samedi 18 avril 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 19-31


Le don de l'Esprit Saint, paix et joie

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »

 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. » Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.



Dimanche de la Miséricorde divine petit commentaire

Une mission de miséricorde

Le Seigneur ressuscité nous donne sa paix et le souffle de l’Esprit. Il nous confie une mission de miséricorde: être ses témoins dans la joie jusqu’à son retour. Ainsi, nous pourrons entrer dans l’héritage promis, celui de la vie éternelle.

Jésus nous a confié une mission qui doit être vécue non seulement à l’église le dimanche, mais dans la vie de tous les jours, à la maison, au travail, avec les amis, en vacances, en temps de prospérité comme en temps de crise, de maladie, de catastrophe.

Nous sommes, tous, les disciples de Jésus-Christ.  La mission, c’est donc l’affaire de toute l’Église, c’est l’affaire de chacun de nous, en tant que pierre vivante dans la construction de l’Église. Oui, nous sommes tous missionnaires ! Chacun à sa façon et à son rang : le père de famille est missionnaire, la mère de famille est missionnaire, même les enfants  dans la famille et hors de la famille sont missionnaires. Tous, nous sommes missionnaires. Les chrétiens dans leurs différents milieux de vie sont appelés à témoigner de l’amour du Christ, les uns pour les autres, c’est cela la mission : voici ce que signifie être missionnaire.

Questions


Où étaient les disciples de Jésus quand il leur est apparu?
À votre avis, pourquoi Jésus a-t-il dit: "Que la paix soit avec vous?"
Comment les disciples se sont-ils sentis après avoir vu Jésus?
Qui a raté ce moment heureux? Croyait-il les autres?
Qu'est-ce que Jésus a dit à Thomas de faire, quand Il est revenu, huit jours plus tard? Thomas a-t-il cru alors?
Savez-vous que vous pouvez aussi toucher Jésus? Chaque dimanche, lorsque vous recevez la Sainte Communion, vous touchez notre Seigneur. La sainte communion nous aide à croire aussi!

jeudi 16 avril 2020

« Une histoire écrite par Dieu » : Les émouvantes retrouvailles entre la jeune Ileana, abandonnée à 1 an, et son père Ernesto


« Je pensais qu’il y avait quelqu’un qui avait besoin de mon pardon. Mon père. »
Ieana n’a qu’un an quand elle est abandonnée par ses parents. Ce sont ses grands-parents qui vont l’élever, sans moyen mais avec foi et amour. Elle est aujourd’hui une jeune fille de 20 ans, investie auprès des enfants démunis du Nicaragua. C’est au travers de son action pour Food for the Hungry, qu’elle vient de retrouver son père. Son récit est bouleversant.
Un jour, Ileana se rend dans une école de La Tejana. Elle aide les enfants qui écrivent des courriers à leurs parrains. Elle rencontre alors un petit garçon, qui a le même nom de famille qu’elle et qui vient du même village. Elle décide d’écrire son nom sur le bras du jeune garçon, Ileana Quintanilla, et de le montrer à son père.
« Je lui ai dit de rentrer chez lui et de demander à son père s’il reconnaissait ce nom. »
Le père, Ernesto, raconte alors :
« Quand mon fils est arrivé, il m’a dit ‘Papa, est-ce que tu as une fille ?'[…] J’ai une fille. Je l’ai abandonnée il y a 20 ans. »
Sans attendre, il décide de prendre son vélo, et de partir à la rencontre de sa fille. Depuis quelques temps, dans le coeur d’Ileana, la volonté de pardonner à son père se met en place :
« Je pensais qu’il y avait quelqu’un qui avait besoin de mon pardon. Mon père. »
Sur le chemin, Ernesto raconte qu’il prie pour que Dieu l’inspire :
« J’ai demandé à Dieu la force, de m’aider à savoir comment lui parler. La seule chose que je voulais lui demander ? Pardonne-moi ! »
Ernesto arrive au centre, voit sa fille. Les deux se prennent dans les bras.
« À ce moment, je savais au plus profond de mon coeur que j’avais pardonné à mon père. […] Je savais dans mon coeur que quelque chose de nouveau allait arriver. Tout arrive avec un plan et un objectif. Chacun de nous a une histoire, une histoire écrite par Dieu. »
Ileana reste désormais en contact avec son père et son frère et continue son action auprès des enfants au Nicaragua.


lundi 13 avril 2020

Et maintenant une histoire ! « Jamais… ! »


Auteur : Dardennes, Rose | Ouvrage : À l'ombre du clocher - 1. Les sacrements.
Temps de lecture : 3 minutes

Histoire d'une dispute entre deux amis ; le pardon et le sacrement de communion Reine et Colette sont en brouille.
C’est arrivé pour une bêtise : Reine voulait un livre ; Colette le désirait aussi ; elles se sont chamaillées. Reine a traité Colette de tricheuse ; Colette a giflé Reine ; puis elles se sont tourné le dos en proclamant très haut que « jamais elles ne se recauseraient ».
Jacqueline-la-douce a bien essayer d’arranger l’affaire. Mais elle s’est heurtée à de sombres visages fermés, aux regards fuyants et aux lèvres pincées.
– Elle m’a appelée « tricheuse » ! explosa Reine aux yeux fulgurants.
– Elle m’a giflée ! grogna Colette, renfrognée.
– Mettons que vous êtes quitte, et faites la paix !
Hélas ! Colette ne répondit rien et Reine déclara :
– Jamais !
Puis elle sortit en claquant la porte.

***
Cela dure depuis des semaines.
Au fond, elles sont très ennuyées, l’une et l’autre ; avant cette histoire, elles étaient les meilleures amies du monde ; voisines, toujours ensemble. Maintenant, elles vont à l’école à la queue leu leu ; le soir, Reine s’en va toute seule faire les commissions, et Colette s’en va toute seule chercher l’herbe pour les lapins…
Ce n’est pas gai !…
Non !
Mais Colette a dit qu’elle « ne recauserait jamais » à Reine.
Et Reine a affirmé qu’elle « ne recauserait jamais » à Colette.

Elles ne veulent pas se dédire…
Cette brouille odieuse va-t-elle empoisonner longtemps leur vie ? Je n’en sais rien. Hier, Joseph, le vieux muletier, me disait que l’on ferait plus facilement céder sa mule « Non-non » que ces deux filles têtues… Faut-il l’en croire ?

***
En ce matin de Pâques, les cloches carillonnent dans le ciel, et les chrétiens en fête se dirigent vers l’église, y compris Colette et Reine, loin l’une de l’autre, avec des mines renfrognées et des airs dédaigneux.
Eh ! Oui : à la messe aussi elles vont à la queue leu leu. A l’église, elles se placent ostensiblement aux deux extrémités du banc. C’est drôle des fillettes brouillées qui sont ensemble dans une église…
Ou plutôt, ce n’est pas drôle du tout : c’est triste !
C’est encore plus triste quand elles s’avancent pour communier avec cette brouille-là sur le cœur. Mais si triste et extraordinaire que cela soit : cela est : mains jointes et les yeux baissés, elles vont à la Sainte Tables ; Reine bouscule ses voisines pour ne pas s’y trouver à côté de Colette…
Seulement, Reine est mal à son aise, à genoux au coin droit de la Table, elle ne peut s’empêcher de couler un œil furtif vers Colette, à genoux au coin gauche… ; or, juste à ce moment-là, Colette, qui n’est pas plus à son aise glisse un regard vers Reine…
Deux regards, deux éclairs chargés de haine, cela va-t-il faire un coup de tonnerre ?…
De coup de tonnerre ? Point.
Car la haine, soudain, s’est éteinte au cœur de Reine et dans celui de Colette. Dans les regards qui se croisent il n’y a plus que du soleil et de l’amitié : peut-on garder de la haine en son cœur lorsqu’on y veut accueillir le Seigneur ?…

***
– Alors ? Cette brouille ? demande Jacqueline, malicieuse, en voyant Reine et Colette sortir de l’église bras dessus, bras dessous.
Colette rit, et Reine plaque un joyeux baiser sur les joues rondes de son amie retrouvée :
– Comment veux-tu que ça dure encore, puisque Jésus nous a réunies ?

Rose Dardennes

dimanche 12 avril 2020

Et maintenant une histoire !


CXXXIII. Marie-Madeleine au tombeau.

Auteur : Ségur, Comtesse de | Ouvrage : Évangile d’une grand’mère. Temps de lecture : 5 minutes
Marie-Madeleine, la pauvre pécheresse convertie, la fidèle et courageuse chrétienne du Calvaire, poussée par son amour pour Jésus, sortit de Jérusalem le dimanche matin avant même le lever du soleil. Elle voulait aller pleurer près du tombeau de son bon maître, s’exposant ainsi aux insultes des soldats qui gardaient le corps.
Pendant qu’elle allait au tombeau, le Christ était ressuscité ; et lorsque Madeleine arriva au petit jardin qui entourait le sépulcre, les gardes s’étaient déjà enfuis et Madeleine vit avec stupéfaction la porte ouverte et la pierre enlevée.
Pierre roulée et tombeau vide Pâques. Elle jeta un regard rapide dans l’intérieur du caveau, et croyant qu’on avait enlevé le corps, elle courut précipitamment au Cénacle avertir Pierre, qui était déjà considéré comme le Chef des Apôtres. Pierre et Jean sortirent aussitôt et coururent vers le tombeau. Madeleine les suivit de loin.
La Sainte Vierge, près de laquelle Madeleine était venue chercher Pierre et Jean, resta seule dans sa demeure ; et ce fut alors que, d’après une pieuse tradition, son Fils adorable lui apparut comme à la première, la plus digne des créatures, et comme ayant droit à la première et à la plus grande part de son amour.
Pierre et Jean couraient au sépulcre, ne comprenant rien aux paroles de Madeleine. Saint Jean, qui était jeune, courait plus vite que saint Pierre. Il arriva le premier, se pencha à l’entrée du caveau, et vit en effet que l’intérieur était vide.
Jean n’osa pas entrer avant Pierre, que Jésus avait désigné d’avance comme Chef de l’Église. Pierre arriva, descendit les marches qui conduisaient au caveau funéraire, et s’assura de la vérité. Le linceul qui avait entouré le corps du Sauveur était encore là, et les linges qui avaient enveloppé la tête du Fils de Dieu étaient pliés et déposés à part.
Les deux Apôtres oubliaient, dans le trouble de leurs pensées, la promesse de la résurrection ; et croyant, eux aussi, qu’on avait emporté le corps de leur Maître, ils furent remplis de frayeur, et ils épouvantèrent les autres disciples en leur racontant ce qu’ils avaient vu.
Remarquez tous ces détails, mes enfants ; ils montrent, jusqu’à l’évidence, l’absurdité des Juifs lorsqu’ils prétendirent que les Apôtres avaient enlevé le corps du Seigneur. Les Apôtres n’y pensaient même pas, et ne voulaient pas croire à la possibilité de la résurrection.

CXXXIV. Jésus apparaît à Madeleine.

Marie-Madeleine avait suivi Pierre et Jean quand ils vinrent au sépulcre. Après leur départ, elle s’agenouilla près de ce tombeau qui lui rappelait de si douloureux et de si chers souvenirs, et elle se mit à fondre en larmes.
Puis elle s’avança de nouveau jusqu’à l’ouverture du sépulcre, et elle aperçut, de chaque côté de la pierre sur laquelle avait été déposé le corps divin, deux Anges sous l’apparence de deux jeunes hommes vêtus de blanc.
La vue de ces deux Anges fit peu d’impression sur Madeleine, absorbée dans sa douleur, et dont la vue était troublée par les Larmes.
« Femme, lui dirent les Anges, pourquoi pleures-tu ?
— Je pleure, répondit Madeleine, parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et que je ne sais où ils l’ont mis. »
Pendant qu’elle parlait encore, elle entrevit auprès d’elle, un peu en arrière, un homme qu’elle crut être le jardinier chargé du soin d’entretenir le Saint Sépulcre. Sans se retourner et sans le regarder, la pauvre Madeleine lui dit en pleurant :
« Si c’est vous qui l’avez emporté, dites-le moi, et indiquez-moi où vous l’avez mis. »
Une voix, bien connue l’appela par son nom : « Marie ! »
Elle tressaillit, et, levant les yeux, elle reconnut son adorable Sauveur. Dans le premier élan de sa joie, ardente dans son amour comme dans sa douleur, elle se précipita à ses pieds pour les baiser. Mais Jésus, pour modérer ces transports, lui dit :
« Ne me touche pas, je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va trouver mes frères, et dis-leur que je vais à mon Père et à votre Père, à mon Dieu et à votre Dieu. »
Petit-Louis. Comment Notre-Seigneur, qui était Dieu, appelle-t-il Dieu le Père son Dieu ?
Grand’mère. Parce qu’il était vraiment homme en même temps qu’il était vraiment Dieu. Comme homme, Jésus-Christ adore Dieu, prie Dieu, obéit comme nous. C’est en ce sens que Dieu est le Dieu de Jésus-Christ.
Madeleine obéit à l’ordre de son Maître, et, le cœur plein de joie, elle courut au Cénacle annoncer aux Apôtres la résurrection de Jésus. Mais ils ne la crurent pas.
Élisabeth. C’est étonnant que les Apôtres ne veuillent pas croire à la résurrection qui leur avait été annoncée tant de fois par Notre-Seigneur lui-même, et que Marie-Madeleine venait leur confirmer. Vraiment, ces Apôtres ne méritaient pas tout l’amour et les bontés de Notre-Seigneur.
Grand’mère. Les Apôtres étaient encore des hommes ignorants et faibles ; ils n’avaient pas reçu le Saint-Esprit ; ils n’avaient pas reçu les grâces extraordinaires que Dieu accorde à ses Prêtres. Vous verrez ces mêmes hommes faibles, ignorants, timides, devenir des hommes éloquents, instruits, courageux ; ils convertiront des milliers d’incrédules.



samedi 11 avril 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 1-9


Le tombeau est vide

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : ‘’On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. ‘’ Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensembles, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire  qui avait entouré la tête de Jésus non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Question : Le tombeau vide - Jean 20: 1-9


Sujets: principes de base de la foi , croyance , mort , doctrine , doute , attentes , Peur , Jésus-Christ , Prophétie , Résurrection , Courir ,Chagrin , surprises, compréhension

Ouvrez-le

1. Quel est un moment sombre de votre vie qui s'est terminé avec bonheur?
2. * Pourquoi les gens visitent-ils les tombes d'amis proches et de membres de leur famille?
3. À propos de quel genre de nouvelles seriez-vous enthousiasmé en ce moment?

Explorez-le

4. * Qu'a découvert Marie-Madeleine lorsqu'elle est allée au tombeau de Jésus? (20: 1 )
5. Qu'est-ce que Marie-Madeleine a dit à Pierre? Quand? (20: 2 )
6. Qui a répondu aux nouvelles de Marie? (20: 3 )
7. * Comment Pierre a-t-il répondu à ce que Marie lui a dit? (20: 3 )
8. Qui a examiné le tombeau de Jésus? (20: 4-5 )
9. Qu'est-ce que Jean a découvert en arrivant au tombeau? (20: 4-5 )
10. Qu'a découvert Pierre en arrivant au tombeau? (20: 6-7 )
11. Qu'est-ce que Jean a fait après avoir regardé dans le tombeau? (20: 8 )
12. * Comment Jean a-t-il réagi à ce qu'il a trouvé dans la tombe? (20: 8 )
13. Qu'est-ce que Pierre et Jean n'ont pas compris même après avoir visité le tombeau vide de Jésus? (20: 9 )

Tu piges

14. Pourquoi pensez-vous que Marie est allée au tombeau?
15. * Si vous aviez été Marie, Pierre ou Jean, quelles pensées vous auraient traversé l'esprit quand vous avez découvert le tombeau vide?
16. Quand avez-vous fait une découverte passionnante et inattendue?
17. Comment réagissez-vous habituellement aux événements inattendus de la vie?
18. * Qu'est-ce qui nous motive à partager nos surprises (agréables et désagréables) avec d'autres personnes?
19. Quand un événement positif dans votre vie a-t-il semblé au début être déroutant, malheureux ou événement tragique?

Appliquez-le

20. Quelles vérités de l'Évangile voulez-vous approfondir au cours des prochaines semaines? Comment peux-tu?
21. * À qui devez-vous parler du tombeau vide du Christ? Comment?
22. Comment pouvez-vous célébrer la résurrection du Christ à Pâques prochaine?


Dans l'Évangile de dimanche, Jean 20: 1-9 Les disciples de Jésus courent au tombeau et ne le trouvent pas là


Ce dimanche à venir est le dimanche de Pâques, un moment de joie, de célébration et de nouvelle vie. Lorsque Marie Madeleine arrive au tombeau où le corps de Jésus a été déposé, elle voit que la pierre qui bloquait l'entrée du tombeau a été déplacée. Elle a été stupéfaite et a couru en arrière pour le dire aux disciples.
Lorsque Pierre et Jean sont arrivés, ils ont vu que le tombeau était vide, à l'exception des vêtements dans lesquels le corps avait été enveloppé. Les disciples ont réalisé que Jésus était ressuscité des morts et ils ont cru en lui.
Cet acte de Dieu était plus que ce que les gens pouvaient imaginer. La résurrection de Jésus nous montre que rien n'est impossible à Dieu et cela nous remplit d'une grande espérance. Alors que nous nous réunissons en famille à Pâques, réfléchissons aux signes de la puissance de Dieu dans le monde et dans nos propres vies.
Quel est votre espoir pour le monde à Pâques? Comment pouvons-nous y arriver?
Prière de clôture: Seigneur ressuscité, nous sommes remplis de joie alors que nous célébrons la résurrection de ton Fils. Nous rendons grâce pour la nouvelle vie que vous nous avez donnée. Aide-nous à toujours vivre comme tu nous l'as montré, avec respect et amour pour tout ton peuple. Amen.


mardi 7 avril 2020

Pierre et le fil magique (L'importance de l'instant présent) Jason P.Garceau

Connaissez-vous le conte de Pierre et le fil magique? Celui-ci raconte l'histoire de Pierre, un jeune garçon dont tout le monde aimait: Sa famille, ses professeurs et ses amis. Mais il avait une seule faiblesse. Pierre n'arrivait pas à apprécier le moment présent. Il n'avait pas appris à aimer le processus de la vie. Lorsqu'il était à l'école, il rêvait qu'il jouait dehors. Lorsqu'il était dehors, il rêvait qu'il était en vacances d'été. Pierre rêvait constamment, les yeux grands ouverts et ne prenait jamais le temps de savourer les moments spéciaux qui remplissaient ses journées.

Un bon matin, Pierre se promenait dans la forêt près de sa maison. Se sentant fatigué, il décida de se reposer sur le gazon et fini par s'endormir. Après quelques minutes de sommeil profond, il entendit quelqu'un qui l'appelait. 
"Pierre! Pierre!", d'une voix aigüe. Il ouvrit les yeux et fût surpris de voir une femme assez extraordinaire qui le regardait. Elle devait avoir plus de cent ans et ses cheveux blancs comme neige pendaient en bas de ses épaules. Dans la main ridée de cette femme se trouvait une petite balle magique avec un trou au centre et dans ce trou, pendait un long fil doré.

"Ceci est le fil de ta vie" dit-elle. "Si tu tires le fil un petit peu, une heure passera en quelques secondes. Si tu tires un peu plus fort, des journées entières défileront en quelques minutes et si tu tires de toutes tes forces, des mois et mêmes des années passeront en quelques heures." Pierre fut très excité par cette découverte. "Est-ce que je peux l'avoir?" demanda-t-il. La femme tendit rapidement la balle avec le fil magique au jeune garçon.

Le lendemain, Pierre était assis en classe. Il était agité et s'ennuyait. Soudain, il se rappela son nouveau jouet. Comme il tira un peu sur le fil d'or, il se retrouva chez lui, en train de jouer dans le jardin. Lorsqu'il se rendit compte du pouvoir du fil magique, Pierre se fatigua très vite d'être un élève. Il voulait être un adolescent en pensant que cette période de sa vie serait beaucoup plus amusante. Il prit alors la balle et tira assez fort sur le fil doré. Soudain, il était un adolescent accompagné d'une jolie jeune fille nommée Élise. Mais Pierre n'était toujours pas content, il n'avait jamais appris à savourer le moment et à explorer les simples merveilles de chaque étapes de sa vie. Au lieu de cela, il souhaita être un adulte. Donc encore une fois, il tira sur le fil et plusieurs années passèrent en un instant.

Il s'aperçut alors qu'il avait été transformé en un adulte d'un certain âge. Élise était sa femme et Pierre était entouré d'une nichée d'enfants. Mais Pierre avait aussi remarqué quelque chose d'autre, sa chevelure jadis d'un noir de jais. Commençait à devenir grise et sa mère qu'il aimait tant n'était plus la jeune femme qu'il connaissait jadis, mais une vieille femme fragile. Pourtant, Pierre ne pouvait toujours pas vivre  le présent. Il n'avait jamais appris à vivre dans "L'ici, maintenant". Donc une fois de plus, il tira sur le fil magique et attendis que les changements apparaissent.

Pierre s'aperçut qu'il était maintenant un homme de 90 ans. Son épaisse chevelure était devenue blanche comme neige. Sa belle jeune femme Élise avait vieillit aussi et était morte quelques années auparavant. Ses enfants avaient grandis et étaient partis de la maison pour mener leur vie. Pour la première fois de sa vie, Pierre se rendit compte qu'Il n'avait jamais pris le temps d'apprécier les merveilles de la vie. Il n'était jamais allé à la pêche avec ses enfants. Il n'avait jamais été se promener au clair de lune avec Élise. Il n'avait jamais planté de fleurs dans le jardin ou même pris le temps de lire ces livres merveilleux que sa mère adorait tant. Au lieu de cela, il s'était précipité dans la vie, sans jamais prendre le temps de l'appréciée.

Cette découverte attrista beaucoup Pierre. Il décida d'aller dans la forêt ou il aimait se promener lorsqu'il était jeune pour s'éclaircir les idées et se réchauffer le coeur. Comme il se promena dans la forêt, il remarqua que les petits arbrisseaux de son enfance étaient devenus de grands chênes puissants. La forêt elle- même était devenue un paradis de la nature. Il s'étendit sur le gazon et s'endormit profondément. Au bout de quelques minutes il entendit quelqu'un qui l'appelait. "Pierre! Pierre!'", d'une voix aigüe. Il ouvrit les yeux, étonné de voir que c'était la femme qui lui avait donné la balle magique des années auparavant.

"Est-ce que tu as aimé mon cadeau spécial?" demanda-t-elle.

Pierre lui répondit franchement.

"Au début c'était amusant, mais maintenant je le déteste. Toute ma vie est passée devant mes yeux sans me donner le temps de l'apprécier. Bien sûr, il y avait eu des moments de tristesse et des moments de joie, mais je n'ai pas eu l'occasion d'y goûter. Je me sens vide à l'intérieur. Je n'ai pas eu l'occasion de vivre."

"Tu es très ingrat." Dit la vieille femme. "Pourtant, je vais t'accorder un dernier souhait."

Pierre réfléchit un instant et répondit rapidement.

"J'aimerais revenir au temps où j'étais un jeune écolier et revivre ma vie." et il se rendormit.

Il entendit de nouveau quelqu'un qui l'appelait. "Qui cela peut-il être cette fois-ci?" se demanda-t-il. Lorsqu'il ouvra les yeux il fut absolument enchanté de voir que sa mère était au bord de son lit. Elle avait l'air jeune, en bonne santé et était rayonnante. Pierre s'aperçut que l'étrange femme de la forêt avait exaucé son vœu  et qu'il était retourné à sa vie antérieure.

"Dépêche-toi Pierre, tu dors trop. Tes rêves te mettront en retard si tu ne te lèves pas immédiatement." Lui dit sa mère, d'un ton grondeur. Inutile de dire que Pierre se précipita hors du lit et commença à vivre la vie qu'il avait toujours voulu vivre. Pierre mena une vie pleine et riche de nombreux moments de délice, de triomphe et de joie mais tout avait commencé lorsqu'il cessa de sacrifier le présent pour l'avenir et décida de vivre dans l'instant présent.

lundi 6 avril 2020

Il était une histoire Le rêve de Tao


Dans un petit village de Chine, non loin de la ville de Nankin, vivait un jeune homme prénommé Tao. Il était très pauvre, mais cela ne l'empêchait pas d'être généreux et toujours prêt à aider son prochain. Personne ne s'adressait à lui en vain. Un jour, alors que le soleil brillait déjà très haut dans le ciel, Tao, qui dormait sur une paillasse à l'ombre d'un arbre, fut réveillé assez brutalement par un inconnu. Surpris, il ouvrit les yeux et vit devant lui un homme tout de gris vêtu.
« Réveille-toi, Tao, lui dit l'inconnu. La reine t'attend !
— La reine ? S'étonna Tao. Mais je ne connais pas de reine !
— Elle, en revanche, te connaît, poursuivit l'homme en gris, et elle m'a envoyé te chercher de toute urgence. Viens, suis-moi !
— Mais qui êtes-vous donc ? demanda Tao au messager, je ne vous ai jamais vu ! »
L'inconnu haussa les épaules : « À quoi cela t'avancerait-il de m'avoir déjà vu et de savoir qui je suis ? La reine a besoin de ton aide. Tu es bien Tao, celui qui ne refuse jamais son aide à personne ? »
Tao n'osa plus poser de question. Il replia rapidement sa paillasse, et suivit l'inconnu. Ils marchèrent un long moment. À l'instant où Tao crut atteindre les dernières maisons du village, il découvrit devant lui une ville immense dont toutes les habitations, massées les unes contre les autres, présentaient une forme assez étrange, qui lui sembla vaguement familière.
L'inconnu pénétra dans l'une d'elles, plus vaste et somptueuse que les autres. Tao le suivit. Ils arrivèrent dans une salle immense, où une très belle femme était assise sur un trône majestueux. Elle portait dans les cheveux un diadème, qui scintillait de mille feux.
« Merci d'être venu, murmura-t-elle. Mon royaume court un grand danger et tu es le seul à pouvoir le sauver. » Tao se courba dans un profond salut. « Ce sera un honneur pour moi, Votre Majesté », balbutia-t-il.
« Je vais te présenter à ma fille, poursuivit la reine d'une voix douce. Je considère tous mes sujets comme mes propres enfants, mais je tiens à ma fille bien plus qu'à moi-même. »
Tao crut entendre des milliers de clochettes d'or, et une jeune fille, également très belle, entra dans la pièce. Son visage était pâle comme le lys, et ses cheveux de jais coulaient en cascade le long de son dos. L'air infiniment triste, elle alla s'asseoir à côté de la reine, sur une chaise en or.
À peine se fut-elle installée qu'une dame de la cour entra, tout essoufflée, en hurlant : « Le monstre, le monstre ! » La reine se leva. « Voilà le malheur dont je viens de te parler. Je t'en supplie, Tao, aide ma fille. Elle a pour mission de reconstruire une capitale, mais sans toi, jamais elle n'y parviendra. »
Tao, sans hésiter une seconde, prit la jeune fille par la main et, ensemble, ils quittèrent le palais discrètement. Pendant des heures, ils coururent sans prendre le temps de retrouver leur souffle. Ils empruntèrent mille et une petites rues tortueuses, et parvinrent finalement au village de Tao. Là, ils purent souffler un peu.
« Comme c'est calme, ici, soupira Fleur-de-Lotus, car c'est ainsi que la jeune princesse s'appelait.
— Nous sommes loin de tout danger, à présent, dit Tao.
— Où allons-nous bâtir la nouvelle capitale ? demanda la princesse.
— Une capitale ? » Demanda Tao, qui n'avait pas très bien compris lorsque la reine lui avait parlé dans son palais. « Mais je ne pourrai jamais construire une capitale. C'est impossible ! Je ne suis qu'un pauvre paysan. Je n'ai ni pouvoir ni argent. »
La princesse le regarda, et de grosses larmes roulèrent sur ses joues. « Mais tu es pourtant bien Tao, celui qui est toujours prêt à aider son prochain, gémit-elle. Toi seul es capable de le faire…
— Non, je… » S'apprêtait-il à dire lorsqu'il s'éveilla.
Il avait dû dormir longtemps, car le soleil se trouvait maintenant fort bas sur l'horizon. Bien qu'éveillé, Tao entendait encore la voix suppliante de Fleur-de-Lotus, qui semblait s'éloigner.
En vérité, il s'agissait d'un essaim d'abeilles.
Elles semblaient perdues et tournaient dans tous les sens autour des fleurs du jardin. « Pauvres bêtes, pensa Tao, elles n'ont pas de ruche ! Je vais leur en faire fabriquer une. » Et il se rendit immédiatement chez un charpentier. « Je me demande d'où peuvent bien venir toutes ces abeilles ? » pensa-t-il, lorsqu'il vit que les insectes acceptaient avec empressement leur nouveau refuge. Il partit se promener dans le village. Arrivé à hauteur de la dernière maison, il découvrit dans un jardin une ruche abandonnée.
« J'ai trouvé des abeilles chez moi, dit-il à l'homme qui vivait là. Ne sont-elles pas à vous ?
— C'est possible, répondit l'homme. Elles ont dû fuir, ajouta-t-il en ôtant le couvercle de la ruche. Comme il se penchait, il y découvrit un serpent. « Oh, le monstre de mon rêve ! », se dit Tao.
De retour chez lui, il installa dans son jardin toute une rangée de belles ruches semblables. De tous les côtés, des abeilles arrivèrent. Elles se mirent à butiner ses fleurs et lui offrirent tellement de miel en échange de sa protection que Tao, le généreux, devint bientôt riche.