lundi 16 août 2021

Conte d'août, Et le ciel recula, par Dominique Aguessy

 

Il y a longtemps, bien longtemps, avant que nos ancêtres ne viennent s’établir dans cette contrée, le Ciel et la Terre, non seulement vivaient en bonne compagnie, mais résidaient à proximité l’un de l’autre. Ils pouvaient ainsi se concerter lors de décisions importantes à prendre qui concernaient la survie de l’humanité aussi bien que des animaux, des plantes, des roches et minéraux dont le rayonnement apportait tant de bienfaits. Le Ciel penchait bien souvent son regard bienveillant vers les êtres vivant juste en dessous de lui. Il se courbait si fort qu’il lui arrivait de frôler la cime des manguiers et des fromagers. Parfois même, des vieux très grands de taille, comme ceux qui habitent les bords du fleuve, sentaient un frisson parcourir leur crâne aux cheveux soigneusement rasés. Ils savaient alors que le ciel leur témoignait une attention toute spéciale. Ils en retiraient un sentiment encore plus aigu de leur importance et de leurs responsabilités. Un jour, une jeune femme, saisit une jarre de terre cuite et la plaça sur les trois pierres qui constituaient le foyer. Le bois avait déjà donné de hautes flammes. A présent, les braises rougeoyaient en sifflant harmonieusement, comme pour donner le maximum de leur chaleur. La femme s’activait, maniant avec dextérité la longue spatule de bois qui servait à remuer le mélange d’eau et de farine fermentée dans l’eau, afin d’obtenir une pâte homogène, à la surface bien lisse. Elle réalisait toutes ces opérations en silence. Car la concentration était nécessaire à une pleine réussite de cet art demeurant délicat même s’il se répétait quotidiennement. Après avoir fini de cuire la pâte de maïs qui constituait l’essentiel du repas familial, la jeune femme racla soigneusement le fond de la marmite pour la débarrasser des morceaux qui y restaient attachés. Elle y versa deux ou trois calebasses d’eau qu’elle prit d’un énorme récipient, de terre cuite également, placé près du puits pour contenir la réserve pour la journée. Malencontreusement, elle remua la marmite en tout sens, puis, d’un geste distrait, elle lança le contenu bien haut, de toutes ses forces. Malheur ! L’eau s’éleva si haut qu’elle s’en vint cogner la voûte céleste. Le Ciel, bien entendu, se mit en colère. Il gronda de plusieurs coups de tonnerre sans qu’il fasse réellement de l’orage. Mais cela ne suffit point à l’apaiser.

- Que ferais-je pour manifester mon mécontentement ? dit-il à nouveau, dans un roulement sourd.

Tomber de toute ma puissance sur cette femme et l’écraser ? Cela ne convient pas à ma grandeur. Je ferais mieux tout simplement de me mettre désormais hors de la portée des humains. Depuis ce jour, le Ciel se retira loin, bien loin de la Terre. Il ne consentit plus jamais à descendre jusqu’à une distance de contact avec les humains. Quelques morceaux de pâte de maïs flottaient dans l’eau qui le toucha. Ils y restèrent collés et forment aujourd’hui les étoiles.

C’est ainsi que par l’inadvertance d’une femme la face du monde fut irrémédiablement changée.

Extraits du "Caméléon bavard" de Dominique Aguessy, éditions Lharmattan (Bénin et Sénegal)

http://conteursdelalouvree.over-blog.com/conte-du-mois-d-aout.html

 

 

 

 

samedi 14 août 2021

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 1, 39- 56

 


Fête de l’Assomption de la Vierge Marie

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

 " Marie dit alors : " Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur! Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa descendance  à jamais. " Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

Assomption de la Vierge Marie

 Sa victoire est notre promesse

 La Vierge Marie participe pleinement à la résurrection de son Fils. Sa victoire est notre promesse.

 Marie, parfaite servante du Seigneur, Mère de Dieu, première des sauvés, a été la première associée à la gloire de son Fils.

Première rachetée, immaculée dès le moment de sa conception, incomparable demeure de l'Esprit, habitacle très pur du Rédempteur des hommes, elle est en même temps la Fille bien-aimée de Dieu et, dans le Christ, la Mère universelle. Elle est le symbole parfait de l'Église terrestre et glorifiée …dans l'ordre de la foi, de la charité et de l’union parfaite au Christ. En effet, dans le mystère de l'Église, qui reçoit elle aussi à juste titre le nom de Mère et de Vierge, la bienheureuse Vierge Marie occupe la première place, offrant, à un titre éminent et singulier, le modèle de la vierge et de la mère.

Questions

1. Où est-ce que Marie est allée immédiatement après avoir parlé à Gabriel?

2. Comment Marie a-t-elle été accueillie lorsqu'elle est arrivée chez Zacharie et Élisabeth?

3. Élisabeth savait que Marie allait être la «mère de mon Seigneur»; comment était-ce possible?

4. Pourquoi pensez-vous que Marie est allée voir Elizabeth? Où iriez-vous si l'incroyable arrivait à toi?

5. Que pouvez-vous commencer ou continuer à faire qui fera de vous quelqu'un de confiance en quoi venir quand l'incroyable leur arrive?

6. Comment transmettez-vous joie et émerveillement lorsque quelqu'un vous apporte de manière inattendue, mais merveilleuse nouvelles?

 Petit jeu

 Bonne fête Marie!

 Le 15 août, nous fêtons toutes les Marie en l’honneur de la mère de Jésus.

 Remets dans l’ordre les étapes de la vie de Marie en leur donnant un numéro de 1à 7.

 A-    Marie perd son Fils bien-aimé. Elle se tient au pied de la croix. _______________
 B-    Lors des noces à Cana, Marie demande à Jésus d’agir pour que la fête continue.___________
 C-    Marie est enlevée au ciel. C’est l’assomption, que nous fêtons le 15 août. ______________
 D-    Jésus vient de naître. Marie le couche dans une mangeoire. ___________
 E-     Jésus a 12 ans. Ses parents le cherchent partout à Jérusalem. ______________
 F-     L’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle sera la mère du Messie. __________
G-    Marie rend visite à sa cousine Élisabeth qui attend aussi un bébé. ____________

 Solution jeu : 1-F L’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle sera la mère du Messie. 2- G Marie rend visite à sa cousine Élisabeth qui attend aussi un bébé. 3- D Jésus vient de naître. Marie le couche dans une mangeoire. 4-  E Jésus a 12 ans. Ses parents le cherchent partout à Jérusalem. 5- B Lors des noces à Cana, Marie demande à Jésus d’agir pour que la fête continue. 6- A  Marie perd son Fils bien-aimé. Elle se tient au pied de la croix. 7- C Marie est enlevée au ciel. C’est l’assomption, que nous fêtons le 15 août.

https://www.youtube.com/watch?v=IybVOpg1eoY&t=106s

 Marie Mère de Dieu


vendredi 13 août 2021

SOLENNITÉ DE L'ASSOMPTION DE LA VIERGE MARIE

 


Elle sera célébrée ce dimanche 15 août 2021.

Une croyance, une fête, un dogme

Malgré la discrétion des Évangiles, les premiers chrétiens n’ont pas mis longtemps à réfléchir à la place de Marie dans leur foi. Ils ont rapidement voulu célébrer ses derniers moments, comme ils le faisaient pour honorer leurs saints. À cause du caractère unique de sa coopération, une croyance se répand : son « endormissement » – sa Dormition – consiste en réalité en son élévation, corps et âme, au ciel par Dieu.

La fête exprime cette croyance : chaque 15 août, les chrétiens célèbrent à la fois la mort, la résurrection, l’entrée au paradis et le couronnement de la Vierge Marie.

En 1950, le pape Pie XII * estime utile de proposer une définition plus précise : « La Vierge immaculée, préservée par Dieu de toute atteinte de la faute originelle, ayant accompli le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire du ciel, et exaltée par le Seigneur comme la Reine de l’univers, pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des seigneurs, victorieux du péché et de la mort ». La définition fait partie des dogmes de l’Église.

* Pie XII : Né Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli (1876 – 1958) - Élu le 2 mars 1939.

L’Assomption de Marie dans le sillage de l’Ascension du Christ

On associe souvent l’Assomption de Marie avec l’Ascension du Christ ; de fait, les mots se ressemblent et il y a dans les deux cas une montée mystérieuse au ciel dans la gloire de Dieu.

Pourtant, « assomption » ne vient pas du verbe latin « ascendere » (monter, s’élever), qui a donné « Ascension », mais d’« assumere » (assumer, enlever). L’étymologie souligne l’initiative divine : Marie ne s’élève pas toute seule vers le ciel, c’est Dieu qui fait le choix de l’« assumer », corps et âme, en la réunissant à son Fils sans attendre la résurrection finale, tant elle a su s’unir, corps et âme, à Lui dès sa vie terrestre.

Dans le sillage de l’Ascension, Marie inaugure le destin ouvert aux hommes par la résurrection de son Fils et anticipe ce qui deviendra la condition des sauvés à la fin des temps.

La fête de l’Assomption entretient l’espérance

La liturgie de l’Assomption célèbre Marie comme la « transfigurée » : elle est auprès de Lui avec son corps glorieux et pas seulement avec son âme ; en elle, le Christ confirme sa propre victoire sur la mort.

Marie réalise ainsi le but pour lequel Dieu a créé et sauvé les hommes. En la fêtant, les croyants contemplent le gage de leur propre destin, s’ils font le choix de s’unir à leur tour au Christ.

Cette contemplation renforce enfin la confiance dans l’intercession de Marie : la voilà toute disponible pour « guider et soutenir l’espérance de ton peuple qui est encore en chemin » (préface). Ils aiment alors demander à Dieu : « Fais que, nous demeurions attentifs aux choses d’en-haut pour obtenir de partager sa gloire » (collecte).

Solennité : Nom donné aux fêtes les plus importantes de la communauté chrétienne et qui sont célébrées avec éclat.
Les fêtes solennelles sont propres soit à toute l’Église catholique, soit à un diocèse, soit à une église locale.

Source : Site de l'Église catholique en France

https://www.catholique-nancy.fr/pres-de-chez-vous/etre-accueilli-en-paroisse/paroisses/nancy-est/la-sainte-trinite-au-nord-est-de-nancy/actualites/fete-de-lassomption-15-aout

dimanche 8 août 2021

Le Christ notre Trésor

 

| Ouvrage : 90 Histoires pour les catéchistes II, I. Sous la houlette de Jésus

Rédemption et Grâce

Vous avez remarqué parfois, en vous promenant dans la campagne, de grands calvaires placés au carrefour des chemins. Près d’un petit village de l’Ouest de la France on pouvait voir, avant la guerre de 1939. un de ces vieux Christ plusieurs fois centenaire. Il était là, invitant les gens à prier… Mais hélas les passants ne s’en souciaient pas beaucoup ! Il n’y avait plus de prêtre dans la paroisse et c’est à peine si l’église s’ouvrait pour les baptêmes, les mariages et les enterrements. Autrefois cependant les habitants étaient pieux. C’étaient les ancêtres qui jadis avaient placé au bord de la route, comme une sentinelle, ce grand Christ de chêne.

Au moment de la Libération des soldats impies osèrent prendre pour cible ce calvaire. Le Christ, criblé de balles, était tombé au milieu des ronces. Chaque jour cependant un pieux vieillard passait devant ces débris et, navré, s’arrêtait pour faire une courte prière. Un-soir, comme il revenait de la ville en compagnie de sa petite-fille, il s’approcha du buisson qui envahissait le socle. C’était pitié de voir ce Christ gisant à terre, la poitrine transpercée, les bras et les jambes brisées, la tête trouée de balles ! Alors le vieillard et l’enfant se regardèrent et, sans rien dire, se comprirent. Lui prit les bras et les jambes, elle la tête et ce qui restait de la poitrine puis, sans se faire voir des paysans travaillant à l’entour, ils allèrent déposer leur précieux fardeau au milieu des fougères, sous un gros chêne. A la tombée de la nuit ils revinrent pour transporter ces pieuses reliques chez eux. Là, personne ne les profanerait plus !

Le grand-père cependant avait sont idée… Il ne voulait pas que le village restât sans calvaire. Mais où trouver un Christ aussi beau et aussi grand que celui-ci ? Un jour qu’il était de passage dans un petit bourg, flânant en attendant l’autobus, il aperçut une boutique de brocanteur et entra. « N’auriez-vous pas, par hasard, demanda-t-il à une jeune femme qui se trouvait là, un Christ en métal, grandeur naturelle ? – Non », répondit la vendeuse. Mais un vieillard qui se chauffait dans la cuisine répliqua : « Si, si… j’en ai un ! Mais il est enfoui au fond de la grange ! Il s’y trouve au moins depuis soixante-douze ans car je l’ai toujours vu là. Si vous voulez, ma fille va vous y conduire ; moi, je ne puis pas. je suis paralysé. » Muni d’une lampe électrique le voyageur se dirigea vers la grange. Il escalada des ballots de vieux draps, des piles de peaux de lapins et finalement, derrière une armoire, il aperçut, à l’endroit indiqué, un grand Christ couvert d’une épaisse couche de poussière. « Revenez dans quelques jours, lui dit la jeune fille, on vous le sortira. S’il vous plaît, vous l’emporterez. »

Un mois plus tard le marché était conclu et le Christ arrivait au village, bien calé dans une caisse garnie de paille. Restait à le nettoyer ! le grand-père et sa petite-fille se mirent courageusement à l’ouvrage… Plus ils frottaient, plus le Christ devenait beau ! Bientôt ils s’aperçurent que le crucifix n’était pas en métal mais en bois peint. Pour en raviver les couleurs ils prirent de l’eau mêlée de vinaigre et continuèrent de frotter. Cependant, à la place du cœur, il y avait une tache qui ne voulait pas partir. La petite fille prit un couteau et gratte la plaie faite jadis par la lance du soldat romain. Soudain la lame s’enfonce jusqu’au manche ! Surprise, l’enfant regarda et, songeant à sa tirelire, introduisit dans la fente une pièce de monnaie. Celle-ci rendit aussitôt ‑un son métallique ! Le beau Christ était-il par hasard une tirelire ? Comment faire pour le savoir ? Il n’y avait aucun tiroir visible ni aucun portillon. Le grand-père eut alors l’idée de déboulonner le Christ de la croix sur laquelle il était fixé. Aussitôt la statue se divisa en deux parties ! D’un côté se trouvaient la tête, les bras et le tronc ; de l’autre le bassin et les jambes. Ces deux tronçons s’emboîtaient admirablement dans les plis du linge qui entourait les reins de Notre-Seigneur ! Sous la poitrine on distinguait une petite trappe… Avec la lame de son couteau le grand-père l’ouvrit. Un véritable ruisseau d’or emplit sa main ! 2.862 pièces des années 1525 à 1739 y étaient cachées ! C’était une vraie fortune. Le remerciement du Christ au pieux vieillard et à sa petite-fille…

Cette histoire, absolument vraie, a été contée dans le journal « La Croix » en 1947, par le marquis du Chatenet, membre de la Société des Antiquaires de l’Ouest, qui en fut le héros. « J’avoue, dit l’auteur en terminant son récit que l’enchaînement des circonstances rend mon histoire presque miraculeuse ! Elle est cependant authentique et je n’y ai pas changé un mot. »

Si tous les Christ ne contiennent pas des réserves de pièces d’or, rappelons-nous, à l’occasion de cette histoire, que Jésus a été la rançon de nos péchés et qu’aucun trésor « de la terre n’était capable d’acquitter notre dette envers Dieu. Sachons- nous en souvenir et mettre le crucifix en bonne place chez nous.

https://www.maintenantunehistoire.fr/le-christ-notre-tresor/

samedi 7 août 2021

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6, 41-51

Le Pain de Vie descendu du ciel


En ce temps-là, les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »

Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »

Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.

Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.

Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.

Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.

Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.

Moi, je suis le pain de la vie.

Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;  mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Verbe fait chair, chair faite pain

 Grâce à Jésus, pain vivant qui est descendu du ciel, le Seigneur nous fait entrer dans sa vie. La Parole et le pain venu du ciel refont nos forces.

 Devant les récriminations de la foule qui ne comprend pas comment il peut se présenter comme le pain de Dieu qui descend du ciel, Jésus insiste sur son origine divine et sur le sens de sa mission : « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ». Avoir la foi, c’est se laisser porter par un mouvement intérieur qui nous entraine vers Jésus, nous fait adhérer à sa personne et nous amène à marcher à sa suite. Adhérer au Christ et à son message, c’est d’abord reconnaître ce lien filial et intime qui l’unit à Dieu et témoigne qu’en Lui, Dieu est entré dans notre histoire, Il s’est fait l’un de nous. Tel est le mystère de l’incarnation, le mystère du Verbe fait chair. Marcher à la suite de Jésus, c’est aussi reconnaître qu’en Lui nous avons accès à la vie de Dieu, la vie plénitude. (Abbé Alain Martial Nguetsop)

 Question

 Est-ce que ce que Jésus offre est un festin si fantastique que nous partons avec l'impression de ne plus jamais avoir besoin de manger ? Est-ce un festin spirituel si étonnant que nous soyons continuellement nourris de ce don à partir de ce moment-là ? Est-ce un besoin récurrent de se reconnecter au Christ pour se sentir nourri encore et encore ? Ou cela a-t-il besoin de disparaître? À quoi cela ressemble-t-il ?

Que signifie se régaler de Jésus ? Ou bien se régaler de la parole — s'imprégner des paroles de la foi et les intégrer à sa vie quotidienne et à sa nourriture ? À quoi ressemble-t-il d'être transformé par la Parole du Seigneur ?

 


mercredi 4 août 2021

Hymne du matin

 


Seigneur mon âme t'adore
Par les clartés de l'aurore
Béni soit Dieu créateur du soleil qui luit.

Béni soit Dieu par les plaines, les bois et les monts
Et par les douces rosées
Par la chaleur des journées
Et la fraîcheur qui le soir emplit nos vallons.

Béni soit Dieu par la houle, la mer et le vent
Et par les eaux souterraines
Qui vont jaillir aux fontaines
Béni soit Dieu pour la source au filet d'argent.

Béni soit Dieu pour l'aiglon qui s'envole aux cieux
L'oiseau caché sous la feuille
Et dont la voix se recueille
Avant de dire au Seigneur un merci joyeux.

Béni soit Dieu par le cœur de tous les humains
Les cœurs des hommes qui peinent
Les cœurs meurtris, ceux qui traînent
Béni soit Dieu par l'effort et le cœur des Saints.

dimanche 1 août 2021

Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 6, 24-35


 Quand Jésus donne son pain de vie

En ce temps-là, quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »
Ils lui dirent alors : « Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »
Jésus leur répondit : « L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »
Ils lui dirent alors : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ?
Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel.
Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. »
Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.

Petit commentaire

 La véritable quête de Dieu

 Après la multiplication des pains, Jésus appelle la foule à ne pas s’enfermer dans l’attrait du merveilleux, mais à s’ouvrir à une quête véritable de sa personne. Une telle quête implique de se mettre à sa suite. Elle comporte des défis, des remises en question et des appels à aller à l’essentiel

 L’évangile de ce jour le montre bien. La foule qui a profité de la multiplication des pains ne veut plus se séparer de Jésus et le cherche partout. Elle se donne même beaucoup de peine pour le trouver de l’autre côté du lac. Mais est-ce bien le Jésus de la foi qu’elle cherche ou un Jésus dépanneur ? Jésus met les choses au point en disant : « Vous me cherchez… parce que vous avez été rassasiés ». Cette foule cherche donc à voir les actions merveilleuses de Jésus mais n’est pas tellement intéressée à le connaître lui-même dans ses paroles et ses signes. Elle ne passe pas du pain qu’elle a mangé, à la foi en Jésus ressuscité qui est le Pain véritable. Son amour pour Jésus n’est pas désintéressé et ouvert à la grâce : elle cherche Jésus pour ce qu’il peut lui apporter de rassurant et d’utile.

 « Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme. » (Jean 6, 27) Le Christ se définit comme nourriture spirituelle pour ceux et celles qui croient en lui. Déjà, à mots couverts, il annonce le don de l’Eucharistie. Plus largement encore, il exhorte tous les disciples à suivre son exemple, à vivre de son enseignement et du témoignage qu’il donnera jusqu’au don de lui-même. Telle est la nourriture, ou même l’aventure, qu’il offre aux croyantes et aux croyants : se nourrir de son Esprit et de sa parole pour mieux marcher à sa suite. Aller jusqu’au don total de soi par amour pour Dieu et pour les autres.

 Comme la foule de l’évangile, nous sommes aussi, à notre façon, en quête de Dieu, à la recherche d’une nourriture pouvant assouvir nos faims les plus profondes. Voilà ce que nous offre Jésus, ce don de Dieu pour nous. Croire en celui que Dieu le Père a envoyé implique tout autant de croire au Pain de Vie que Jésus devient à chaque eucharistie. Cette nourriture spirituelle qui dure, Jésus nous rappelle aujourd’hui encore qu’elle est celle que nous devons rechercher.

 Puissions-nous, Seigneur, faire plus de place à l’eucharistie dans nos vies. Merci de te faire présent éternellement pour nous.

Les gens qui attendent Jésus sur la rive ont profité du pain qu’il leur a donné, mais, au fond de leur cœur, ils se doutent qu’il y a plus encore. Le pain de la Parole a fait germer en eux une question que nous portons aussi : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » La réponse de Jésus est claire : il suffit de croire en lui et de faire en sorte que sa vie se reflète dans la nôtre. Nous avons reçu la grâce du baptême. L’Esprit Saint nous accompagne et le Christ est avec nous à chaque instant de nos vies. Nous possédons tout ce dont nous avons besoin pour accomplir des prodiges à notre tour. Nous sommes capables de soulager la misère, de faire preuve de compassion et de témoigner de notre foi avec courage.

Comment nous donnons-nous aux autres comme du pain du ciel ... dans les œuvres, les mots et les relations?

 Prière de clôture:

 Seigneur, enflamme notre coeur de compassion pour les pauvres,
-afin que nous puissions témoigner de votre amour à travers nos œuvres.
Seigneur, remplis-nous de ton amour et de ton pardon,
-afin que nous puissions nous donner aux autres comme du pain du ciel.
Seigneur, donne-nous la grâce de créer des communautés de foi,
-afin que nous puissions être avec et travailler avec ceux qui sont pauvres. Amen