendant de très nombreuses années...

Mais dès lors où le carton d'invitation arrivait dans leur boîte aux lettres, chacun se mettait en quête de pouvoir participer au mieux à cette fête familiale si joyeuse et si féerique.

Il avait été dit, il y a de très nombreuses années, qu'il était inutile de venir les bras chargés de cadeaux de toute taille, chacun devait bien au contraire s'assurait d'avoir chez lui tout ce qui lui fallait pour vivre correctement et avait le droit et le devoir d'amener sa bonne humeur mais aussi son esprit de partage, seuls présents autorisés!

Chacun pouvait, néanmoins, apporter ou non, une création de son choix pour garnir la belle tablée. Certains savaient cuisiner admirablement alors ils amenaient des mets très appréciés.

D'autres fabriquaient des objets qui servaient à décorer. Les petits enfants, eux, faisaient des guirlandes en papier, des dessins qu'on accrochés sur les murs et des sablés sucrés. Une cousine lointaine avait des champs plein de pommiers, elle ramenait des cagettes entières de pommes très colorées et on en faisait des pyramides imitant les sapins de noël pour le goûter. Un ami de longue date qui lui aussi était convié chaque année était artisan chocolatier et n'oubliait jamais de rapporter pour chaque convive un sachet rempli de chocolats aux goûts exquis.

Pas un seul Noël sans que la magie opère dans ce grand foyer reconstitué : tout le monde était si heureux de se retrouver, d'échanger sur leur vie quotidienne et surtout de se réconforter face aux aléas de la vie qui parfois viennent frapper à notre porte sans qu'on n'ait rien demandé.

Et puis, une année, alors que comme à l'accoutumée, tout était réuni pour que les fêtes se passent le plus chaleureusement possible, car même le cousin Octave, cette fois, avait pu se déplacer, il y eut une panne de courant en plein milieu des préparatifs de début de soirée. Plus moyen de préparer le repas et encore moins de se réchauffer, il allait falloir trouver vite une solution pour que cette soirée festive se passe au mieux.

La réserve de bois était déjà bien entamée : l'hiver était rude dans cette région désertée, alors comment tenir toute la soirée ?

Pendant que certains s'affairaient déjà pour allumer le feu de la cheminée pour que les enfants et surtout les plus jeunes ne se refroidissent pas trop vite, les hommes de la famille décidèrent de se rendre dans la proche forêt pour y ramasser du bois le plus rapidement possible.

Le repas allait être un peu retardé mais au moins ils auraient de quoi se chauffer.

Dans la nuit noire du réveillon de Noël, tout semblait calme et paisible, pas un habitant au loin, ni même un animal égaré.

Les hommes avancèrent prudemment et puis, tout à coup, comme par enchantement, ils entendirent une voix leur parler : "c'est par là que vous trouverez votre bonheur." 

Les hommes figés se regardèrent ébahis, ne voyant rien ni personne à leurs côtés. "Oui, venez vers moi et c'est là que vous pourrez trouver votre bonheur", dit à nouveau la voix dans la forêt.

Les hommes bien décidés à ramasser leur bois, finirent par emprunter cette voie et au moment où l'un d'entre-eux pointa sa torche vers le sol, il vit comme par miracle, posé là, un tas de bois haut de plusieurs mètres, prêt à être ramassé.

Ils remplirent leurs sacs et les brouettes qu'ils avaient amenés et cherchèrent si quelqu'un les avait suivis : l'auteur de cette petite voix qu'ils avaient tous bien entendue. 

Ils se regardèrent et dans un grand éclat de rire, dirent à haute voix "merci Dame nature."

Ils retournèrent rapidement vers leur foyer et là, retrouvèrent avec joie toute cette belle famille réunie. Les uns avaient emmailloté les petits dans des couvertures et d'autres se servaient de leurs bras pour leur tenir chaud.

Quel bonheur sur tous les visages de les voir arriver avec autant de bois.

Les bougies avaient pris place partout dans la maisonnée et on déposa les marmites dans le feu pour réchauffer au plus vite le dîner.

Tout le monde se mit à table heureux de ce contre-temps finalement qui les avait encore plus rapprochés car la maison prenait une autre allure avec toutes ces bougies de toutes les tailles qui scintillaient et ce feu de cheminée si ardent qui crépitait.

Au moment du dessert, les hommes décidèrent de parler de leur aventure dans la forêt, et l'un d'entre-eux annonça fièrement que Dame nature les avait profondément aidés.

Chacun écouta l'histoire du tas de bois avec une grande attention. Et depuis cette année si mémorable, ils décidèrent, tous ensemble, que les Noël se feraient uniquement à la lueur des bougies blanches et autour d'un feu de cheminée pour que petits et grands se souviennent qu'un jour Dame nature leur a été d'une aide très précieuse.

Lui rendre hommage est le plus beau cadeau qu'ils puissent tous lui faire avec leur coeur, en cette fête de Noël où chacun aime trouver réconfort et harmonie.

Belles fêtes à tous...Paix et amour…

dimanche 9 décembre 2018

Conte de Noël: La visite d'un ange


26.11.11 - Il était une fois... un ange qui descendit du ciel pour rendre visite aux humains  en pleine effervescence de Noël... Un conte à lire autour du sapin.

Les parfums de cannelle, girofle et mandarine embaumaient cette soirée d’hiver, au point de gagner les jardins du Ciel. Agréablement surpris, un ange se souvint: «C’est aujourd’hui qu’on fête l’anniversaire du Roi dans le monde des hommes. J’ai bien envie de faire un tour sur cette petite planète bleue.»

On voyait briller de loin d’innombrables lumières dans la nuit du ciel terrestre. Le voyageur pensa qu’on avait allumé des milliers de bougies en l’honneur de son Roi. Il entreprit une course fulgurante à travers les villes du monde entier, sans que rien pourtant n’échappe à l’attention de son regard perçant. La lumière était partout, criarde, aveuglante, image d’un monde avide, qui ne savait plus, au juste, ce qu’il fallait fêter. L’ange eut l’étrange impression d’assister à un anniversaire où les convives se conduisent en pique-assiettes, ignorant celui qu’il convient d’honorer.

«S’ils comprenaient l’importance de ce qu’ils commémorent, le monde en serait changé! Le Ciel entier s’en émerveille depuis deux mille ans! Le Fils de Dieu, devenu l’un d’eux, par amour, leur communique la Vie qu’ils ont perdue. Mais ils ignorent la valeur du don qui leur est fait! Pour qu’ils s’y intéressent, il faudrait le coter en Bourse!» L’ange ne croyait pas si bien dire. La naissance du Fils de l’Homme, ignorée des uns, servait d’alibi aux rêves les plus fous de beaucoup d’autres. Grandeur, luxe, promesses de prospérité... L’homme ramenait toute chose à lui, toujours. Cela en devenait lassant.

L’ange serait rentré chez lui, s’il n’avait remarqué de minuscules lueurs en rien semblables aux autres. Elles étaient chaudes, vivantes, humaines. On eut dit des braises tombées du Ciel. Il y en avait sur toute la surface de la terre, et chacune semblait dire: «Joyeux anniversaire à toi, Jésus, notre bien-aimé». Dans leur sillage se répandait un parfum d’amour et de reconnaissance qui montait jusque dans les jardins du Ciel.

Alors l’ange entrevit le sourire de Dieu.

Nathania Boschung, romancière