samedi 10 juin 2023

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,51-58

Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules des Juifs : ``Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

 Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.

 Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.

  Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.  De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.

 Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

11 juin 2023

Le Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ A

Nous fêtons aujourd’hui la fête du saint Sacrement, du corps et du sang du Christ.

Le pain de notre unité

Le saint sacrement: mystère d’union avec Dieu et avec les autres, dans l’Église, Corps du Christ, qui est appelée à devenir pain rompu pour la vie du monde.

Jésus s'est donné à nous corps et sang. Donnons-nous donc au service des autres. Nous ne recevons pas Jésus pour nous-mêmes, mais nous devons suivre ses commandements et ses exemples. Si le Christ vit vraiment en nous, que les autres le voient par notre amour sacrificiel pour l'humanité.

 Le pain que Jésus nous offre n’est pas ce dont nous avons besoin pour manger tous les jours et pour survivre. Même celui donné aux Juifs dans le désert était temporaire, il ne leur a pas donné l’immortalité. Jésus nous offre lui-même comme nourriture immortelle. Sa mort sur la croix est le sacrifice que Jésus nous donne pour toujours, le signe de son amour pour nous. “Le manger” signifie faire partie de lui pour toujours, même si nous sommes des pécheurs. Le faire à chaque fois dans l’Eucharistie signifie continuer à s’engager dans la foi envers lui, avoir la vraie vie. Cela signifie que nous ne sommes pas seuls et que nous ne pouvons pas faire seuls au monde. Et l’ayant en nous, nous vivons pour Lui. Accueillir des enfants abandonnés, c’est vivre pour Lui, partager le vrai pain qu’il nous a donné avec ceux qui ont besoin d’espérance, de vraie vie et d’amour. Les enfants abandonnés ont besoin d’amour, de vrai pain, ainsi que de nourriture quotidienne. Pour eux, redevenir des enfants signifie faire partie du plan de Dieu sur eux. Les accueillir, c’est rompre le pain et leur donner aussi la vraie vie.


Les questions suivantes sont destinées à la réflexion personnelle et/ou de groupe.

1. Observation pour la réflexion - Quel mot ou quelle phrase l'Esprit incite-t-il dans mon cœur ? Quel mot ou expression dit : « Je suis pour toi aujourd'hui » ? 

2. Interprétation - Que signifie le mot ou la phrase que l'Esprit me donne ? 

3. Application- Quel est le mot ou la phrase qui m'appelle à être ou à faire ?

mardi 6 juin 2023

 L’amour est une foi, et une foi appelle l’autre. Cette foi est une  félicité, une lumière et une force. On n’entre que par-là dans la chaîne des vivants, des réveillés, des heureux rachetés, des vrais hommes qui savent ce que vaut l’existence et qui travaillent à la gloire de Dieu et de la vérité. (Henri-m  Frédéric Amiel, Journal intime, 2 septembre 1863)


Je crois en toi

Croire. Sans voir. Sans savoir. Sans preuve. Comme l’aveugle qui marche à tâtons dans son éternelle nuit et qui ne fait que pressentir et anticiper l’existence de la lumière.

Croire. Comme le charbonnier dont la foi enfantine apparaît si simpliste.

Croire. Comme le simple d’esprit dont le cœur innocent ne sait pas s’encombrer de savants raisonnements, de tournements existentiels, de calculs alambiqués, d’analyses des probabilités du pour et du contre, de l’être et du non-être.

Croire. Malgré les tsunamis tranchants du doute devant tant d’injustices, de haine, de guerres fratricides, de famines, de maladies, de souffrances.

Croire. Malgré la vieillesse, les départs, la mort. Oui, croire même en la vie au-delà de la mort.

Croire. Malgré la longue traversée sur les mers déchaînées du temps qui passe.

Croire. En dépit de tout. Croire. En dépit de tous. Douter de ses doutes, croire en la foi. Surtout les nuits de tentation, lorsque le néant m’écrase.

Croire  que j’ai été créé et conçu par amour. Croire. Parce que sans la foi, l’amour ne serait pas. Parce que sans l’amour, l’espérance serait vaine. Parce que sans l’espérance, j’errerais sur la terre comme au royaume des morts-vivants.

<<Je le crois, dit l’enfant qui ne sait rien, parce qu c’est mon père qui me l’a dit. Et mon père ne ment jamais.>>

André Bisaillon Le Messager de Saint Antoine Juin 2023


samedi 3 juin 2023

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-18

 Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde...


Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde, non pas pour  juger le monde, mais pour que, par lui,  le monde soit sauvé.  Celui qui croit en lui échappe  au Jugement;  celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

 Et le jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu."

 4 juin 2023

La Sainte Trinité A

Amour, grâce et communion

Du Dieu trinitaire, nous recevons l’amour, la grâce et la communion pour le salut.

Le Dieu du don

Le Dieu auquel nous sommes invités à croire est le Dieu du don. Il donne au monde son amour inconditionnel, sa vérité, son Fils. Un Dieu qui se donne lui-même pour que le monde soit sauvé est une si grande annonce, qu’il me semble assez souvent « trop grand pour y croire, trop beau pour être vrai ». Et si j’étais déjà sauvée ?

Croire en ce don de Dieu pour le monde suppose que je lui réserve aussi un accueil dans ma vie et une ouverture de mon cœur. Si je crois que Dieu a envoyé son fils unique pour nous sauver, comment alors expliquer que je joue, à maintes reprises, moi-même au sauveur ?  Il m’apparait que mes actions traduisent si souvent une toute-puissance, où j’agis comme si tout dépendait de moi, comme si c’était à moi de sauver le monde, et de me sauver avec !

Si ce fils a été donné au monde pour le sauver, si je le reçois comme un « présent », j’aurai une attitude de reconnaissance infinie, de profonde gratitude… et aurai envie d’être à mon tour, un don pour les autres. Croire en Dieu, c’est croire à un Père agissant au cœur du monde, c’est Le voir vivre à travers chaque être humain, saisir qu’Il s’y révèle à chaque instant. Alors à moi, aujourd’hui, à la suite de son Fils, d’être Sa Parole vivante pour le monde qui est celui dans lequel je suis insérée.

Et cela ne sera possible que si je me laisse habiter de cette Vie que le Père a mise en moi, (comme en chacun de ses enfants bien-aimés), en mettant ma toute-puissance de côté, et laissant la place libre à l’Esprit. Ainsi, ce que je suis pourra être offert à ceux et celles qui croisent ma route, sous le signe de Son amour et de Sa paix. Ne sommes-nous pas tous appelés à être dons les uns pour les autres, porteurs de Sa vie ?

Martine Lebeau
Accompagnatrice spirituelle au Centre le Pèlerin

 https://www.officedecatechese.qc.ca/sens/evangile/2023/a_SteTrinite.html

 PAROLES DU SAINT PÈRE

Si nous nous fermons à l’amour de Jésus, c’est nous-mêmes qui nous condamnons. Le salut est de s’ouvrir à Jésus, et Lui nous sauve ; si nous sommes pécheurs — et nous le sommes tous — nous lui demandons pardon et si nous allons à Lui avec cette envie d’être bons, le Seigneur nous pardonne. Mais pour cela, nous devons nous ouvrir à l’amour de Jésus, qui est plus fort que toutes les autres choses. L’amour de Jésus est grand, l’amour de Jésus est miséricordieux, l’amour de Jésus pardonne ; mais tu dois t’ouvrir et s’ouvrir signifie se repentir, s’accuser des choses qui ne sont pas bonnes et que nous avons faites. C’est ainsi que nous embrasse Jésus. Si nous pensons au jugement dernier dans cette perspective, toute peur et hésitation disparaît et laisse place à l’attente et à une joie profonde : ce sera précisément le moment où nous serons finalement jugés prêts pour être revêtus de la gloire du Christ, comme d’un vêtement nuptial, et être conduits au banquet, image de la communion pleine et définitive avec Dieu. (Audience générale, 11 décembre 2013)

 https://www.vaticannews.va/fr/evangile-du-jour/2023/06/04.html

 Jean rappelle à ceux qui l’écoutent que Dieu a envoyé son Fils Jésus par amour, gratuitement, parce qu’il veut que toute la Création, tout l’univers et tous les hommes aient la vie éternelle. Dieu est la source, l’origine, de la vie et de l’amour. Dieu nous aime, et il veut que nous soyons proches de lui pour annoncer la Bonne Nouvelle. Nous sommes libres et nous pouvons choisir d’y participer.

 Questions réflexions

  1. Qui Dieu nous a-t-il donné ? Pourquoi ?

2. Cela veut dire quoi que “le monde soit sauvé” ?

     3. Comment faire pour se rapprocher de Dieu ?

La parabole du soleil pour expliquer la Trinité

 

C’est l’été, le début des vacances. Imaginez que vous êtes sur la plage et que juste à côté de vous se trouve une personne qui s’expose au soleil tout habillée. Cela vous surprendrait sans doute. Car si nous n’avons pas de problèmes de santé, nous aimons sentir le soleil raviver notre corps blanchi par les longues journées d’hiver.

Ce qui est vrai pour notre corps est vrai pour notre âme. Nous devons retirer ce qui nous empêche de sentir le soleil de Dieu réchauffer notre vie spirituelle.

À l’occasion de ces vacances, je vous invite, dans un premier point, à méditer la parabole du soleil qui nous vient des Pères de l’Église. Puis, dans un second point, je vous invite à identifier, à partir de cet évangile, deux types de vêtements que nous devrons enlever pour mieux suivre le Christ.

Commençons par la parabole du soleil. Elle est à ma connaissance la meilleure image qui permet d’expliquer le mystère de la Trinité : Un seul Dieu en trois personnes. Le soleil, c’est le Père. Personne ne peut le voir, ni même l’imaginer, comme il est impossible pour l’homme de regarder en face le soleil. Le rayon de soleil, c’est le Fils. Nous pouvons voir facilement un rayon de soleil lorsqu’il traverse une pièce et que le ménage n’a pas été bien fait (sourire !). On voit la poussière qui danse dans le rayon de soleil. La poussière représente notre humanité : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière ». Jésus a pris notre humanité, il s’est donné à voir. Mais, comme le rayon disparaît de notre pièce au bout d’un moment, de même, Jésus est retourné vers le Père. Il reste le Saint-Esprit. C’est la lumière et la chaleur. Même au cœur de l’hiver le plus glacial, lorsque nous avons l’impression que le soleil a disparu depuis des mois, il continue, en fait, d’agir au-delà des nuages par sa lumière et sa chaleur sinon, nous deviendrions un immense champ de glace polaire ! Ainsi, même lorsque nous avons l’impression que Dieu est bien loin au-delà des nuages, l’Esprit Saint ne cesse, en réalité, de nous réchauffer et de nous éclairer par sa discrète présence.

Nous pouvons donc distinguer le soleil, le rayon, la lumière et la chaleur, tout en sachant qu’ils sont en fait une seule réalité. Ainsi, nous pouvons distinguer les trois personnes de la Trinité, tout en sachant qu’elles ne sont qu’un seul Dieu. Pendant vos heures de bronzage, vous pourrez continuer à méditer sur cette belle parabole du soleil.

Venons-en maintenant à ces habits que nous pouvons retirer pour profiter pleinement du soleil de Dieu.

Beaucoup d’obstacles nous empêchent d’être en pleine communion avec Dieu. À partir de l’Évangile de ce jour, je voudrais en relever au moins deux : Jésus nous invite tout d’abord à renoncer au vêtement de ce que nous pourrions appeler : « le zèle démesuré ! » Il interpelle vivement ses apôtres qui veulent faire descendre le feu du ciel sur les samaritains. Ils étaient pourtant animés d’un zèle admirable pour leur Seigneur : ils ne supportaient pas que certain refuse de recevoir celui qu’ils aiment plus que tout. Alors, ils pensent que leur attachement inconditionnel au Christ justifie une certaine violence à l’égard de ceux qui le rejettent. Parmi eux se trouve l’apôtre Pierre. Visiblement, il n’a pas compris la leçon, puisque, quelques mois plus tard, au moment de l’arrestation du Jésus, il sortira l’épée de son fourreau et tranchera l’oreille d’un soldat. Jésus le reprendra vivement en lui disant : « Remets ton épée à sa place, car ceux qui prennent le glaive périssent par le glaive ». La violence, quelle qu’elle soit, et même pour une bonne cause, est un vêtement qui nous empêchera toujours de percevoir l’amour de Dieu.

Jésus nous invite aussi à renoncer au vêtement de « l’installation ». Lorsque cet homme lui manifeste son désir de le suivre partout où il ira, Jésus lui fait remarquer qu’il n’a même pas « un endroit pour reposer sa tête ». Dans cette période de vacances, certains se contenteront du strict nécessaire pour goûter une certaine liberté par rapport à nos besoins matériels habituels. D’autres, au contraire, ne pourront s’empêcher d’emporter avec eux tout ce qu’il faut pour ne manquer de rien. Cela me fait penser à un dessin humoristique qui montre un couple en maillot de bain au bord de l’eau. Le mari tient un téléphone portable dégoulinant dans sa main et dit à sa femme : « Mon smartphone est tombé à l’eau, nos vacances sont fichues ! »

Au moment de conclure, je vous propose deux petits devoirs de vacances : prendre un peu de temps pour faire le point sur votre zèle, est-il bien dans la juste mesure ? Et profiter de vos vacances pour vous désinstaller un peu, en laissant à la maison ce qui vous paraît indispensable et dont vous pourriez vous passer : votre télé ? Votre tablette numérique ?

Enfin, je pense à ceux qui, parmi vous, chers téléspectateurs, ne pourront pas ni partir en vacances, ni même sortir prendre un simple bain de soleil à cause de la maladie ou de votre âge avancé : n’oubliez pas la parabole du soleil : l’Amour de Dieu brille en permanence à vos côtés ! Amen !

Source : Père René-Luc https://www.lejourduseigneur.com

http://laviedesparoisses.over-blog.com/2017/06/la-parabole-du-soeil.html

lundi 29 mai 2023

Petit conte pour Pentecôte

 


II avait le souvenir précis d’un incroyable bien être ! Qu’est-ce qu’on était bien dans ce petit monde ! C’était un monde tout rond, enfin presque rond ! Avec un ciel et une terre tout lisses, tout propres. Lorsque le monde tournait, le ciel devenait la terre, le haut devenait le bas, et c’était amusant de glisser sur la paroi bien lisse et bien propre de ce petit monde. II n’avait rien à faire, dans ce petit monde. Juste à dormir, juste à se laisser vivre, juste, à s’étonner.

II se souvenait de s’être posé la question sur l’extérieur de son monde, au-delà des parois. II s’était posé la question parce qu’il entendait des voix ! Des voix aiguës et des voix graves, des voix douces et des voix dures, des cris et des chants. C’est drôle de savoir qu’il y a un autre monde à l’extérieur de son propre monde. Une autre vie ailleurs. II s’était dit que de toutes manières, il était bien mieux dans son monde à lui. Il était à l’abri, il était au calme, et les parois de son monde étaient si lisses et si propres.

Un phénomène l’intriguait et il ne savait pas l’expliquer. Le plus souvent les parois du monde rond étaient transparentes et de l’extérieur venait de la lumière, une sorte de clarté qui inondait les murs clos de son univers. Mais bizarrement il faisait alors très froid et il grelottait. Plus l’extérieur était visible, plus la lumière entrait, et plus il avait froid !

Parfois, quelque chose venait recouvrir son petit monde rond. II avait alors très peur ! Cela faisait comme un bruit sourd, plein de choses frottaient contre les parois, et tout était noir d’un seul coup. II se souvenait clairement de la peur qu’il avait à ce moment-là, tout seul dans le noir… mais il se rappelait aussi de l’étonnante chaleur qui l’envahissait. D’un coup il faisait très chaud ! II avait peur et il était bien, les deux en même temps.

Et puis est arrivé ce jour inoubliable ! Tout avait commencé la veille. Dans le ciel de son monde il y avait eu un léger craquement et la paroi s’était fendue. Oh ! Pas beaucoup d’abord ! Juste une fissure en forme d’un éclair dans le ciel si lisse et si propre de son monde. Ce devait être le monde de l’extérieur, une force mauvaise qui s’en prenait à son univers, le mal qui se manifestait en brisant son ciel. Car que pouvait-il y avoir de bon dans l’autre monde ? Rien ne pouvait être meilleur que sa terre à lui, et on en voulait à sa tranquillité, il en était sûr. Dans la nuit, d’autres fissures apparurent, et il comprit que rien ne résisterait, que les parois étaient trop fines, que l’extérieur était trop fort… Sa terre et son ciel si lisses et si propres se détruisaient et son coeur était rempli de frayeur.

C’était la catastrophe ! Alors il s’est retrouvé titubant, ébloui par la lumière, effrayé par le froid soudain… Alors il s’est retrouvé à l’extérieur.

Tout de suite, on l’a poussé, bousculé… Lui ne pouvait voir, car la lumière de l’extérieur était trop forte. Mais lorsque ses yeux s’ouvrirent doucement, il vit des choses étonnantes : le monde à l’extérieur était immense, la terre était large, le ciel était haut, inaccessible ; rien n’était lisse, et le sol était plein d’obstacles. Et puis il y avait d’autres êtres comme lui : tous se bousculaient, et se donnaient des coups de becs qui faisaient mal, et il fallait courir pour être le premier à la mangeoire, et c’était le plus fort qui y arrivait, le plus rapide, le plus grand… Oui ! le monde extérieur était impitoyable

Et pourtant, il ne regrettait pas le temps où il était dans l’abri bien chaud de l’oeuf aux parois bien lisses et bien propres ! II était heureux dans la basse-cour de la ferme où il était né. C’est vrai ! La vie était difficile, il fallait affronter les autres, quelquefois il faisait froid, et il y avait les chiens qui faisaient peur… Mais il était heureux !

Quand il était à l’abri dans son monde clos, lisse et propre il lui manquait l’essentiel, l’amour. Maintenant c’était si bon l’attention de ses parents, si bon de pouvoir de leur faire plaisir. C’était si bon l’amitié et l’entraide avec les autres poussins. Jamais, il n’avait pensé que pouvaient exister dans ce monde si vaste, la chaleur de l’amitié, la volonté de construire un monde plus juste, le regard vrai de ceux qui aiment et la certitude d’être liés les uns aux autres.

 

Gérard SCRIPIEC, Toulouse

pasteur Eglise Réformée de France

PointKT n° 25 Janvier, février, mars 1999

samedi 27 mai 2023

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 19-31

Jésus envoie son souffle de vie (Pentecôte)


C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. » 

28 mai 2023

Dimanche de la Pentecôte A

 L’Esprit relance la mission

 À chaque eucharistie, le don de l’Esprit est renouvelé. Nous pouvons alors dire les merveilles de Dieu dans un langage que tous et toutes comprendront. Nous pouvons être témoins du Christ ressuscité. Ainsi, tous les peuples sont appelés à passer avec nous de la peur à la joie.

 Que signifie recevoir le Saint-Esprit? Cela signifie que nous recevons le pouvoir par l'être de Dieu; et à cause de cela, nous sommes chargés de la tâche spéciale de parler aux autres de ce que Jésus a fait.

 Jésus donne la paix

 La paix soit avec vous. Peu importe comment nous essayons de nous barricader, le Christ vivant vient à nous, sans être gêné par nos peurs, sans être bloqué par nos défenses. Christ ne réprimande pas notre anxiété, mais dit simplement : « Paix », offrant l'antidote de l'anxiété.

Vous voyez, la paix que Christ apporte est différente, et je pense que c'est parfois pourquoi nous pensons que la paix est si insaisissable. La paix que Jésus offre n'a rien à voir avec la tranquillité et l'harmonie - cette paix consiste à vivre dans la propre mission du Christ, et parfois ce sera une voie éprouvante, difficile et effrayante, c'est pourquoi notre voyage pour la paix peut ne jamais se terminer. La paix de Jésus est celle qui ramène au bercail les exclus et les marginalisés. C'est une paix qui bouleverse les conventions sociétales du premier et du dernier, des bienheureux et des maudits, des riches et des pauvres. La paix de Jésus invite le lion à voir l'agneau comme voisin et ami, le juif à parler avec le samaritain et la prostituée à dîner avec le pharisien. La paix, voyez-vous, est plus qu'une simple libération de la peur ; c'est en fait une nouvelle façon de vivre et d'être au monde.

Et je crois que les paroles prononcées par Jésus à ses disciples ce jour-là doivent encore être entendues aujourd'hui. Voici ce que cela signifie :

Nous pouvons être en  paix  avec notre passé.  Jésus-Christ peut prononcer une parole de plénitude et  de paix de résurrection  dans votre passé. Il y a beaucoup de gens qui ne peuvent tout simplement pas continuer leur vie à cause de quelque chose qui s'est passé il y a longtemps. C'est comme conduire sur la route en regardant dans le rétroviseur. Si vous continuez à regarder dans le rétroviseur, vous ne pouvez pas voir ce qui vous attend et vous allez vous écraser ! C'est ce qui arrive aux gens qui ne peuvent pas oublier leur passé.

 Nous pouvons être en  paix  avec notre présent.  Laissez-moi vous poser cette question; "A quoi faites-vous face en ce moment qui vous cause du chagrin et de l'agitation?" Est-ce votre mariage, vos finances, votre santé, vos enfants ? Nous vivons dans un monde très brisé. La vie des gens est quotidiennement déchirée et déchiquetée. Christ est la réponse alors que nous recherchons la  paix  que Lui seul peut donner. 

Nous pouvons être en  paix  avec notre avenir . Vous et moi avons une glorieuse espérance qui nous est offerte en Jésus-Christ. Les gens sont sceptiques quant à l'avenir, mais il y a un espoir et  une paix  qui surpassent et transcendent tout ce qui arrive de mal, et cela se trouve dans le Seigneur.


TU PEUX FAIRE UNE PRIERE A L’ESPRIT SAINT

Viens, Esprit-Saint !

Viens en nous, Esprit Saint.
Envoie-nous du ciel un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres.
Viens en nous, source de tous les dons.
Viens lumière de nos cœurs.

Souffle qui réconforte,
Tu habites en nous, douceur et fraîcheur.
Dans le travail, tu nous reposes.
Dans la fièvre, tu nous rafraîchis.
Quand nous pleurons, tu nous consoles.

Lumière, source du bonheur,
Viens et remplis jusqu'au fond le cœur de tes amis.
Sans toi, souffle de Dieu,
Sans toi, dans nos vies, rien n'est bon.

Lave ce qui est souillé.
Baigne ce qui est aride.
Guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide.
Réchauffe ce qui est froid.
Redresse ce qui est faussé.

A tous tes amis qui se confient en toi,
donne la plénitude de tes dons.
Donne la force. Donne le salut. Donne la joie.

 

 

jeudi 25 mai 2023

Histoire (blague) :

 


Saint Thomas et Jésus : la résurrection : saint Thomas vient de mourir, et déjà il se réjouit de rencontrer Jésus au Paradis. Pourtant, il a encore des doutes et c'est tout naturellement qu'il demande à Jésus de prouver qu'il est bien le Jésus qu'il avait connu sur terre. Jésus, conciliant, lui demande ce qui lui ferait plaisir comme preuve. Saint Thomas lui répond:- Tu n'as qu'à reproduire les miracles que tu avais accomplis sur terre. Tu te souviens, à Cana, ton premier miracle, quand tu as changé l'eau en vin? Alors Jésus emmène Thomas près d'une fontaine et HOP, l'eau de la fontaine est transformée en Château Margaux 82. Saint Thomas lui demande de poursuivre les démonstrations:- Maintenant, j'aimerai que tu me refasses la pêche miraculeuse Alors ils s'en retournent à la Mer Morte. Naturellement, ils prennent un bateau et HOP le bateau se remplit de poissons comme par enchantement (ou miracle, sic). Mais ! Thomas demande encore une preuve:- S'il te plaît, marche sur l'eau et je ne t'embêterai plus. Alors Jésus qui était encore sur le bateau saute à la mer et... disparaît sous l'eau! Un peu plus tard, il remonte à la surface et dit:- Désolé Thomas, ça ne marche pas, j'ai oublié qu'ils m'avaient percé les pieds!