lundi 3 octobre 2016

Quiz biblique Réal Gingras C.Ss.R.

Vrai ou faux

1- Au désert de Sin, les Israélites murmurèrent contre Moïse et Aaron parce qu’ils n’avaient pas de viande et de pain comme en Égypte. En réponse, Dieu leur donna une ration de manne quotidienne. Vrai______  Faux____

2- Les récits de l’institution de l’eucharistie sont dans s.Paul et toutes les évangiles sauf s.Jean.  Vrai___ Faux___

3- De tous les évangélistes, c’est s.Jean qui parle le moins de l’eucharistie. Vrai ___Faux___

4- Dès le début, les premières communautés chrétiennes célèbrent l’eucharistie Vrai___ Faux ___

5- ``Tel est le pain qui descend du ciel : il n’est pas comme celui que vos pères ont mangé. Eux, ils sont morts : celui qui mange ce pain vivra éternellement.`` En disant cela, Jésus se référait aux galettes que les Israélites avaient emportées en vitesse en quittant l’Égypte. Vrai___ Faux___

6- La première Pâque comportait le sacrifice d’un agneau mâle sans tare, âgé d’un an. On devait le manger en toute hâte avec des pains azymes. C’est ce rituel que Jésus voulait revivre le soir du Jeudi-saint en s’offrant lui- même comme victime. Vrai___ Faux___

7- Le reniement de Pierre n’avait pas été annoncé par Jésus et il a pris tout le monde par surprise. Vrai___ Faux___

8- Au temps de s. Paul, l’Apôtre doit rappeler ce qu’est le repas du Seigneur parce que certains tendaient à en faire un banquet où chacun d’abord son propre repas, et l’un a faim, tandis que l’autre est ivre. Vrai___ Faux___

9- Le fait d’avoir un nouveau Pape nous remet devant les yeux cette rencontre fulgurante où l’apôtre est choisi après être tombé de son cheval. Vrai___ Faux___

10- Jésus prédit le genre de mort que Pierre vivrait à la fin de sa vie. Vrai___ Faux___

Quiz Biblique Réponses :

1= Vrai (Ex 16); 2= Vrai (Mt 26, 26-28; Mc 14, 22-24;1Co 11, 23-25; Luc 22, 19-20); 3= Faux (Jn 6 et 13); 4= Vrai (Act 2,42); 5= Faux (à la manne Ex 16 et Jn 6, 58-59); 6= Vrai (Ex 12, Mt 26); 7= Faux (Luc 22,31; Mt 26,30); 8= Vrai (1 Co 3,21); 9= Faux (Jn 21, 15s); 10= Vrai (Jn 21,18).


Revue Sainte Anne de Beaupré / Octobre 2016

samedi 1 octobre 2016

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17, 5-10

La foi comme un grain de moutarde

En ce temps-là, les Apôtres dirent au Seigneur : `` Augmente en nous la foi ! ``  Le Seigneur répondit : `` La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : `` Déracine-toi et va te planter dans la mer ``, et il vous  aurait obéi.

   `` Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des  champs : `` Viens vite à table `` ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : `` Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour. `` Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : `` Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir. `` ``  

Petit commentaire

Cette réponse de Jésus faisait suite à la réflexion de ses disciples devant leur incapacité à comprendre la façon d'agir de Dieu. Ils s'étaient exclamés: `` Augmente en nous la foi. `` Et Jésus leur fait cette réponse assez étonnante.    

Ses disciples, tout comme nous, avaient la conviction qu'ils avaient développé une foi qui déjà leur permettait de croire certaines affirmations reliées aux écrits des prophètes et de la Loi de Moïse. Ils avaient même commencé à croire que Jésus qui était leur compagnon, était plus qu'un simple maître à penser, qu'il était le Seigneur, le Messie, celui qui devait venir. Ils le voyaient agir, ils l'entendaient parler et ils prenaient conscience de sa capacité de réaliser des choses qui dépassaient l'ordinaire.

Jésus leur avait certainement déjà parlé de la foi comme d'un des éléments essentiels pour arriver à se dépasser soi-même. Il leur avait parlé de la foi comme d'une rencontre avec quelqu'un, comme d'une relation, d'une amitié, d'un support venant d'un autre qui nous permet de réussir là où nos forces ordinaires ne nous permettraient pas d'arriver.

C'est pourquoi devant l'obstacle, devant la difficulté, devant l'épreuve, ils sont obligés de crier vers Jésus et de lui dire: `` Augmente en nous la foi. ``

Et Jésus de répondre: `` Si vous aviez la foi. :: Nous l'avons la foi mais elle est faible, elle est fragile. Jésus leur donnera l'exemple d'une foi forte lorsqu'il acceptera d'aller jusqu'au bout dans le don de lui-même par amour pour nous.

Dans la foi il y a la confiance et dans la foi il y a la fidélité. La confiance en Dieu qui nous aime et la fidélité en un Dieu qui ne peut pas nous abandonner sur le chemin de notre vie.

La foi grandit par la prière et par le maintien d'une relation d'amitié et de dialogue avec la personne aimée. Mais la foi devient alors un moyen pour nous permettre d'agir et de réaliser des choses qui nous apparaissent trop difficiles.

Oui, Seigneur, augmente en nous la foi. Nous en avons grandement besoin pour vivre selon ta Parole dans toutes ses exigences. Si tu compares la foi à une graine de moutarde, c’est qu’elle est une force dans notre vie qui nous entraîne à dépasser nos limites humaines ; car ce qui est impossible aux hommes, est possible pour toi. Même très modeste, la foi peut produire de grandes choses : une démarche de réconciliation, un geste de partage car c’est toi qui agis en nous, c’est ta puissance qui agis dans notre faiblesse. Aide-nous à nous mettre à ton service, gratuitement, sans prétendre revendiquer un droit, ou mériter un honneur…

La question que je dois donc me poser est la suivante:

``Quelle est la foi qui m’anime?``
`` Qu'est-ce que ma foi me permet de faire que je ne ferais pas sans elle? ``
`` Quels sont mes engagements au nom et avec ma foi? ``
``En quoi la foi et la grâce se ressemblent-elles?`

Voilà la question

Jean Jacques Mireault, prêtre


GRAIN DE MOUTARDE
Chant traditionnel espagnol,
traduit et arrangé par David PRIGENT

1)   Si tu as de la foi comme un petit grain de moutarde,
      Ainsi parle le Seigneur,
      Si tu as de la foi comme un petit grain de moutarde,
      Ainsi parle le Seigneur,
      Tu pourras dire à cette montagne: "Arrache-toi, et jette-toi dans la mer !"
      Tu pourras dire à cette montagne: "Arrache-toi, et jette-toi dans la mer !"
      Et la montagne bougera de là (bougera de là, bougera de là) (x4)

2)   Si dans ta vie, tes problèmes sont comme une montagne,
      Qui t'empêche d'avancer,
      Si dans ta vie, tes problèmes sont comme une montagne,
      Qui t'empêche d'avancer,
      Tu pourras dire à ta montagne: "Arrache-toi, je le dis par la foi !"
Tu pourras dire à ta montagne: "Arrache-toi, je le dis par la foi !"
      Et ta montagne bougera de là (bougera de là, bougera de là) (x4)

3)   Si tu as de la foi comme un petit grain de moutarde,
      Ainsi parle le Seigneur,
      Si tu as de la foi comme un petit grain de moutarde,
      Ainsi parle le Seigneur,
      Tu pourras dire (tu pourras dire)
      A cette montagne (à cette montagne) :
      "Arrache-toi (arrache-toi),
      Et jette-toi dans la mer (mer, mer) !"
      Tu pourras dire (tu pourras dire)
      A ta montagne (à ta montagne) :
      "Arrache-toi, et jette-toi dans la mer !"

      Et la montagne bougera de là (bougera de là, bougera de là) (x4)
      Et la montagne bougera de là (bougera de là, bougera de là) (x6)
      Tes prises de tête bougeront de là (bougeront de là, bougeront de là)
      Et tes soucis bougeront de là (bougeront de là, bougeront de là)
      Si tu as de la foi (x3)

dimanche 25 septembre 2016

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16, 19-31

Parabole du riche et du pauvre Lazare

En ce temps-là,  Jésus disait aux pharisiens : `` Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin, qui faisait chaque jour des festins somptueux. Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare, qui était couvert d’ulcères. Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais les chiens, eux, venaient lécher ses ulcères.

Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra. Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; levant les yeux, il vit Abraham de loin et Lazare tout près de lui.

Alors il cria : “Père Abraham, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise.
– Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur pendant la sienne. Maintenant, lui, il trouve ici la consolation, et toi, la souffrance. Et en plus de tout cela, un grand abîme a été établi entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient passer vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne traverse pas vers nous.”
Le riche répliqua : “Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père. En effet, j’ai cinq frères : qu’il leur porte son témoignage, de peur qu’eux aussi ne viennent dans ce lieu de torture !” Abraham lui dit : “Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
– Non, père Abraham, dit-il, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront.” Abraham répondit : “S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.”

Pistes réflexions

Pourquoi le riche fut-il condamné et le pauvre Lazare sauvé?
Qui est Lazare dans ma vie?
Quel est le fossé qui nous sépare?
Penses-tu que des liens sont possibles?
Qu'est-ce qui te permets de le croire?
Où vas-tu puiser cette force pour aller à sa rencontre?
Que fait Lazare pour arriver au "Paradis" ? Rien !
Qu'a donc Lazare, lui, pour aboutir au "Paradis" ? Est-ce sa condition de pauvre ? Non ! 

Petit commentaire du texte

Une parabole sans doute difficile par les mots employés dans laquelle Jésus nous invite à nous situer par rapport aux richesses. Dieu n’interdit pas la richesse puisqu’il nous a fait don de ce monde. Ce que Jésus veut nous faire comprendre c’est qu’elle doit profiter à tous. Il nous place devant notre liberté de choisir : rester dans notre isolement et nous couper de la bonté de Dieu ou prêter attention à l’autre et lui apporter notre aide.

Bien souvent, le riche ne voit pas le pauvre qui souffre à sa porte. Il a trop, ses placards débordent de choses inutilisées, mais il ne pense pas à celui qui a froid... Il a trop, son assiette est pleine, il va encore jeter... Pourquoi ne pense-t-il pas à celui qui a faim ? Il s'ennuie; il a du temps libre; beaucoup de temps... Pourquoi ne pense t-il pas à celui qui souffre de solitude ? "Les chiens venaient lécher ses plaies. Les chiens avaient pitié de Lazare et le soulageaient. Le riche ne le voyait pas, ne l’aidait pas. "... de là-bas non plus on ne vienne vers nous." Le texte nous dit que les anges (messagers de Dieu) emportent le pauvre auprès d'Abraham. Cette image nous dit que Dieu est avec Lazare, qu'il le porte et l'emporte dans sa Maison (Lazare signifie "Dieu aide"). Auprès de Dieu, Lazare découvre le bonheur, la consolation. Le riche est enterré. Il est en proie à la torture, à la souffrance. Sur terre, il habitait une demeure. Au ciel, il ne peut entrer dans la demeure du Père. Sur terre, il faisait des festins; au ciel, il a soif. Sur terre, il était entouré d'amis; au ciel, il se retrouve seul, séparé, loin de l'Intimité Divine. Sur terre, ses yeux étaient comme fermés: il ne voyait pas la pauvreté. Au ciel, ses yeux s'ouvrent; il voit Lazare et Abraham; il voit aussi le grand abîme qui les sépare. Que constates-tu entre le début et la fin de l'évangile? On constate que les rôles se sont inversés. Le riche est malheureux; le pauvre connaît le Bonheur.

samedi 17 septembre 2016

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 16, 1-13

Parabole du gérant  malhonnête

Jésus disait encore à ses disciples : `` Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu'il gaspillait ses biens Il le convoqua et lui dit : `` Qu'est-ce que j'entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires. `` Le gérant pensa : `` Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n'ai pas la force. Mendier ? J'aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu'une fois renvoyée de ma gérance, je trouve des gens pour m'accueillir. `` Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : `` Combien dois-tu à mon maître ? – Cent barils d'huile. `` Le gérant lui dit : `` Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante. `` Puis il demanda à un autre : `` Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de blé. `` Le gérant lui dit : `` Voici ton reçu, écris quatre-vingts. `` Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s'était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l'Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n'avez pas été dignes de confiance avec l'Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n'avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent. ``

Je réfléchis

De quoi Jésus nous parle-t-il ?
1- Qu’est-ce que l’homme riche apprend ?
2- Quelle est sa réaction ? Que décide-t-il ?
3- Quel stratagème le gérant invente-t-il pour s’en sortir ?
4- Comment trouves-tu ce gérant ?
5- Est-ce que Jésus est choqué du comportement du gérant ? Et toi ?
6- Qu’est-ce que Jésus veut dire par `` vous ne pouvez pas servir Dieu et l’Argent ``.

Petit commentaire

Servez-vous Dieu ou l’argent ?

Encore une fois Jésus nous interpelle avec vigueur ! Dans l’évangile, le gérant est licencié pour abus de confiance, gaspillage, insouciance, etc.... Il servait son idole, l’argent, au lieu de se servir DE l’argent comme nous devons le faire pour servir Dieu, c’est-à-dire servir tous nos prochains. Dans l’existence, il nous faut non seulement apprendre à compter, mais aussi apprendre ce qui compte ! Derrière les valeurs consensuelles de tolérance et de respect, se cachent parfois un refus d'évaluer les parts d'essentiel et d'accessoire, une difficulté à hiérarchiser ce qui est sacré et ce qui est relatif. Apprendre ce qui compte, c'est apprendre à être digne de confiance dans les combats du monde et de l'histoire. C'est apprendre à se situer quelque part en vérité dans le mystère du mal, de la souffrance, et de l'argent trompeur. La bonne gestion des biens matériels n’est qu’un apprentissage. Il nous prépare au jour où nous trouverons notre vraie richesse dans les ``biens éternels ``, c’est- à-dire dans la présence de Dieu. (Bernard Vollerin)

"L’argent permet d’être généreux et de faire du bien dans le monde. Mais à lui seul, il ne suffit pas à nous rendre heureux. Le bonheur est quelque chose que nous voulons tous, mais un très grand drame de ce monde est que tant de personnes ne le trouvent pas parce qu’elles le cherchent là où il n’est pas. La clé du bonheur est très simple : le vrai bonheur se trouve en Dieu. Nous devons avoir le courage de mettre nos espérances les plus profondes en Dieu seul. Non pas dans l’argent, dans la carrière, dans le succès de ce monde. Mais en Dieu. Lui seul peut satisfaire les exigences profondes de nos cœurs."

Benoît XVI - Lors de son voyage apostolique au Royaume-Uni - Discours aux élèves


Prière :

Jésus, tu me demandes de mettre mon intelligence au service de l’Amour de Dieu.
Aide-moi à devenir habile dans l’amour des autres.
Aide-moi à devenir habile dans le pardon.
Aide-moi à devenir habile dans la paix.

jeudi 15 septembre 2016

Trésor de la prière

Donne-nous ta paix céleste

Seigneur Jésus,
mets dans le cœur des hommes
cette paix qu’ils recherchent
parfois âprement
et que Toi seul peux leur donner.

Aide-les à se connaître mieux
et à vivre fraternellement
comme les fils d’un même Père.

Découvre-leur ta beauté ta sainteté
et ta pureté.

Éveille dans leurs cœurs l’amour
et la reconnaissance
pour ton infinie bonté.

Unis-les dans ta charité
et donne-nous ta céleste paix.

Amen.


Saint Jean XX111 (1888-1963) Abba! Les grandes prières de la vie chrétienne, Montrouge/Montréal, Bayard/Novalis, 2015, p. 436-437.

samedi 10 septembre 2016

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15, 1-32

L’enfant Prodigue

Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui: ``Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux!’’ Alors Jésus leur dit cette parabole: ‘’Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient.” Et le père fit le partage de ses biens.

                             
``Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait et partit pour un pays lointain, où il gaspilla sa fortune en menant une vie de désordre. Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans cette région, et il commença à se trouver dans la misère. Il alla s’embaucher chez un homme du pays qui l’envoya dans ses champs garder les porcs. Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
                                                                                           ‘’Alors il réfléchit: “Tant d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici je meurs de faim! Je vais retourner chez mon père, et je lui dirai: Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Prends-moi comme l’un de tes ouvriers.  Il partit donc pour aller chez son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de pitié; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

                                                                                          ‘’Le fils lui dit: “Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils…” Mais le père dit à ses domestiques : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. Allez chercher le veau gras, tuez-le; mangeons et festoyons. Car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils  commencèrent la fête.

                                     ``Le fils aîné était aux champs. À son retour, quand il fut près de la maison, il entendit la musique et les danses. Appelant un des domestiques, il demanda ce qui se passait. Celui-ci répondit: “C’est ton frère qui est de retour. Et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a vu revenir son fils en bonne santé.” Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père, qui était sorti, le suppliait. ``

``Mais il répliqua: “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais désobéi à tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis. Mais, quand ton fils que voilà est arrivé, après avoir dépensé ton bien avec des filles, tu as fait tuer pour lui le veau gras!”
``Le père répondit: “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. Il fallait bien festoyer et se réjouir; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé.”

Questionnement

1- Que demande le plus jeune fils à son père ? Que fait ce père ?
2- Le père et son jeune fils s’envoient-ils des nouvelles ? Que fait le fils ? Que fait ce père ?
3- Quand le fils est avec les porcs que pense t-il ? Est-il fier de lui ? De quoi rêve-t-il ? De quoi a-t-il faim ?
4- Quand le fils décide de retourner vers son père, qu’a t-il dans la tête ? Est-ce une bonne idée ?
5- Est-ce qu'il éprouve de la joie à la perspective de retrouver son père ? Et son père éprouve-t-il de la joie en voyant son fils revenir ?
6- Indiquez avec votre main droite le chemin du fils, et celui du père avec la main gauche (les deux mains doivent bouger pour, à la fin, se rejoindre).
7- Que pensez-vous de l’attitude de ce père quand son fils est revenu ?
8- Le fils "perdu" s’en doutait-il ? Était-ce une bonne nouvelle pour lui ? A-t-il appris quelque chose sur son père ? Sa vie sera-t-elle différente maintenant ? Pourquoi

Petit commentaire

Comme il était encore loin, son père l’aperçut
 Saint Luc, dans son évangile, nous offre l’une des plus belles et des plus émouvantes paraboles de Jésus, celle du fils retrouvé. De quoi est-il vraiment question dans cette parabole? Ce sont deux frères, fils d’un même père; pour l’un comme pour l’autre, regardons de plus près quelle image ils ont de leur père.

Le plus jeune, peut-être adolescent, en pleine crise d’identité et du désir de liberté, veut faire sa vie, voyager, découvrir le monde, sentir libre face à son père, mais non pas à son argent, puisqu’il lui demande son héritage! Pour lui, son père est un pourvoyeur, un homme riche et propriétaire d’une grande entreprise. C’est d’ailleurs ce qu’il se dit après avoir tout dépensé sa part d’héritage réclamée et qu’il se retrouve le ventre vide :``Il y a tant d’ouvriers chez mon père qui ont du pain en abondance, et moi je meurs de faim.`` Considérant ce qu’il pense de son père, il retourne vers lui, mais sa démarche est plutôt égoïste!

De son côté, le fils aîné qui était resté à la maison est choqué de la façon dont son jeune frère a quittés, et encore davantage, après avoir appris la motivation de son retour. Il se met en colère et lui aussi, d’une certaine façon, quitte son père en refusant d’entrer à la fête alors que celui-ci le suppliait d’y participer. Pas vraiment facile pour l’accueillir son jeune frère! Ce fils aîné, quelle image a-t-il de son père? Pour lui, c’est un patron à qui il vaut mieux obéir et dans sa colère, il lui reproche :``Il y tant d’années que je suis à ton service, sans  jamais avoir désobéi à tes ordres.``

Dans le comportement de ceux deux fils, n’y retrouvons-nous pas les images que nous nous faisons de Dieu le Père? En fait, les deux s’étaient éloignés de leur père qui n’était ni un pourvoyeur ni un patron! Bien au contraire, il faisait bon vivre dans sa maison.

Par cette parabole, Jésus nous présente également qui est Dieu le Père. C’est celui qui accueille quand on revient vers lui, sans enquête et en nous embrassant. C’est émouvant de voir la douceur et la tendresse avec lesquelles le père s’adresse à ses deux fils; à celui qui s’était éloigné et à l’autre qui était resté avec son père et qui, de plus, croyait n’avoir rien à se reprocher. En réalité, qui était le plus loin du père? Ce ne sont pas toujours ceux que l’on croit loin de Dieu qui sont les plus loin, et ceux que l’on voit proches qui sont les plus près!

Les deux fils, dans des circonstances différentes, s’éteint éloigné de leur père et de plus, ils s’étaient éloignés du lien fraternel qui les unissait. Seul l’amour du père peut les rapprocher l’un et l’autre. Cette parabole nous enseigne que lorsqu’on se coupe de Dieu qui est Père, on se coupe aussi les uns des autres.

Frère Michel Gagné Capucin


jeudi 8 septembre 2016

LA NATIVITÉ de la TRÈS SAINTE VIERGE 8 septembre 2016

Nous fêtons la Nativité de la Vierge Marie : un joyeux anniversaire à notre magnifique maman!

Tout est miracle dans l'histoire de la Sainte Vierge ; Sa naissance ne fait point exception, et, bien que pauvre aux yeux du monde, elle apparaît aux yeux de la foi entourée des plus éclatantes merveilles.

Aussi est-ce avec raison que l'église s'écrie en ce jour : `` Votre naissance, ô Marie, Mère de Dieu, a rempli tout le monde de consolation et d'allégresse, parce que le soleil de justice, Jésus-Christ, notre Dieu, est né de Vous, Lui qui nous a tirés de la malédiction où nous étions plongés et nous a comblés de bénédictions ; Lui, qui, ayant ruiné l'empire de la mort, nous a introduits dans la vie éternelle. `` Cette fête, en effet, doit être une réjouissance universelle ; ce n'est pas un heureux présage pour une ville ou pour un peuple, mais pour l'humanité tout entière.

Joachim et Anne, ses parents, étaient de la race de David, de laquelle devait naître le sauveur promis au monde ; mais ils étaient avancés en âge et n'avaient point d'enfants ; donc nulle espérance humaine pour eux de donner naissance au rédempteur attendu. Dieu, qui aime à confondre les calculs des hommes et les prévisions naturelles, jugea autrement et renouvela pour Joachim et Anne la merveille dont l'Ancien Testament nous rapporte plusieurs exemples. Les deux vieillards reçurent l'annonce des desseins de Dieu, et au temps marqué Marie paraissait au monde. Toute pure, toute immaculée avait été sa conception, toute pure et toute privilégiée fut sa naissance.

Quelle joie ce jour-là dans la maison de Joachim ! Figurons-nous combien devait être ravissante cette enfant de bénédiction, sanctifiée dès le premier instant de sa vie, et dont les facultés n'avaient pas connu un seul instant le sommeil ni l'imperfection ! Les saints ne tarissent pas d'éloges sur la naissance de Marie : `` Avant la naissance de Marie, disent-ils, le monde était enseveli dans les ténèbres du péché ; avec elle paraît l'aurore qui annonce le soleil de justice.


Parfaite dès sa naissance, Marie ne fit que croître chaque jour en vertus... `` Astre toujours progressant en lumière, si beau dès son apparition, qu'il devait être éblouissant au terme de sa course ! Quel bonheur pour les élus de contempler au ciel les merveilles opérées par Dieu en Marie ! En attendant, unissons-nous à l'église qui l'honore aujourd'hui sous cent titres différents dans une multitude de sanctuaires vénérés.