mardi 31 octobre 2017

Le bon choix

Le roi d’un petit royaume pacifique décida qu’il était temps pour lui de se marier. Son choix s’arrêta bientôt sur quatre princesses, toutes aussi belles et renommées les unes que les autres.
Le roi, voulant être sûr de ne pas se tromper, résolut alors de les mettre secrètement à l’épreuve. Il convoqua les quatre jeunes femmes pour leur annoncer son départ :
— Nobles princesses, leur dit-il en s’inclinant devant elles, je pars ce soir pour un court voyage. Je vous promets qu’à mon retour je désignerai celle d’entre vous qui deviendra mon épouse et régnera ainsi à mes côtés.
Quelques jours plus tard, un émissaire du roi se présenta devant chaque princesse :
— Sa majesté m’envoie vous prévenir de son retour imminent. Mais il désire vous apporter à chacune un cadeau. Choisissez tout ce qui vous ferait plaisir.
La première princesse demanda des robes de soie, des étoles de fourrure et des bijoux précieux. Ainsi, pensa-t-elle, je serai la plus élégante.
La seconde princesse voulut des tapisseries délicates, de grands tapis moelleux et des coussins brodés. Ainsi, se dit-elle, mes appartements seront les plus luxueux.
La troisième princesse souhaita de la vaisselle d’or et d’argent et, pour confectionner les mets les plus fins, elle demanda que l’on engage à son service un célèbre cuisinier. Ainsi, se dit-elle, ma table sera la plus réputée.
La quatrième princesse resta un moment pensive :
— Je voudrais, dit-elle enfin, que le roi revienne au plus vite car je me languis de sa présence et ne souhaite rien d’autre que d’être près de lui.
La jeune femme était profondément amoureuse du roi. À son retour, le monarque fit venir les quatre princesses. Les ayant saluées, il s’adressa à la première jeune fille :
— Voici pour vous, belle princesse, des robes et des bijoux précieux.
Il fit un signe à un page qui chargea de soies et de joyaux scintillants les bras de la demoiselle. La princesse ravie fit une profonde révérence.
Le roi se tourna vers la deuxième jeune fille :
— Et pour vous, noble princesse, des coffres sculptés, des tapis de fourrure et des coussins brodés.
Deux pages entassèrent devant la jeune femme les meubles précieux. La princesse satisfaite s’inclina à son tour.
Puis le roi s’adressa à la troisième jeune fille :
— Je vous ai apporté, princesse, de la vaisselle d’or ciselé, et j’ai engagé pour vous servir ce maître cuisinier et ce maître pâtissier.
La jeune femme, toute heureuse, remercia le roi tandis que les pages disposaient la vaisselle étincelante à ses pieds. Le roi s’avança alors vers la quatrième jeune fille :
— Et vous, ma douce princesse, lui dit-il, je vous offre mon cœur et ma couronne afin que vous deveniez ma femme et que je sois près de vous comme vous l’avez désiré.
La jeune femme, rougissante de plaisir, sortit au bras du souverain.
Les trois autres princesses se regardèrent consternées. Le conseiller du roi, qui avait assisté à la scène, leur dit alors :

— Nobles princesses, vous étiez libres de choisir. Ne soyez donc pas déçues, puisque vous avez reçu ce que vous avez demandé. Seule la future reine a fait preuve de discernement. En ne désirant rien d’autre que l’amour du roi, elle a obtenu tout le reste. Elle sera parée de robes somptueuses et de bijoux merveilleux. Elle habitera dans les appartements les plus luxueux, et elle ne goûtera que des mets exquis puisqu’elle sera assise à la table du roi. Quant à vous, nobles princesses, malgré tous vos beaux cadeaux, il vous manquera toujours l’essentiel…

dimanche 29 octobre 2017

Conte pour la Toussaint

Il était une fois, minuscule, presque invisible, transparente, une petite goutte d’eau tombée des cieux sur une rose.
– Vous êtes bienvenue, fit la fleur dans un soupir ! Ma beauté se fanait, mon pied se desséchait … le soleil est trop cruel …j’allais mourir … Mais toute seule, vous ne pourrez me sauver la vie. Êtes- vous ma messagère de milliers d’autres, non ? Mais, comment t’appelles-tu ?
Son nom ? C’était la première fois qu’on lui posait pareille question.
– Mon nom, songea-t-elle ?…Voyons, je viens d’une source mais je ne suis pas elle. Je fais partie de la Vie puisqu’avec moi, par moi, je la fais éclore, la Vie, du milieu de la Mort et de sa pourriture … Je la fais croître, la soutiens, l’entretiens. Par moi, la Vie des hommes, oui, et des animaux, des plantes et des céleste espaces … mais je ne suis pas la Vie.
L’Eau, silencieuse et tremblante n’avait encore rien répondu que la rose éternua et mourut. Le soleil à nouveau l’aspira dans un nuage lourd et gris qui mit le cap sur l’océan vert. Un Feu rapide et tonitruant transperça tout à coup le nuage qui s’épancha sur les flots agités, crêtés d’écume blanche. Avec des milliers et des centaines de milliers de ses compagnes, la petite goutte d’Eau fut précipitée dans l’océan noir. Elle trembla devant les gouffres marins, fut brassé par des courants glacés, frôla les squales et les cétacés, rejaillit dans les airs et retomba sur la pointe d’une vague longue et maternelle.
– Bonjour ! fit la vague. Tu as gardé le soleil dans tes yeux. Quel est ton nom ?
– Encore ! se dit la voyageuse. Il me faut cette fois donner réponse à une femme si sereine. Voyons … je suis dans l’énergie des vents et des mers. Je suis née d’une Source, du fin fond d’un autre Secret minéral, dans la pureté du cristal enfoui. J’ai dévalé les montagnes, les ravins, les campagnes. La Terre meuble et chaude m’accueillit. Et j’ai connu ce petit grain si noir, si sec et desséché qu’il semblait mort. Je le caresse, l’étreins et réveille son germe endormi. La Vie me porte et je transporte la Vie. Mais je ne suis pas la Vie.
Un grand vent, à nouveau, souleva la vague jusqu’à étirer sa chevelure dans les airs. D’un grand coup de rire elle fit sauter et rebondir notre voyageuse au front si réfléchi. Poussière d’Eau et de Lumière, elle s’envola vers l’azur, en criant à la vague au sourire d’émeraude :
– Je sais : mon nom est Liberté !
Un vieux rocher millénaire grommela : – Ben oui : le don multiplié de Dieu !
Et c’est pourquoi, aujourd’hui encore, les Bretons se rassemblent sur les grèves, dans le grand vent qui fait se balancer les rubans, les bannières et crier les petits, pour rendre grâces au grand Dieu qui leur confia les vents, les eaux, les mers et les blés pour nourrir leur liberté. Et devant les calvaires, cela prend nom de « pardon ».
Père Alain de la Morandais


samedi 28 octobre 2017

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu, 22, 34-40

L’amour de Dieu et L’amour du prochain

En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l'un d'entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement?» Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.  De ces deux commandements dépend toute la loi, ainsi que les Prophètes.>>

Je réfléchis !

- Dans quel but le docteur de la Loi questionne-t-il Jésus ?
 - Qu'est-ce qu'un commandement ?
- la question que le docteur de la loi pose te paraît-elle difficile ?
- comment comprends-tu "quel est le grand  commandement"?
- quel est le plus grand et le premier commandement pour Jésus ?
 - le commandement cité par Jésus est-il seulement pour lui le grand commandement ?  Qu'est-ce que cela montre ?
- que dit Jésus tout de suite après ?
- qui est ce prochain dont Jésus parle ?
- peut-on séparer l'amour de Dieu, l'amour du prochain et l'amour de soi-même ? Pourquoi ?
- qu'est-ce qui montre que ces deux commandements sont le cœur de la vie du croyant ?
- alors, comment pouvons-nous aimer Dieu? notre prochain ? nous-même, avec le regard de Jésus

Petit commentaire EXTRAIT

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Ce commandement de Dieu semble si facile à mettre en pratique mais en réalité il est si complexe et si difficile parce que nous sommes des êtres blessés qui ont besoin d’aimé et d’être aimé en retour.  Comment aimer son prochain quand nous sommes habités par le « vieil homme », c’est-à-dire quand l’orgueil, la convoitise, la jalousie, la rivalité,  la colère, la haine, la vengeance… dictent notre comportement. Comment aimer son prochain quand nous avons été blessés au plus profond de notre être où le cœur a été déçu, bafoué, humilié, abusé, jugé, anéanti et que nous ne savons même plus comment nous aimer nous-mêmes sans nous détruire et sans étouffer l’autre. Comment vraiment aimer son prochain quand nous cherchons nos propres intérêts et quand il doit mériter notre amour. Comment vivre la gratuité de l’amour non seulement avec ceux et celles que nous aimons tout naturellement ou choisissons d’aimer mais  aussi avec ceux et celles que  nous avons la difficulté à aimer. Comment vivre la gratuité de l’amour si nous n’avons pas goûté l’Amour et le pardon de Dieu au plus profond de notre être.

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » N’est-ce pas une grâce à demander au Seigneur? Jésus ne nous parle pas de l’amour humain qui se donne et se reprend mais bien de l’amour divin. Un amour gratuit qui se donne à cœur joie, qui ne connait pas de frontières et qui ne disparaît jamais. C’est si bon d’aimer le Seigneur de tout son cœur et d’aimer son prochain comme il nous a aimés mais c’est seulement avec  sa grâce qu’il est possible de vivre cet amour divin une journée à la fois. Nous n’avons rien fait pour mériter l’Amour de Dieu puisqu’Il nous accueille tels que nous sommes. Nous nous avons du prix à ses yeux et c’est merveilleux. Demandons au Seigneur de nous dépouiller du « vieil homme » pour que nous puissions l’aimer plus que tout et d’aimer nos prochains avec tendresse et compassion.

Mon Seigneur et mon Dieu,
Viens guérir nos blessures intérieures, nos insécurités
Qui nous empêchent de t’aimer plus que tout.

Ô Jésus, Fils du Dieu vivant,
Donne-nous la grâce de l’Amour divin,
Ce regard divin qui ne connaît pas de frontières.

Ô Esprit du Dieu vivant,
Embrase-nous du feu sacré de ton amour et
Fais vibrer nos cœurs au rythme du cœur de Dieu.


Aimer

Aimer, c’est reconnaître que l’autre peut avoir raison.
Aimer, c’est être capable de dire « je te félicite ».
Aimer, c’est être capable de dire « excuse-moi ».
Aimer, c’est être capable de pardonner.
Aimer, c’est savoir retenir les mots pour ne dire que la vérité.
Aimer, c’est faire silence plutôt que d’offenser.
Aimer, c’est être capable de lutter dans la vie sans écraser les autres.
Aimer, c’est dire à l’autre qu’on l’aime sans jamais se lasser.
Aimer, c’est être capable de dire ensemble « Notre Père ».
Marcel Beauchemin

mercredi 25 octobre 2017

O Seigneur ! Transforme-moi en citrouille d’Halloween…

Bientôt, c’est la fête de Tous les Saints
et cette citrouille peut nous aider
sur le chemin de la sainteté.

En effet, que faisons-nous d’elle pour Halloween ?
Nous creusons l’intérieur
pour la débarrasser de ses pépins.
Nous y perçons des ouvertures
en forme d’yeux et de bouche,
puis nous y plaçons une bougie
avant de l’exposer, allumée devant la maison.

Et bien, la sainteté, c’est un peu la même chose :
Dieu nous demande de faire, pour nous,
ce que nous faisons pour la citrouille !

D’abord creuser en nous-mêmes
pour éliminer les pépins et les déchets…
C’est-à-dire nos manques d’amour.
Ensuite, nous ouvrir sur Dieu et sur le monde
par les yeux et par la bouche.
Enfin demander au Seigneur de mettre en nous sa Lumière
afin de nous permettre de rayonner dans la nuit.

Père Denis BOUREUX                                     

        Lumière - sainteté

dimanche 22 octobre 2017

Les fleurs amoureuses

Il était une fois une marguerite et une pâquerette qui s’aimaient tendrement. Elles étaient nées non loin l’une de l’autre. La berge d’un canal avait été aménagée en promenade. Tout au long de la rive, des saules pleureurs laissaient d’un côté nonchalamment tremper dans l’eau paisible le bout de leurs branches, de l’autre apportaient ombre et fraîcheur aux promeneurs tranquilles marchant sur un chemin de fins gravillons. De l’autre côté de ce chemin, s’étendait une pelouse bien tondue sur laquelle les enfants faisaient mille galipettes, jouaient au ballon ou essayaient d’attraper des sauterelles. C’est là qu’était née la pâquerette. Au-delà de la pelouse, et à perte de vue, un pré laissait lascivement ses hautes herbes se balancer au rythme des vents. C’est là qu’était née la marguerite. Très jeunes déjà, elles s’étaient remarquées entre toutes et se faisaient des petits signes de leurs pétales. Leur amour grandissait de jour en jour, mais voilà, un mètre les séparait, c’était plus que trop pour elles.

– Tu es si loin, je ne peux même pas sentir ton parfum, j’aurais tant aimé que nous poussions l’une contre l’autre, disait la marguerite. Alors la pâquerette, au prix de mille efforts, extirpant du sol, une à une ses racines pour les replanter un peu plus loin, se déplaça-t-elle jusqu’aux pieds de sa promise.

– Tu es si petite, je te distingue à peine parmi toutes ces herbes, j’aurais tant aimé appuyer ma fleur tout au bord de la tienne, disait la marguerite. Alors la pâquerette, au prix de mille souffrances, allongeant sa tige, rejoignit-elle sa bien-aimée.

– Ta corolle est si petite comparée à la mienne, j’ai si peur en l’étreignant d’en froisser le moindre pétale, disait la marguerite. Alors la pâquerette, au prix de mille tortures, s’étala-t-elle au plus large qu’elle pût pour ressembler à l’élue de son cœur. – Nous allons enfin pouvoir partager notre vie comme nous l’avons rêvé depuis notre plus jeune âge, disait la marguerite en se serrant contre son amie. Mais la pâquerette ne pût rien répondre, épuisée de tant de peine, elle n’eût plus que la force de se laisser faner, laissant seule à jamais celle pour qui elle avait tout donné. Que t’en semble, ami, viens- tu de lire une histoire d’amour ? Tu ne crois pas, et tu as raison; si tu y avais cru, tu aurais eu raison aussi. L’amour, c’est donner le meilleur de ce que l’on a, de ce que l’on est, de ce que l’on peut, sans rien demander en échange. L’amour, c’est accueillir l’autre tel qu’il est, sans rien exiger de lui de peur de l’obliger à faire ce qu’il ne pourrait pas, de peur de le faire devenir quelqu’un qu’il n’est pas, de peur de lui prendre quelque chose qu’il n’a pas : de peur de l’épuiser. L’amour, c’est recevoir simplement ce que l’autre est capable de donner, même si ce don ne nous satisfait pas entièrement car, ce qu’il a donné est ce qu’il avait de plus beau. L’amour, c’est savoir que demain, par amour, l’autre donnera encore et encore, offrant le meilleur de ce que Dieu a mis en lui, et cela, sans rien demander en échange.
  Antoine LANG;   

samedi 21 octobre 2017

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, 22, 15-21



 En ce temps-là, les pharisiens allèrent tenir conseil pour prendre Jésus au piège en le faisant parler. Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d’Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ; tu ne te laisses influencer par personne, car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens. Alors, donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l’impôt à César, l’empereur ? » Connaissant leur perversité, Jésus dit : « Hypocrites ! Pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ? Montrez-moi la monnaie de l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’un denier. Il leur dit : « Cette effigie et cette inscription, de qui sont-elles ? » Ils répondirent : « De César. » Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » 

Piste réflexion

Pourquoi dit-on?

Il faut rendre à César ce qui est César.

Qu’est-ce que cela veut dire?

Rendre à une personne quelque chose qui lui appartient.

D’où cela vient-il?

Cette expression vient de la réponse que Jésus fait aux pharisiens quand ils lui demandent s’il faut payer de l’impôt à César. Regarde L’Évangile du dimanche 22 octobre, Si Jésus répond oui, il sera pour les juifs un collaborateur de César. Mais, il sait aussi que, s’il répond non, il sera dénoncé auprès des Romains comme un rebelle. Alors Jésus retourne le piège :``Montrez-moi la monnaie de l’impôt.`` Les pharisiens sortent alors une pièce d’argent romaine de leur poche. Ils se servent donc de l’argent de César. Et Jésus leur dit :``Rendez donc à César, et à Dieu ce qui est à Dieu..``c'est-à-dire la personne humaine elle-même puisque `` homme et femme sont créés à l’image de Dieu ``. Nous sommes invités à vivre au service de l’Homme, en toute fraternité.

Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est l’adorer du plus profond de notre être, et vivre sous son regard, en sa Présence, tout au long de nos journées.
Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, C’est lui rendre l’hommage filial de notre obéissance dans l’accomplissement de nos devoirs humains.
Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est lui consacrer, comme il le demande chaque dimanche, le jour du Seigneur, le jour où le Christ est ressuscité.
Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est lui offrir l’unique sacrifice qu’il puisse vraiment accepter, celui de son Fils, crucifié et ressuscité !

Rendre à César ce qui est à César, c’est payer l’impôt à celui qui détient le pouvoir.
Rendre à César ce qui est à César, c’est reconnaître l’autonomie du monde temporel, politique, économique, social et culturel tout en l’imprégnant de la charité qui vient de Dieu.
Rendre à César ce qui est à César, c’est refuser de sacraliser le pouvoir, l’Argent et la recherche du Plaisir et d’en faire un absolu !
Rendre à César ce qui est à César, c’est reconnaître l’échelle des valeurs, humaines et de nos responsabilités face à la hiérarchie que nous mettons dans la mise en œuvre de ces valeurs.
Rendre à César ce qui est à César, c’est accepter la réalité humaine, c’est accepter le chemin qui nous permet, dans un juste comportement vis-à-vis de César de pouvoir rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est-à-dire, la totalité de notre personne humaine.

Quiz: Est-il juste de payer des impôts?

Sélectionnez une seule réponse pour chaque question.

1- Quelques-uns des pharisiens s'approchèrent de Jésus et lui demanda: ``Est-il permis de payer des impôts à l'empereur, ou pas?" Jésus répondit: ``Montrez-moi la monnaie utilisée pour la taxe." Qu'a-t-il dit alors?

A)  Dont la tête est présente, et dont le titre?
B)  Que donnerait un homme en échange de son âme?
C)  Publicains et les pécheurs entrent dans le royaume des cieux devant vous!
D)  L'ouvrier crie pour son salaire!

2-  Ensuite, Jésus s'en alla en disant:

A)  L'amour de l'argent est la racine de toutes sortes de maux.
B)  Puis redonner à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est de Dieu.
C)  Pourquoi était-ce l'argent n'est pas donné aux pauvres?
D)  Ne pas être querelleur, ou un amant de l'argent.

3-      Pourquoi les pharisiens demandent à Jésus cette question?

A)  Hérode avait exigé de l'argent tribut des pharisiens.
B)  Ils voulaient piéger Jésus.
C)  Le prêtre les avait envoyés à Jésus.
D)  Ils voulaient que Jésus pour régler un différend avec les Sadducéens.

4-  Quelle est la leçon de cette histoire?

A)  Il est préférable de donner de l'argent pour les pauvres que de la payer en impôts.
B)  Nous ne sommes pas obligés de payer des impôts à un gouvernement mal.
C)  Il est préférable de payer des impôts que de gaspiller notre argent bêtement.
D)  Nous devons obéir à la loi et payer nos impôts.

Solutions : 1- A)  Dont la tête est présente, et dont le titre? 2- B)  Puis redonner à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est de Dieu.  3- B)  Ils voulaient piéger Jésus. 4- D)  Nous devons obéir à la loi et payer nos impôts.

mercredi 18 octobre 2017

Conte philosophique : L’argent n’est pas tout ! Par duc

Un jour un homme s’entendit appeler par un vieil homme sage qui était adossé à sa fenêtre et qui était un très important responsable de sa région : « J’ai appris que tu mérites une récompense car tu honores ta ville par ton travail et ta science. Je ne sais pas ce qui te ferait plaisir. Alors je vais t’amener  dans la salle où j’ai accumulé tout ce qu’un homme fortuné peut se payer. Tu choisiras ce que tu voudras et je te le donnerai. »

Pendant qu’il le disait, passait à côté de lui un enfant orphelin, pauvrement vêtu, cherchant un petit travail pour manger. Celui-ci ne mangeant pas à sa faim s’affala par terre. Il demanda à son secrétaire de le lui amener ! Il le lui présenta donc, après lui avoir expliqué qu’il devait s’incliner devant ce haut responsable  et lui dire « Grand honneur à vous Monsieur ».

Malgré ses recommandations,  le petit ne s’inclina pas, ni ne prononça les paroles demandées.  Alors le secrétaire le secoua rudement et dit à son responsable « Cet enfant est grossier et crasseux, il ne fait que déshonorer ta demeure. Rejette-le dans la rue ! Si tu désires avoir un enfant, on va- t’en trouver un propre, poli, bien habillé. »

Mais le vieil homme insista « Non, je veux cet enfant ! Je veux lui aussi le conduire dans ma salle aux trésors. Je veux le voir sourire au moins une fois ! Qu’il puisse lui aussi choisir ce qu’il désire, je le lui donnerais. » Et il prit la main de l’enfant pour l’accompagner dans une immense chambre coffre-fort.

 Il y était stocké toutes les richesses qu’un homme fortuné pouvait avoir sur terre. L’homme qu’il voulait honorer au début, se dirigea vers des lingots d’or, des bijoux magnifiques, des objets d’art d’une extrême valeur. Il eut un mal fou à choisir et ses poches n’étaient pas asses grandes pour pouvoir emporter tout ce qu’il désirait.

Pendant ce temps, l’enfant était resté aux côtés du vieil homme qui commençait à s’inquiéter : « Mais alors petit, pourquoi ne vas-tu pas choisir par exemple ces pierres précieuses ou encore ces magnifiques livres ? » L’enfant pauvre fit non de la tête et répondit « Pourquoi prendrais-je les livres, je ne sais pas lire ! Et les pierres, pour moi ce sont des cailloux et rien de plus. »  « Mais elles te rendraient riche ! » « Je n’ai pas de père ni de mère, ni de frère. A quoi cela me servirait d’aller dans mon refuge avec ce trésor ? » « Mais tu pourrais t’acheter une maison ! » « Pour y habiter seul ? » « Alors des vêtements ! » « J’aurais toujours froid car il me manque l’amour de parents. » « De la nourriture ! » « Je ne pourrais me rassasier des baisers de maman, ni les acheter à aucun prix ! » « Des maîtres qui t’apprendront à lire ! » « Cela me plairait davantage, mais ensuite que lire ? » « Et bien les œuvres des poètes, des philosophes, l’histoire des peuples, les sciences, les mathématiques… » « Choses inutiles, vaines ou passées… Cela ne vaut pas la peine ! »

« Quel sot enfant » dit le premier homme ! Faisant ricaner les autres témoins de la scène. Mais le vieil homme prit patience et demanda encore une fois  ce que l’enfant aimerait pardessus tout ! « Je ne crois pas que vous, homme très puissant et fortuné  puissiez me le donner. Ce n’est pas une chose d’ici -bas !»  « Ah ! Tu veux des œuvres qui ne sont pas de la terre, et bien j’en ai de dicté par Dieu. » Et il se mit à en lire à haute voix devant lui. « C’est beau mais pour comprendre il faut connaître le langage de Dieu. » Là, le vieil homme eut un mouvement de stupeur et serra l’enfant contre son cœur. Alors que notre premier homme eut un rire moqueur en clamant « Même les plus savants ne savent pas ce qu’est Dieu et toi, enfant ignorant, tu veux le savoir ? Cela ne t’apportera pas la richesse ni la connaissance des sciences humaines ! » « Je ne cherche pas la richesse, ni être savant des choses périssables, je cherche l’amour, et il m’a été dit un jour que Dieu est Amour ! »

Le vieil homme l’amena près d’un vieux livre poussiéreux, l’ouvrit pour en lire quelques mots « Que celui qui est petit vienne à moi, Dieu. Je lui enseignerai la science de l’amour dans ce livre ! » « Oh, c’est ce que je veux et j’aurai tout en le possédant ! » Il le lui donna donc et dit à l’autre homme « Cet enfant est le plus sage du pays. Alors que vous, votre orgueil et votre avidité vous ont rendu ivre des œuvres mortels. Cet enfant restera près de moi s’il le désire. Et ensemble nous nous efforcerons de lire le livre qui est amour, c’est-à-dire Dieu. »


L’enfant pour la première fois, fit un large sourire et prit la main de celui qui deviendra comme un père pour lui. Puis il courut à son lieu favori, où il pouvait seul admirer la nature, pour remercier ce Dieu créateur qu’il allait commencer à connaître.