vendredi 9 juillet 2021

Le conte de l’anneau de sagesse

 Tout est mouvement permanent : nos émotions, le temps, les aléas de la vie, les saisons, la pluie et le beau temps… Ainsi va la vie, qui nous berce tout le long de notre existence. Cette vie qui nous fait vivre des montagnes russes ; des ascenseurs émotionnels, des hauts et des bas. Comment ne pas perdre pied et garder le cap quand la vie nous en fait voir de toutes les couleurs ?

Alors, pour les jours où l’horizon se bouche et où notre moral vacille, j’avais envie de vous faire (re)découvrir cette merveilleuse légende perse. Un conte qui, comme tout conte, existe sous de multiples variantes, plus ou moins longues. Parfois, vous la trouverez aussi sous le nom de la “légende de l’anneau du Roi Salomon”.

J’ai choisi d’emprunter la version partagée par Bulles de Légèreté. ni trop longue, ni trop courte pour en saisir tout le message.

 Le conte de l’anneau de sagesse

 Un roi s’adressa aux sages de sa cour : « je me
fais faire une très belle bague, sertie d’un diamant magnifique. Je voudrais y faire cacher, à l’intérieur, un message qui me serait utile dans une situation désespérée. Il doit être très court afin qu’il puisse se cacher sous le diamant. »

C’étaient tous des hommes sages, de grands érudits ; ils étaient capables d’écrire des grands traités. Mais il fallait trouver un message de pas plus de deux ou trois mots, qui puisse l’aider dans une situation désespérée…Ils réfléchirent, se penchèrent dans leurs livres, mais ne purent rien trouver.

Le roi avait un vieux serviteur qu’il considérait presque comme son père avant d’être le sien. La mère du roi était morte très tôt et c’était ce serviteur qui l’avait élevé ; aussi n’était-il pas considéré comme un domestique. Le roi avait un immense respect pour lui.

Le vieil homme lui dit : « Je ne suis pas un sage, ni un savant, ni un érudit ; mais je connais le message – car il n’y en a qu’un. Personne parmi ces gens ne peut te le donner, seul un mystique, un être réalisé peut te le confier. Durant ma longue vie au palais j’ai rencontré toutes sortes de gens, et même une fois un mystique.

C’était aussi un invité de ton père et je fus mis à son service. Alors qu’il partait, dans un geste de reconnaissance pour tous les services rendus, il me donna ce message. » Et il l’écrivit sur un petit bout de papier, qu’il plia et donna au roi en disant :« Ne le lis pas. Garde-le caché dans la bague. Ne l’ouvre que lorsque tout le reste aura échoué, quand il n’y aura plus aucun espoir. »

Ce moment arriva vite. Le pays fut envahi et le roi perdit son royaume. Pour sauver sa vie, il s’enfuit à cheval, poursuivi par les cavaliers ennemis. Il était seul et ils étaient nombreux. Il arriva à un endroit où le chemin s’arrêtait. C’était une voie sans issue ; une falaise surplombant une profonde vallée. Y tomber marquerait sa fin mais il ne pouvait plus faire demi-tour, l’ennemi était là, il entendait déjà le bruit de sabots de leurs chevaux. Il ne pouvait avancer, il n’y avait aucune autre issue…

Soudain il se souvint de la bague. Il l’ouvrit, sortit le papier sur lequel était écrit un petit message d’une immense valeur ; C’était tout simplement :« Ceci aussi passera ».

Un immense silence descendit sur lui alors qu’il lisait cette phrase,« Ceci aussi passera » et c’est ce qui arriva. Tout ne fait que passer ; rien n’est permanent en ce monde.

Les ennemis qui le poursuivaient avaient dû se perdre dans la forêt, avaient dû se tromper de chemin ; peu à peu le son de leurs sabots disparut. Le roi fut immensément reconnaissant envers son serviteur et envers le mystique inconnu. Ces paroles se révélèrent miraculeuses.

Il replia le papier, le remit dans la bague, rassembla à nouveau ses armées et reconquit son royaume. Le jour où il entra victorieux dans la capitale, il y eut une immense célébration dans toute la ville, de la musique, de la danse. Il se sentait si fier de lui.

Le vieil homme qui marchait à côté de son char, lui dit :«C’est encore le bon moment de relire ton message. »

« Que veux-tu dire, lui répondit le roi, à présent je suis victorieux, le peuple m’acclame, je ne suis pas désespéré et je ne suis pas dans une situation sans issue. »

Le vieil homme dit, « Écoute ce que m’avait dit le saint homme :ce message n’est pas seulement fait pour le désespoir mais aussi pour le bonheur ; pas seulement pour la défaite mais aussi quand tu es victorieux ;pas seulement quand tu es le dernier, mais aussi quand tu es le premier. »

Et le roi ouvrit l’anneau et lu le message : « ceci aussi passera.» Et soudain la même paix, le même silence, au milieu de la foule triomphante, qui faisait le fête et dansait…Mais sa fierté avait disparu. Tout passe.

Il invita son vieux serviteur à monter sur le char et à s’asseoir à ses côtés.

Il lui demanda :« Y a-t-il quelque chose de plus ? ceci aussi passera…ton message m’a été immensément salutaire.

Le vieil homme répondit :« La troisième chose qu’a dite le saint homme c’est : Souviens-toi, tout passe. Toi seul subsistes ; tu demeures à jamais en tant que témoin. » Tout passe, mais vous persistez. Vous êtes la réalité, tout le reste n’est qu’un rêve. De beaux rêves, des cauchemars…Peu importe, ce qui importe c’est celui qui est conscient du rêve.

L’unique réalité, c’est le témoin.

 https://solen-lombard.fr/cela-aussi-passera-un-conte-perse-plein-de-sagesse/

mercredi 7 juillet 2021

LES 2 AMOURS DE PETITES HIRONDELLES AUTEURE : Corine Demany

Il était une fois, deux petites hirondelles inséparables au royaume des oiseaux. Elles étaient libres et insouciantes, unie comme le peuvent être les deux meilleures amies du monde.

Leur jeu préféré était de s’élancer élégamment dans l’atmosphère en criant, afin de dessiner au crayon noir et blanc de magnifiques arabesques dans le ciel immense.

Elles volaient très haut dans l’air tout en se souriant et leurs gracieuses silhouettes étaient semblables à des notes de musique que l’on aurait posées sur une partition. Parfois, elles formaient une ronde en se tenant par le bout des ailes, légères tel du coton, puis se laissaient griser par le vent. Elles tournaient jusqu’à l’ivresse en riant, et de les voir toutes deux s’amuser dans les cieux était un enchantement. Elles coulaient des jours heureux, ainsi donc passait le temps…

Les deux petites hirondelles étaient très gentilles et aimaient rendre service. Tantôt en apportant des miettes de pain à une hirondelle âgée, tantôt en prenant grand soin du petit d’une jeune maman, ou bien encore en se rendant à  la chasse aux vers pour un convalescent.

Tous les appelaient des amours d’hirondelles et leur bonne réputation parvint aux oreilles du roi des oiseaux. Un jour, celui-ci les convoqua en son grand nid afin de leur parler. En fait, il voulait les mettre à l’épreuve afin de tester la solidité de leur dévouement.

Il leur dit : “cui-cui, mes chères enfants, cui-cui, ouvrez grandes vos oreilles ! J’ai, par mégarde, laissé tomber sur la terre la clé de l’horloge du temps. Je suis désolé par cette histoire car le printemps ne pourra pas se faire. Vous devez absolument la retrouver et revenir immédiatement.

Nous n’avons que très peu de temps, allez mes chères enfants, partez à sa quête sur le champ. Surtout n’oubliez pas votre mission en cours de route ! J’offrirais une belle récompense à celle qui me rapportera la clé la première.

Les petites hirondelles ne savaient pas trop par où commencer car elles n’avaient pas eu beaucoup de renseignements. Elles comprenaient bien que c’était très urgent et qu’elles ne devaient pas se détourner de leur objectif.

Alors, afin de multiplier leurs chances, elles se sont concertées :

“Ma douce amie, si tu es d’accord, partageons la terre en deux continents. Je volerais sur le nord en pensant très fort à toi. Je te souhaite bonne chance et bon voyage, que la meilleure gagne.

“Je suis d’accord et je te remercie. Je volerais sur le sud en pensant très fort à toi. Amie, je te souhaite pleins de merveilleuses aventures, que la meilleure gagne !”.

Elles se sont embrassées en pleurant puis elles sont parties chacune de leur côté.

Elles étaient très courageuses et ont volé par tous les temps. Elles ont d’abord fouillé les océans et ce n’était pas facile du tout.

En chemin, l’une d’entre elle a fait connaissance avec un petit dauphin triste qui avait perdu sa maman. La petite hirondelle a tout de suite pris le petit sous son aile en le réconfortant. Puis ils sont tous deux partis confiants à la recherche du parent.

Ils ont cherché pendant longtemps avec l’aide, bien sûr, de tous les animaux de l’océan. La petite hirondelle parlait un langage universel et c’était vraiment très pratique pour faire avancer les recherches. Elle tenait bonne compagnie au petit et le rassurait souvent en l’embrassant. Elle parlait sans arrêt de son amie la douce hirondelle et lui contait ses mérites, en ajoutant de temps en temps : “Haaaa si tu la connaissais ! Tu sais, elle mérite vraiment la récompense !”.

Puis, au bout d’un très long périple, ils ont enfin retrouvé la maman dauphin. Celle-ci attendait son fils depuis plus d’un an et les retrouvailles ont été très émouvantes. Elle a remercié mille fois l’oiseau et le ciel, et lui a dit en souriant : “Tu es vraiment un amour d’hirondelle, rentre vite le roi t’attend !”.

Ainsi, sur le continent Africain, la deuxième petite hirondelle entreprenait de nombreuses recherches. Elle voyageait en compagnie du vent et elle était infatigable.

En chemin, elle a fait la connaissance d’une gazelle blessée. Celle-ci s’était brisée une patte et ne pouvait plus marcher. Sans réfléchir, elle a tout de suite décidé de s’occuper de la malade immédiatement.

Elle l’a aidé à s’installer confortablement, vu son état, dans une petite caverne – histoire d’être à l’abri des prédateurs et des feux de brousse.

Chaque jour, la courageuse petite hirondelle parcourait des kilomètres afin de ramasser de l’herbe pour nourrir suffisamment sa protégée.

Souvent le soir pour passer le temps, elle contait à la gazelle ses aventures vécues avec sa grande amie l’hirondelle. Elle disait : “Haaaa, si tu la connaissais ! Tu sais, elle mérite vraiment la récompense !”.

Au bout de quelques mois, la gazelle a retrouvé forces et vitalité. Elle a mille fois remercié l’oiseau et lui a dit en souriant : “Tu es vraiment un amour d’hirondelle, rentre vite le roi t’attend !”.

Elles se sont alors retrouvées toutes les deux au royaume des oiseaux. Cela faisait vraiment plaisir à voir ! Puis elles se sont rendues chez le roi, la tête basse car elles n’avaient pas retrouvé la clé.

Le roi leur dit : “Cui-cui, relevez la tête mes chères enfants, cui-cui ! La clé est sans importance car elle n’existe pas. Je suis, bien au contraire, ravi de vous revoir. Vous pouvez être fières de vous ! On m’a narré vos nobles aventures sur la terre ! Vous êtes vraiment des amours d’hirondelles et méritez toutes deux une récompense”.

Je vous fais chevalières de la légion d’honneur des oiseaux ! Dorénavant, vous serez chargé d’annoncer le printemps ensemble et d’un même cœur. Soyez les dignes messagères de l’amour universel et répandez-le sur la terre partout où vous irez …

Fin

https://anim-bafa.com/les-2-amours-de-petites-hirondelles/ 

dimanche 4 juillet 2021

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Marc 6, 1-6.

 Jésus n'est pas accepté dans son pays

En ce temps-là, Jésus se rendit dans son lieu d'origine, et ses disciples le suivirent. Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. De nombreux auditeurs, frappés  d'étonnement, disaient : " D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie  et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon?

Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous? Et ils étaient profondément choqués à son sujet. Jésus leur disait : " Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa parenté et sa maison. Et là, il ne pouvait accomplir aucun miracle; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Et il s'étonna de leur manque de foi.

 Alors, Jésus parcourait les villages d'alentour en enseignant.

Prophètes malgré tout!

 La parole de Dieu fait son chemin, malgré les résistances et les limites de celui ou celle qui la partage.

 Généralement, les habitants d’un même village se connaissent tous. C’était le cas à Nazareth. Tout le monde connaissait Jésus. Malheureusement ses concitoyens se sont limités à l’apparence; ils n’ont pas vu la puissance de Dieu en lui. Pour eux, il n’était pas différent des autres habitants du village. Il était le fils du charpentier. Il en est de même pour nous. Notre vie peut sembler ordinaire au point de ne pas voir Dieu dans les événements, dans les actions ou les paroles des autres. Alors nous menons notre vie comme si de rien n’était. Nous ne devons pas sous-estimer l’action de Dieu dans notre vie quotidienne. Nous devons être attentifs aux miracles que Dieu opère. En Jésus Dieu se fait proche de nous. Il pose sur chacun, chacune de nous son regard miséricordieux. Il se présente à nous comme Seigneur et Sauveur. Il faut pour cela, lui ouvrir nos yeux et notre cœur. Qu’en est-il pour moi? Est-ce que j’accepte Jésus comme le Fils de Dieu? Comme celui qui m’indique le véritable chemin menant à la vraie vie? Est-ce je suis disposé à entendre la parole de Dieu? Est-ce que je préfère aller voir ailleurs parce que ses paroles à lui me dérangent dans ma conception de la vie ou dans mes projets personnels?

Seigneur, augmente notre foi.

 Prophètes à la suite de Jésus

 Je prends le temps de m’émerveiller de la beauté de la nature. Je partage avec d’autres personnes en quoi cette beauté me révèle la présence de Dieu.

 Je prête une attention particulière aux gens que je croise sur ma route pour découvrir en eux une parole du Seigneur.

vendredi 2 juillet 2021

Magali, la petite crevette rose - Conte pour enfant Par Sabine D'Halluin

 


Il existe dans la mer, tout au bord, une petite crevette qui s’appelle Magali.

Elle est la plus jolie des crevettes roses avec ses antennes très fines et ses yeux noirs en têtes d’épingles. Elle habite avec ses frères et sœurs dans un creux de rocher caché derrière un rideau d’algues. Jamais elle n’est passée de l’autre côté : elle est trop petite !

En attendant de grandir, elle écoute ses frères lui raconter la haute mer : il y a les vagues et la houle qui vous emportent et vous bousculent. Comme c’est amusant de nager dedans ! Si on monte assez haut, on peut même voir le ciel si bleu…

Sur le fond doux de sable, les crevettes courent entre des rangées de coquillages de toutes les formes et de toutes les couleurs : les bigorneaux, les moules, les coques, les petits roses et les couteaux. Elles jouent à cache-cache avec les bancs de poissons argentés et dansent avec les bébés crabes. La nuit le plancton étincelle comme des milliers d’étoiles.

Magali n’a qu’une envie : aller voir derrière le rideau d’algues ! Mais elle est gardée par sa nounou : une huître si vieille que l’on ne fait pas la différence entre sa coquille et le rocher sur lequel elle est collée ! Elle aussi lui raconte la mer : les tempêtes, les crabes féroces, les poissons gourmands, les filets des enfants…Tous les dangers qui l’attendent si elle franchit le rideau.

Magali s’ennuie dans son trou de rocher. Elle se met à rêver, rêver si fort qu’un jour…Tandis que sa nounou s’est refermée pour la sieste, Magali se glisse derrière les algues brunes… Et s’aventure sur le sable doré…Tout est si beau ici, si clair, si nouveau ! Elle voit une étoile de mer qui zigzague et la suit jusqu’à un arbre de corail jaune. Des centaines de chapeaux chinois sont collés tout autour : une vraie collection ! L’étoile a disparu. Magali est entourée d’algues fines et vertes :

« Ce sont les cheveux des bébés sirènes, pense Magali, peut-être vais-je en voir une ».

Quelque chose brille dans un trou, c’est sûrement un trésor. Magali s’approche et trouve un magnifique morceau de verre bleu. Elle veut le prendre mais soudain, un énorme poisson surgit devant elle. Il a sa grosse gueule ouverte, prête à la gober. Magali est coincée, impossible de se sauver ! Elle ferme les yeux très fort et dit au revoir dans son cœur à sa bonne vieille nounou mais rien ne se passe, elle n’est pas avalée. Un poisson clown, rayé jaune et bleu, a fait des grosses bulles pour attirer l’attention du gros poisson. Celui-ci, furieux, se met à le poursuivre mais le poisson clown se cache dans les tentacules d’une anémone des mers : sauvé !

Déçu, le gros poisson tourne un peu puis disparaît en faisant une vague bleue. Le beau poisson clown sort de sa cachette et retrouve Magali :

« Tu l’as échappé belle !

- C’est la première fois que je sors, s’excuse Magali, merci de m’avoir sauvée ! »

Depuis, Magali et lui sont devenus amis et sortent ensemble avec la permission de la vieille huître.

FIN

https://www.magicmaman.com/,magali-la-petite-crevette-rose,123,6642.asp

samedi 26 juin 2021

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 5, 21- 43

 

En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer.

 Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… – elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –… cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.

Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.

  Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.

 Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »

 Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? »

Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.

Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris. Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant.

Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur. Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

 Commentaire

 Se laisser toucher

 La grâce de la foi nous permet de reconnaître le Christ comme Seigneur, maître de la vie et cause de notre salut. Elle permet aussi à Jésus d’agir et de manifester sa puissance de vie et de résurrection.

 Tôt ou tard on se retrouve face à une maladie incurable ou bien face à la mort. On est tous comme des gens en train de tomber d’un gratte-ciel, en chute libre. C’est juste une question de temps avant qu’on soit forcés de faire face à la réalité.

Dans nos vies, prenons-nous le temps de la rencontre avec Jésus? Plaçons-nous notre confiance en lui?  Jaïre vient à la rencontre de Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie. Il lui ouvre son coeur! Il lui dit que l'avenir de sa fille dépend de lui.
La femme malade vient à la rencontre de Jésus et le touche. Elle sait que ce simple toucher peut la guérir.

Notre foi est-elle assez grande pour nous permettre de réaliser que nous pouvons toucher plus que la frange de son vêtement puisque à chaque eucharistie nous touchons le corps du Christ lui-même. Ma foi est-elle assez grande dans ces moment-là pour Lui demander avec une confiance absolue et sans hésitation ce qui serait bien pour moi selon sa volonté.

Quiz pour 'Jésus et Jaïre'

 1: Quel était le nom de l'homme responsable du lieu de rencontre juif ou de la synagogue?

A.    Jérusalem

B.     Jérémie

C.     Jaïre

D.    Joshua

2: Quel âge avait la fille de l'homme?

A.    dix

B.     12

C.     16

D.    30

3: Qu'est-ce qui n'allait pas chez elle?

A.    Elle osait

B.     Elle était en train de mourir

C.     Elle plongeait

D.    Elle somnolait

4: Pendant combien d'années la femme avait-elle saigné?

A.    dix

B.     12

C.     16

D.    30

5: Qu'avait-elle dépensé  à essayer de s'améliorer?

A.    Tout son temps

B.     Tout son argent

C.     Toutes ses prières

D.    Toutes ses bénédictions

6: Que s'est-il passé quand la femme a touché les vêtements de Jésus?

A.    Elle a été guérie immédiatement

B.     Elle est tombée

C.     Elle savait qu'il l'aimait

D.    Elle se sentait heureuse

7: Comment Jésus savait-il que quelqu'un l'avait touché?

A.    Parce qu'ils avaient des mains froides

B.     Parce qu'il avait la peau sensible

C.     Parce qu'il sentait leur pouvoir

D.    Parce qu'il sentait le pouvoir sortir de lui

8: Quand Jésus apprit que la petite fille était morte, que dit-il à Jaïre?

A.    Courage

B.     Foi

C.     Bénédiction

D.    Chiens

9: Qui n'est pas entré dans la maison avec Jésus?

A.    Pierre

B.     James et Jean

C.     Les gens qui pleuraient dehors

D.    Les parents de la fille

10: Qu'a fait Jésus lorsqu'il a dit à la fille de se lever?

A.    Il a tenu sa main

B.     Il a tenu son pied

C.     Il a mis sa main sur sa tête

D.    Il s'agenouilla à côté d'elle

 Réponses : 1- C. Jaire. 2- B-12, 3- B. Elle était en train de mourir. 4- B. 12. 5- B. Tout son argent. 6- A. Elle a été guérie immédiatement. 7- D. Parce qu'il sentait le pouvoir sortir de lui. 8- B. Foi. 9- C. Les gens qui pleuraient dehors. 10- A. Il a tenu sa main

vendredi 25 juin 2021

POÉSIE Si Jésus m’était conté… 20 mai 2018Annick SB

 


Oh Seigneur Jésus !

Fais de nous des Petits Poucets d’amour, semant sur nos chemins des bribes de ta Paix, des pans entiers de ta Joie et des graines d’Espérance.

Fais de nous des Jack de délivrance  élevant ton nom au- dessus des orages, au - dessus des nuages, contemplant ta Gloire, partageant à tous tes Promesses qui ne sont pas magiques mais vraies.

Fais de nous des Sept Nains de labeur, de Persévérance, d’Assurance.

Fais de nous aussi des Cendrillons d’Amour et des Princes de Paix et de Justice.

Et que le monde voit à travers nous que tu n’es ni légende ni conte, mais le Dieu Vivant qui réconcilie, apaise, fortifie, élève.

Le Dieu qui pardonne, aime, conduit…

Le Dieu qui délivre, sauve, bénit…

Oh Seigneur, par ton Esprit-Saint, fais de nous des Semeurs de Bonne

Nouvelle …

 » La Parole est devenue un homme, et il a habité parmi nous. Nous avons vu sa Gloire. Cette Gloire, il l’a reçoit du Père. C’est la Gloire du fils unique, plein d’Amour et de Vérité.  »              Jean 1 . 14

 

https://plumeschretiennes.com/2018/05/20/si-jesus-metait-conte/

samedi 19 juin 2021

Dieu fit lever le vent

 L’Éternel fit souffler un grand vent sur la mer. Jonas 1.4

Emmené par le courant, l’énorme voilier dérivait peu à peu vers un dangereux récif. Le commandant à bord fit de son mieux pour empêcher le bateau d’échouer, mais hélas le vent faisait défaut.

Les rochers devenaient de plus en plus distincts au fur et à mesure que le navire les approchait. Alors le capitaine, angoissé, annonça aux passagers que la catastrophe fut inévitable. « J’ai fait tout ce que j’ai pu », leur dit-il.
Mais sa confession fut saluée d’un « non, il y a encore une chose à faire ! » Cette parole venait d’un missionnaire accompagné de trois autres. Tous étaient en route pour la Chine. « nous pouvons encore prier, dit-il. Demandons tout de suite à Dieu de faire lever le vent. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. De la part de ces quatre chrétiens une fervente prière monta au Seigneur qui lui… soudain, fit souffler un vent fort. Le voilier fut sauvé.
Le missionnaire en question était Hudson Taylor. Quelques années plus tard, il apporta l’Évangile à l’intérieur de la Chine où la Bible était encore inconnue. Il y posa les bases d’une église fidèle jusqu’à aujourd’hui et il fonda l’Union Missionnaire d’Outre-mer, qui aujourd’hui encore, propage la Parole de Dieu dans les pays orientaux.
Quand devant le danger, nous sommes désespérés, il y a encore quelque chose à faire : nous pouvons prier celui qui est le Seigneur de toute la terre. Il est toujours capable de nous secourir.

P. Wheeler

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