samedi 5 décembre 2020

AVENT 2020 ESPÉRER SA PRÉSENCE

 


CHEMIN DE CONFIANCE

UN CONTE  SAINT FRANÇOIS D’ASSISE ET LE LOUP

Saint François d’Assise et le loup - Publié par Jardinier de Dieu Il était une fois un gros loup noir qui terrorisait la ville...» Non, non, il ne s’agit pas d’un conte de Charles Perrault, mais bien de la légende du loup de Gubbio, telle qu’elle est racontée dans le chant XXI des Fioretti di San Francesco. Ce texte, rédigé à l’origine en latin, probablement par Ugolino da Montegiorgio entre 1327 et 1340 puis traduit en langue vulgaire quelque temps plus tard, raconte les différents épisodes de la vie de saint François d’Assise, déclaré par le Vatican saint patron de l’Italie en 1939, saint patron des écologistes en 1979 et généralement considéré comme le protecteur des animaux. La scène se passe aux environs de l’an 1220. Alors qu’il séjourne à Gubbio, saint François apprend qu’un loup, énorme et féroce, erre dans la campagne environnante, dévorant non seulement les animaux mais s’attaquant aussi aux humains. Les habitants sont effrayés car la terrible bête s’aventure souvent jusqu’aux abords de la commune. Ils n’ont plus le courage de quitter la ville et lorsqu’ils doivent se rendre dans les champs, ils s’arment de pied en cape. Mais rien n’y fait et il arrive toujours qu’un malheureux finisse entre les crocs de l’animal. Saint François décide alors de partir à la rencontre du monstre. À son approche, celui-ci s’apprête à bondir, la gueule béante, mais l’homme de Dieu fait un signe de croix et lui dit : « Viens ici, frère loup, je t’ordonne au nom de Jésus-Christ de ne faire aucun mal, ni à moi ni à personne.» Le loup obtempère sur-le-champ et s’allonge aux pieds du saint. L’homme continue de parler à l’animal qui, touché par tant de grâce et de bonté, remue la queue et baisse les yeux en signe d’assentiment. Puis saint François promet à la bête qu’elle ne souffrira plus jamais de la faim, car il sait que seule cette raison la pousse à commettre ses méfaits. À une condition : qu’elle renonce à s’attaquer aux créatures de Dieu, hommes ou bêtes. Et saint François de lui demander un signe pour sceller sa promesse. À ces mots, le loup soulève la patte et la pose délicatement dans la main de l’homme. Un geste qu’il fera une seconde fois lorsque saint François prêchera la cause de l’animal devant la population rassemblée, avant de leur faire promettre de le nourrir jusqu’à la fin de sa vie. À compter de ce jour, on vit le loup entrer et sortir librement de toutes les maisons de Gubbio, où jamais il ne commit le moindre mal ni ne reçut de coups. Il mourut de vieillesse deux années plus tard et sa disparition causa un profond chagrin aux habitants, car chaque fois qu’ils le voyaient déambuler dans les rues, ils se souvenaient du message d’amour et de paix du saint homme. […]

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 1, 1-8

 Préparez le chemin du Seigneur

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu. Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.

Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert.

Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.

 Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

2ième dimanche de l’Avent

 Commentaire

En ce deuxième dimanche de l’Avent, Jean Baptiste nous invite à préparer la venue du Seigneur. A Noël il se manifestera sous la forme d’un petit enfant, l’Emmanuel, “Dieu-avec-nous“, celui qui a voulu partager nos joies et nos souffrances humaines jusqu’à en mourir.

 Le temps de l'Avent est un temps pour préparer notre coeur, un temps pour essayer de changer de vie:

 Préparer notre coeur, c'est essayer d'enlever en nous tous les obstacles pour que la grâce puisse habiter en nous.

 Pour enlever les obstacles, il faut bien sûr les voir... et aussi avoir envie de les éliminer.

 Comment peux-tu préparer le chemin du Seigneur?

 En faisant taire en toi les mouvements de haine, d’égoïsme et de peur de l’autre, en renonçant à la violence, à la rancœur et à la vengeance, en étant plus patient et plus tolérant envers les autres et en priant mieux, tu prépares le chemin du Seigneur.

 Préparez le chemin du Seigneur. La voix des prophètes bibliques est à la fois singulière et multiple, circonstancielle et pourtant toujours actuelle. D’Isaïe à Jésus, en passant par Jean Baptiste, elle retentit toujours comme une bonne nouvelle au cœur de nos cités et de nos communautés.

 Les promesses de vie du Seigneur se réalisent en leur temps. La parole de Dieu nous invite à la persévérance et à la foi qui sont «le chemin […] droit» par lequel Dieu vient et se fait proche de nous.

Questions:

 - Pourquoi le désert ? Quel sens a cette expression?
- Quel baptême donnait Jean Baptiste ?
- Un baptême de conversion à quoi ?
- Pourquoi Marc ne dit-il rien sur la parenté de Jésus et Jean Baptiste ?
- Pourquoi cette exagération : toute la Judée, tout Jérusalem ? Pour dire quoi ?
- Quel sens donne Marc au succès de la prédication de Jean Baptiste ?
- Quelle est la différence entre les deux baptêmes, celui de Jean et celui dans l’Esprit saint ?
- Qu’est-ce que le baptême chrétien ?
- Qu’est-ce qu’être baptisé dans l’Esprit Saint ?

Prière du deuxième dimanche de l'Avent

 Seigneur, comme Jean Baptiste,
Donne-moi de préparer, désirer avec foi ta venue sur la terre.

 Que je puisse aujourd’hui enlever tout ce qui,
Dans ma vie, dans mes relations,
M’encombre et me fait mal et t’accueillir,
toi la source de Paix et d’Amour.

 Que je sache demander pardon là où j’ai fait offense,
Recevoir la paix là où j’ai été offensé.

 Que ton Esprit Saint m’accompagne et me soutienne
Me rende un peu plus veilleur et artisan de ton Royaume. AMEN !

 Quizz sur le prophète Jean Baptiste : Paroisse Sainte Rose de Lima

 1) Comment s'appelle les parents de Jean Baptiste ?

A) Zacharie et Élisabeth

B) Madeleine et Pierre

C) Marie et Joseph

2) Où naquit Jean Baptiste

A) à Jérusalem

B) à Nazareth en Judée

C) à Bethleem

3) quand célèbre- t-on la saint jean Baptiste?

A) 24 juin

B) 5 décembre

C) 3 janvier

4) en quoi consistait l'oeuvre de Jean Baptiste

A) à préparer la venue de Jésus

B) à chasser les démons

C) à guérir les malades

5) quel autre nom donne- t-on à Jean Baptiste ?

A) le prêtre

B) le précurseur

C) le baptiseur

6) pourquoi Jean Baptiste a t'il baptisé le peuple ?

A) pour amener le peuple à se repentir de ses péchés

B) pour remplacer les prêtres

C) parce que c'était son métier

7) Jean baptiste a baptisé Jésus. Mais où ça ?

A) à l'église

B) chez lui

C) dans le Jourdain

 

RÉPONSES : 1- A) Zacharie et Élisabeth; 2- B) à Nazareth en Judée; 3- A) 24 juin; 4- A) à préparer la venue de Jésus; 5- B) le précurseur; 6- A) pour amener le peuple à se repentir de ses péchés; 7- C) dans le Jourdain

 

mercredi 2 décembre 2020

Des nuits sans lumière


Cette histoire commence en des temps très anciens, dans un petit village où chacun menait une existence paisible. Ou presque…
Lorsque le ciel s’assombrissait, hommes, femmes et enfants se cloîtraient chez eux et attendaient, angoissés dans leurs lits, de sombrer dans le sommeil. Car aucun de ceux qui s’étaient aventurés dehors à la nuit tombée n’était jamais revenu. On racontait alors que des créatures malveillantes prenaient forme dans l’obscurité, et de fait les villageois entendaient parfois, au milieu de la nuit, des grognements effrayants venant de l’extérieur, et même des hurlements qui donnaient la chair de poule…

***

Un beau jour, une petite fille aussi curieuse que valeureuse se mit en tête de résoudre le mystère de ces nuits sans lumière, ces nuits qu’on disait peuplées de dangereux monstres. Cette petite fille se prénommait Albaluna. Son père lui avait parlé d’un homme mystérieux qu’on appelait le Grand Sage, et qui connaissait tous les secrets de l’univers. La fillette décida donc de partir à sa recherche, sans bien savoir comment le trouver.
Elle s’assit dans l’herbe, pensive. Alors, quelqu’un posa la main sur son épaule. La petite fille se retourna aussitôt et fit face à un vieil homme au visage parcheminé et aux yeux bleus brillant d’un éclat étrange, presque surnaturel.
— Vous êtes le Grand Sage ! devina Albaluna, stupéfaite.
— Et toi, tu es celle qui permettra à la nuit de briller, répondit le vieil homme, énigmatique. Fais ce pour quoi tu es née, accomplis ta tâche et tu seras récompensée.
— Ce pour quoi je suis née ? répéta la petite fille, incrédule. Que voulez-vous dire ?
Et soudain, comme pour répondre à sa question, ses bras se mirent à scintiller et la fillette écarquilla les yeux de stupeur. Le phénomène ne dura que quelques secondes, mais Albaluna eut la certitude que son corps tout entier avait irradié une intense lumière.
Fixant toujours ses bras, éberluée, elle s’adressa au Grand Sage :
— Vous avez vu ça ?
Mais le vieil homme avait mystérieusement disparu… Albaluna comprit cependant qu’elle avait un destin à accomplir. 

***

La nuit venue, Albaluna sortit en douce de chez elle et une fois dehors, prit soin d’enflammer une torche pour éclairer son chemin. Elle n’avait pas de destination précise, mais elle était confiante et cela lui suffisait.
Elle marcha longtemps sans rencontrer âme qui vive, et guettant le moindre son à chacun de ses pas… en vain. Seul le crépitement de sa torche rompait le silence pesant de la nuit. Mais Albaluna marcha si longtemps que sa torche finit par s’éteindre. Elle se trouvait au milieu d’une clairière plongée dans l’obscurité la plus complète, avec le silence pour seul compagnon. Et pour la première fois, elle eut peur…
Albaluna entendit alors quelqu’un pleurer dans le noir, tout près, vraiment tout près… Elle baissa la tête et vit, surprise, un insecte lumineux qui sanglotait à quelques centimètres de ses pieds.
— Que t’arrive-t-il donc, petit insecte brillant ? demanda-t-elle en se penchant pour le regarder de plus près.
Albaluna ne s’attendait évidemment pas à ce que la minuscule et lumineuse bête lui réponde, aussi sursauta-t-elle quand cette dernière lui parla d’une toute petite voix :
— Je suis perdue… Je ne retrouve pas ma famille.
— Je serais enchantée de t’aider à la retrouver, lui dit alors la fillette, qui n’avait à présent plus du tout peur. Je m’appelle Albaluna, et toi, quel est ton nom ?
— Je n’en ai pas.
La petite fille réfléchit un moment.
— Que dirais-tu si je t’appelais Luciole ? proposa-t-elle alors tandis que sa nouvelle amie s’installait dans le creux de sa main.
— J’aime beaucoup ! fit cette dernière, qui semblait un peu moins triste. Mais dis-moi, que fais-tu toute seule ici au beau milieu de la nuit ? Toi aussi tu ne retrouves plus les tiens ?
— Non je suis ici pour accomplir ma destinée, seulement je ne sais ni ce que je cherche, ni ce que je suis supposée faire, répondit la fillette, dépitée. Mais je m’occuperai de cela plus tard, tâchons d’abord de retrouver ta famille, Luciole !

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Albaluna, guidée par la lumière du petit insecte, ne tarda pas à repérer la famille de son amie, un peu plus loin dans la clairière.
— Comment puis-je te remercier ? lui demanda Luciole, infiniment reconnaissante.
Albaluna, après avoir réfléchi quelques instants, dit :
— Si tu pouvais éclairer ce ciel si sombre, ce serait pour moi le plus beau des cadeaux.
Alors, à la demande de Luciole, tous les petits insectes brillants s’envolèrent vers le ciel nocturne qui allait devenir leur nouvelle maison.

Avant de partir à son tour, Luciole dit :
— Je serai la plus brillante du firmament pour que tu puisses me reconnaître ! Adieu !
Et alors qu’Albaluna se séparait avec tristesse de sa nouvelle amie, le Grand Sage apparut soudain devant elle. Souriant, l’air mystérieux, il prit la parole.
— Une prophétie très ancienne parlait d’une enfant au cœur pur qui serait la seule à pouvoir apporter la lumière à ce monde de ténèbres. La prophétie disait aussi que la lumière dans le cœur de cette enfant était si grande qu’elle l’envelopperait tout entière et éclairerait à tout jamais les heures sombres de la nuit.
Albaluna était perplexe. Elle n’était pas sûre d’avoir tout compris. Cependant, une question lui vint à l’esprit :
— Grand Sage, qu’est-il advenu des gens de mon village qui sont sortis après le coucher du soleil et qui ne sont jamais revenus ? Sont-ils… morts ?
La fillette appréhendait sa réponse, mais fut surprise de voir le vieil homme esquisser de nouveau un sourire.
— Sois sans crainte, ils ne sont pas morts. Mais les nuits sans lumière sont porteuses d’une terrible malédiction, dont tu es la seule jusqu’à présent à avoir réchappé. Ceux de ton village qui se sont aventurés dehors à la tombée de la nuit sont devenus… des loups.
Albaluna écarquilla les yeux, stupéfaite. Et soudain, comme pour confirmer les paroles du Grand Sage, des hurlements de loups retentirent quelque part dans l’obscurité de la nuit.
— Je crois que je sais ce que je dois faire ! s’exclama alors la fillette, les yeux brillant d’excitation.
Le Grand Sage sourit, car il connaissait depuis fort longtemps l’extraordinaire destin auquel la petite fille était vouée.
Albaluna ferma les yeux, prit une profonde inspiration et laissa la lumière qui était en elle l’envahir. Elle se sentit grandir et grossir à n’en plus finir tandis que ses pieds quittaient la terre ferme et qu’elle s’élevait de plus en plus haut dans le ciel. Elle eut alors la joie de retrouver Luciole et sa famille.
Car Albaluna était devenue la Lune, tandis que les lucioles étaient désormais des étoiles.
Les villageois devenus loups, sous la lumière magique de la Lune, retrouvèrent leur apparence humaine. Mais comme toute malédiction ne peut être tout à fait brisée, ils redevenaient loups chaque nuit de pleine lune, et devinrent ainsi des loups-garous.
Cela représentait un moindre mal pour les habitants du village, puisque la Lune et les étoiles veillaient à présent sur le monde endormi. Grâce à elles, les humains n’eurent plus jamais peur de la nuit.

https://jeunesse.short-edition.com/oeuvre/jeunesse-une-dizaine-de-minutes/des-nuits-sans-lumiere-1

lundi 30 novembre 2020

AVENT 2020 ESPERER SA PRESENCE CHEMIN DE PAIX IL A BESOIN DE TOUS SES OUTILS

 

Il y avait une fois, il y a bien longtemps de cela, dans un petit village nordique, un atelier de charpentier. Un jour que le maître était absent, les outils se réunirent en grand conseil sur l’établi. Les conciliabules furent longs et animés, ils furent même véhéments. Il s’agissait d’exclure de la communauté des outils un certain nombre de membres. L’un prit la parole : « Il nous faut, dit-il, exclure notre sœur la scie, car elle mord et elle grince des dents. Elle a le caractère le plus grincheux du monde ». Un autre dit : « Nous ne pouvons conserver parmi nous notre frère le rabot qui a le caractère tranchant et qui épluche tout ce qu’il touche ». « Quant au frère marteau, dit un autre, je lui trouve le caractère assommant. Il est tapageur. Il cogne toujours et nous tape sur les nerfs. Excluons-le ». « Et les clous? Peut-on vivre avec des gens qui ont le caractère aussi pointu? Qu’ils s’en aillent! Et que la lime et la râpe s’en aillent aussi. A vivre avec elles; ce n’est que frottement perpétuel ! Et qu’on chasse le papier de verre dont il semble que la raison d’être dans cet atelier soit de toujours froisser! ». Ainsi discouraient en grand tumulte les outils du charpentier. Tout le monde parlait à la fois. L’histoire ne dit pas si c’était le marteau qui accusait la scie et le rabot la lime, mais il est probable que c’était ainsi, car à la fin de la séance, tout le monde se trouvait exclu. La réunion bruyante prit fin subitement par l’entrée du charpentier dans l’atelier. On se tut lorsqu’on le vit s’approcher de l’établi. Il saisit une planche et la scia avec la scie qui grince. Il la rabota avec le frère rabot au ton tranchant qui épluche tout ce qu’il touche. Le frère ciseau qui blesse cruellement, notre sœur la râpe au langage rude, le frère papier de verre qui froisse, entrèrent successivement en action. Le charpentier prit alors nos frères les clous au caractère pointu et le marteau qui cogne et fait du tapage. Il se servit de tous ses outils au méchant caractère pour fabriquer un berceau pour accueillir l’enfant à naître, pour accueillir la Vie, pour accueillir Jésus.

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samedi 28 novembre 2020

CONTE DE NOËL: L'ATTENTE (Par Raymonde Poitras, 18 DÉC. 2019)


 Il n’y a pas très, très longtemps que vit Laura dans la belle ville d’Évain en Abitibi. Le 24 décembre, la jolie fillette aux cheveux roux et aux yeux verts bien pétillants attend avec impatience le père Noël en compagnie de son petit frère Jason. 
Mais Jason lui, n’attend pas vraiment le père Noël parce qu’il est encore un petit bébé d’un an. Ça ne fait rien, Laura attend pour deux! Elle saute comme une petite sauterelle tellement elle a hâte. Maman et papa sont partis travailler. Maman arrivera ce soir avant le souper, mais papa est dans sa mine près du pôle Nord. Il arrivera dans la nuit… Comme le père Noël!
- Mamie, dis-moi, quand papa va arriver ? J’ai trop hâte de le voir.
- Je ne sais pas, ma Laura. Tu le sais bien, il doit arriver ce soir. Mais tu vois dehors… il y a une grosse tempête de neige. Il sera peut-être en retard!
En retard! Ce n’est pas possible, pense Laura. On est à la veille de Noël!
Inquiète, Laura regarde par la fenêtre. C’est blanc, rien que la neige. Juste de la neige. Le vent souffle les flocons en rafale et ils tourbillonnent comme l’eau dans la baignoire. Ça fait peur un peu. Laura pense qu’elle n’aimerait pas être dehors maintenant. On dirait que le ciel est fâché.
- Dis mamie, pourquoi le ciel est fâché ?
- Je ne sais pas ma cocotte.
- Cette nuit, le père Noël va venir et papa et maman doivent rentrer à la maison. Ils ne vont pas pouvoir nous trouver! Ils vont se perdre dans la tempête! Regarde on ne voit rien dehors, c’est tout blanc! Et j’ai peur. Laura pleure à chaudes larmes.
Mamie est inquiète elle aussi, même si elle ne le montre pas! Le vent hurle fort. Il s’engouffre dans les petites fissures de la maison et par la cheminée du poêle à bois. Ça donne des frissons. « Bon, il faut changer les idées à cette petite » songe mamie.
- Ma choupette, tu veux bien m’aider à placer les bas de Noël près de la cheminée ? Tu vois, au pied de l’arbre, il y a les cadeaux que nous avons achetés, maman, papa, marraine et toutes les personnes qu’on aime beaucoup. Maintenant, il faut placer les bas de Noël pour que le père Noël y place des cadeaux quand il va arriver. Il faut aussi lui préparer un verre de lait et une assiette des bons biscuits qu’on a faits la semaine dernière. Tu t’en souviens ?
- Oh oui Mamidou, je m’en souviens, ils étaient trop bons! Et Laura s’empresse de donner un coup de main à sa mamie. « Voilà, tout est prêt maintenant! »
- Bravo, tu as travaillé comme une grande. Là je vois maman qui arrive. Elle nous dira comment sont les chemins.
Maman entre dans la maison. Elle ressemble à un bonhomme de neige.
- Bonsoir les jolies demoiselles! Bonsoir petit monsieur! Chacun a droit à son bisou et une grosse caresse. « Les chemins sont horribles. Je pense que papa devra rester à l’aéroport. »
- Mais maman ce n’est pas possible! C’est Noël ce soir et le père Noël s’en vient sur son traîneau! Les pleurs de Laura se font encore plus désespérés.
- Ma petite puce d’amour, on va manger, on va se préparer pour cette belle nuit et tu verras la tempête cessera rapidement. Maman rassure la fillette qui a une grande confiance en ses supers pouvoirs de maman!
Le souper terminé, les dents bien brossées, une histoire racontée, voilà que notre belle Laura se couche avec l’espoir au cœur. « La tempête se calmera, Papa reviendra et le père Noël nous trouvera. » Ce sont les dernières pensées de la fillette avant que le sommeil embrouille tout dans sa tête. Le petit Jason dort déjà depuis longtemps, lui.
- Ho, ho, ho! Est-ce qu’il y a une petite fille sage dans cette maison ? Est-ce qu’il y a un petit garçon sage dans cette maison ?
- Papa! C’est toi ? Tu es revenu ? Mais il fait jour… Le père Noël n’a pas trouvé notre maison ?
- Viens ma puce. Toi aussi, mon petit poussin. Papa prend ses deux enfants dans ses bras puissants. Ils descendent l’escalier et se retrouvent dans le salon, où l’arbre de Noël brille de ses plus belles lumières. « Que vois-tu dans les bas de Noël que tu as accrochés avec mamie ? Et qui a mangé les biscuits et bu le verre de lait ? »
- Des cadeaux! Des cadeaux! Le père Noël est venu. Merci, merci! C’est le plus beau jour de ma vie! La voilà qui saute de nouveau comme une belle petite sauterelle!
- Tu vois ma chérie, les tempêtes ça vient et ça passe. Faut juste garder espoir. Venez tous que je vous donne un gros câlin de super-maman!

 Article paru dans le journal Ensemble pour bâtir, décembre 2019 - janvier 2020.

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 13, 33-37

 Jésus nous encourage à veiller


En ce temps-là, Jésus disait  à ses disciples : <<Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment. C’est comme un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller.

Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin; s’il arrive  à l'improviste il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.  Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! ``>>

Premier dimanche de l'Avent

L’évangéliste Marc invite les fidèles à être vigilants et à garder l’esprit éveillé. Il leur dit que Jésus va revenir un jour et qu’il faut être prêt à marcher avec lui si nous voulons être ses témoins. Il explique que, comme un voleur qui pourrait entrer dans une maison, le Seigneur pourrait arriver dans notre vie de façon tout à fait inattendue.

Jésus nous demande de regarder dehors et de garder les yeux ouverts sur ce qui se passe autour de nous, afin que nous soyons prêts quand il vient.

Il peut y avoir plusieurs raisons qui nous font nous endormir : la fatigue, l’heure tardive, le manque d’intérêt. En ce premier dimanche de l’Avent, un appel pressent nous est lancé par trois fois, et c’est Jésus qui nous le lance : « Veillez ! » Ne soyons donc pas endormis, le Seigneur veut nous rencontrer.

"Prenez garde, restez éveillés". Dieu ne cesse de visiter son peuple. Plus d’une fois, il a «déchiré les cieux» pour le secourir et le consoler. Nos cœurs veillent et s’émerveillent en cette saison de l’Avent, car nous savons que le Christ est toujours bien vivant parmi nous. Le Christ nous fait confiance en nous associant à son projet d’amour pour le monde. Une telle confiance ne peut que rendre active et joyeuse l’attente de son retour.

Questions de discussion - Les serviteurs vigilants

• Expliquez cette parabole.

• Pourquoi est-il important de regarder?

• Qu'est-ce que Jésus veut que nous surveillions?

• Que représente le sommeil dans cette parabole?

• Avez-vous déjà dormi aux messages de Dieu?

Texte à trous:

Complète avec les mots: tous, maison, portier, l'improviste, serviteurs, maître, homme, coq, travail, veillez, disciples

Jésus parlait à ses ................................... de sa venue:
«Prenez garde, .............................: car vous ne savez pas
quand viendra le moment.
Il en est comme d' un .............................parti en voyage:
en quittant sa .......................,
il a donné tout pouvoir à ses ...........................,
fixé à chacun son ......................,
et recommandé au ........................... de veiller.
Veillez donc, car vous ne savez pas quand le ...................... de la maison reviendra,
le soir ou à minuit, au chant du ........... ou le matin.
Il peut arriver à ........................ et vous trouver endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à ................: Veillez!».

Je prie !

 Jésus, tu me demandes d'être un veilleur, d'être attentif, d'être à l'écoute.
Souvent, j'ai du mal à veiller, à ne pas m'endormir.
Pardonne-moi Seigneur, lorsque j'oublie ta Parole !
Aide-moi à garder ta Bonne Nouvelle au fond de moi !Apprends-moi à être ton  témoin  et apprends-moi à veiller chaque jour.

                                                           Amen !

Veillez et priez Mc 13, 33-37 

 Veiller, c'est garder en son coeur la Parole de Jésus dans l'obéissance à l'humble quotidien ; cette Parole réalise déjà la présence de celui qui se tient à la porte (Cf. Ap 3,20).

Veiller, c'est se garder disponible à l'imprévu de Dieu plus grand que nos projets humains : la vigilance est ainsi la marque de la liberté et de l'amour.

Veiller, c'est garder un coeur virginal, capable de croire à l'impossible accomplissement qui dépasse tout désir : la promesse se réalise en notre pauvreté.

Veiller, c'est se tenir comme l'argile entre les mains du potier, à travers les épreuves de l'existence aussi bien que dans l'ouverture à l'inépuisable générosité de la vie.

 Veiller, c'est oser croire en la promesse que Dieu nous fait : la communion avec lui et la participation à sa Vie ! Aucune Parole n'est impossible à Dieu, en vue de l'accomplissement de son dessein d'amour.

 Fr. Olivier Rousseau ocd (Couvent d'Avon)


mercredi 25 novembre 2020

Le petit berger des collines

 

Alors que tous les bergers étaient partis vers Bethléem avec quelques brebis , lui le plus jeune , le plus pauvre , l’apprenti berger , celui qui faisait le plus dur travail était resté seul avec le troupeau et un chien!...Et c’est alors qu’ il veillait et entretenait le feu , « qu’il a vu , de ses yeux l’ange qui le guidait vers l’endroit où , dans une mangeoire , un tout petit enfant reposait .Le petit berger s’est approché….

Près de l’enfant, il y avait une jeune femme : ce devait être sa maman...Dans l’ombre, il a distingué un homme, très jeune aussi : ce devait être le père du petit...Comme il se demandait ce qu’il pouvait faire pour eux, il s’approcha...et entendit ce que son père et sa mère lui disaient : « Notre tout petit ! Comme tu es grand ! Fils du très haut, fils de David ! Roi pour toujours, Fils de Dieu ! Nous t appellerons Jésus ! »

Alors le petit berger comprit un peu mieux pourquoi le troupeau était si sage, pourquoi toutes les bêtes des champs avaient accouru, pourquoi tous les oiseaux s’étaient immobilisés dans le ciel. Il tomba à genoux. Il ferma les yeux pour mieux voir, pour regarder en lui si toutes ces choses se gravaient bien dans son cœur. Par les yeux de son cœur, il a vu qu’il n’était pas tout seul au milieu des bêtes : il y avait avec lui tout un peuple de petites gens en adoration devant ce Dieu qui se faisait pauvre par amour pour eux...