samedi 16 décembre 2017

Évangile de Jésus- Christ selon saint Jean 1, 6-8. 19-28

JEAN-BAPTISTE TÉMOIN DE LA LUMIÈRE.

Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour  rendre témoignage à la Lumière. Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : “ Qui es-tu ? ” Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement: “ Je ne suis pas le Christ. ”  Ils lui demandèrent : “Alors qu’en est-il? Es-tu le prophète Élie ? ” Il répondit : “Je ne le suis pas. — Es-tu le Prophète annoncé ? ” Il répondit : “Non. ”  Alors ils lui dirent : “ Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? ”  Il répondit : “ Je suis la voix qui crie à travers le désert : Redressez  le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. ”  Or, ils avaient été  envoyés de la part des pharisiens.  Ils lui posèrent encore cette question : “ Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? ”  Jean leur répondit : “ Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. ”  Cela s'est passé à Béthanie de l’autre côté du Jourdain, à l'endroit où Jean baptisait.

Piste de réflexion

1. Pourquoi l’Évangile donne-t-il de l’importance à la personne de Jean le baptiste?
2. Comment le baptiste est-il le témoin de la lumière?
3. Que signifie les allusions à Élie et au prophète?
4. Comment comprendre la différence entre le baptême de Jean et celui du messie?
5. Comment faire l’expérience dans notre vie quotidienne de cette phrase de la lettre de Jean: Quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu?
6. Jésus est-il ta lumière?

Petit commentaire

Pour reconnaitre la lumière (Jésus) qui devait arriver, Dieu a envoyé un témoin de la lumière. Il n’était pas lui-même la lumière, mais sa mission était d’être le  témoin de la lumière. Afin que par lui, les hommes reconnaissent et apprécient la lumière. Jean était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui."

Comme Jean-Baptiste, nous ne sommes pas la Lumière, et nous le savons que trop (!), mais il nous faut rendre témoignage – comme lui – afin que tous découvrent que Jésus, lui, est la Lumière.

Aujourd'hui c'est à chacun de nous, que Dieu appelle à témoigner de celui qui par amour pour nous a donné sa vie. Nous sommes appelé à faire connaitre Jésus Christ notre sauveur, notre seul maitre.

Quelle belle mission était la sienne à ce Jean-Baptiste!  Quelle est grande la bienveillance de Dieu qui va jusqu’à lui faire confiance à ce point.  C’est comme si Jean s’était fait demander : Acceptes-tu de devenir « passeur de lumière »?

À toi de jouer!

Jean Baptiste en quiz

Retrouve ce qui est vrai au sujet de ce grand saint.

A) Sa mère s’appelait :
1- Ève
2- Cléopâtre
3- Élisabeth

B) Il est né :
1- 500ans avant Jésus
2- 6 mois avant Jésus.
3- Sous Louis X1V

C) Il est habillé :
1- D’une cuirasse
2- D’une tunique en poil de chameau
3- D’un habit rouge brodé

D) Il mangeait :
1- des œufs de vautour
2- Des légumes verts.
3- Des sauterelles.

E) Son rôle était :
1- D’annoncer l’Arrivée de Jésus.
2- De commander les soldats romains.
3- De vendre des épices de l’Inde.

F) Il invitait les gens à se plonger dans le fleuve Jourdain pour :
1- Guérir de la lèpre.
2- Se rafraîchir avec la canicule.
3- Demander pardon à Dieu

G) Le jour de sa fête :
1- On stoppe tous les bateaux.
2- On allume de grands feux dans la nuit.
3- ON repeint ses murs.

Solutions : A) 3- Élisabeth  B) 2-6 mois avant Jésus. C) 2- D’une tunique en poil de chameau D) Des sauterelles.  E) 1- D’annoncer l’Arrivée de Jésus. F) Demander pardon à Dieu G) 2- On allume de grands feux dans la nuit.



mercredi 13 décembre 2017

Un conte pour la Fête de la Lumière (Sainte Lucie)

Voici le conte de la Fête de la Lumière, que je dirai à l'occasion de la Sainte Lucie le 13 décembre :
Il y a de cela bien longtemps, dans un lointain pays, une jeune fille se fit rejeter par les siens, parce qu'elle ne partageait pas leurs croyances et leur vision de la vie. Ils décidèrent de l'abandonner en pleine mer, comme sacrifice, la barque remplie de victuailles. Mais Lucie avait confiance en la vie et savait que rien n'arrivait sans raison. Elle pria Dieu de lui donner la force d'affronter courageusement son destin. Or, Dieu avait un plan pour elle. Il permit au vent de pousser sa barque vers un rivage. Sur la berge, des villageois se lamentaient. Ils étaient affamés par la famine qui les frappait. Ils étaient venus au bord du rivage pour prier. Tout à coup, ils virent une lueur au loin et entendirent une douce voix chanter dans le lointain. La lumière s'approchait et ils aperçurent une jeune fille vêtue de blanc, la tête illuminée de clarté. Ils crurent à l'arrivée d'un ange. On aurait dit qu'elle flottait, comme en suspens entre une eau sombre et un ciel sans étoiles. Ils n'avaient pas vraiment tort, car elle apportait de quoi apaiser la faim des villageois. Lucie fut donc adoptée par le village, qui lui fut reconnaissant. Sa venue avait apporté suffisamment d'espoir aux villageois pour leur donner la force de lutter contre la famine.


Aujourd'hui, l'histoire de Sainte Lucie nous rappelle que la lumière finit toujours par triompher des ténèbres, même aux heures les plus sombres.

samedi 9 décembre 2017

La poupée de Noël

Dans une grande surface, quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait, je me suis mise à maugréer. "Je vais passer un temps interminable ici et j'ai encore tant de choses à faire". Noël commence vraiment à devenir une corvée. Ce serait tellement bien de me coucher et de me réveiller seulement après. Mais je me suis fait un chemin jusqu'au stand des jouets et là, j'ai commencé à maugréer contre le prix des jouets en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec.

Du coin de l’œil, j'ai remarqué un petit bonhomme d’origine africaine d'environ 6 ans qui tenait une jolie petite poupée blanche contre lui. Il n'arrêtait pas de caresser les cheveux blonds et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais comment un petit garçon pouvait choisir une poupée pour jouet. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : "Tantine, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ? " Elle lui répondit avec un peu d'impatience : "Tu sais que tu n'avais pas assez avec les sous que tu as pris de ta tirelire pour l'acheter". Puis sa tante lui demanda "Reste-là, je reviens de suite. " Puis elle partit rapidement.

Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui. "Tu t’appelles comment ? " lui demandais-je. "Je m’appelle Bonaventure." "Pourquoi veux-tu une poupée ? " "Mais, c'est la poupée que ma petite sœur Sandrine désirait plus que tout pour Noël. Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait". Je lui dis alors qu'il allait peut-être la lui apporter. Il me répondit tristement : "Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite sœur se trouve maintenant. Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte". Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. "Elle est partie rejoindre Jésus, m’a-t-on dit. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi. Alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur".

Mon cœur s'est presque arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit : "J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin". Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin il y a quelque temps sur laquelle il tenait la poupée qui lui plaisait et qu’il désirait avoir, en me disant : "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite sœur". Puis il baissa la tête et resta silencieux. 

Je fouillai dans mon sac à mains, en cherchant mes pièces d’euros et demandai au petit garçon : "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ?" "Ok" dit-il. "Il faut que j'en aie assez". Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et un peu plus.

Doucement, le petit garçon murmura : "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous". Puis il me regarda et dit : "J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous dans ma tirelire pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma sœur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir encore assez de sous pour acheter aussi une belle fleur à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter et la poupée et une belle fleur. Vous savez, ma maman aime tellement les fleurs."

Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m'éloignai en poussant mon caddie. Je terminai mon marché dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.


P. Pierre Féderlé M.Afr

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 1-8

Préparez le chemin du Seigneur

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

Commentaire

Aujourd’hui, en ce deuxième dimanche de l’Avent, les chrétiens sont conviés à devenir en ce monde des « Jean Baptiste ». Être Jean Baptiste, c’est être porteur d’une Bonne Nouvelle inouïe : Jésus Christ lui-même.

Nous sommes tous appelés à prêcher l'Évangile de Jésus, à déclarer sa seconde venue et à encourager les gens à se repentir et à entrer en relation avec Lui. Ce n'est pas pour notre gloire, mais pour la sienne. Nous n'avons pas besoin d'être quelqu'un de spécial, nous n'avons pas besoin d'avoir des vêtements luxueux ou d'utiliser un langage fleuri, nous devons simplement être nous-mêmes et permettre à Dieu de travailler à travers nous.

Dans deux semaines, nous célébrerons Noël… Noël est une fête de famille, une fête de la générosité, du partage, une fête de la fraternité. Il faut prendre le temps de préparer cette fête, ce banquet…
Il faut penser à ce qui peut faire plaisir à ceux qu’on aime, les plats, les biscuits, les treize desserts, les branches de sapin et les boules qui brillent. Noël est une fête où nous essayons de faire de la place aux autres dans nos vies et dans nos cœurs, au nom de Jésus.
Devons-nous choisir entre fêter Noël, ou rencontrer Jésus ? L’un n’exclut pas l’autre, heureusement ! Mais soyons lucide sur nous-mêmes. Parfois on est tellement occupé par les préparatifs matériels qu’on oublie de préparer son cœur. Et un cœur mal préparé a du mal à goûter toute la fête.
Alors, voilà, préparons notre cœur à accueillir Celui qui doit venir – Préparons le chemin que le Seigneur pourra prendre pour aller jusqu’à votre cœur. Prenons le temps, selon nos possibilités, à la suite de Jean, de laisser le silence envahir votre cœur. Dans le silence de notre prière préparons ce chemin pour le Seigneur. Au besoin, nous pouvons décharger quelques fardeaux au bord de ce Jourdain de nos prières : amertume, soucis…
Question
Qu'est-ce que Jésus change dans / à travers vous? Comment Dieu vous prépare-t-il "pendant que vous attendez?"
Qu’est-ce que j'accueille comme Bonne Nouvelle pour moi, pour ma vie ?

jeudi 7 décembre 2017

LES MOTS ONT UN POUVOIR IMMENSE SUR NOS VIES. CE CONTE DE JACQUES SALOMÉ DANS LEQUEL VOUS POUVEZ AISÉMENT REMPLACER FILLE PAR GARÇON, PARLERA À TOUS.

Il était une fois une petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour dire ce qu’elle ressentait.
Chaque fois qu’elle tentait de s’exprimer, de traduire ce qui se passait à l’intérieur d’elle, elle éprouvait comme une sorte de vide. Les mots semblaient courir plus vite que sa pensée. Ils avaient l’air de se bousculer dans sa bouche mais n’arrivaient  pas à se mettre ensemble pour faire une phrase.
Dans ces moments- là, elle devenait agressive, violente, presque méchante. Et des phrases toutes faites, coupantes, cinglantes sortaient de sa bouche. Elles lui servaient uniquement à couper la relation qui aurait pu commencer :
– De toute façon tu ne peux me comprendre. 
– Ça sert à rien de dire. 
– C’est des bêtises de croire qu’il faut tout dire ! 
D’autres fois, elle préférait s’enfermer dans le silence, avec ce sentiment douloureux  que de toute façon personne ne pouvait savoir ce qu’elle ressentait, qu’elle n’y arriverait jamais. Que les mots ne sont que des mots.
Mais tout au fond d’elle- même, elle était malheureuse, désespérée, vivant une véritable torture à chaque tentative de partage. Un jour, elle entendit un poète qui disait à la radio:
– Il y a chez tout être humain un Chemin des Mots qu’il appartient à chacun de trouver.
Et dès le lendemain, la petite fille décida de partir sur le Chemin des Mots qui était à l’intérieur d’elle. 
La première fois où elle s’aventura sur le Chemin des Mots, elle ne vit rien. Seulement des cailloux, des ronces, des branchages, des orties et quelques fleurs piquantes. Les mots du Chemin des Mots semblaient se cacher, paraissaient la fuir.
La seconde fois où elle chemina sur le Chemin des Mots, le premier mot qu’elle vit sur la pente d’un talus fut le mot « Oser ». Quand elle s’approcha, ce mot osa lui parler. Il lui dit d’une voix exténuée :
– Veux tu me pousser un peu plus haut sur le talus ?
Elle lui répondit :
– Je crois que je vais t’emmener très loin dans ma vie.
Une autre fois, elle découvrit que les mots étaient comme des signes sur le bord du chemin et que chacun avait une forme et un sens particulier.
Le deuxième mot qu’elle rencontra fut le mot « Vie ». Elle le ramassa, le mit contre son oreille. Tout d’abord, elle n’entendit rien mais en retenant sa respiration, elle perçut comme un petit chuchotement:
– Je suis en toi, je suis en toi.
Et plus bas encore:
– Prends soin de moi.
Mais là, elle ne fut pas très sûre d’avoir bien entendu.
Un peu plus loin sur le Chemin des Mots, elle trouva un petit mot tout seul, recroquevillé sur lui-même, tout frileux comme s’il avait froid. Il avait vraiment l’air malheureux, ce mot -là. Elle le ramassa, le réchauffa un peu, l’approcha de son cœur et entendit un grand silence.
Elle le caressa et lui dit:
– Comment tu t’appelles, toi ? 
Et le petit mot qu’elle avait ramassé lui dit d’une voix nouée :
– Moi, je suis le mot « Seul ». Je suis vraiment tout seul. Je suis perdu, personne ne s’intéresse à moi, ni ne s’occupe de moi.
Elle serra le petit mot contre elle, l’embrassa doucement et poursuivit sa route. Près d’un fossé, sur le Chemin des Mots, elle vit un mot à genoux, les bras tendus. Elle s’arrêta, le regarda et c’est le mot qui s’adressa à elle : 
– Je m’appelle  » Toi », lui dit-il. Je suis un mot très ancien mais difficile à rencontrer car il faut me différencier sans arrêt des autres. 
La petite fille le prit en disant :
– J’ai envie de t’adopter,  » Toi », tu seras un bon compagnon pour moi.
Sur le Chemin des Mots elle rencontra d’autres mots qu’elle laissa à leur place. Elle chercha un mot tout joyeux, tout vivant. Un mot qui puisse scintiller dans la nuit de ses errances et de ses silences. Elle le trouva au creux d’une petite clairière. Il était allongé de tout son long, paraissant détendu, les yeux grands ouverts.
Il avait l’air d’un mot tout à fait heureux d’être là. Elle s’approcha de lui, lui sourit et dit :
– C’est vraiment toi que je cherchais, je suis ravie de t’avoir trouvé. Veux- tu venir avec moi ?
Il répondit:
– Bien sûr, moi aussi je t’attendais…
 Ce mot qu’elle avait trouvé était le mot  » Vivra ».
Quand elle rassembla tous les mots qu’elle avait recueillis sur le Chemin des Mots, elle découvrit avec stupéfaction qu’ils pouvaient faire la phrase suivante : « Ose ta vie, toi seule la vivras. »
Elle répéta plus lentement :  « Ose ta vie, toi seule la vivras. »
Depuis ce jour, la petite fille prit l’habitude d’aller se promener sur le Chemin des Mots. Elle fit ainsi des découvertes étonnantes et ceux qui la connaissaient furent très surpris d’entendre tout ce que cette petite fille avait à l’intérieur d’elle. Ils furent étonnés de toute la richesse qu’il y avait dans une petite fille très silencieuse.
Ainsi se termine le conte de la petite fille qui ne trouvait jamais les mots pour se dire.

lundi 4 décembre 2017

Lettre de Jésus...

Chers amis

 Comme vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette année encore cette célébration aura lieu.
Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux, il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche. C’est vraiment bien de savoir, qu’au moins une fois par an, certaines personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j’ai fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour s’amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la fête.

Je me souviens que l’année dernière il y avait un grand banquet en mon honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale. Mais vous savez quoi ? Je n’étais pas invité... J’étais en théorie l’invité d’honneur, mais personne ne s’est rappelé de moi et ils ne m’ont pas envoyé d’invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est arrivé, on m’a laissé dehors, et ils m’ont fermé la porte à la figure... et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table. En réalité, je n’étais pas surpris de cela car depuis quelques années, toutes les portes se referment devant moi.

 Comme je n’étais pas invité, j’ai décidé de me joindre à la fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin, et j’ai observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu d’une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : ’ho ho ho !’ Il s’est assis sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant "Père Noël ! Père Noël !", comme si la fête était en son honneur ! A minuit, tout le monde a commencé à s’embrasser ; j’ai ouvert mes bras et j’ai attendu que quelqu’un vienne me serrer dans ses bras et... vous savez quoi... personne n’est venu à moi.

 Soudain ils se sont tous mis à s’échanger des cadeaux. Ils les ont ouvert un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j’ai regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu’auriez- vous ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s’échangeait des cadeaux et que vous n’en receviez aucun ?

 J’ai enfin compris que je n’étais pas désiré à cette soirée et je suis parti silencieusement.
 Tous les ans ça s’empire. Les gens se rappelle seulement de ce qu’ils boivent et mangent, des cadeaux qu’ils ont reçu, et plus personne ne pense a moi. J’aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me laissiez rentrer dans votre vie. J’aurai souhaité que vous vous rappeliez qu’il y a plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma vie pour vous, et en définitive pour vous sauver.

 Aujourd’hui je souhaite seulement que vous croyiez à cela de tout votre coeur. Comme nombreux sont ceux qui ne m’ont pas invité à leur fête l’an passé, je vais cette fois organiser ma propre fête et j’espère que vous serez nombreux à me rejoindre.

 En guise de réponse positive à mon invitation, envoyez ce message au plus grand nombre de personne que vous connaissez. Je vous en serai éternellement reconnaissant.

 Je vous aime très fort !

 Jésus

samedi 2 décembre 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13, 33-37

 Se tenir prêts pour le retour du Seigneur

 
En ce temps-là, Jésus disait  à ses disciples : <
Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin; s’il arrive  à l'improviste il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.  Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! ``>>

Réflexion

Le temps de l'Avent désigne les semaines qui précèdent Noël: du premier dimanche de l'Avent, 3 décembre cette année jusqu'à la veille de Noël.

Entrer dans l'Avent, c'est partager avec d'autres une espérance de bonheur pour ce monde et agir pour ce bonheur.

Entrer dans l'Avent, c'est se tenir prêt, être un veilleur : si Dieu vient frapper à notre porte, serons-nous prêts à l'accueillir?

Entrer dans l'Avent, c'est avoir envie que Dieu vive dans le cœur de tous les hommes. Noël n'est donc pas une fête du passé, comme on pourrait l'imaginer, mais une fête du présent et de l'avenir...

Entrer dans l’Avent, c’est faire de la place en nous pour accueillir Dieu qui prend notre condition humaine pour nous accompagner chaque jour de notre vie.


Entrer dans l’Avent, c’est se laisser habiter par la joie et la paix et en devenir le modeste témoin.

  
Petit commentaire

Premier dimanche de l’Avent

C’est aujourd’hui que commence la nouvelle année liturgique! Le temps de l’Avent est un temps d’attente ” et de “ veille ”. Nous, croyantes et croyants, chrétiennes et chrétiens, sommes invités à attendre avec joie, dans un climat empreint d’espérance, la venue du Seigneur. C’est un temps de grâce, un temps de réjouissance!

L’Avent est un temps où nous attendons dans la joie et l’espérance la grande fête de Noël. La célébration du temps de l’Avent comporte deux aspects. Le premier consiste en la préparation pour célébrer la venue de Jésus Emmanuel dans une mangeoire à Bethléem. Le deuxième aspect de l’Avent est l’attente joyeuse du retour de Jésus. La couronne de l’Avent nous rappelle dans ce temps d’attente et de préparation, de ce grand cadeau que Dieu nous fait : son Fils Jésus.

Veiller c’est d’abord être présent à soi-même.

C’est un éveil à autrui, à ses besoins, à ses manques. C’est la prise de conscience des « plus petits », des exclus, des malades, des isolés.

C’est un éveil à la présence de Dieu en nous et en chacun.

Veiller engage toute la personne. Et particulièrement dans ce temps de l’Avent où Dieu vient nous surprendre. Serons-nous suffisamment désencombrés pour que la rencontre ait vraiment lieu ?

Partage :

- Que veux dire « Veiller » ?
- Que veux dire « Arriver à l’improviste » ?
- Moi aujourd’hui, quels moyens je prends pour Veiller ?
- Et nous sur quoi et sur qui veillons-nous ?
- Qu’est-ce qui peut nous pousser à veiller?
- Mais, qu’est-ce que veiller?
 - Quand et comment cela portera-t-il des fruits ?