samedi 4 janvier 2020

Le Noël des Rois Mages


Qui étaient-ils ?
D’où venaient-ils ?

 Du fin fond de l’Orient, et ils étaient trois, dit-on, venus chacun de leur pays lointain jusqu’à Bethléem.
Le premier avait la barbe blanche des vieux sages, le second était dans la force de l’âge, le troisième très jeune encore.
Portaient-ils un bonnet phrygien, un chapeau de magicien, un turban de sultan ?
Le plus jeune était-il noir ? Était-il blanc ?
Personne ne le sait vraiment.
Les Mages firent naître bien des légendes et bien des peintres en firent le portrait.
On les nomma Melchior, Gaspard et Balthazar.
Au fil du temps, les trois savants reçurent une couronne, ce qui en fit des rois. Les Rois Mages, nobles et généreux mais avant tout curieux…
Chaque soir, de leur longue lunette d’astronome, ils scrutaient le ciel. La lune, le soleil, les étoiles, les constellations, les comètes. Ce monde céleste, si beau, était plein de mystères.

 Une nuit pourtant…

Une nuit, tandis qu’ils observaient la voie lactée comme à l’accoutumée, un astre étrange apparu au firmament, plus lumineux que tous les autres.
Aussitôt, les Mages sortirent leurs compas, leurs cartes d’Orient et se mirent à faire de savants calculs. Tout semblait annoncer la naissance du nouveau roi que les prophètes avaient prédite.
Sans hésiter, ils appelèrent leurs valets, firent seller leurs montures et préparer des cadeaux. Puis ils se mirent en chemin.
Un long voyage les attendait. En bateau, contre vents et marées, ils traversèrent des forêts profondes, à dos de chameau, des déserts sans fin, suivant sans relâche l’étoile qui, de là-haut, guidait leurs pas. Une longue caravane les suivait.
 À peine étaient-ils arrivés en Judée, que l’astre disparut.
Les Mages s’en allèrent donc au palais royal trouver Hérode, qui régnait sur le pays, et lui demandèrent :
« Où est l’enfant-roi qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et sommes venus l’adorer. »
« Un nouveau roi ? »
Hérode sursauta les maîtres de la loi.
« Allez à Bethléem et cherchez ce nouveau roi, leur dit-il. Et quand vous l’aurez trouvé, faites-le moi savoir afin que j’aille, moi aussi l’adorer. »
En vérité, la jalousie lui rongeait le cœur.

Les Rois reprirent la route et voilà que l’étoile réapparut au-devant d’eux, ce qui les remplit d’une grande joie. Lorsqu’elle s’arrêta au-dessus d’un pauvre toit de bois, ils s’étonnèrent cependant.
Une étable ? Était-ce possible ? C’est un château qu’ils avaient cru trouver ! À l’intérieur, ils aperçurent bien l’enfant avec sa mère, Marie, et Joseph de Nazareth. Le Messie ! Couché à même la paille, entre un bœuf et un âne gris…

Des bergers, qui gardaient leurs moutons non loin de là, étaient déjà à ses côtés, arrivés les premiers pour le vénérer.
Chacun d’eux avait apporté un cadeau : une peau de mouton, une touffe de laine, un peu de lait dans un panier.
Ils offrirent même un agneau à l’enfant.
 Pour lui, rien n’était trop doux.
 Lorsque les bergers se retirèrent, les Mages s’approchèrent à leur tour et se mirent à genoux pour adorer le nouveau-né. Eux aussi avaient des présents qu’ils sortirent de leurs bagages : le premier, l’or des rois. Le second, l’encens de la prière. Le troisième, la myrrhe de l’éternité.
Pour ce petit Roi, rien n’était trop beau.
Ce furent- là les premiers cadeaux du premier Noël…
 Tandis que Balthazar ôtait sa couronne, Gaspard observait le fin visage de Marie. Qui était-elle pour devenir ainsi la mère du Sauveur ?
Elle était jeune, presque aussi jeune que lui. Enveloppée dans son beau manteau bleu, elle suivait la scène en silence, sans rien manquer de ces moments qui resteraient gravés dans sa mémoire. Tant de richesses, tant d’honneurs pour son fils premier-né qu’elle avait mis au monde dans un tel dénuement. Pensive, presque inquiète, elle le serrait contre elle.
Dans ses bras, il était protégé du monde entier.
 Derrière les Rois, la foule se pressait. On bavardait, on riait, on criait, on se bousculait. Chacun voulait voir l’enfant. Chacun voulait être le premier près de la crèche.
Les bêtes étaient tout excitées elles aussi. Que se passait-il ? Quelque chose de particulier, elles le sentaient.
 La nuit, un songe avertit les Rois de ne pas révéler à Hérode l’endroit où se trouvait l’enfant. Sa jalousie était telle que les jours du nouveau-né se trouvaient en danger. Les Mages prirent donc une autre route pour rentrer chez eux, profondément émus et heureux.
Une chose était sûre et certaine : de toute sa vie, jamais le vieux Roi n’oublierait cette menotte posée sur sa tête tandis que dans sa main, il tenait le petit pied du roi nouveau-né…

Ils dorment aujourd’hui, les Rois Mages, pour l’éternité, dans les parfums d’encens d’une grande cathédrale construite pour eux il y a bien longtemps.
Un magnifique reliquaire d’or, décoré de pierres précieuses et de camées, y abrite leurs reliques, apportées de Milan jusqu’à Cologne en l’an 1164. Des visiteurs du monde entier viennent depuis en Allemagne pour les vénérer.
Les Mages venus d’Orient ont aussi traversé le temps…
 Chaque année, le 6 janvier, l’Épiphanie est l’occasion de les fêter. Dans certains pays, des enfants y collectent des dons pour d’autres enfants du monde, habillés en rois. Ailleurs, des défilés sont organisés dans les rues.
Chez nous, une galette des Rois est partagée entre les convives, le plus jeune désignant à chacun sa part, caché sous la table. Les présents des Rois, eux, se trouveraient en Grèce, au Mont Athos. Un souvenir de cadeaux ravivé chaque année à Noël…
 ♣ ♣ ♣
 La fête des Rois…
 Le 6 janvier, jour des galettes, l’Épiphanie vient clore la période de Noël et nous rappelle le long voyage des Mages venus d’Orient, guidés par une mystérieuse étoile, jusqu’à l’enfant qui vient de naître sur la paille d’une étable. Dans leurs bagages, trois cadeaux : l’or, l’encens et la myrrhe. Qui étaient-ils ? Seul un bref épisode de la Bible nous rapporte leur histoire (Matthieu, 2), mais bien des légendes s’y rattachent, et nombreuses sont leurs représentations dans l’art. Celles-ci accompagnent aujourd’hui le récit de leur périple vers Bethléem.

Géraldine Elschner
Le Noël des rois mages
Paris, Minedition, 2013



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 2, 1-12


La visite des mages

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez-vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.
Petit commentaire 

Le voyage des sages ou des mages est l'une des histoires préférées de l'Évangile. C'est l'histoire du voyage de la vie, des conseils sur le chemin, du plaisir de trouver la foi et Dieu, de l'intrigue d'un roi avide et jaloux, et du bien qui bat le mal. Nous aimons la fin de l'histoire quand les sages ont déjoué Hérode.
Star, au début et à la fin 
L'étoile les a initiés au voyage et les a guidés jusqu'à la fin. Comme notre foi. L'étoile qui a brillé à notre baptême est la promesse de Dieu pour nous guider à travers la vie. La foi grandit à travers les événements ordinaires de la vie. Ce qui peut sembler des événements ordinaires peut être une grâce extraordinaire - la naissance d'un enfant dans votre famille, la première fois que vous tombez amoureux, les personnes que vous rencontrez qui font une grande différence dans votre vie, le succès dans un emploi, devenir grand-parent, tante, un oncle, quelque chose de créatif dans votre vie est un don de la grâce de Dieu. 

La présence de votre étoile peut vous frapper lors d'une retraite et vous avez appris à prier, un moment de vocation ou de toute autre manière vous avez vraiment aidé certaines personnes, ou vraiment écouter et parler avec quelqu'un et vous réalisez que vous n'êtes pas le seul un dans la vie avec des problèmes.
Les gens sont des étoiles de Dieu 

Dans les moments difficiles où l'étoile semblait faible mais où les gens aidaient - deuil, crime dans la famille, addiction à la drogue ou à la boisson, suicide ou abus, maladie - toutes les petites et grandes choses qui obscurcissent la vie et assombrissent l'étoile. Mais encore pouvez-vous demander alors - ce qui était et quelle est votre étoile? La lumière de la foi est brillante dans les bons et les mauvais moments de la vie. La parole de Dieu et l'aide d'une autre est l'étoile qui éclaire votre voyage.
Chacun de nous a sa propre étoile personnelle qui nous guide - l'étoile de la prière, de l'amour, de l'amitié, du soutien ... l'étoile a un nom différent à différents moments. Soyez reconnaissants pour votre étoile - et soyez reconnaissants que vous avez été une star pour les autres. Dans le livre de Dieu, chacun de nous est une étoile.
Conduis-nous, ô Dieu, et protège-nous gentiment maintenant, et à l'heure de la mort. Amen.
 Donal Neary SJ


Mages quiz ; Lecture: Matthieu 2: 1-12

1- Qu'est-ce que les mages ont suivi?
2- Quels cadeaux les mages ont-ils apportés?
3- Combien y avait-il de mages?
4- Quels étaient leurs noms?
5- Qu'est-ce que les mages ont fait?
6- D'où viennent-ils?
7- Pouvez-vous nommer le pays?
8- Qui sont-ils allés voir avant Jésus?
9- Où ont-ils trouvé Jésus?
10- Les mages sont rentrés chez eux par un autre chemin. Pourquoi?
11- Que veut dire "Mages"?
12- Traditionnellement, combien de mages l'église orthodoxe orientale pense-t-il?

Réponses : 1- une étoile 2- Or, encens, myrrhe 3- trois- 4- Melchior, de Caspar et de Balthazar 5- L’ont adoré 6- De l'est 7- La Perse ou l'Iran, l'empire parthe 8- Roi Hérode 9- Dans une maison 10- Ils ont été prévenus dans un rêve 11- 'astrologue', ' astronome', 'magicien' ou Zoroastrien 12- douze



ÉPIPHANIE: Texte à trous.

Complète avec les mots: en secret. joie. d'inquiétude. se prosternèrent. les précédait. me prosterner. son étoile. mages. le Messie. Marie. Hérode Le Grand. avertissez-moi. offrirent. un autre chemin. au-dessus du lieu. Bethléem. Jérusalem.

Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi .................... Or, voici que des ............ venus d'Orient arrivèrent à .................... et demandèrent: "Où est le roi des juifs qui vient de naître? Nous avons vu se lever .................. et nous sommes venus nous prosterner devant lui."

 En apprenant cela, le roi Hérode fut pris ......................, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les chefs des prêtres et tous les scribes d'Israël, pour leur demander en quel lieu devait naître ................... Ils lui répondirent: "A ..................... en Judée" Alors, Hérode convoqua les mages .................. pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue; puis, il les envoya à Bethléem, en leur disant: "Allez- vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, ........................... pour que j'aille moi aussi.......................... devant lui."

Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever ............................ Elle vint s'arrêter ....................... où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande ................ En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec .................. sa mère; et tombant à genoux, ils ........................... devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets et ....................... leurs présents: de l'or, de l'encens, de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par ........................


jeudi 2 janvier 2020

Les Mages


Matthieu rapporte qu’après la naissance de Jésus des mages s’en vinrent d’Orient à Jérusalem. Ils étaient à la recherche du roi des Juifs qui venait de naître et dont une étoile leur avait annoncé la venue. Ces mages pourraient avoir été des astrologues babyloniens, experts dans l’interprétation des songes ; des membres de la caste sacerdotale perse, qui se distinguaient par un savoir surnaturel. Les Juifs chassés à Babylone avaient sans doute parlé aux astrologues du lieu de leur attente d’un Messie. L’art du christianisme primitif a représenté les Mages comme des prêtres de la religion de Mithra, la principale concurrente de l’Église naissante.
       Il faut voir dans ce fait une signification toute particulière. Matthieu et les Pères de l’Église ont interprété l’adoration de ces Mages comme le signe que les sages et les initiés du monde entier venaient vers le Christ pour lui rendre hommage et lui apporter des présents. Tout ce que les hommes avaient jamais pu amasser de savoir et d’expérience débouchait sur l’adoration de l’Enfant divin.
       C’est une très ample vision que Matthieu nous transmet ainsi. Où et de quelque façon que l’on soit en quête, quelque expérience que l’on accumule, en astrologie ou dans l’interprétation des songes, dans la magie ou les pratiques ésotériques, peu importe : ce que l’on retrouve au fond de tout cela, c’est la nostalgie de l’Enfant divin, du dieu qui devient visible en s’incarnant. Il y a toujours eu dans l’Église des courants qui, dans leur inquiétude, distinguaient radicalement le christianisme de toutes les autres religions et condamnaient toutes les autres voies vers le divin. Matthieu nous montre, lui, un autre chemin.
       Il s’agit de penser jusqu’au bout le savoir du monde. On aboutit alors à ces questions : quel est le but de l’astrologie ? Que recherche l’ésotérisme, dans toutes ses branches si nombreuses et si diverses ? Le but, c’est de déchiffrer le mystère de la vie : qu’est-ce que l’homme, et qui est Dieu ? D’où venons-nous, où allons-nous ? Celui qui va jusqu’au bout de son savoir arrivera toujours au Dieu fait homme ; c’est au Christ que le mène son savoir.
       C’est pourquoi nous n’avons pas à considérer avec inquiétude les autres voies vers le divin. Elles ne représentent aucun danger pour notre foi chrétienne. Au contraire : toutes, elles témoignent du profond désir de trouver le Roi nouveau-né, l’Enfant divin à travers lequel rayonne la majesté de Dieu.
       Les Mages ne représentent pas seulement les autres peuples, les autres civilisations, les autres chemins de la religion, mais aussi notre propre quête. Où que celle-ci se tourne, nous sommes en route vers le Roi qui vient de naître ; en dernière analyse, tous les chemins mènent à lui. Même celui de la magie, que figurent les Mages, peut nous conduire jusqu’au Dieu fait homme.
       Il y a une magie qui désire s’emparer du divin, en faire sa chose. Ce n’est pas elle qui nous conduira vers Dieu ; avec elle, nous nous cramponnons à notre Moi. La magie originelle, au contraire, croit que Dieu se manifeste dans ce monde, et que nous pouvons donc le connaître en accordant notre attention à l’existence terrestre et en la vivant de façon concrète. Par la naissance du Christ, Dieu s’est révélé en vérité dans la sphère de ce monde, dans la chair, dans l’être humain.
       Mais les Mages ne parviennent jusqu’au Christ qu’en se mettant en route et en renonçant à s’emparer de Dieu par les pratiques de la magie. Leur chemin sera long, ils devront laisser derrière eux tout leur savoir et se prosterner, dans un étonnement absolu, devant le mystère de Dieu qui rayonne à travers l’enfant de Marie.
       Dans l’Écriture, les Mages sont également qualifiés d’astrologues. Ils interprètent les étoiles du ciel, et aussi celles qui se lèvent dans nos cœurs. Si nous interprétons correctement les astres de notre destinée, nous verrons partout présente dans notre vie la main de Dieu qui, au-dessus de nous, nous protège et nous guide. Dieu lui-même nous prend par la main sur les chemins tortueux de notre vie, pour nous conduire, par-delà nos heures de chance et nos heures de déception, jusqu’à l’Étoile qui brille au-dessus de l’Enfant divin.
       Même si souvent, dans notre nuit obscure, nous ne la voyons plus, quand nous nous sentons abandonnés de Dieu sur notre route, Dieu nous conduit jusqu’au lieu où nous nous prosternerons, où nous pourrons nous oublier nous-mêmes, libérés de nos ruminations sur le chemin parcouru. Là où nous parvenons à nous oublier, nous sommes au but, tout à nous-mêmes et tout en Dieu.
       L’étoile au firmament de ton cœur, c’est l’image de la nostalgie qui te meut. Fais confiance à ta nostalgie, suis-la jusqu’au bout. Elle ne te laissera pas de trêve avant que tu n’aies trouvé Dieu, son but ultime et le tien. La route sera parfois difficile ; le désir se fera pure douleur, parce que le véritable objet de la quête ne sera pas encore atteint.
       Mais tu trouveras Dieu si tu te laisses conduire par ta nostalgie ; elle te mènera jusqu’à la maison où se trouvent Marie et l’Enfant divin. Là où tu prendras celui-ci dans tes bras maternels, tu seras vraiment à la maison — chez toi.
 
 
Anselm Grün


samedi 28 décembre 2019

Le conte des trois Mages et des trois vertus


Foi, espérance et charité.
Comme chaque année, les trois Mages, Gaspard, Balthazar et Melchior, guidés par l’étoile d’Orient qui flambait, plus que jamais, dans la nuit de nos temps, se dirigeaient avec la même ferveur vers la crèche de l’Enfant Roi pour lui offrir leurs traditionnels présents – de l’or, de l’encens et de la myrrhe – lorsque, contre toute habitude, un ange leur apparut en chemin pour leur annoncer que cette fois-ci l’Enfant désirait d’autres cadeaux qui ne lui soient pas destinés à lui, mais aux visiteurs de sa crèche.
Les mages furent aussi surpris que troublés et interrogèrent l’Envoyé :
– Gaspard : Comment ? D’autres cadeaux ? Et pas à LUI ? Pourquoi ? Il n’apprécie plus nos cadeaux ? Il s’est lassé de nous ?
– L’ange : Non, non, pas du tout, au contraire, mais il s’est peut-être lassé des mêmes cadeaux. De plus, il n’en veut pas pour Lui. Il est venu pour donner et se donner, pas pour recevoir.
– Balthazar : Mais quels autres cadeaux offrir ? Et à des visiteurs ? Nous sommes déjà en route et nous allons presque arriver à Bethléem ! Nous ne pouvons pas rebrousser chemin, retourner en ville pour en chercher d’autres !
– L’ange : Je sais, mais vous pourriez penser à des cadeaux immatériels, que vous portez déjà en vous. C’est à vous de vous concerter et de les trouver. Je n’en dirai pas plus.
Et l’ange disparut. Les Rois mages, encore sous le choc, échangèrent leurs émotions avant de se calmer pour échanger des idées :
– Gaspard : Melchior, tu as une idée ? Tu viens d’Europe, tu dois avoir plein d’idées !
– Melchior : Malheureusement, ma région est cette année à court d’idées et aux prises avec des idéologies. Mais nous gardons espoir…
– Balthazar : Moi, je viens d’une région pauvre d’Afrique où nous avons plus besoin de ressources que d’idées. La charité manque.
– Gaspard : Moi, mon Asie natale est devenue une pépinière de croyances où chacun a son idée de Dieu. On ne s’en sort plus. Il faut s’armer de la vraie foi… Mais nous n’en sommes pas plus avancés, dans cet échange, pour trouver l’idée…
– Melchior : Tiens, tiens…Tu viens de sortir une idée !
– Gaspard : Laquelle ?
– Melchior : Tu as mentionné la foi… la vraie.
– Gaspard : C’est vrai, et Balthazar a mentionné la charité !
– Balthazar : Et toi, Melchior, tu as mentionné l’espoir ! Ça ne vous rappelle pas quelque chose ?
Et les trois s’exclamèrent en chœur:
– Les trois vertus théologales !
Foi, Espérance, Charité !
– Balthazar : Très bien ! Nous irons offrir ces présents aux visiteurs de la crèche, cette fois-ci, comme le veut l’Enfant. Moi je prends la Charité, et toi Gaspard…
– Melchior : Non, moi je veux la Charité ! Toi, prends l’Espérance…
– Gaspard : Toutes les trois sont aussi précieuses aux yeux du Seigneur, et puis nous n’allons pas faire comme certains visiteurs de crèche et nous chamailler ! Nous sommes des mages et de bons chrétiens, nous devons donner le bon exemple !
– Melchior : C’est vrai, je crois avoir péché. Choisissez, vous, les vertus que vous voulez et je prendrai celle qui reste.
– Balthazar : En fait, chacun a déjà fait son choix en mentionnant sa vertu durant notre remue-méninges. Melchior offrira l’Espérance, Gaspard la Foi et moi la Charité. Mais nous devrons les offrir toutes les trois à chacun des visiteurs, comme nous avons l’habitude d’offrir l’or, la myrrhe et l’encens à l’Enfant !
Et les trois Mages poursuivirent leur route sous le scintillement favorable de l’étoile qui les guida vers toutes les crèches du monde où ils offrirent à chaque visiteur, curieux, passant, fidèle, pèlerin… les trois présents réunis : les trois vertus théologales, avec la recommandation de les partager avec leur entourage.
Les jours qui suivirent l’Épiphanie marquèrent un tournant dans la marche précipitée, désordonnée et boiteuse du monde : une amélioration notable était observée. Les Églises d’Orient étaient plus remplies que d’ordinaire, et celles, désertes ou désertées, des pays d’Occident, reprenaient vie. Les célébrants voyaient des fidèles se présenter à la messe escortés de leurs trois vertus. Des mariages mystiques étaient contractés, partout. Les trois vertus étaient devenues les épouses d’un grand nombre de chrétiens. Ceux-là paraissaient tellement heureux, tellement épanouis, qu’ils firent des convertis. Beaucoup d’athées furent séduits à l’idée de contracter ce genre d’alliance, de connaître un tel bonheur et succombèrent à la force de la foi, à la chaleur de l’espérance et au charme de la charité. Le monde était devenu moins désespérant et plus charitable. Les œuvres caritatives se multiplièrent. La haine et la violence accusèrent un net recul et l’amour gagna plus de cœurs, jusqu’aux plus hauts échelons, où il manque le plus.
En cette année-là, l’Enfant de la crèche était plus rayonnant que jamais. Et les Rois mages enchantés de leur propre magie.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 2, 13-15,19-23

La fuite en Égypte : Joseph fuit avec Marie et Jésus

Après le départ des mages, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils . Après la mort d’Hérode, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et pars pour le pays d’Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l’enfant. » Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère, et il entra dans le pays d’Israël. Mais, apprenant qu’Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s’y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, pour que soit accomplie la parole dite par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen. –

Question


Comment cette lecture de l'Évangile nous aide-t-elle à comprendre le sens profond de Noël?
Le courage de Joseph nous montre-t-il comment réagir à la violence de notre temps?

Petit commentaire

Les épreuves de la vie familiale à Nazareth

 

Ce dimanche, la vie de famille de Jésus, Marie et Joseph nous est présentée comme un modèle à imiter. Nous les appelons la sainte famille, mais cela ne signifie pas qu'ils n'ont pas eu de problèmes. Tout comme chaque famille doit faire face à des problèmes et les surmonter. Autrement dit, comme chacun de nous doit porter une croix, la sainte famille a également dû porter la croix. Leurs nombreuses épreuves et tribulations me viennent à l'esprit en lisant les Évangiles. Nous pouvons facilement imaginer à quel point Marie et Joseph ont dû être mal compris lorsque Marie a conçu Jésus «avant de venir vivre ensemble». Bien que cet événement merveilleux se soit produit par la puissance du Saint-Esprit, leur histoire n'aurait jamais été crue. Même Joseph prévoyait de divorcer de Marie en privé avant que l'ange n'intervienne dans un rêve pour lui assurer que c'était l'œuvre de Dieu.

Lorsque vint le moment de la livraison de Jésus, cela eut lieu dans un abri car Bethléem était déjà si bondée. Ensuite, la famille a dû fuir en tant que réfugiés en Égypte parce que la vie de l'enfant Jésus était en danger pour le roi Hérode, de la même manière que les réfugiés des pays déchirés par la guerre entrent maintenant en Europe pour sauver leur vie. Bien plus tard, lorsque Jésus avait douze ans, Marie et Joseph ont subi la terrible expérience de le perdre pendant trois jours et la réponse insatisfaisante qu'ils ont obtenue de lui était qu'il «devait s'occuper des affaires de son père». Mais il est retourné avec eux à Nazareth et leur était soumis. Nous n'entendons plus parler de Joseph après cela, donc nous supposons qu'il était mort avant que Jésus ne commence son ministère public. À la mort de Joseph, la sainte famille souffre de la plus grande douleur de toutes les familles, de la douleur du deuil et de la séparation finale par la mort.

Le ministère public de Jésus a dû faire des ravages sur Marie. Lors de sa présentation au Temple en tant qu'enfant, le vieil homme Siméon avait prédit qu'une épée de douleur transpercerait l'âme de Marie. Nous pouvons imaginer qu'une telle occasion a été celle que nous avons lue de l'occasion où Jésus est revenu à Nazareth et ses cousins ​​sont venus le prendre de force, convaincu qu'il était hors de son esprit (Marc 3:21). Elle doit aussi avoir été peinée par la provocation faite à propos de Jésus: voici un glouton et un ivrogne, un ami de collecteurs d'impôts et de pécheurs (Luc 7:34). Et il y avait son inquiétude face à l'hostilité croissante envers Jésus de la part des autorités juives qui étaient déterminées qu'il devait mourir. Le moment le plus triste de tous est venu lorsque Mary a vu son fils mourir sur la croix.

Qu'est-ce qui a soutenu la famille de Nazareth à travers toutes ces épreuves et ces croix? La réponse est l'amour les uns pour les autres et pour Dieu. Nous pouvons voir l'amour de Jésus pour sa mère quand il était en train de mourir sur la croix et l'a confiée aux soins de son disciple le plus proche, Jean avec les mots mémorables, "Femme voici ton fils", et au disciple bien-aimé, "Voici ta mère »(Jean 19: 26-27).

Ce qui unit les familles également en période de difficulté, c'est l'amour et le pardon. C'est l'amour qui triomphe finalement, même si parfois il doit prendre la forme d'un «amour dur» et d'une parole honnête. Lorsqu'une discipline doit être imposée, si elle n'est pas donnée dans l'amour, elle est rejetée comme abus. Si jamais nos familles échouent de quelque façon que ce soit, c'est à cause d'un manque d'amour de la part de quelqu'un. Chaque fois que les familles réussissent, c'est parce que ce sont des endroits où l'amour est très apprécié. Une menace majeure pour les familles de nos jours est simplement que nous ne passons pas assez de temps ensemble. Nous sommes tellement occupés à travailler, à socialiser, sur nos iPad et androïdes, ou à regarder la télévision que nous avons de moins en moins de temps pour nous parler.

Tout comme la sainte famille a survécu à toutes ses crises grâce à son amour les uns pour les autres et à sa foi en Dieu, prions pendant cette messe que nos familles surmontent leurs difficultés et tiennent ensemble par amour les unes pour les autres et par la foi en Dieu.

A chaque mot il manque les voyelles. Retrouve-les et place-les au bon endroit (tous

les mots ont un rapport avec Moïse)

D S R T (manque deux voyelles) 
F (manque deux voyelles) 
P H R N (manque trois voyelles) 
P S S G (manque trois voyelles) 
L (manque deux voyelles) 
C N F N C (manque quatre voyelles) 

jeudi 26 décembre 2019

Conte de Noël : Paix sur la terre


L’hiver est là. La neige recouvre les toits du village. Dans le lointain on entend la chorale des enfants. « Que la paix soit sur le monde, pour les cent mille ans... Que la paix soit sur le monde, pour les cent mille ans qui viennent,
Donnez-nous mille colombes à tous les soleils levants.
Donnez-nous mille colombes et des millions d’hirondelles,
Faites un jour que tous les hommes redeviennent des enfants.»
Lutin Malin et son compagnon Mignon se baladent sur les branches du sapin. C’est la nuit de Noël. La nuit où tout est possible. Même les animaux retrouvent la parole durant cette nuit magique. Tandis que la lune s’efforce de percer les nuages. Les colombes qui font partie de la parure du sapin s’animent. Elles roucoulent à qui mieux mieux. C’est à celle qui trouvera la meilleure manière pour fêter dignement la naissance de Jésus.
Ma douce compagne, entends-tu les enfants qui chantent au dehors? C’est là un air qui remplit mon coeur de sérénité d’amour et de paix. J’aimerais porter, un tel message, à toute la terre, pour célébrer Noël. Qu’en penses-tu ma tendre amie ? »
C’est là une très belle idée, vite adoptée par tous les oiseaux présents sur le sapin de Noël. Lorsque l’aube pointe à l’horizon, inondant la pièce de sa douce clarté. Les colombes sont prêtes pour le grand voyage porteur de paix. Les lutins, n’ont rien perdu de la conversation. Ils voudraient participer, s’envoler avec les colombes, chanter, transmettre, eux aussi, le message de paix. Les oiseaux veulent bien. Mais comment faire? Transporter un lutin ce n’est pas évident ! Sur la queue, ce n’est pas possible. Il y a de quoi perdre l’équilibre. Sur l’aile ? Quelle idée! Il y a de quoi chuter... A califourchon sur le dos, c’est beaucoup mieux. C’est même très bien. C’est ainsi que lutins et colombes partent pour un vol à travers le monde. La musique étant le langage universel compris de tous les hommes, quelque soit leur nationalité, c’est par le chant que les voyageurs transmettent leur message de paix. Ils sont heureux de contribuer de cette manière à l'apport d’une ambiance sereine et paisible. Ils joignent leurs voix à celles des anges et des enfants.... Leur message est accepté de tous. C’est depuis ce jour, qu’on entend, durant les fêtes de Noël, la chorale des enfants qui chante :« Paix sur la terre... » mais aussi
«  Donne-moi ta main et vivons en paix comme la petite colombe qui vole à travers le monde.»

samedi 21 décembre 2019

Le Père Noël et les cadeaux


Noël approche, tout le monde est occupé dans l'atelier du Père Noël. Les petits lutins et le Père Noël ont beaucoup de travail. Il y a tant de lettres à lire et à classer, et tant de jouets à fabriquer ; tout doit être prêt et livré à temps pour Noël, personne n'a droit à l'erreur.
Quelle activité ! Il y a le coin poupée où les lutins fabriquent de jolies poupées, d'autres lutins confectionnent les habits et les accessoires des poupées. Il y a le coin voitures où des lutins créent de belles voitures de toutes les couleurs, il y en a des grandes, des petites, il y a même des engins de chantier, des camions et des motos. Il y a aussi le coin peluche où d'adorables animaux tous doux et au regard tendre, qui n'attendent qu'une chose c'est de partager de gros câlins avec des enfants, sont réalisés par de joyeux lutins un peu artistes. Il y a bien sur beaucoup d'autres coins dans l'atelier du père noël mais je ne pourrais pas tous les raconter tant il y a de jouets différents souhaités par les enfants.
Tout au fond de l'atelier, près de la maison des rennes, des lutins sont occupés à emballer tous les jouets et à écrire les noms et les adresses des enfants pour que le père noël les dépose au bon endroit. Imagine qu'une petite fille qui voulait un gros nounours tout blanc avec un nez rouge en forme de cœur se retrouve avec un camion de pompier, ça ne serait pas très sérieux, alors les lutins s'appliquent et font très attention de ne pas se tromper.
Ca y est c'est le grand jour. Nous sommes le 24 décembre au matin, les rennes sont partis faire un petit footing dans les bois pour échauffer leurs pattes et entretenir leur forme pour ce soir. Il faut dire que tous les enfants sages de la terre comptent un peu sur eux pour recevoir leurs cadeaux. Les rennes ont besoin d'être très en forme, ils faut livrer tous les jouets ce soir, tout doit être déposé sous les sapins pendant que les enfants dormiront et avant qu'ils ne se réveillent. Alors pas question d'avoir mal aux pattes ni la goutte au nez ; les rennes sont très prévoyants ils ont mis un bonnet et une écharpe pour ne pas attraper froid.
Pendant ce temps, les lutins et le père noël remplissent le traîneau avec tous les paquets colorés renfermant les jouets qu'ils ont confectionnés pour tous les enfants. Il faut faire vite car le soir approche et la route va être longue.
Ca y est, c'est l'heure de partir porter les cadeaux aux enfants. Les rennes et le père noël ont mangé un bon repas copieux pour prendre des forces. Tous les lutins se pressent autour du traîneau pour vérifier que tout est en ordre et pour dire au revoir au père noël et aux rennes. Tout est prêt, les rennes s'élancent d'un bon et le père noël fait un petit signe de la main aux joyeux petits lutins. La grande tournée des cadeaux a commencée. Tous les enfants auront de jolis paquets dans leurs chaussons demain quand ils se réveilleront car le père noël est maintenant en route avec ses valeureux rennes.

Pendant que le père noël distribue les cadeaux sous les sapins, les lutins sont retourné mettre un peu d'ordre dans l'atelier des jouets en attendant l'année prochaine. C'est alors qu'un lutin a une idée resplendissante. Tous les ans, le père noël distribue des tas et des tas de cadeaux à tous les enfants mais personne ne lui en offre à lui. Et les rennes non plus n'ont rien. Pourtant ils rendent beaucoup d'enfants heureux. Ils mériteraient bien une jolie surprise à leur tour.
Les petits lutins se mettent alors au travail pour préparer une surprise au père noël et aux rennes à leur retour. Les petits lutins se partagent le travail pour aller plus vite. Dehors, une équipe de lutins décorent un grand sapin devant la maison du père noël, le spectacle est grandiose. Des milliers de guirlandes et des boules multicolores illuminent le paysage. Les étoiles filantes ont promis aux lutins de faire un spectacle dans le ciel pour le père noël et les rennes à leur retour.
 Dans l’atelier, une équipe de lutins confectionne un fauteuil très confortable pour que le père noël puisse s’y reposer en rentrant. Des autres lutins tricotent des chaussons moelleux pour les rennes pour le confort de leurs pattes après une telle course. Une fois finis, le fauteuil et les chaussons sont vites emballés et mis sous le sapin dehors. Il a fallu un grand papier pour emballer le fauteuil. Une bonne odeur de chocolat chaud et de gâteux flotte dans l’air ; ce sont les lutins qui préparent un petit encas pour le retour du père noël et des rennes.
Il est minuit, vite les voilà enfin qui reviennent ! Tous les lutins sont sortis dehors avec des lampions pour les accueillir. Les étoiles filantes illuminent le ciel et les décorations du sapin brillent dans la nuit. Le père noël et les rennes heureux et émerveillés par le spectacle ouvrent leurs cadeaux.
Ils remercient tous leurs amis les lutins pour cette bonne surprise, boivent un chocolat bien chaud, mangent des petits gâteaux et vont se reposer après cette longue et fatigante livraison de cadeaux de la nuit du réveillon. Le père noël s’endort bien vite bercé dans son fauteuil. Les rennes ferment leurs grands yeux et s’endorment bien vite à leur tour, les pattes bien au chaud dans leurs chaussons moelleux.
Voilà mon histoire est terminée, et n’oublie pas si tu veux faire plaisir au père noël et à ses rennes de leur prévoir un petit encas près du sapin.