vendredi 6 septembre 2019

Le Fils


C’est une belle histoire.

PRENEZ MON FILS

Un homme riche et son fils aimaient collectionner des oeuvres d'art très rares. Ils avaient tout dans leur collection, de Picasso à Raphaël. Ils s'assoyaient souvent ensemble et admiraient les grands travaux de l'art.
Quand le conflit du Vietnam éclata, le fils partit pour la guerre. Il était très courageux et mourut dans la bataille en sauvant un autre soldat.
Le père fut avisé et fut profondément affligé pour la perte de son seul fils.
Environ un mois plus tard, juste avant Noël, quelqu'un frappa à la porte. Un jeune homme se tenait à la porte avec un large paquet dans ses mains.
Il dit: Monsieur, vous ne me connaissez pas, mais je suis le soldat pour qui votre fils a donné sa vie. Il a sauvé beaucoup de vie ce jour- là, et il était entrain de me transporter lorsqu'une balle l'a heurté au coeur et il mourut instantanément. Il m'a souvent parlé de vous, et de votre amour pour l'art.
Le jeune homme lui donna un paquet. Je sais que ce n'est pas grand- chose. Je ne suis pas vraiment un grand artiste, mais je crois que votre fils aurait voulu que vous l'ayez.
Le père ouvrit le paquet. C'était un portrait de son fils, peint par le jeune homme. Il regarda fixement avec crainte la manière que le soldat avait capté la personnalité de son fils sur la peinture.
Ses yeux ressemblaient tellement au sien que ses propres yeux se remplirent de larmes. Il remercia le jeune homme et lui offrit de le payer pour la peinture.
Ah non! monsieur, je ne pourrai jamais rembourser ce que votre fils m'a fait.
C'est un cadeau. Le père accrocha le portrait au-dessus de son manteau. Chaque fois que les visiteurs venaient à sa maison, il les amenaient voir le portrait de son fils avant de leur montrer tous les autres grandes oeuvres qu'il s'était procurées.
L'homme mourut quelques mois plus tard.
Il devait y avoir une grande enchère de ses peintures. Beaucoup de personnes influentes s'étaient réunies, tous excités de voir les grandes peintures et d'avoir l'occasion d'en acheter une pour leur collection. Sur la plate-forme reposait la peinture de son fils.
Le commissaire- priseur martela son marteau.

Nous commencerons l'offre avec l'image de son fils. Qui fera une offre pour cette peinture ?
C'était le silence.
Alors une voix au fond de la salle cria, Nous voulons voir les célèbres peintures. Sautez celle-ci. Mais le commissaire- priseur persista. Est-ce que quelqu'un fait une offre pour cette peinture?
Qui commencera l'offre ?
$100, $200 ?
Une autre voix en colère cria: Nous ne sommes pas venus pour voir cette peinture. Nous sommes venus pour voir le Van Gogh, le Rembrandt. Commencez avec les vraies offres! Mais le commissaire- priseur continuait toujours.
Le fils ! Le fils ! Qui veut prendre le fils ? Une autre voix en colère cria: Nous ne sommes pas venus pour voir cette peinture. Nous sommes venus pour voir le Van Gogh, le Rembrandt. Commencez avec les vraies offres!
Mais le commissaire- priseur continuait toujours. Le fils ! Le fils ! Qui veut prendre le fils ?
Finalement, une voix cria du fond de la salle. C'était le jardinier, il avait longtemps été au service de l'homme et de son fils.
Je donne $10 pour la peinture. Étant un pauvre homme, c'était tout ce qu'il pouvait se permettre. '
Nous avons $10, qui offrira $20 ?
Donne-lui pour $10 et fait-nous voir les Maîtres?
La foule devenait en colère, ils ne voulaient pas avoir la peinture de son fils. Ils voulaient un investissement plus dispendieux pour leurs collections.
Le commissaire- priseur martela son marteau. Aller une fois, deux fois, VENDU pour $10 !
Un homme qui était assis dans la deuxième rangée cria, maintenant laisses-nous voir la collection!
Le commissaire- priseur posa son marteau. Je suis désolé, mais l'enchère est finie.
Qu'arrive- t-il avec les peintures ?
Je suis désolé. Quand l'on m'a demandé pour conduire cette enchère, l'on m'avait donné une condition secrète dans sa volonté. Il ne m'était pas permis de dévoiler cette condition jusqu'à maintenant.
Seulement la peinture du fils serait vendue aux enchères. Celui qui achèterait la peinture hériterait du domaine entier, y compris les peintures. L'homme qui a pris le fils obtient tout !
Dieu a donné Son fils il y a 2000 ans afin de mourir sur la croix. Tout comme le commissaire- priseur, son message aujourd'hui est: Le fils, le fils, Qui prendra le fils? Parce que, vous voyez, celui qui prend le fils obtient tout.

CAR DIEU A TANT AIMÉ LE MONDE QU'IL A DONNÉ SON FILS UNIQUE, AFIN QUE QUICONQUE CROIS EN LUI ME PÉRISSE POINT, MAIS QU'IL AIT LA VIE ÉTERNELLE C'EST ÇA L'AMOUR

lundi 2 septembre 2019

La petite fille qui avait un rêve de bonheur Par nathie


"Il était une fois une petite fille qui avait un rêve de bonheur.
Il y a comme cela de par le monde des petites filles douées pour le bonheur. D'abord, elle était née un soir d'été, alors que dans le ciel éclataient les premiers feux d'artifice de la fête de la Liberté. Par la suite, sa peau se gorgeait de soleil dès qu'apparaissaient les premiers rayons et ces couleurs de miel ou de pain bis dont elle se revêtait la rendaient éclatante de joie. Par la suite son visage s'illumina avec une belle rangée de dents dites "de la chance" et chacun s'amusait de ses fossettes rieuses. Oui, elle était très attirée par le bonheur.
                                                                                                                                           Mais autour d'elle, on lui disait, on lui montrait comment il fallait souffrir, travailler ou se sacrifier avant de goûter au bonheur. On lui avait même laissé croire qu'il valait mieux inscrire dans son corps quelques marques ou cicatrices révélatrices de sacrifices notoires, pour mériter plus tard un peu de bonheur.
Comme elle n'avait aucun goût ni pour les souffrances, ni pour les sacrifices, et qu'elle aimait rire dans le soleil, s'amuser, se réchauffer auprès d'amis, elle se trouva vite en conflit et rapidement elle préféra renoncer à son rêve de bonheur, n'y  plus penser plutôt que de le détériorer ainsi. Elle le cacha au fond d'une malle. Très vite, le rêve perdit de son éclat et de sa vivacité, puis elle l'oublia.

La petite fille, devenue grande, poursuivit des études, se maria et eut beaucoup d'enfants... tout ce qu'il faut pour que comme dans les contes, on puisse accéder au bonheur.
Nulle ombre de bonheur ne vint effleurer sa vie. Elle vécut ainsi, avec économie dans la persévérance, la peine, les obligations et les devoirs. Peu à peu son sourire lui -même se figea sur son visage. Il lui arriva même de rabrouer ceux ou celles qui se permettaient de rire un peu trop bruyamment. Chaque jour elle s'efforça de tenir convenablement le rôle qu'on lui avait appris.
Pour cela, elle veillait à ce que chacun, autour d'elle, reçoive son comptant de bonheur. Cela, c'était permis et même recommandé, mais pas plus ! Quelques fois, cependant, elle percevait qu'en elle vibrait des désirs argentés, elle vivait des tiraillements, des petits pincements au cœur, mais elle ne connaissait pas d'autres façons de faire.
Un jour, alors qu'elle était devenue vieille, que ses enfants étaient partis, qu'elle pensait avoir accompli sa tâche, son rêve d'enfant lui toucha doucement le front.
Elle retrouva le coffre où elle avait enfoui son rêve de bonheur, le retourna en tous sens. Elle en sortit les vieilles souffrances accumulées, les rancœurs, les abnégations, les interdictions, quelques travaux, mis de côté pour les jours où elle manquerait d'ouvrage.
Elle retrouva même les recommandations... Les conseils de ses vieux maîtres en éducation qui lui avaient enseigné tout ce qu'elle devait retenir et modifier dans son attitude pour parvenir à vivre des relations harmonieuses.
Elle écarta tout cela, d'abord avec lenteur, puis rejeta le tout. Cela lui coûtait beaucoup de se séparer de ces vieilles choses, mais elle avait besoin d'aérer sa vie.
Tout au fond du coffre, bien à plat, bien rangé, elle vit son rêve de bonheur, toujours aussi soyeux et joyeux. Il n'avait pas pris une ride, peut-être même lui apparut-il plus beau encore.
Elle s'en saisit et le serra très fort sur son cœur, elle sentit que tout au fond d'elle, elle ne l'avait pas quitté mais qu'il lui avait terriblement manqué. Elle décida de ne plus s'en séparer.
Elle a aujourd'hui libéré ses éclats de rire. Elle sait accepter, avec chaque fois le même émerveillement, les plaisirs qui sont bons pour elle. Elle sait aussi s'éloigner des contraintes qui lui rappellent les efforts d'antan. Elle redécouvre précieux son besoin de bonheur, de cadeaux colorés à recevoir, à entretenir.
Ceux qui l'approchent la perçoivent chaleureuse, rayonnante, authentique. Certains s'en éloignent, sceptiques, mais d'autres se mettent à leur tour à rêver de bonheur.
Aujourd'hui, elle ne propose plus de recette, elle invite chacun à retrouver en lui-même ce très vieux rêve enfoui."


samedi 31 août 2019

La femme et le mendiant


Une belle histoire…Le juste retour des choses !
Un jour, une femme  aperçoit un mendiant, assis sur un trottoir, dans la rue …
Elle s’est approchée de lui et comme le pauvre est déjà habitué à être humilié par tous, il l’a ignorée …
Un policier, observant la scène, s’est approché :
– Il vous importune Madame ?
Elle a répondu :
– D’aucune façon, j’essaye de l’emmener jusqu’à ce restaurant, parce que je vois qu’il a faim et il n’a même plus la force de se lever. Vous Monsieur le policier,  m’aideriez-vous à l’emmener jusqu’ au restaurant à côté ?
Rapidement, le policier a aidé le pauvre homme, même comme ça, il ne voulait pas croire que cela pouvait arriver !
En arrivant au restaurant, le serveur qui est allé les accueillir, dit, sans aucune délicatesse :
– Excuser moi Madame, mais il ne peut pas rester ici. Il va faire peur à mes clients !
La femme vexée, a soulevé les yeux et dit :
– Vous savez que l’énorme entreprise là en face, trois fois par semaine, leurs directeurs viennent ici avec des clients, et qu’ils viennent aussi pour faire des réunions dans ce restaurant ! Et je sais combien d’argent ils vous laissent, et c’est essentiellement ce qui fait vivre ce restaurant. Et je le sais, parce que je suis le patron de cette entreprise. Alors je peux prendre le repas ici, avec mon ami ou non ?
Le serveur a fait un signe positif de la tête, le policier qui observait la scène a été stupéfié, et le pauvre homme très ému, à ce moment précis, laissa couler une larme de ses yeux.
Quand le serveur, a reculé, l’homme a demandé :
– Merci Madame, mais je ne comprends pas ce geste de bonté.
Elle lui prit les mains et lui dit :
– Tu ne te rappelles pas de moi, Jean ?
– votre visage me dit quelque chose, a-t-il répondu timidement, mais je ne me souviens plus d’où.
Elle, les larmes aux yeux, lui dit :
– Il y a un certain temps, jeune et sans expérience, je suis arrivée dans cette ville … Sans aucun argent en poche … j’avais très faim, je me suis assise à cette place où je vous ai trouvé, car j’avais un entretien d’embauche dans cette entreprise, qui aujourd’hui est la mienne …
Quand un homme, s’est approché de moi, avec un regard généreux. Tu te rappelles maintenant Jean ?
En larmes, il affirma que oui.
– À ce moment-là, vous travailliez ici même, dans ce restaurant. Ce jour-là, j’ai fait le meilleur repas de ma vie, parce que j’étais très affamée et quasiment sans forces. Chaque minute, je vous regardais, parce que j’avais peur de vous nuire, parce que j’étais là à manger gratuitement.  Quand j’ai vu que vous preniez de l’argent de votre poche et que vous le mettiez dans la caisse du restaurant, j’ai été bouleversée … Et j’espérais qu’un jour je pourrais vous rendre la pareille. J’ai mangé et puis je suis allée avec plus de confiance,  à mon entretien.
À ce moment-là, l’entreprise était toute petite … j’ai été acceptée à l’entretien, je me suis spécialisée, j’ai gagné beaucoup d’argent, puis j’ai fini par acheter quelques actions de l’entreprise, et finalement, j’en suis devenue la patronne … J’ai fait de l’entreprise ce qu’elle est aujourd’hui.
J’ai vous ai recherché, mais je n’ai jamais réussi à vous retrouver … Jusqu’à aujourd’hui, et je vous vois dans cette situation. A partir d’aujourd’hui, vous ne dormirez plus dans la rue Jean ! Vous venez avec moi, chez moi … Demain, nous vous achèterons de nouveaux vêtements et vous travaillerez avec moi !
Ils se sont pris dans les bras,  en pleurs.
Le policier, le serveur et les autres personnes, qui ont vu la scène, ont été ébahies en raison de la grande leçon de vie, dont ils venaient d’être témoins.

Moralité de l'histoire :

Aujourd'hui, c'est moi qui suis dans le besoin ... Demain, ça peut être, toi !

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 14, 1.7-14


Choisir la dernière place



Un jour de sabbat, Jésus était entré dans la maison d’un chef des pharisiens pour y prendre son repas, et ces derniers l’observaient. Jésus dit une parabole aux invités lorsqu’il remarqua comment ils choisissaient les premières places, et il leur dit : « Quand quelqu’un t’invite à des noces, ne va pas t’installer à la première place, de peur qu’il ait invité un autre plus considéré que toi. Alors, celui qui vous a invités, toi et lui, viendra te dire : “Cède-lui ta place” ; et, à ce moment, tu iras, plein de honte, prendre la dernière place. Au contraire, quand tu es invité, va te mettre à la dernière place. Alors, quand viendra celui qui t’a invité, il te dira : “Mon ami, avance plus haut”, et ce sera pour toi un honneur aux yeux de tous ceux qui seront à la table avec toi. En effet, quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé. »

Jésus disait aussi à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi te rendraient l’invitation et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes une réception, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; heureux seras-tu, parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »



Je réfléchis ! 

1- Chez qui Jésus est-il invité ?
2- Que remarque-t-il ?
3- Que conseille-t-il ?
4- Est-ce mal de vouloir être le premier ? Qu’en penses-tu ?
5- Quand, à ton tour, tu fais une fête, que te conseille-t-il ? Qu’en penses-tu ?
6- Qu’est-ce que Jésus voulait dire  en racontant cette parabole ? De quoi veut-il vraiment nous parler ?
7- A qui s’adressait-il ?

La dernière place 


La dernière place, ce n'est pas une place où l'on cesse d'être soi-même, mais où l'on est humblement soi-même devant Dieu. Ce n'est pas une place où l'on se déprécie, mais où on apprécie toutes choses selon Dieu.

À la dernière place, on n'est pas au-dessous de tout, mais au service de tous.

On peut avoir de grandes responsabilités, beaucoup de relations, un travail aux avant-postes, et en même temps choisir la dernière place, quand on accepte d'œuvrer au poste que d'autres fuient, quand on continue à servir malgré les malveillances ou les incompréhensions, quand on reste en vue, exposé, disponible, alors qu'on voudrait se cacher et être un peu à soi-même.

On choisit la dernière place lorsqu'on choisit de ne pas se positionner par rapport aux autres comme celui ou celle qui a droit à des égards spéciaux, à une confiance particulière, comme celui ou celle qui a déjà son petit carton sur la table de Dieu.

On opte pour la dernière place, la place modeste, quand on ne se donne pas à soi-même un rang parmi les frères, quand on se contente, sans amertume, de la place offerte par eux dans leur estime ou leur affection.

À la dernière place, on laisse au Maître toute l'initiative, pour le cas où il voudrait s'avancer en disant: "Mon ami, approche-toi, monte plus haut!"

La dernière place, c'est celle où l'on se perd soi-même de vue, attentif que l'on est à ce que le Maître va dire ou va faire; c'est celle où l'on se contente de Jésus et de son amitié, sans frustrations, sans regrets, sans tristesse; c'est celle où l'on consent à être dérangeable, et où les projets de l'homme s'effacent toujours joyeusement derrière le projet de Dieu.

À la dernière place nous n'attendons plus d'être valorisés, sinon par le regard du Christ, ami et compagnon; nous ne cherchons plus à occuper un espace dans le souvenir ou les visées de qui que ce soit, hormis Dieu qui est pour nous le trésor et donc le lieu de notre coeur. 

Nous nous trouvons tout heureux déjà d'avoir pu entrer et d'avoir part au festin, même en bout de table, puisque c'est la table du Seigneur.

La dernière place, c'est notre Nazareth, où nous retrouvons Marie, servante et pauvre d'elle-même, tout adorante et riche de Dieu; et à l'école de Marie, chaque fois que dans le travail du Seigneur ou la vie fraternelle une dernière place se présente, loin de nous attrister, loin de nous impatienter ou de rester paralysés par le ressentiment, nous avons la joie de dire, ce qui plaît tant à Dieu: "Cette dernière place me revient de droit; elle me revient par amour du Sauveur".

mercredi 28 août 2019

La plus belle maison du village (par Ruben Saillens)


Venez avec moi, je vous montrerai la plus belle maison du village.
La plus belle maison du village, ce n’est pas, à mon avis, ce grand château que vous apercevez là-bas. Avec son parc aux allées sévères, ses pièces d’eau stagnante, ses ifs taillés de façon bizarre, sa façade froide et nue percée de cent fenêtres régulières et banales, le château ne me séduit pas.
La plus belle maison du village, ce n’est pas celle que vient de faire bâtir Beaufils le cabaretier : maison blanche et carrée, couverte de tuiles rouges, maison criarde, insolente et vulgaire, affichant la récente opulence de son propriétaire et narguant l’humble piéton qui s’assied sur la route pour grignoter une croûte de pain et boire à la fontaine…
La plus belle maison du village, ce n’est ni celle du maire, ni celle du médecin, ni le presbytère. Si vous voulez la voir, suivez-moi jusqu’au bout de l’unique rue.
Elle est isolée entre ses deux grandes voisines, son jardin l’entoure de tous côtés. Une porte et une fenêtre au rez-de-chaussée, une seule fenêtre au-dessus, et c’est tout. Le vieux toit moussu s’avance en auvent, offrant aux hirondelles la place la plus commode du monde pour y construire leur nid : elles en ont profité d’ailleurs, car vous n’en trouverez nulle part une aussi grande abondance.
Elle vous paraît, cette maison, bien petite et bien chancelante. Petite, soit, mais chancelante, ne le croyez pas : car de la base au faîte elle est enveloppée, enserrée, étreinte par mille bras dans lesquels circule la vie ; des bras frêles et forts : les multiples rameaux d’une glycine.
La maison est-elle en pierres ou en briques ? A peine saurait-on le dire, tant sa façade est bien couverte, et pour ainsi dire remplacée par cette façade vivante. Le vert feuillage, les magnifiques grappes violettes font en été un cadre ravissant à la porte, et à travers les joints des volets, franchissent les fenêtres, pénètrent dans la maison, enguirlandent, embaument, poétisent l’humble logis. Jamais pareille opulence ne s’est vue au château, jamais boudoir n’a été comparable à cette humble chambrette où, jusques sur le berceau du petit enfant, de belles fleurs sont suspendues. S’il y a des lézardes, la glycine les cache. Et la maison tiendra longtemps, soyez-en sûrs. Il est vrai qu’en hiver le vent souffle très fort ; mais, toute morte que paraisse la glycine, toute dépouillée qu’elle soit, elle vit pourtant, et tient la vieille maison tout aussi fortement embrassée que lorsque, au coeur de l’été, elle lui fait un manteau de verdure et répand sur elle ses parfums
.
En août dernier, le propriétaire du château, jeune homme fraîchement émoulu des écoles, passant dans sa calèche, fit arrêter devant cette maison. Il regarda d’un œil d’envie, non la maison, mais la glycine, alors dans tout son éclat.
— Voilà qui ferait bien, murmura-t-il, pour la façade de mon château neuf. Et appelant le vieux bonhomme qu’il aperçoit assis sur la porte :
— La belle plante que vous avez là ! Voulez-vous me la vendre ?
— Certainement, monsieur, mais à une condition : c’est que vous achetiez ma maison avec.
— Et pourquoi ?
— C’est que l’une ne va pas sans l’autre ; elles s’aiment toutes deux, voyez-vous, à ne pas pouvoir se séparer. Si vous emportiez ma plante, elle mourrait chez vous, et ma maison croulerait sur moi.
La figure du jeune homme s’assombrit.
— Tenez, Monsieur, ajouta le paysan, en voilà une bouture : je vous en fais cadeau. Elle poussera chez vous comme chez moi, car les plantes sont les mêmes pour tout le monde ; elles récompensent qui les soigne bien. Et dans trente ans, ou à peu près, votre glycine vaudra la mienne.
Le châtelain s’en alla, sa branche à la main. Il était ennuyé : il y a donc des choses que l’argent n’achète pas ! …

Et moi, je ne suis qu’une pauvre maison lézardée, une cabane qui tomberait en ruines et disparaîtrait bientôt sans que personne y prît garde, si le Seigneur, sur ma misère, n’avait jeté le riche manteau de sa grâce, et de ses bras tout-puissants ne me soutenait jour par jour. . .
Elle est bien humble, ma vie, et bien insignifiante ! D’autres que moi possèdent la richesse, les titres et le savoir. Quel serait mon rôle en ce monde si je ne servais de support et de piédestal à la plante divine qui m’enserre, m’étreint, parfume et embellit ma vie, la rend plus heureuse, et, je le crois, plus utile, que celle des hommes de grand renom ?
Ah ! Même si j’avais ces choses que j’ai cessé de désirer depuis que la miséricorde infinie m’a pris entre ses bras : même si j’étais grand autant que je suis petit, je voudrais que ma vie n’eût pour ornement, pour seule parure que la fleur par Dieu même plantée ici-bas !
Si vous me demandez comment ma pauvre existence est devenue heureuse ainsi, comment les lézardes de mon âme ont été recouvertes, comment cette vie nouvelle a commencé pour moi, et si vous me demandez comment, à votre tour, vous pouvez posséder la Plante royale, comment, pour vous aussi, la décrépitude morale, la honte, le péché, peuvent disparaître, sous les fleurs et les parfums du ciel, — je vous répondrai comme le paysan au châtelain :
« C’est par une petite bouture qu’il faut commencer. »
Il faut que, par la foi, l’âme s’empare de Jésus, ce « rejeton qui sort d’une terre sèche » et le transplante en elle-même, l’arrosant des larmes de sa repentance et de son amour naissant.
La bouture prendra-t-elle, grandira-t-elle ?
— Laissez-la faire ! Tous vos soucis, tous vos efforts n’y pourraient rien. Si vous avez commencé par le commencement, si votre repentance est vraie, si votre foi au Christ vivant est sincère, alors soyez sans inquiétude. Les fleurs viendront en leur temps. Avec une rapidité merveilleuse, la plante céleste croîtra, vous enveloppera, vous pénétrera, s’identifiera à vous comme la triomphante glycine à la vieille masure. Elle entourera de ses splendeurs les détails de votre vie ordinaire, elle tressera une guirlande de fleurs immortelles autour du berceau de vos enfants et de la tombe de vos bien-aimés ; autour de votre propre lit de mort, quand l’heure sera venue pour vous de partir.
O Jésus, Rose de Saron, Cep divin aux grappes généreuses ! Viens naître, viens grandir en nous ! Que chaque année, chaque jour, chaque heure ajoute de nouvelles branches à celles par lesquelles tu nous tiens enlacés ! Divine Plante de renom, revêts- nous de toi tellement qu’on nous confonde avec toi-même, qu’on ne voie plus nos misères, et qu’on admire, en t’adorant, comment ta tendresse a su cacher nos laideurs sous ta beauté !

lundi 26 août 2019

Dieu répond aux prières - Petite histoire d'obéissance... par Sur la Montagne


Que des pas de foi et d'obéissance........
Dieu répond aux prières.

Voici l'histoire d'un jeune homme qui est allé à l'étude biblique du mercredi soir.
Le pasteur a enseigné au sujet de l'écoute de Dieu et d'obéir à Sa voix.
Le jeune homme ne pouvait pas s'empêcher de penser,
"Est-ce que Dieu parle encore aux gens ?"
Après l'étude, il est sorti avec des amis pour un café et un morceau de tarte et ils ont eu une discussion sur le message de la soirée d'étude.
Plusieurs personnes ont parlé de la façon dont Dieu les a dirigés dans différents sentiers.
Il était à peu près 22h00 lorsque le jeune homme s'est mis en route pour rentrer à la maison.
Assis dans sa voiture, il a commencé à prier, "Seigneur...
Si Tu parles encore aux gens, parle-moi.
Je vais t'écouter et je vais faire de mon mieux pour t'obéir."

Comme il roulait sur la rue principale de sa ville,
il eut la pensée étrange d'aller acheter un 4 litres de lait.
En se secouant la tête il a demandé à voix haute,
"Seigneur, est-ce que c'est Toi ?"
Comme il n'a eu aucune réponse, il a continué sa route.
Mais la pensée lui revint à l'esprit, achète un 4 litres de lait.
Le jeune homme s'est souvenu alors de Samuel et la façon dont il n'a pas reconnu la voix du Seigneur et il allait toujours courir voir Élie parce qu'il pensait que c'était lui qui l'appelait.
"Ok, mon Dieu, au cas où ce serait Toi, je vais acheter le lait.
" Ça n'avait pas l'air d'un gros test d'obéissance. Il pouvait toujours utiliser le lait.
Il s'arrêta dans un dépanneur et acheta le 4 litres de lait et s'est aussitôt remis en route pour la maison.


En passant la 7e avenue, il a senti une urgence, "tourne dans cette rue".
C'est fou, a-t-il pensé, et il est passé tout droit à l'intersection.
Encore, la pensée lui revint qu'il devait descendre la 7e avenue.
À l'intersection suivante, il a fait demi-tour et a rejoint la 7e avenue.
Sur un ton plutôt amusé, il a dit : "Ok, Seigneur, j'y vais."
Il a descendu la rue sur plusieurs pâtés de maison,
quand soudainement, il a senti comme s'il devait s'arrêter là.
Il gara la voiture au bord du chemin et fit le tour des lieux du regard.
Il était dans un quartier semi-commercial de la ville.
Ce n'était pas le meilleur ni le pire voisinage de la ville.
Tous les commerces étaient fermés et dans la plupart des maisons,
les lumières étaient éteintes et les gens semblaient déjà être au lit.
Là, encore, il sentit quelque chose comme
"Va et donne le lait aux personnes dans la maison qui est juste en face,
de l'autre côté de la rue."
Le jeune homme regarda la maison.
Il faisait noir et les gens à l'intérieur avaient tous l'air partis ou déjà endormis.
Il est descendu de la voiture et immédiatement, il s'est assis de nouveau sur le siège.
"Seigneur, ça n'a pas de bon sens..
Ces gens sont déjà couchés et si je les réveille,
ils vont être en colère après moi et je vais avoir l'air stupide."
Encore une fois, il sentit le besoin qu'il devait aller donner le lait à ces gens.
Finalement, il est sorti de la voiture, "Ok Seigneur, si c'est Toi,
je vais aller à cette porte et leur donner le lait.
Si tu veux que j'aie l'air d'un fou, ok.
Je veux être obéissant. Je suppose que ça compte pour quelque chose, mais s'ils ne répondent pas à la porte immédiatement, je déguerpis."
Il traverse la rue et sonne à la porte. Il pouvait entendre du bruit à l'intérieur.
Soudain, il entendit la voix d'un homme crier,
"Qui est là ? Qu'est-ce que vous voulez ?"
Et avant même que le jeune homme n'ait le temps de répondre ou de se sauver, la porte s'ouvrit.
L'homme était debout devant lui en jeans et t-shirt.
Il semblait tout droit sorti du lit.
Il avait un regard bizarre et n'avait pas l'air heureux de s'être fait sortir du lit par un étranger.
"Qu'y a-t-il ?"
Le jeune homme lui tend le 4 litres de lait,
"Voilà, je vous ai apporté ceci.
" L'homme prit le lait et courut le long du couloir.
Soudain, il aperçut une femme à l'autre bout du couloir avec le 4 litres de lait dans sa main.
Elle avait dans ses bras un bébé qui pleurait.
L'homme avait des larmes qui coulaient sur son visage.
Il s'est mis à parler et pleurer en même temps,
"Nous étions justement en train de prier.
Nous avions de grosses factures à payer ce mois-ci et nous avons manqué d'argent.
Nous n'avions plus de lait pour notre bébé.
J'étais justement en train de prier et demander à Dieu
de me montrer comment je pourrais me procurer du lait."
Et la femme a crié de la cuisine,
"J'ai demandé à Dieu de nous envoyer un ange avec du lait.
Es-tu un ange ?"
Le jeune homme a sorti son porte- monnaie et a pris tout l'argent qui s'y trouvait et le mit dans la main de l'homme.
Il est reparti vers sa voiture avec des larmes qui coulaient sur son visage.
Il sut à l'instant que Dieu répond aux prières.

C'est vrai.
De temps à autres, ce sont les choses simples que Dieu nous demande de faire qui font que nous sommes obéissants à ce qu'Il demande, et d'être capable d'entendre ce qu'Il dit.
Sa voix est plus forte que jamais. S.V.P. écoutez et obéissez !
Tu seras béni (et le monde aussi).. Phil. 4;13


samedi 24 août 2019

Dieu au contrôle La route de la vie


Au début, je voyais Dieu comme mon observateur, mon juge, comptant toutes les choses que j'avais mal faites, pour qu'Il puisse savoir si j'avais mérité le Ciel ou l'enfer quand je mourrai.
 Mais plus tard, quand j'ai rencontré Jésus, il me sembla que ma vie était plutôt comme une balade en vélo, mais c'est un vélo-tandem, et j'ai remarqué que Jésus-Christ était à l'arrière m'aidant à pédaler.
 Je ne sais plus juste quand Il me suggéra que nous changions de place, mais la vie n'a jamais été la même depuis. Quand j'avais le contrôle, je connaissais le chemin. C'était plutôt ennuyeux, mais prévisible...
 C'était le chemin le plus court entre 2 points.
 Mais quand Il prit le guidon, Il connaissait de beaux et longs détours, par des montagnes, des endroits rocheux à des vitesses à se casser le cou, tout ce que je pouvais faire était de m'accrocher ! Même si ça semblait être folie, Il me disait :" Pédale !"
 Je m'inquiétais, j’étais anxieux et je me demandais : " où m'emmènes-tu? " Il riait et ne répondait pas, et je commençais à apprendre la confiance.
J'oubliais ma vie ennuyeuse et j’entrais dans l'aventure. Et quand je dirais, "j'ai peur", Il se pencherait derrière pour toucher ma main.
 Il m'amena à des gens pour donner ce dont j'avais besoin, des cadeaux de guérison, acceptation et joie. Ils m'offrirent des cadeaux à emporter pour mon voyage, celui de mon Seigneur et le mien.
Et nous étions sur la route de nouveau. Il disait : " donne ces cadeaux ; ils sont des bagages en trop, trop de poids ". Alors je les donnais aux personnes que nous rencontrions, et je découvrais qu'en donnant je recevais, et toujours notre fardeau était léger.
 Au début, je ne Lui faisais pas confiance pour le contrôle de ma vie. Je pensais qu'Il allait me mener à un accident ; mais Il connaît les secrets du vélo, Il sait comment l'incliner pour prendre des virages difficiles, Il sait comment le faire sauter pour éviter des rochers, Il sait comment aborder des passages effrayants.
 Et j'apprenais à me taire et à pédaler dans les endroits les plus étranges. Je commençais à apprécier la vue et l'air frais sur mon visage avec mon agréable compagnon de tout instant, Jésus-Christ.
Et quand je suis certain que je ne peux plus continuer, Il sourit seulement et dit : "Pédale"...