jeudi 21 décembre 2017

LE NOËL DE GOTITA

Il était une fois, une goutte d'eau qui avait manqué son nuage. C'est du moins ce que devait penser ses amies parties la veille. Chaque automne, avec son groupe aquatique, elle s'embarquait sur un nuage en partance pour le sud et ne revenait qu'aux beaux jours du printemps.

Mais voilà…, cette fois, Gotita (ainsi l'appelaient ses amies), était restée. Il y a longtemps qu'elle y pensait. Chaque année, au moment du départ, elle se redisait : "Et si je restais!" En ce mois de novembre, son rêve s'était fait plus insistant et dans l'euphorie du départ elle en avait profité pour se cacher.

Suspendue à sa feuille dorée elle admirait le soleil qui disparaissait à l'horizon tout auréolé de rouge. Elle se sentait un peu seule mais aussi toute excitée à l'idée de cette aventure. Les coloris de l'automne miroitaient sur la petite goutte et des vagues de joie ravissaient notre amie. Puis, une à une, l'automne éteignit ses lumières colorées, laissant la place aux froides lueurs bleutées des glaces.
Un beau matin après une nuit particulièrement froide et agitée, Gotita fut réveillée par une clarté inhabituelle. Elle ouvrit un oeil, éblouie le referma aussitôt. Puis, tout doucement elle en ouvrit un et ensuite l'autre. WOW! Tout était blanc, si étincelant qu'il lui fallait plisser les yeux pour mieux voir.
"Qu'est-ce que c'est?" s'exclama Gotita.

Pour toute réponse elle entendit une cascade de rires, comme tout un orchestre de petites clochettes. En y regardant bien, elle vit que cette couverture blanche était peuplée de centaines et centaines de petites boules de dentelle aux formes variées.

"Qui êtes-vous?" demanda-t-elle.
"Des cristaux!" répondit timidement une des petites boulettes blanches.
"Des cristaux de neige" ajouta un autre.
"De la neige...!" s'exclama Gotita toute excitée, "de la neige...! Enfin! il y a si longtemps que je désirais vous connaître." ajouta-elle ravie.
"Bienvenue en hiver petite soeur!" dit en riant un mignon cristal.
"Petite soeur...!" dit Gotita étonnée.
"Suis-nous" répondirent-elles en choeur.

Elles s'approchèrent du lac figé sous son miroir gelé.
"Regarde-toi", dit un tout petit flocon.
Gotita se pencha vers la surface gelée et, oh surprise, elle y vit le reflet d'un joli cristal tout brillant.
"C'est moi?" demanda-t-elle incrédule.
"Mais bien sûr! Durant la nuit, le vent et le froid ont fait de nous et de toi de fragiles sculptures de beauté."
"Que je suis belle et tellement légère!" dit Gotita en riant aux éclats.

Toute à son enthousiasme, elle s'approcha un peu trop près d'un tourbillon de vent qui l'attrapa au passage. "Attention!" lui crièrent ses soeurs de neige mais il était trop tard. Et ça valse, et ça tourne, tourne, tourne! Rien à faire… malgré tout ses efforts elle se rendit bien vite à l'évidence qu'elle ne pouvait pas lutter contre la force qui l'entraînait. Elle n'avait d'autre choix que de s'abandonner et faire confiance au vent qui la menait loin, de plus en plus loin.

Après ce qui parut à Gotita un bien long et pénible voyage, le vent la laissa enfin s'échapper.
"Où suis-je?" se demanda Gotita encore toute étourdie.
"En ville!" lui répondirent quelques flocons qui avaient fait le trajet grâce au même transport.
"En ville?"
"Oui, en ville. Tu sais les édifices, le ciment, le bruit et beaucoup de monde. Ici, nous sommes sur la rue des grands magasins."

Notre petite goutte d'eau, maintenant flocon de neige, s'aperçut qu'elle avait atterri tout en haut d'une vitrine de magasin. On y voyait des hommes et des femmes même des enfants mais tous en plastique et vêtus chaudement pour affronter les tempêtes. Il y avait aussi une table dressée pour un festin.
Sur les trottoirs et dans les magasins des lumières, de la musique et des gens beaucoup de gens qui couraient comme si le temps allait leur manquer.

"Tout cela est bien étourdissant" dit Gotita à ses nouveaux amis.

"C'est que Noël arrive bientôt alors il y a les cadeaux qu'il faut acheter, la visite que l'on attend et tant de choses à préparer."

Pendants qu'ils parlaient de la ville, du temps des fêtes de ses joies mais aussi ses lourdeurs et ses larmes, Gotita vit s'approcher une jolie fillette chaudement vêtue et accompagnée de ses parents. Ils étaient tellement tout chaud de bonheur que Gotita sentit fondre son coeur de cristal. Elle se glissa vers l'autre coin de la vitrine craignant de voir s'évanouir son habit tout neuf. C'est alors qu'elle vit un autre couple avec leur petit garçon. Le petit collait son nez à la vitrine, les yeux fixés sur la table couverte de mets appétissants et l'arbre de Noël qui disparaissait sous les cadeaux. Ses parents le regardaient, bien triste de ne pouvoir réaliser ses souhaits, Le petit garçon frottait ses mains nues pour les réchauffer.

Gotita regardait ses deux familles à la fois si semblables et si différentes. C'est alors qu'il lui vint une idée un peu farfelue mais, pensa-t-elle, ça pourrait peut-être marcher. Elle s'approcha de la petite fille aux cheveux bouclés, cherchant à attirer son attention. Que faire pour qu'elle remarque le petit garçon? Je pourrais… ah mais non! je perdrais mon bel habit de dentelle. Il n'en est pas question... dit-elle tout en chassant cette idée. Mais son bon coeur finit par céder. Elle se laissa tout doucement glisser pour atterrir sur le nez tout chaud de la fillette où bien entendu elle fondit aussitôt. C'est alors que la petite fille en voulant essuyer de sa mitaine son nez mouillé, tourna un peu la tête et aperçut le petit garçon.

Sans dire un mot elle s'approcha de lui, retira ses jolies mitaines et les lui donna. Un peu gêné et surpris le garçonnet sourit et après un merci tout sourire, se dépêcha d'y enfiler ses petits doigts si froids. Les deux couples se regardèrent tout émus par ce geste spontané. Les parents de la petite fille s'approchèrent alors du pauvre couple. Ils parlèrent longtemps et en ce soir de réveillon, deux familles unies par la générosité d'une enfant partagèrent la même table. Une toute nouvelle amitié naquit au coeur de ces gens en ce beau soir de Noël. L'Amour prenait place chez eux.

Un petit flocon de neige redevenu goutte d'eau, du bout de sa mitaine en pleurait de joie.

Tante Monique

mardi 19 décembre 2017

LE VRAI NOËL."

Si tu le veux, le vrai Noël, C’est toi qui le feras !
Le vrai Noël, Il sera dans ton regard,
Il sera dans ton sourire, Il sera dans ton geste.

Le vrai Noël, Il sera dans ton accueil, Il sera dans ton partage.
Il sera dans ton espérance et dans ton abandon.
Il sera dans ta souffrance donnée... comme une offrande.

Le vrai Noël, Il sera dans ton activité, Et dans ton silence,
il sera dans ta vie au plus profond de ton cœur,
il sera dans ton amour, il sera dans ta prière.

Le vrai Noël, Il sera, si tu veux,
 Dans l’oubli de toi pour te donner aux autres.
Le vrai Noël, c’est chaque fois que tu aimes.

Noël est une fête familiale: moment privilégié pour se rassembler en famille,  toutes générations confondues. Cette fête, par toutes ses formes d’expression, crée des souvenirs communs et entretient le sentiment d’appartenance à une famille.

Chacun trouve, à sa manière, cette façon de construire ce lien : en partageant un repas, une veillée, écoutant des histoires, se réunissant autour de la table.  Avec la place grandissante de l’enfant dans la famille, Noël est devenu la fête des enfants : nuit magique où leurs désirs sont réalisés, pour le plus grand bonheur des adultes.


Encore une fois, en cette fête de Noël, notre coeur d'enfant s'émerveille comme lorsque nos enfants étaient petits, à l'exception que cette joie grandit avec nos merveilleux petits-enfants! Je souhaite à tous un merveilleux Noël remplie de j oie, de partage et de sérénité

dimanche 17 décembre 2017

Conte de Noël

Une nuit profonde planait sur le monde depuis la faute originelle, opprimant l’humanité entière…En cette Sainte Nuit, tout le monde dormait : à Rome, à Antioche, à Alexandrie et à Jérusalem, personne ne se doutait de ce qui allait se passer. On dormait aussi à Bethléem, bondé de monde venu pour le recensement de César Auguste. Seuls quelques bergers veillaient. Tout à coup, dans la nuit, on aperçut les silhouettes d’un homme et d’une femme au pas chancelant. Ils avaient l’air fatigués ; En regardant mieux, la femme semblait attendre un heureux événement.

Mais, que font-ils ? Ils frappent partout où il y a une faible lueur à l’intérieur des maisons, mais en vain, personne ne veut les accueillir. Mais, qui sont-ils ? Pourtant ils sont bien connus, et tous les ans – ou plutôt, en tout temps- il me semble les voir aller et venir dans la nuit de ce monde qui refuse la lumière. Oui, on les aperçoit même à Paris, surtout en cette période…J’imagine Marie et Joseph, errants, solitaires, à la lumière blafarde des réverbères. La ville est parée comme pour une fête. Les rares passants se hâtent de rentrer. Ils ont sans aucun doute quelque chose d’important à faire. En traversant les rues, on entend de la musique, parfois des rires. Partout il est écrit : Joyeux Noël. Joseph se réjouit, c’est bien eux qu’on attend !

Imaginons alors Marie et Joseph frappant aux portes d’une humanité aux multiples facettes.  Ils passent devant l’Assemblée Nationale ; c’est là que les lois sont faites. Il doit bien y avoir une place pour Jésus, puisqu’Il est la Vérité : « Faites la charité d’une place pour que le Roi du Ciel puisse naître sur terre». Las, tout est fermé, pas une lumière ! Un clochard à l’haleine avinée, mais au regard conservant encore un peu d’humanité, s’approche : « Je sais qui vous êtes ; je me souviens quand j’étais enfant….moi j’ai fait du catéchisme ! Vous cherchez une place pour Jésus ? Peine perdue » dit-il « Jésus n’est plus reconnu au nom de la laïcité et, d’ailleurs, l’État a pris la place de Dieu… ». Déçus, ils continuent leur chemin, puis, par hasard, ils voient écrit : «  Planning Familial ». « Ah, c’est donc là qu’on aide les familles ! », se dit Joseph confiant. Ils entrent, mais on leur  propose, en  insistant, de se débarrasser de cet enfant qui dérange tant de monde. Marie et Joseph sortent en hâte, horrifiés. Hérode n’est pas loin…Joseph frappe alors à la porte des cinémas, des théâtres, des cafés. Il y entre seul, mais il voit et entend des choses horribles que la Vierge Marie ne saurait supporter. Dégoûté, il éloigne son épouse et ensemble, ils continuent leur inlassable quête. Ils aperçoivent les magasins rutilant de lumières avec leurs vitrines pleines de bonnes et belles choses. Ils entrent, mais personne ne s’occupe d’eux. Ils sont bousculés ; certains les prennent mêmes pour des clochards. Tout  le monde court  frénétiquement pour acheter les derniers cadeaux. « Vous savez » leur dit humblement Joseph «  celui que vous allez fêter est ici ; Noël, c’est la naissance de Jésus ». Mais on lui répond : «  Si vous n’avez rien à acheter, allez-vous en ! ». « Mais quel Noël fêtez-vous sans Jésus ? C’est lui qui est venu nous racheter tous par son sang ! ». « Comment ! Du sang ? Les banques n’acceptent pas ce genre de crédit ! ». Joseph et Marie s’en vont tout tristes : « Essayons chez les particuliers. Quelqu’un nous ouvrira peut-être ! ». Devant une porte, on entend des rires, des voix enfantines ; Ils frappent encore et, justement, c’est un petit enfant souriant qui ouvre. « Avez-vous une place pour Jésus ? » demande Joseph,  mais l’enfant semble déçu : « Jésus ? Nous, on attendait le Père Noël ! ». De l’intérieur son papa lui crie : « Fiston, ferme la porte, ne t’ai-je pas dit que Jésus n’existe pas ! ». L’enfant referme la porte, tout malheureux.

De porte en porte, Joseph et Marie se font tour à tour insulter, chasser, moquer. Sans savoir qui ils sont, quelqu’un leur fait l’aumône par la porte entrebâillée, juste pour se donner bonne conscience…et  pour ne pas laisser refroidir la dinde dans son assiette. D’autres ne leur ouvrent même pas. « Où aller maintenant ? » se disent-ils l’un l’autre. Ils sont devenus des sans domicile fixe. Seuls les pauvres qui les aperçoivent, semblent avoir un peu de compassion. Comme l’avait dit Saint Jean dans  le Prologue de son Évangile, les « siens » ne l’ont pas reçu.

Certes, ce conte est triste, tout comme ce monde sans Dieu. Pourtant ne ressentons-nous pas en nous une grande joie ? Marie et Joseph frappent à une dernière porte,  celle de notre cœur : sommes-nous prêts à ouvrir à Jésus, pour qu’il entre et y fasse sa demeure ? « Soudainement » dit la liturgie de Noël «  Tandis que toutes choses étaient dans le plus profond silence et que la nuit atteignait dans sa course le milieu de sa route, Votre Verbe tout puissant, ô Seigneur, s’élança de son trône royal des cieux » (Sg  18, 14-15). Et voici qu’alors l’obscurité se déchire et du ciel descendent des fleuves de lumière et des milliers et des milliers d’anges chantent des paroles jamais entendues sur terre : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qui L’aiment ». Oui, que le doux sourire de l’Enfant-Dieu puisse réjouir ce monde malade et triste. Qu’en cette Sainte Nuit, les haines s’apaisent, que la Paix et l’Espérance reviennent. Que ceux qui souffrent, les malades, les pauvres, les persécutés, soient consolés.

La Bienheureuse Élisabeth de la Trinité illustre si poétiquement ce mystère :

« J’ai vu briller l’étoile lumineuse qui m’indiquait le berceau de mon roi.

Et dans la nuit calme et mystérieuse, elle semblait s’orienter vers moi.

Puis j’entendis pleine de charme la voix de l’Ange qui me dit :

Recueille-toi, c’est en ton âme que le mystère s’accomplit ».


Saint et Joyeux Noël à vous tous et à vos familles.

samedi 16 décembre 2017

Évangile de Jésus- Christ selon saint Jean 1, 6-8. 19-28

JEAN-BAPTISTE TÉMOIN DE LA LUMIÈRE.

Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean. Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour  rendre témoignage à la Lumière. Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : “ Qui es-tu ? ” Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement: “ Je ne suis pas le Christ. ”  Ils lui demandèrent : “Alors qu’en est-il? Es-tu le prophète Élie ? ” Il répondit : “Je ne le suis pas. — Es-tu le Prophète annoncé ? ” Il répondit : “Non. ”  Alors ils lui dirent : “ Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? ”  Il répondit : “ Je suis la voix qui crie à travers le désert : Redressez  le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. ”  Or, ils avaient été  envoyés de la part des pharisiens.  Ils lui posèrent encore cette question : “ Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? ”  Jean leur répondit : “ Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. ”  Cela s'est passé à Béthanie de l’autre côté du Jourdain, à l'endroit où Jean baptisait.

Piste de réflexion

1. Pourquoi l’Évangile donne-t-il de l’importance à la personne de Jean le baptiste?
2. Comment le baptiste est-il le témoin de la lumière?
3. Que signifie les allusions à Élie et au prophète?
4. Comment comprendre la différence entre le baptême de Jean et celui du messie?
5. Comment faire l’expérience dans notre vie quotidienne de cette phrase de la lettre de Jean: Quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu?
6. Jésus est-il ta lumière?

Petit commentaire

Pour reconnaitre la lumière (Jésus) qui devait arriver, Dieu a envoyé un témoin de la lumière. Il n’était pas lui-même la lumière, mais sa mission était d’être le  témoin de la lumière. Afin que par lui, les hommes reconnaissent et apprécient la lumière. Jean était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui."

Comme Jean-Baptiste, nous ne sommes pas la Lumière, et nous le savons que trop (!), mais il nous faut rendre témoignage – comme lui – afin que tous découvrent que Jésus, lui, est la Lumière.

Aujourd'hui c'est à chacun de nous, que Dieu appelle à témoigner de celui qui par amour pour nous a donné sa vie. Nous sommes appelé à faire connaitre Jésus Christ notre sauveur, notre seul maitre.

Quelle belle mission était la sienne à ce Jean-Baptiste!  Quelle est grande la bienveillance de Dieu qui va jusqu’à lui faire confiance à ce point.  C’est comme si Jean s’était fait demander : Acceptes-tu de devenir « passeur de lumière »?

À toi de jouer!

Jean Baptiste en quiz

Retrouve ce qui est vrai au sujet de ce grand saint.

A) Sa mère s’appelait :
1- Ève
2- Cléopâtre
3- Élisabeth

B) Il est né :
1- 500ans avant Jésus
2- 6 mois avant Jésus.
3- Sous Louis X1V

C) Il est habillé :
1- D’une cuirasse
2- D’une tunique en poil de chameau
3- D’un habit rouge brodé

D) Il mangeait :
1- des œufs de vautour
2- Des légumes verts.
3- Des sauterelles.

E) Son rôle était :
1- D’annoncer l’Arrivée de Jésus.
2- De commander les soldats romains.
3- De vendre des épices de l’Inde.

F) Il invitait les gens à se plonger dans le fleuve Jourdain pour :
1- Guérir de la lèpre.
2- Se rafraîchir avec la canicule.
3- Demander pardon à Dieu

G) Le jour de sa fête :
1- On stoppe tous les bateaux.
2- On allume de grands feux dans la nuit.
3- ON repeint ses murs.

Solutions : A) 3- Élisabeth  B) 2-6 mois avant Jésus. C) 2- D’une tunique en poil de chameau D) Des sauterelles.  E) 1- D’annoncer l’Arrivée de Jésus. F) Demander pardon à Dieu G) 2- On allume de grands feux dans la nuit.



mercredi 13 décembre 2017

Un conte pour la Fête de la Lumière (Sainte Lucie)

Voici le conte de la Fête de la Lumière, que je dirai à l'occasion de la Sainte Lucie le 13 décembre :
Il y a de cela bien longtemps, dans un lointain pays, une jeune fille se fit rejeter par les siens, parce qu'elle ne partageait pas leurs croyances et leur vision de la vie. Ils décidèrent de l'abandonner en pleine mer, comme sacrifice, la barque remplie de victuailles. Mais Lucie avait confiance en la vie et savait que rien n'arrivait sans raison. Elle pria Dieu de lui donner la force d'affronter courageusement son destin. Or, Dieu avait un plan pour elle. Il permit au vent de pousser sa barque vers un rivage. Sur la berge, des villageois se lamentaient. Ils étaient affamés par la famine qui les frappait. Ils étaient venus au bord du rivage pour prier. Tout à coup, ils virent une lueur au loin et entendirent une douce voix chanter dans le lointain. La lumière s'approchait et ils aperçurent une jeune fille vêtue de blanc, la tête illuminée de clarté. Ils crurent à l'arrivée d'un ange. On aurait dit qu'elle flottait, comme en suspens entre une eau sombre et un ciel sans étoiles. Ils n'avaient pas vraiment tort, car elle apportait de quoi apaiser la faim des villageois. Lucie fut donc adoptée par le village, qui lui fut reconnaissant. Sa venue avait apporté suffisamment d'espoir aux villageois pour leur donner la force de lutter contre la famine.


Aujourd'hui, l'histoire de Sainte Lucie nous rappelle que la lumière finit toujours par triompher des ténèbres, même aux heures les plus sombres.

samedi 9 décembre 2017

La poupée de Noël

Dans une grande surface, quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait, je me suis mise à maugréer. "Je vais passer un temps interminable ici et j'ai encore tant de choses à faire". Noël commence vraiment à devenir une corvée. Ce serait tellement bien de me coucher et de me réveiller seulement après. Mais je me suis fait un chemin jusqu'au stand des jouets et là, j'ai commencé à maugréer contre le prix des jouets en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec.

Du coin de l’œil, j'ai remarqué un petit bonhomme d’origine africaine d'environ 6 ans qui tenait une jolie petite poupée blanche contre lui. Il n'arrêtait pas de caresser les cheveux blonds et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais comment un petit garçon pouvait choisir une poupée pour jouet. Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : "Tantine, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ? " Elle lui répondit avec un peu d'impatience : "Tu sais que tu n'avais pas assez avec les sous que tu as pris de ta tirelire pour l'acheter". Puis sa tante lui demanda "Reste-là, je reviens de suite. " Puis elle partit rapidement.

Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains. Finalement, je me suis dirigée vers lui. "Tu t’appelles comment ? " lui demandais-je. "Je m’appelle Bonaventure." "Pourquoi veux-tu une poupée ? " "Mais, c'est la poupée que ma petite sœur Sandrine désirait plus que tout pour Noël. Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait". Je lui dis alors qu'il allait peut-être la lui apporter. Il me répondit tristement : "Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite sœur se trouve maintenant. Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte". Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. "Elle est partie rejoindre Jésus, m’a-t-on dit. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi. Alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite sœur".

Mon cœur s'est presque arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit : "J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin". Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin il y a quelque temps sur laquelle il tenait la poupée qui lui plaisait et qu’il désirait avoir, en me disant : "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas, mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite sœur". Puis il baissa la tête et resta silencieux. 

Je fouillai dans mon sac à mains, en cherchant mes pièces d’euros et demandai au petit garçon : "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ?" "Ok" dit-il. "Il faut que j'en aie assez". Je glissai mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et un peu plus.

Doucement, le petit garçon murmura : "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous". Puis il me regarda et dit : "J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous dans ma tirelire pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma sœur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir encore assez de sous pour acheter aussi une belle fleur à ma maman, mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter et la poupée et une belle fleur. Vous savez, ma maman aime tellement les fleurs."

Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m'éloignai en poussant mon caddie. Je terminai mon marché dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.


P. Pierre Féderlé M.Afr

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 1-8

Préparez le chemin du Seigneur

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

Commentaire

Aujourd’hui, en ce deuxième dimanche de l’Avent, les chrétiens sont conviés à devenir en ce monde des « Jean Baptiste ». Être Jean Baptiste, c’est être porteur d’une Bonne Nouvelle inouïe : Jésus Christ lui-même.

Nous sommes tous appelés à prêcher l'Évangile de Jésus, à déclarer sa seconde venue et à encourager les gens à se repentir et à entrer en relation avec Lui. Ce n'est pas pour notre gloire, mais pour la sienne. Nous n'avons pas besoin d'être quelqu'un de spécial, nous n'avons pas besoin d'avoir des vêtements luxueux ou d'utiliser un langage fleuri, nous devons simplement être nous-mêmes et permettre à Dieu de travailler à travers nous.

Dans deux semaines, nous célébrerons Noël… Noël est une fête de famille, une fête de la générosité, du partage, une fête de la fraternité. Il faut prendre le temps de préparer cette fête, ce banquet…
Il faut penser à ce qui peut faire plaisir à ceux qu’on aime, les plats, les biscuits, les treize desserts, les branches de sapin et les boules qui brillent. Noël est une fête où nous essayons de faire de la place aux autres dans nos vies et dans nos cœurs, au nom de Jésus.
Devons-nous choisir entre fêter Noël, ou rencontrer Jésus ? L’un n’exclut pas l’autre, heureusement ! Mais soyons lucide sur nous-mêmes. Parfois on est tellement occupé par les préparatifs matériels qu’on oublie de préparer son cœur. Et un cœur mal préparé a du mal à goûter toute la fête.
Alors, voilà, préparons notre cœur à accueillir Celui qui doit venir – Préparons le chemin que le Seigneur pourra prendre pour aller jusqu’à votre cœur. Prenons le temps, selon nos possibilités, à la suite de Jean, de laisser le silence envahir votre cœur. Dans le silence de notre prière préparons ce chemin pour le Seigneur. Au besoin, nous pouvons décharger quelques fardeaux au bord de ce Jourdain de nos prières : amertume, soucis…
Question
Qu'est-ce que Jésus change dans / à travers vous? Comment Dieu vous prépare-t-il "pendant que vous attendez?"
Qu’est-ce que j'accueille comme Bonne Nouvelle pour moi, pour ma vie ?