lundi 7 avril 2008

Mini Sketchs

Dieu maître de la jungle

Dans un village du Bengale vivait une pauvre veuve dont le fils unique devait se rendre à l’école du village voisin tous les jours. Le garçon était obligé de traverser la jungle à chaque jour.

« Mère, dit-il, j’ai peur de traverser la jungle tout seul. Envoi quelqu’un avec moi »

Sa mère répondit :

« Nous sommes trop pauvres pour engager un serviteur qui t’accompagnerait chaque jour sur le chemin de l’école. Demande au Seigneur Dieu, ton Père, de t’accompagner à l’école. Il est le Maître de la jungle et il entendra ta prière. »

C’est exactement ce que fit le garçon. Le lendemain, il marcha jusqu’à la jungle. Il appela le Seigneur et celui-ci répondit:

« Que veux-tu, mon fils? »

Et le garçon lui dit :

« Veux-tu venir avec moi à l’école tous les jours et traverser la jungle avec moi? J’ai peur d’y aller seul. »

« Oui, avec grande joie », dit le Seigneur.

Le Seigneur accompagna donc son petit protégé chaque matin et chaque soir. Il marcha avec lui dans la forêt. Quand vint l’anniversaire de naissance du maître d’école, tous les enfants furent invités à lui offrir un présent.

La veuve dit à son fils :

« Nous sommes top pauvres pour offrir un présent à ton maître d’école. Demande au Seigneur de te donner un présent pour lui. »

Le Seigneur lui donna une jarre pleine de lait et le garçon marcha fièrement jusqu’à la maison du maître d’école. Il plaça la jarre à ses pieds à côté de nombreux aux cadeaux.

Le maître ne porta aucune attention à son humble présent. Au bout d’un moment, l’enfant commença à protester avec la spontanéité de son âge :

« Personne ne remarque mon présent! Personne ne remarque mon présent! »

Jusqu’à ce que le maître ne dise à un serviteur :

« Emporte cette jarre à la cuisine car nous n’aurons jamais la paix! »

Le serviteur vida le contenu de la jarre. Il se préparait à la remettre au garçon quand il s’aperçut, tout étonné, qu’elle se remplissait de nouveau. Il vida de nouveau et elle se remplit encore, un peu comme la jarre d’huile de la veuve au temps du prophète Élisée. Quand le maître d’école apprit le miracle. Il appela le garçon et lui dit :

« Où as-tu pris cette jarre? »

« Le Seigneur Dieu me l’a donnée », dit le garçon.

« Qui est ce Seigneur Dieu? »

« Il est le maître de la jungle. Il m’accompagne tous jours sur le chemin de l’école. »

Le maître d’école ne voulait pas le croire. Il dit :

« Nous allons tous rencontrer ton Seigneur Dieu. »

Lui, ses serviteurs et les autres écoliers amenèrent le garçon à l’orée de la jungle et lui dirent :

« Appelle ton Seigneur Dieu. Nous voulons le voir. »

Le garçon commença à appeler :

« Seigneur Dieu… Seigneur Dieu… »

Mais le Seigneur, qui avait toujours répondu si promptement à la voix de son jeune ami, était silencieux ce jour-là. La jungle elle-même était silencieuse. Il se mit à pleurer et dit :

« Si tu ne viens pas, ils vont me prendre pour un menteur. Je t’en prie, réponds-moi. »

Il entendit alors la voix du Seigneur Dieu :

« Mon fils, je ne peux pas me manifester. Le jour où ton maître aura une foi d’enfant et un cœur simple comme le tien, je viendrai. »

(Anthony de Mello)


dimanche 6 avril 2008

Petite prière

Mon Dieu

Encore une fois je vous prie mon Dieu

De me donner le courage de persévérer

Dans tout ce que j'entreprends...

Donnez-moi la force de poursuivre

Le chemin que vous avez tracé pour moi

Donnez-moi les outils nécessaires

Pour que j'aie toujours la foi

Pardonnez mes faiblesses...

Moi qui n'est qu'humain et si fragile

Donnez-moi de l'assurance

De votre indulgence envers moi

Daignez m'accorder la paix...

C'est si bon de vous prier chaque jour

Je me retrouve dans un état de bienfait

Je me ferme les yeux et me laisse aller

Car vous êtes tout amour...

Si je vous offense, ce n'est pas voulu

On dit parfois des mots...

Sans vraiment y penser, je regrette

Mon Dieu je vous prie encore une fois

De me bénir et me protéger...

Bénissez tous les malades...

Et protégez les plus démunis...

Amen.......

samedi 5 avril 2008

Si le MEJ était

Je vous invite tous et toutes à faire un petit portrait du Mej

Si le Mej était un objet, il serait...

Si le Mej était une fleur, il serait...

Si le Mej était une saison, il serait...

Si le Mej était un animal, il serait...

Si le Mej était une chanson, il serait...

Si le Mej était une couleur, il serait...

Si le mej était un lieu ou un bâtiment, il serait...

Si le Mej était un bruit, il serait...

Si le Mej était un climat ou un élément de la nature, il serait...

Si le Mej était une planète, il serait...

Si le mej était un moyen de transport, il serait...

Si le Mej était un instrument de musique, il serait...

Si le Mej était un livre, il serait...

Si le Mej était un sentiment, il serait...

Si le Mej était un adverbe de temps, il serait...

Si le Mej était un mot, il serait...

Si le Mej était une devise, il serait...

vendredi 4 avril 2008

-Réflexion-

Accepte, pour le moment, qu'il en soit ainsi ! Car c'est de cette manière qu'il nous convient d'accomplir tout ce que Dieu demande. (Matthieu 3:14-16)

Les 3 Portes de la Sagesse

Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

"Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.

"Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."

Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.

Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE".

"C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent.

Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES".

"C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent.

Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda :

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MÊME".

"Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."

"C'est bien," dit le Sage.

"Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise." "C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait

"ACCEPTE-TOI TOI-MÊME."

Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.

Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement."

"C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte."

A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut

"ACCEPTE LES AUTRES".

Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "

Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier.

J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement." "C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse.

Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut

"ACCEPTE LE MONDE".

Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?

Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

"Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

"J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement."

C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme.

Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence".

Et le Vieil Homme disparut.

Charles Brulhart

jeudi 3 avril 2008

Conte à mimer

PETITS ANGES
Mike Sharobin

Il y avait une fois un enfant prêt à naître...

- Mon Dieu, est-ce vrai ce qu'on m'a dit... que demain tu m'envoies sur la Terre ? Mais comment vais-je pouvoir y vivre, je suis si petit et sans ressources ?

Dieu répondit :
- Parmi tous les anges, j'en ai choisi un spécialement pour toi. Il t'attend et prendra bien soin de toi...

- Mais... dit l'enfant, ici au Paradis je ne fais rien d'autre que de chanter et sourire... J'ai besoin de ça pour être heureux.

Dieu répondit :
- Chaque jour, ton ange chantera pour toi. Tu sentiras son amour et tu seras heureux.

L'enfant continua :
- Comment vais-je pouvoir comprendre ce qu'on me dira ? Je ne connais pas leur langage.

- C'est facile dit Dieu, ton ange te dira les plus douces, les plus merveilleuses paroles... et avec beaucoup de patience et de tendresse, ton ange t'enseignera à parler.

L'enfant regarda Dieu et dit :
- Et que vais-je faire lorsque je voudrais te parler ?

Dieu sourit à l'enfant en lui disant :
-Ton ange te montrera à joindre les mains et t'enseignera à prier.

L'enfant dit :
- J'ai entendu dire qu'il y avait sur terre des hommes méchants. Qui me protègera ?

Avec beaucoup de tendresse Dieu répondit :
- Ton ange te défendra, même au risque de sa vie !

L'enfant devint triste et dit :
- Mais je serai malheureux car je ne te verrai plus.

Dieu embrassa l'enfant et lui dit :
- Ton ange te parlera de moi et t'enseignera le chemin, pour venir vers moi, mais je serai toujours à tes côtés.

Il régnait au ciel une grande paix à ce moment. Des voix se firent entendre venant de la Terre.

Sentant
que le temps pressait, l'enfant demanda :
- Oh mon Dieu, si je suis sur le point de partir, s'il-te-plaît dis-moi d'abord le nom de mon ange !

Dieu répondit :
Le nom de ton ange n'a pas d'importance mon enfant. Tu l'appelleras simplement :

... Maman ...

mercredi 2 avril 2008

Conte à mimer

Dieu et l'enfant

- "Bonjour, dit Dieu.

- Bonjour, répond l'enfant.

- Je suis là, dit la voix, près de toi.

- Qui es-tu? dit l'enfant.

- Je suis Dieu.

- Viens me rendre heureux, dit l'enfant.

- Je ne peux pas, dit Dieu, nous n'avons pas fait alliance ensemble.

- Qu'est-ce que cela veut dire faire alliance?

- C'est une chose très belle, dit : Dieu. Cela veut dire lier sa vie avec la vie d'un autre.

- Lier sa vie?

- Oui, dit Dieu. Tu es un petit enfant tout seul; tu vis comme si tu n'avais besoin de personne. Je ne suis rien pour toi. Mais si tu fais alliance avec moi, nous serons heureux ensemble... Tu seras "unique au monde". Si tu fais alliance avec moi, ta vie sera ensoleillée... Comme le blé mûr rappelle les cheveux dorés, quand tu verras l'amour quelque part, tu te diras: C'est Dieu, et ta vie deviendra la mienne, une vie d'amour.

- Je veux bien, dit l'enfant, mais je n'ai pas beaucoup de temps.

- Les hommes n'ont plus le temps de regarder, d'écouter longtemps, de s'émerveiller. Ils ont peur de perdre du temps en restant près de quelqu'un pour lui, sans rien dire. Ils n'ont plus le temps de s'aimer. S'il te plaît, fais alliance avec moi!

- Que faut-il faire? dit l'enfant.

- Il faut se rencontrer, dit Dieu, pour se regarder, pour s'écouter, pour se comprendre, pour se connaître, et nous marcherons ensemble.

- Mais comment se rencontrer?

- C'est simple, dit Dieu. Il y a la prière: tu me regardes avec ton coeur, et je te regarde, tu m'écoutes dans ton coeur et je t'écoute. Tu me parles de tout ton coeur, et je te parle: tu peux le faire seul ou avec d'autres. Il y a aussi mon Fils Jésus: quand tu entends sa parole, quand tu regardes ses gestes, c'est ma parole, ce sont mes gestes. Dans l'évangile tu peux les découvrir.

Et puis tu sais, je suis partout dans le monde.

Si tu me connais bien, tu me rencontreras en rencontrant les hommes. Tu me reconnaîtras, car je suis dans le coeur de chacun, surtout avec ceux qui souffrent, dans leur corps et dans leur coeur. Tu me reconnaîtras car tu sais: On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

- L'essentiel est invisible pour les yeux, répète l'enfant.

- C'est le temps que tu prendras pour moi qui fera la richesse de ton alliance.

- C'est le temps que je prendrai pour toi, fait l'enfant.

- Les hommes ont oublié cette vérité, dit Dieu. Mais toi tu ne dois pas l'oublier: tu deviens responsable pour toujours de notre alliance."

Auteur inconnu

mardi 1 avril 2008

Mini sketchs

L'histoire de l'arc-en-ciel

Narrateur : Il y a très longtemps, toutes les couleurs du monde eurent une querelle. Chacune disait qu'elle était la meilleure, la plus belle, la plus importante, la plus utile, bref, la favorite.

Le vert dit : Il est clair que je suis le plus important. Je suis le symbole de la vie et de l'espoir. Je fut choisi pour l'herbe, pour les arbres et les plantes, ainsi que leurs feuilles. Sans moi, les animaux mourraient. Regardez autour de vous, et vous verrez que je suis en majorité.

Le bleu l'interrompit : Tu penses seulement à la terre, mais regarde le ciel et la mer. C'est l'eau la base de la vie et elle est apportée par les nuages créés par les océans bleus. Le ciel procure l'espace, et la paix, et la sérénité. Sans ma paix, nous ne serions rien que des êtres frénétiques.

Le jaune gloussa : Vous êtes tous si sérieux! J'amène la joie, la gaieté et la chaleur dans le monde. Le soleil est jaune, la lune est jaune, les étoiles sont jaunes. Chaque fois que vous regardez un tournesol, le monde entier sourit! Sans moi, il n'y aurait aucun plaisir!

L'orange s'écria : Je suis la couleur de la santé et de la force. Je suis peut-être rare, mais je suis précieux car je comble les besoins fondamentaux de la vie humaine. Je contiens les vitamines les plus importantes. Pensez aux carottes, aux citrouilles, aux oranges, aux mangues et aux papayes. Je ne suis pas toujours présent, mais quand j'apparais à l'aube ou au crépuscule, ma beauté est si éblouissante que plus personne ne pense à vous.

Le rouge n'en peut plus et cria : Je suis le dirigeant de vous tous : le sang, le sang de la vie. Je suis la couleur du danger et du courage. Je suis prêt à me battre pour une cause. Je suis le feu dans le sang. Sans moi, la terre serait aussi vide que la lune. Je suis la couleur de la passion et de l'amour, des roses rouges, des poinsettias et des coquelicots.

Le pourpre se leva et dit en grande pompe : Je suis la couleur de la royauté et du pouvoir. Les rois, les chefs et les archevêques m'ont toujours choisi car je suis le symbole de l'autorité et de la sagesse. Personne ne me remet en question : on m'écoute et on m'obéit.

L'indigo dit calmement mais fermement : Pensez à moi. Je suis la couleur du silence. On me remarque à peine, mais sans moi, tout devient superficiel. Je représente la pensée et la réflexion, la pénombre et les eaux profondes. Vous avez besoin de moi pour l'équilibre et le contraste, pour la prière et la paix intérieure.

Narrateur : et les couleurs continuèrent à se quereller, chacune convaincue de sa supériorité. Leur querelle devint de plus en plus bruyante. Soudain, il y eut un grand éclair d'un blanc éblouissant, le tonnerre éclata et roula longtemps, et une pluie implacable se mit à tomber. Les couleurs s'aplatirent tellement elles eurent peur et se rapprochèrent les unes des autres pour se réconforter.

La pluie se mit alors à parler : Pauvres folles couleurs, cessez de vous chicaner et d'essayer de dominer les autres. Savez-vous que Dieu vous a toutes créées? Chacune dans un but différent, unique et spécial. Dieu vous aime. Dieu vous veut. Donnez-vous la main et venez avec moi.

La pluie les mit toutes en forme d'arc d'un bord à l'autre du ciel et leur dit : ainsi vous apparaîtrez avec moi, en signe de l'amour de Dieu, pour vous rappeler de vivre ensemble en paix, pour vous rappeler que Dieu est parmi vous, pour vous donner l'espoir pour demain. Chaque fois que Dieu enverra la pluie pour nettoyer le monde, vous ferez un arc-en-ciel, afin de rappeler aux humains d'apprécier leur prochain.