dimanche 15 mars 2015

- Quatrième dimanche : ne pas fermer les yeux sur la souffrance des autres.

Avons-nous le courage d’accueillir avec tendresse les situations difficiles et les problèmes de celui qui est à côté de nous, ou bien préférons-nous les solutions impersonnelles, peut-être efficaces mais dépourvues de la chaleur de l’Évangile ? Combien le monde a besoin de tendresse aujourd’hui ! Patience de Dieu, proximité de Dieu, tendresse de Dieu.

La réponse du chrétien ne peut être différente de celle que Dieu donne à notre petitesse. La vie doit être affrontée avec bonté, avec mansuétude. Quand nous nous rendons compte que Dieu est amoureux de notre petitesse, que lui-même se fait petit pour mieux nous rencontrer, nous ne pouvons pas ne pas lui ouvrir notre cœur et le supplier : ‘‘Seigneur, aide-moi à être comme toi, donne-moi la grâce de la tendresse dans les circonstances les plus dures de la vie, donne-moi la grâce de la proximité face à toute nécessité, de la douceur dans n’importe quel conflit’’.

Dieu vient aimer chacun, il manifeste sa tendresse à chacun, en posant ces questions: "Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ?

-Avoir le souci de l’autre, c’est le respecter dans ses désirs, dans ses choix, dans ses volontés ; c’est donc entendre et prendre en compte, ses besoins et ses désirs, ses aspirations, ses attentes et ses questions, ses joies et ses peines, ses plaintes et ses souffrances, ses sentiments, quelque difficile ou douloureuse que puisse être leur expression, et y compris l’inexprimable, l’indicible, ou ce qui ne se dit pas ; c’est saisir toute la portée de ses silences. C’est respecter, au delà de ce qu’il exprime, le secret de son intimité.

-Avoir le souci de l’autre, c’est aussi faire preuve de patience à l’égard de l’autre, de sa faiblesse et de ses difficultés. Faire preuve de patience, c’est sortir du temps, de la précipitation, de l’urgence ; c’est ne jamais se lasser de l’autre, le reconnaître et l’accepter tel qu’il est, sans irritation et sans impatience –

- Avoir le souci d’autrui, c’est aussi s’engager, pour aujourd’hui mais aussi pour demain, car quel sens aurait un engagement pris, s’il ne l’était au-delà de l’ici et maintenant, au-delà du temps ?

- Quand nous aidons les personnes qui souffrent, c’est Jésus que nous aidons. Comme Jésus nous le dira à la fin du monde (Matthieu 25, 35 à 45) : `` J’avais faim, est-ce que tu m’as donné à manger ? etc .... Tout ce que tu as fait aux plus petits de tes frères, c’est à moi que tu l’as fait ``. Depuis toujours, l’Église nous enseigne que Dieu nous jugera, à partir de ce que nous avons fait pour ceux qui ont faim et soif, pour les malades, pour les étrangers et pour les prisonniers. C’est ce `` qu’on appelle aujourd’hui : aider les pauvres en premier (l’action préférentielle pour les pauvres). Pourquoi demande-t-on cela ? Parce que les riches et les puissants peuvent plus facilement se débrouiller dans la vie. Ceux qu’il faut aider, ce sont donc les faibles et les petits. Sinon il n’y aura plus d’équilibre, ni d’égalité, dans la société.


Prière 

Quand j’avais faim

Quand j'avais faim, tu m'as donné à manger.
Quand j'avais soif, tu m'as donné à boire.
Ce que vous ferez au plus petits des miens,
C'est à moi que vous le ferez, a dit Jésus.
Maintenant, entrez dans la maison de mon Père.

Quand j'étais sans logis, tu as ouvert tes portes.
Quand j'étais nu, tu m'as donné ton manteau.
Quand j'étais las, tu m'as oert le repos.
Quand j'étais inquiet, tu as calmé mes tourments.

Quand j'étais petit, tu m'as appris à lire.
Quand j'étais seul, tu m'as apporté l'amour.
Quand j'étais en prison, tu es venu dans ma cellule.
Quand j'étais alité, tu m'as donné des soins.

En pays étranger, tu m'as fait bon accueil.
Chômeur, tu m'as trouvé un emploi.
Blessé au combat, tu as pansé mes plaies.
Cherchant la bonté, tu m'as tendu la main.

Quand j'étais noir, ou jaune, ou blanc,
Insulté et bafoué, tu as porté ma croix.
Quand j'étais âgé, tu m'as oert un sourire.
Quand j'étais soucieux, tu as partagé ma peine.

Tu m'as vu couvert de crachats et de sang.
Tu m'as reconnu sous mes traits en sueur.
Quand on se moquait, tu étais près de moi,
Et quand j'étais heureux, tu partageais ma joie.

Rends-nous dignes, Seigneur,
De servir nos frères qui, à travers le monde,
vivent et meurent dans la misère et dans la faim
Donne-leur par nos mains leur pain quotidien,
Et par notre amour la paix et la joie.


Mère Teresa

samedi 14 mars 2015

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,14-21

Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde...
"De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé, afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et le jugement, le voici: quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière, de peur que ses oeuvres ne lui soient reprochées; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient reconnues comme des oeuvres de Dieu."

Petit commentaire

Cet évangile révèle comment les disciples, et nous-mêmes, sommes appelés à grandir dans la confiance, dans une relation d’amour avec Jésus. La foi n’est pas d’abord l’adhésion à une doctrine, c’est croire en la personne de Jésus et mettre sa confiance en lui, en ses paroles et son message. […] Jésus nous dit que si nous croyons en lui nous aurons la vie éternelle. Éternelle ici ne fait pas référence à quelque chose que nous vivrons après la mort, il s’agit de la vie que Dieu nous donne aujourd’hui. […] Lorsque nous entrons en relation avec Jésus et commençons à le suivre, nous recevons la vie qui est en lui, qui est sa relation avec son Père. […] Dieu a envoyé son Fils pour que nous ayons la vie. […] Jésus est venu nous libérer de toutes les entraves et les peurs qui nous enferment, et nous ouvrir à l’amour. Il est venu nous donner la vie même de Dieu pour qu’elle puisse jaillir en nous et à travers nous. Cette vie jaillit en nous parce que Jésus a été élevé sur la croix, qu’il est ressuscité, et qu’il a été élevé dans la gloire du Père. Nous ouvrir à cette vie nouvelle c’est comme se mettre en route, partir en pèlerinage. Nous marchons vers une terre sainte, conduits par l’Esprit de Jésus. […] Ce chemin, pèlerinage d’amour, commence et s’approfondit lorsque nous entendons Dieu murmurer au fond de notre cœur : ``Je t’aime tel que tu es. Je t’aime tellement que je suis venu te guérir et te donner la vie. N’aie pas peur. Ouvre ton cœur. Tu peux être toi-même. Tu n’as pas besoin d’être remarquable ou parfait. Tu es aimé tel que tu es. En découvrant combien tu es aimé, tu pourras répondre à cet amour et grandir dans l’amour. ``

Extraits de Jean Vanier, Entrer dans le mystère de Jésus, pp.80-85

Questions à partager :

1- Ai-je fait, un jour, une rencontre personnelle avec Jésus ?
2- Ai-je l’occasion de témoigner combien Jésus est important, comment il a changé ma manière de voir le monde, d’agir, de prier ?
3- Comment prendre les moyens et le temps d’approfondir ma foi, en vue de la Vie éternelle ?


vendredi 13 mars 2015

16 questions sur le Carême : son histoire et son sens

 1) Au début de l’Église,  quel était le jour fondamental  de l’année liturgique ?
        TOUS LES DIMANCHES !

   A l’origine il n’y avait qu’une  seule fête : `` le Jour du Seigneur``.
   Les chrétiens, se réunissaient  chaque nuit du samedi au dimanche pour la `` fraction du pain `` qu’on appellera ``  l'Eucharistie `` ;  ils faisaient mémoire de la ``Pâque du Seigneur : =c’est-à-dire son passage de la mort à la vie,
          = sa mort et sa résurrection  "jusqu’à ce qu’il vienne `` (I Cor 11, 26).

2) Quand est apparue la fête annuelle de Pâques ?                    
     C’est au 2è siècle que s’est détaché  un dimanche particulier où se célébrait plus  solennellement le Seigneur ressuscité ; il est devenu le dimanche de PÂQUES.

     A quelle date ? On choisit le dimanche qui suit la  pleine lune venant après l’équinoxe du printemps (entre le 22 mars et le 25 avril).
        La Pâque juive étant le jour même de cette lune.

3) Quand et comment est apparu le temps du CARÊME ?
   Peu à peu on sentit le besoin d’une préparation au grand jour de Pâques ;
      * d’abord ce fut un jeûne de 2 jours : vendredi et samedi précédant Pâques, ce qui donnera le `` Triduum pascal `` ;
      *  puis au 3ème siècle : ce fut quelques semaines ;
      *  puis 40 jours,  sans compter les dimanches  qui ne sont pas des jours de jeûne.
   C'est au Concile de Nicée (325) qu'est apparu  le `` Carême pascal `` de 40 jours.

4) Pour quelle raison s’est développé  le carême comme temps de ``pénitence`` et de ``jeûne`` ?
   C’est parce que ce temps est devenu un temps de préparation :
      Pour les Catéchumènes en vue du Baptême qu’ils allaient recevoir dans la nuit de Pâques ;
     Pour les `` Pénitents ``
       =  ceux qui avaient péché gravement devaient faire de dures pénitences pour être réintégrés dans  l’Église ; c’était la « Pénitence publique » ;

    Et pour tous les Fidèle pour préparer la célébration de Pâques,  par un temps de pénitence,  en union avec les catégories  précédentes.

5) Comment le Carême est-il devenu  un vrai ``temps liturgique`` ?
 Ensuite ce temps s’est enrichi liturgiquement. Alors qu’il n’était d’abord marqué que par le jeûne,   il devint un temps `` liturgique `` avec :
     Des lectures bibliques,
     Et des prières spéciales pour la Messe.
Les textes liturgiques ont été choisis et composés sur l’aspect pénitentiel et sur le jeûne.

6) Quelles sont les choses spéciales  dans la liturgie du carême ?
* d’abord : `` pas d’alléluia !``et `` pas de gloria !`` à la messe ;  on ne les chantera qu’à la fête de Pâques !
* et la couleur des ornements liturgiques est le mauve,  car c’est la couleur de l’humilité et de la simplicité qui convient bien à un temps de conversion.

7) Pourquoi le JEÛNE est-il apparu comme  important dans l’Église ?
 a) d’abord par ce que c’est une tradition biblique  très forte pour exprimer la conversion : ex : David après son péché avec Bethsabée   `` Il se mit à jeûner et il dormait par terre ``.
  Ex : dans le livre de Jonas : `` ils proclamèrent un   jeûne… chacun se détournera de son de son mauvais chemin ``

  b) Ensuite parce que Jésus a jeûné durant 40 jours  au désert : on voulait l’imiter.

  c) Ce qui montre aussi que le jeûne est un moyen fort pour combattre les tentations !
      Le 1er dimanche du Carême nous fait lire le récit  des tentations de Jésus au désert.
      Le temps de la tentation et du combat spirituel est aussi celui de tout chrétien.

8) A quoi sert le JEÛNE ?  les 3 dimensions
  a) Dimension pénitentielle = moyen d’ascèse ;
     Il favorise la liberté du corps par rapport à ce   qui «l’alourdit» (nourriture, tabac, alcool …) ;
      Et aussi un moyen de combattre la tentation.

  b) Dimension spirituelle :
       Il favorise la prière, en libérant l’esprit
       Il ouvre à l’écoute de Dieu dans sa Parole ;  c’est même une prière d’intercession! Mt 17/21

  c) Dimension sociale : la privation permet
        Un geste de partage avec les pauvres

MAIS ce qui compte, c’est l’AMOUR !!

``Quel est le jeûne qui me plaît? (dit Dieu)
    N’est-ce pas faire tomber les chaînes injustes,  rendre la liberté aux opprimés?
N’est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim, recueillir chez toi le malheureux sans abri, ne pas te dérober à ton semblable? `` Isaïe 58, 9

9) D’où vient le symbolisme des 40 jours ?
Le nombre 40 a donné son nom au Carême.
          (`` quadragésima `` en latin).
Le symbolisme de ce nombre se trouve dans la Bible :
* les Hébreux ont séjourné 40 ans au désert ; temps d’épreuve et de grâce, temps de foi,   où ne s’appuie que sur Dieu (Dt 8, 2-6).
* Moïse a rencontré Dieu pendant 40 jours et nuits ;
* Élie marcha 40 jours et 40 nuits (Ex 24, 18; IR 19, 18)
* Et Jésus : il jeûna 40 jours au désert.

Les 40 jours du Carême symbolisent le temps de la conversion, de la tentation et du combat.

Le Mercredi des « Cendres »

10) Pourquoi le carême débute un mercredi ?
  Au 7è siècle on a voulu que le nombre de jours  du Carême soit 40  (en dehors des dimanches);  4 jours + 6 semaines = 46 jours (- 6 dimanches)

11) Que représente la CENDRE dans la Bible ?
      - d’abord ce qui est caduc et sans valeur (Jb 13/12)
      - et la fragilité de l’homme, comme la poussière : "Souviens-toi que tu es poussière..." Genèse 3/19

12) Comment utilisait-on la cendre dans la Bible?
     On répandait de la cendre sur la tête en signe de deuil ou de repentir :
           
        * Judith 4,11-15 :``les Israélites se prosternèrent et couvrirent leur tête de cendre...``
        * II Sam 13/19 : `` Ayant été outragée, Tamar   prit de la cendre et se couvrit la tête ``.
 Ou bien on s’asseyait dans la cendre :
         * Jonas 3/6 : «ayant entendu la menace de destruction de Ninive,  le roi s’assit  dans la cendre»
    Ou bien on se roulait dans la cendre ! :
Ezéchiel 27, 30 : `` ils se mettent de la poussière sur la tête, ils se roulent dans la cendre``
* Jonas 3/6 : ``ayant entendu la menace de destruction de Ninive,  le roi s’assit  dans la cendre»
    Ou bien on se roulait dans la cendre ! :
·       Ezéchiel 27, 30 : `` ils se mettent de la poussière sur la tête, ils se roulent dans la cendre``

DONC : se ``recouvrir de cendre``, c’est toujours :
  - pour crier vers Dieu sa douleur dans l’épreuve,
  - pour regretter son péché, (car on pense que l’épreuve en est la conséquence),
  - et attendre de Dieu d’être sauvé.
    Les Cendres sont donc un signe de conversion : littéralement, `` se tourner vers Dieu.``

13) Dans l’Église, comment  et pourquoi est  apparu l’usage de la cendre ?
  * A l'origine, seuls les ``pénitents publics`` qui  avaient gravement péché, recevaient "le sac  et la cendre" pour se vêtir durant ce temps  ils se préparaient ainsi à leur réintégration    dans la communauté (le Jeudi-Saint).

  * A partir du 10ème siècle, ce geste fut étendu à tous  les fidèles, mais d'une manière réduite.
        Il marquait aussi le début d'une démarche de  conversion, de retournement et d'effort sur soi,
          Pour se `` tourner `` vers le Seigneur. (cf le mot grec `` metanoïa ``)

14) Aujourd’hui, comment impose-t-on  les Cendres ? (durant la Messe).
 a) on lit l’Évangile qui ouvre le carême : Matth. 6/1-18 : la prière, le jeûne et l’aumône.
     Jésus y donne l’esprit des 3 pratiques essentielles  du carême ;

 b) puis on marque le front des fidèles avec des cendres avec les deux formules possibles :

`` Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ``Gen 3/19
`` Convertissez-vous et croyez en l’Évangile !  Mc 1/15

15/ Les 3 clefs (``P``) du Carême ?

1) Un temps de `` PÉNITENCE-CONVERSION `` 
 Nous continuons la tradition de l’Ancienne alliance  et celle de la tradition de l’Église ;
Les préfaces du Carême disent bien l’objectif :
  - `` réprimer nos penchants mauvais `` (Merc.Cend)
  - `` pour retrouver la pureté du cœur ``
  - `` pour s’attacher aux choses qui ne passent pas ``
  - `` nous libérer de nos égoïsmes ``
  - ``pour apprendre à résister au péché `` 1er dimanche

Comment ? En vivant davantage ``l’ascèse`` :
       - en acceptant certaines privations pour nous  libérer le cœur et l’esprit ;
       -  en faisant des efforts concrets et précis

2) Un temps de PRIÈRE, de rénovation spirituelle
  Préface : `` se donner davantage à la prière… ``
   Le carême est comme un temps de retraite et de ressourcement de leur vie spirituelle.

   Comment ?
      - d’abord par la prière plus intense et une union plus étroite avec le Christ ;
      - ensuite par l’écoute de la Parole de Dieu
     -  c’est l’occasion de nous rappeler notre Baptême et de le `` renouveler ``

3) Un temps de PARTAGE
 Préface : `` témoigner plus d’amour pour le prochain`` C’est un aspect que l’on développe plus aujourd’hui.  D’où les campagnes de solidarité avec les pauvres.
 Nous avons le devoir de partager avec ceux qui ont  moins de chance.
 Le carême est une bonne occasion de nous rappelle  ’avertissement de Jésus en Matthieu 25/35 : ``J’avais faim, et tu m’as donné à manger…

16/ Que demande l'Église au Carême ?
   ``dans toute la mesure du possible ``   (si on a plus de 18 ans et moins de 60 ans !)
     * tous les vendredis de Carême
           L’abstinence de viande
     * le mercredi des cendres et le Vendredi saint
            jeûne et abstinence de viande

Mais à chacun de choisir ses efforts de conversion !
   (tabac, TV, jeux, .gentillesse… solidarité…)







mercredi 11 mars 2015

Tu es merveilleux Seigneur

Seigneur, voilà déjà plusieurs années que tu m’as fait ce don précieux de la vie. Comme Tu le sais, j’ai connu des joies et des succès, j’ai rencontré aussi des épreuves et des deuils.

Quand je regarde ce que j’ai vécu, quand je pense à tout ce que Tu as été pour moi, je voudrais des mots tout neufs pour Te dire ma reconnaissance.

Maintenant que j’ai le loisir de regarder davantage Ta création, fais-moi goûter la douceur du soleil, la beauté d’une fleur et toutes Tes merveilles : ces œuvres de Tes mains qui proclament ta gloire.

Seigneur, garde la joie dans mon cœur. Quels que soient mes soucis et mes misères, accorde-moi de ne jamais me replier sur moi-même mais de penser plutôt à ceux qui m’entourent et qui ont besoin comme moi d’une présence fraternelle.

Amen.

Prière du livret``Je parle avec le Seigneur``


lundi 9 mars 2015

PRÉSENTATION DU LOGO DE LA VIE CONSACRÉE par les religieuses du doyenné

Le logo manifeste la variété de la vie consacrée, conçu par l’artiste italienne Carmela Boccasile.

Le  logo représente

Une colombe dessinée avec le mot paix en arabe. Elle symbolise l’œuvre de l’Esprit, source de vie et de créativité et la consécration de l’humanité du Christ dans le baptême.

Le globe polyédrique

Représente le monde, avec sa variété de peuples de cultures, soutenu et conduit vers l’avenir par le souffle de l’Esprit et invite les consacrés à devenir témoins de l’espérance, capables de fécondité.

Les eaux
Constituent une mosaïque, signifiant  la complexité et l’harmonie des éléments humains et cosmiques. Portant l’Église à embrasser et à guérir toute l’humanité dans le Christ.

Tandis que
Les trois étoiles

Rappellent  l’identité de la vie consacrée comme témoignage de la vie trinitaire, signe de fraternité et service de la charité, mais aussi le triple sceau par lequel l’iconographie byzantine honore Marie, modèle de la vie consacrée.

"L’ensemble manifeste

 L'œuvre constante de l’Esprit Saint qui déploie au cours des siècles les richesses de la pratique des conseils évangéliques grâce aux multiples charismes et qui rend ainsi perpétuellement présent le mystère du Christ dans l’Église et dans le monde, le temps et l’espace » (Vita consecrata, 5)

La phrase qui sous-tend le logo est : la vie consacrée dans le monde d’aujourd’hui. Par L’Évangile, règle suprême de la vie consacrée. Par son caractère prophétique qui naît de la Parole et annonce des nouvelles visites de DIEU. La vie consacrée porte en elle une tension eschatologique permanente : elle témoigne dans l’histoire que chaque espérance aura un accueil définitif, elle change l’attente en mission. Le signe de l’espérance se fait miséricorde et proximité ici et maintenant.

Les personnes de vie consacrée embrassent donc l’univers et deviennent mémoire de l’amour trinitaire, médiatrices de communion et d’unit le logo de la Vie Consacrée.


Un à un, les symboles ont été expliqués par Sr Marie Gonzague et Sr André Marie :

dimanche 8 mars 2015

- Troisième dimanche : dire du bien des autres, les aider à reconnaître leur dignité d’enfants de Dieu

. Que signifie dignité? Dignité signifie grandeur, excellence; c’est une qualité ou une bonté supérieure par laquelle quelque chose ou quelqu’un jouit d’une valeur ou d’une estime spéciale.

. Quelle est notre dignité ? Notre dignité c’est que nous sommes tous créés par Dieu. Par le baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu et amis de Jésus. Nous sommes conduits par le Saint Esprit. Nous sommes sauvés par Jésus, et nous recevrons son héritage.

Nous avons tous la même dignité, parce que nous sommes tous des personnes humaines. Notre foi chrétienne affirme que toute personne est créée à l’image et à la ressemblance de Dieu et qu’elle est appelée à connaître, à aimer et à rester en communion avec Dieu, en même temps qu’avec les autres personnes et la création, pour toute l’éternité. Nous croyons que Dieu s’est fait homme en Jésus-Christ, permettant ainsi à tous les êtres humains de partager la dignité de filles et fils de Dieu, et de frères et sœurs de Jésus-Christ. Par exemple : Dieu a fait la femme, égale à l’homme. Bien plus, dans toute la Bible, on voit que Dieu donne la première place, aux pauvres et aux petits. Comme la vie de Jacob ou de David, par exemple, nous le montrent. Et comme le chante Marie : `` Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles ``. Si nous sommes tous égaux, nous devons donc nous respecter les uns les autres. Toutes les personnes sont égales en dignité et, en conséquence, doivent être traitées avec un respect égal. Lorsque le respect de la dignité humaine forme la base de nos relations, la nature divine de Dieu brille de tout son éclat dans une communion vraie entre les gens. Au lieu d’abaisser ou de mépriser nos frères et nos sœurs. Nous devons leur rendre leur dignité et l’honneur, auxquels ils ont droit. Nous devons les faire grandir. Bien plus, nous devons chercher à grandir avec eux, tous ensemble. `` L’arbre porte la liane. Mais la liane lui donne des fleurs ``.

Au fond de chaque personne se cache une beauté qui reste à découvrir. Trop souvent un mur de glace s’est construit tout autour. Il empêche d’apprécier et d’aimer ce qui s’y cache et de bon en soi et dans l’autre. (FRÈRE France SALESSE)


samedi 7 mars 2015

Journée international de la femme 8 mars 2015

Hommage aux femmes

Toutes les femmes méritent bien que leur soit rendu hommage.
En voici un de Nicole CHAREST.

"Les femmes sont de tous les âges, de tous les milieux, de toutes les cultures, de toutes les professions. Elles conjuguent à la fois force et fragilité, rigueur et douceur, rationalité et intuition. Depuis toujours, les femmes étonnent, émeuvent, inspirent.

Conciliant à la fois vie personnelle, familiale, sociale et professionnelle, les femmes ont des horaires  à couper le souffle ... Toutefois, elles auront toujours du temps pour accompagner une amie chez le médecin, visiter leurs parents, téléphoner à une vieille tante ...

Endurantes audacieuses, les femmes aiment relever de nouveaux défis : elles sont policières, elles jouent au hockey, elles font de la rénovation ... Toutefois, elles n'en compromettent pas pour autant leur féminité, leur coquetterie, leur raffinement ...

Combatives et acharnées, les femmes luttent pour leurs idéaux, militent pour des causes et dénoncent haut et fort les injustices. Toutefois leurs émotions sont à fleur de peau quand elles assistent à un mariage, bercent un bébé, écoutent un film d'amour ...

Autonomes et débrouillardes, les femmes s'ingénient à installer des luminaires, à réparer une crevaison, à assembler des meubles ... Toutefois, rien ne leur enlèvera le plaisir de décorer un gâteau, de dresser une belle table, de faire un bouquet de fleurs ...

Aimant le plaisir et la fête, les femmes sont toujours partantes pour des soupers de filles, des séances de shopping, des expositions ... Toutefois, elles garderont du temps pour leur séance de méditation, leur pratique du yoga, leurs cours de perfectionnement ...

Du printemps de leur vie aux portes ultimes de l'existence, les femmes laissent leurs empreintes partout sur leur passage. Leur histoire en est une de courage et de détermination, mais aussi d'amour, de passion et d'espérance."


                   - Nicole CHAREST - Petites douceurs pour le coeur - tome II