samedi 21 janvier 2023

UN PEU DE SENS DANS MA VIE: L’HISTOIRE DU PÊCHEUR ET DE L’HOMME D’AFFAIRES

 En ces temps de crise économique, financière, voire de crise systémique, ou tout simplement de questionnements personnels se pose surtout la question du sens? Ce que je fais a-t-il du sens?

Voilà une histoire que j’ai trouvé très inspirante et que j’ai traduite pour vous: l »histoire du pêcheur et de l’homme d’affaires ou « qu’est-ce que j’y gagnerai ? Cet article a été écrit à l’origine pour EcoloInfo.

Un jour, un pêcheur se reposait tranquillement sur une plage magnifique avec sa canne à pêche plantée dans le sable et sa ligne solitaire tendue dans une eau bleue magnifique. Il se prélassait dans la chaleur de l’après-midi et attendait d’attraper un poisson.

A ce moment- là, un homme d’affaires vint sur la plage, essayant de décompresser de sa journée de travail stressante. Il remarqua alors le pêcheur assis sur la plage et décida de trouver pourquoi ce dernier pêchait au lieu d’aller travailler pour lui et sa famille.

« Vous n’allez pas attraper beaucoup de poissons de cette manière » dit l’homme d’affaires au pêcheur « vous devriez travailler au lieu de vous reposer sur la plage ».

Le pêcheur regarda l’homme d’affaires, sourit et lui répondit: « Et qu’est-ce que j’y gagnerai? »

« EH bien, vous pouvez utiliser de plus grands filets et attrapez plus de poissons! » répliqua l’homme d’affaires.

« Et qu’est-ce que j’y gagnerai ? » répondit le pêcheur, toujours souriant.

L’homme d’affaires répondit: « Vous feriez beaucoup d’argent et vous seriez en mesure d’acheter un bateau qui résulterait par de plus grosses prises de poissons ».

« Et qu’est-ce que j’y gagnerai ? » répondit le pêcheur à nouveau.

L’homme d’affaires commença à être de plus en plus irrité par la question du pêcheur.

« Vous pouvez acheter un bateau encore plus gros, embaucher des gens qui travaillent pour vous » dit-il.

« Et qu’est- ce que j’y gagnerai ? » répéta le pêcheur.

L’homme d’affaires se mit en colère « Ne comprenez-vous pas? Vous pouvez agrandir votre flotte de bateaux de pêche, parcourir le monde entier et laisser vos employés attraper du poisson pour vous! ».

Encore une fois, le pêcheur demanda, « Et qu’est-ce que j’y gagnerai? »

L’homme d’affaires devint fou de rage et cria sur le pêcheur: « Ne comprenez- vous pas que vous seriez si riche que vous n’auriez plus à travailler de votre vie! Vous pourriez alors passer le reste de votre vie assis sur la plage à regarder le coucher du soleil. Vous n’aurez plus à vous préoccuper du monde! ».

Le pêcheur, toujours souriant, le fixa, acquiesça et dit « Et à votre avis que suis-je en train de faire maintenant? »

Il regarda alors le coucher du soleil, avec sa ligne dans l’eau, sans se préoccuper du monde.

Quand j’ai lu cette histoire, j’ai eu envie de la partager avec vous!

Selon moi, cette histoire n’invite nullement à la paresse ou à l’oisiveté, ni à critiquer le travail, c’est une histoire qui pose d’abord la question de la finalité et du sens! Le pourquoi du comment! A quoi sert ce que je fais? Pourquoi je le fais? C’est inspirant sur plusieurs points.

1°) Pourquoi faire un long détour pour être heureux?
Cette histoire soulève des questions: mais pourquoi prendre le chemin long? Pourquoi faire un détour? Pourquoi se compliquer la vie? Pourquoi attendre d’être heureux? En effet, parfois, nous pouvons perdre de vue la finalité et nous accrochons à des idées ou des images (« il faut être riche pour avoir réussi sa vie », certains diront même de posséder des montres, des voitures de marque spécifiques). Ainsi le pêcheur n’attend pas toute une vie pour faire ce qu’il peut déjà faire! Et surtout il suit son chemin et pas celui que les autres ont tracé pour lui.

Je repense donc au témoignage d’une jeune mère qui se rendait compte qu’elle passait son temps à gagner du temps, dans l’optique de passer plus de temps avec ses enfants et son mari. A ces moments- là, contradiction, elle devenait indisponible à sa famille. Vivre simplement? En tous cas, toujours avoir la finalité à l’esprit!

2°) Avoir plus, mais pourquoi faire?

L’homme d’affaires propose au pêcheur d’en avoir plus, mais pourquoi faire? Plus d’argent, plus de bien matériel? En avoir plus, est-ce une finalité ou juste un moyen? Un moyen et pour faire quoi? Par ses questions répétitives, le pêcheur permet de révéler la finalité, que nous confondons souvent avec les moyens. Alors moyens ou finalités? Parfois perdus entre ces deux notions, nous nous égarons et avançons à reculons.

3°) Qu’est ce qui m’apporte réellement du bonheur?

Le pêcheur se contente de sa plage, de son activité de pêche. Vivre simplement, c’est aussi savoir vivre dans le contentement*, de savoir se satisfaire de choses simples, petites (« Small is beautiful ») et disponibles (un sourire, un coucher de soleil, une belle plage, le plaisir d’attendre… sa famille, ses amis,… ), de s’accepter soi-même (« personne d’autres ne me dicte la manière dont je devrais être heureux»), de ne pas remettre son bonheur à des choses extérieures (la météo, le hasard, etc…).

« État d’une personne contentée, sentiment intérieur, profond et durable de celui qui a ses désirs comblés. Éprouver un grand, un profond, un entier contentement; un contentement intérieur, du cœur. »

4°) Sais-je respecter quelqu’un de différent?

Dans cette histoire, l’homme d’affaires porte un préjugé sur le mode de vie du pêcheur qu’il estime moins « efficace », moins « technologique », moins « économique » … ce qui l’agace par ailleurs. Il aimerait que le pêcheur adopte son mode de vie qui lui semble « supérieur ». Cela n’est pas sans rappeler notre Histoire où certains ont imposé leur mode de vie par la force (symbolisé récemment par le film d’animation Avatar, comme l’explique Matyas). Ainsi ont été victimes les peuples premiers de notre planète, car leur mode de vie a été considéré inférieur ou gênant alors qu’ils sont parfois bien plus « riches », plus « avancés », plus « développés » intérieurement en terme de sens, de sagesse, de spiritualité, de culture. Et si l’homme d’affaires se « contentait » que d’autres puissent vivre différemment?

Et vous, que vous inspire cette histoire?


 http://blog.toutallantvert.com/2010/05/21/un-peu-de-sens-dans-ma-vie-lhistoire-du-pecheur-et-de-lhomme-daffaires/

 

 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,12-23

Je ferai de vous des Pêcheurs d’hommes

 
 Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée. À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »

 Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent. De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela.  Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.

 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

3e dimanche du temps ordinaire A

La Galilée d’aujourd’hui

Jésus commence sa mission dans son coin de pays, la «Galilée des nations». Cette région était une terre de passage, souvent occupée par des étrangers. D’où le mélange de populations et de religions qui caractérise ce territoire et rend les Galiléens suspects aux juifs rigoristes du sud du pays. Or la société d’ici et d’aujourd’hui ne serait-elle pas une sorte de Galilée?

1. « Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali ».

Pourquoi Jésus s’en va-t-il ? Est-ce seulement par crainte, après l’arrestation de Jean le Baptiste ?

D’où part-il ? Quel est le lieu où il se rend ? Quelle signification ce choix prend-il (Cf. Première Lecture ; Isaïe 8, 23b – 9,3) ?

2. « Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer . »

Qu’est-ce qui vous frappe dans cette rencontre ? Quelle en est l’ambiance ? Est-elle solennelle ?

Jésus a déjà commencé à prêcher seul; pourquoi appelle-t-il des disciples auprès de lui?

Où Jésus rencontre-t-il ces quatre pêcheurs ? Que leur dit-il ? Comment ceux-ci réagissent-ils ?

Pensez-vous que le Christ agit de même avec vous ?

3. « Il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple. »

Depuis 2019, ce dimanche a été  institué par le Pape François : « Dimanche de la Parole de Dieu ».

Quelle est la place de la Parole dans votre vie ?

Comment la recevez-vous ? Comment la partagez-vous ?

L’évangéliste rapproche l’enseignement de Jésus de son action comme guérisseur des corps ; qu’en pensez-vous ?

Le monde peut-il être transformé par cette Parole ? Peut-elle faire advenir le Royaume ?

 

 

jeudi 19 janvier 2023

LE BONHOMME DE NEIGE

 


Magali jouait au jardin. Tout était blanc car il avait neigé. Elle portait son habituelle salopette rouge, mais avec un bon pull, sa veste bleue et ses bottes vertes. Elle riait dans les flocons avec son grand frère Arnaud et la copine de celui-ci, Manon, tous deux âgés de huit ans. Ils fabriquaient un bonhomme de neige.

Les trois enfants brassaient la neige et la tassaient. Le corps commençait à prendre forme haut et fort. Quand ce fut fait, les deux grands s'éloignèrent en roulant une grosse boule pour lui créer une tête.

Ils revinrent et la soulevèrent. Ils la posèrent sur le tronc.

-Il lui manque des yeux, dit le grand frère. J'ai une idée. Je vais aller chercher des billes.

Il courut à sa chambre, choisit deux jolies billes vertes et redescendit. Il les enfonça dans la tête du bonhomme de neige.

Papa donna une carotte à Magali pour lui faire un nez.

Pendant ce temps, Manon lui traça une bouche souriante avec son doigt.

Notre amie, imitant la grande fille, créa un premier bras en sculptant une ligne le long de la colonne blanche. Elle façonna aussi, toujours délicatement avec son index, les doigts d'une main. Ce n'était pas facile à dessiner et elle n'eut le temps de faire qu'un seul bras et qu'une seule main, car sa maman l'appelait.

Il était l'heure de retourner à la maison. D'ailleurs, notre amie avait froid. Comme une couche de près de vingt centimètres couvrait le jardin, un peu de neige s'était glissée dans ses bottes et avait fondu. Ses pieds étaient tous mouillés et sa salopette trempée. Elle revint au salon.

Maman l'envoya immédiatement prendre sa douche et mettre sa robe de nuit rose avec des petits rubans. Arnaud reconduisit son amie chez elle, le temps d'échanger un gentil bisou.

Après le repas du soir, papa et maman vinrent embrasser leur petite fille. Mais dès qu'ils eurent fermé la porte, Magali se releva et courut à la fenêtre. Elle observa le bonhomme de neige.

Le ciel était tout noir à présent. La nuit était tombée. Il se tenait là, immobile, au fond du jardin, scintillant aux reflets des lumières de la maison.

Elle lui fit au revoir d'un geste de la main et lui envoya même un bisou.

Puis, elle se glissa dans son lit et s'endormit.

Elle se réveilla au milieu de la nuit parce qu'elle grelottait. Comme elle est assez remuante, sa couverture était tombée par terre. C'est pour cela qu'elle avait froid. Elle s'assit sur le lit, remit la couverture en place puis se leva, pieds nus, et se dirigea vers la fenêtre.  

Le spectacle dehors lui parut à la fois féerique et impressionnant. Les flocons tombaient en abondance, portés par le vent. Cela formait des tourbillons de petites lumières blanches qui voltigeaient sur le fond de ciel noir. On distinguait à peine le bonhomme de neige au fond du jardin.

Magali ouvrit la fenêtre. Les flocons entrèrent dans la chambre et se posèrent sur ses couettes noires et sur sa robe de nuit rose. Elle appela.

-J'espère que tu n'as pas trop froid, bonhomme de neige.

Alors, du fond du jardin, une voix grave qu'elle ne connaissait pas se fit entendre.

-J'ai un peu froid au cou et à la tête.

-Je viens, répondit notre amie.

Elle referma la fenêtre de sa chambre. Elle ouvrit la porte. On n'entendait rien dans la maison. Il était deux heures du matin, mais elle ne le savait pas. Papa et maman dormaient. Arnaud également. Et son petit frère Julien, le bébé, aussi.

Magali descendit l'escalier. Parvenue dans le hall, elle aperçut l'écharpe jaune de maman. Elle la prit. Puis elle envisagea de placer son bonnet sur la tête du bonhomme. Mais la tête de ce dernier était tellement grosse que cela n'irait pas. Alors, elle choisit de prendre le chapeau noir de papa.

Elle traversa la cuisine et ouvrit la porte du jardin. Elle fit trois pas dehors. Elle fut aussitôt prise dans la tourmente de neige et de glace. Le vent faisait tourbillonner les flocons. Pieds nus et en robe de nuit, elle se mit à grelotter de froid.

Sans renoncer à son projet, elle revint rapidement dans la cuisine. Elle referma la porte. Elle posa le chapeau noir et l'écharpe jaune sur la table, puis remonta les escaliers.

Parvenue dans sa chambre, elle retira sa robe de nuit et passa sa salopette rouge encore humide des jeux d'hier dans la neige, ainsi qu'un pull à manches longues. Puis, elle redescendit les escaliers. Elle mit ses grosses chaussettes, ses bottes, et son manteau bleu. Elle serra son capuchon et retourna ainsi vêtue dans la cuisine. Elle prit le chapeau noir de papa et l'écharpe jaune de maman. Elle ouvrit la porte du jardin et y refit trois pas.

Il neigeait tellement qu'on n'apercevait plus le bonhomme, là-bas, près de la haie, au fond du jardin.

Magali avança doucement. Il y avait bien trente centimètres de neige à présent. Ça lui venait jusqu'aux genoux. Elle enfonçait à chaque pas. Les flocons passaient par-dessus ses bottes et commençaient déjà à lui mouiller les pieds en fondant. La salopette comme la veste bleue devenaient toutes blanches.

La fillette marcha droit devant elle et parvint au fond du jardin, où se dressait son bonhomme. Elle savait bien où il se trouvait.

Dès qu'elle fut près de lui, elle déroula l'écharpe et la lui passa autour du cou. Elle fit un nœud. Par contre, elle ne parvint pas à glisser le chapeau de papa sur sa tête, parce que c'était trop haut pour elle.

Elle posa le chapeau sur le sol. Puis entreprit de construire un tas de neige, qu'elle tassait régulièrement avec courage. Elle rajoutait chaque fois une couche par-dessus et comprimait énergiquement.

Lorsque le talus fut assez haut, elle y monta et plaça le chapeau noir de papa sur la tête du bonhomme.

-Voilà, dit-elle en souriant, j'espère que, maintenant, tu n'auras plus froid.

Magali se retourna. Elle ne voyait plus la maison dans la tourmente. Il y avait tant de neige, qu'on n'apercevait plus les murs ni les fenêtres. Par où fallait-il aller pour retrouver la porte de la cuisine ?

Elle savait bien qu'elle était dans son jardin. Mais la petite fille de quatre ans et demi eut soudain peur de se perdre dans la nuit, dans le froid, dans le gel. Elle n'osa plus faire un seul pas et se mit à pleurer.

La neige blanchissait sa veste. Bientôt, dans le froid, elle risquait de devenir une statue de glace tout blanche.

Alors, lentement, le bonhomme de neige décolla la main et le bras que la fillette lui avait ébauchés tantôt dans l'après-midi. Il posa doucement son bras sur l'épaule de la petite fille.

Puis, oh! Merveille, glissant petit à petit, presque imperceptiblement, il se dirigea vers la maison.

-Suis-moi, dit-il de sa voix grave.

Magali, se sentant soutenue et rassurée, avança à côté de son ami. Ils parvinrent tous deux devant la porte.

Là, doucement, le bras du bonhomme de neige se détacha des épaules de la fillette et revint à sa place le long du corps.

Notre amie se retourna et fit le plus beau de ses sourires. Elle ajouta un geste de bisou qu'elle lui envoya. Puis elle entra dans la cuisine. Elle referma la porte derrière elle.

Elle se dirigea vers le hall d'entrée et retira ses bottes et ses chaussettes mouillées, qu'elle mit à sécher près du radiateur. Elle ôta sa veste qu'elle secoua et accrocha au porte-manteau.

Puis, elle monta les escaliers, et parvenue dans sa chambre, elle retira sa salopette et son t-shirt à manches longues, de nouveau trempés. Elle les posa sur la chaise près du radiateur. Elle remit sa robe de nuit rose à petits rubans, et retourna se blottir dans son lit.

Elle s'éveilla le lendemain matin. Elle vit un grand soleil et un ciel tout bleu. Elle entendit son papa gronder.

-Mais où est mon chapeau noir! Je pars au travail et je ne le trouve pas!

 Magali ouvrit la porte et cria.

-Papa !

-Bonjour, ma chérie.

-Papa, pardonne-moi, j'ai pris ton chapeau et je l'ai mis sur la tête du bonhomme de neige cette nuit. Il disait qu'il avait froid à la tête et au cou. Je lui ai aussi passé ton écharpe jaune, maman.

Arnaud, qui prenait son petit déjeuner, se moqua de sa petite sœur, en affirmant qu'un bonhomme de neige ne ressentait certainement pas le froid puisqu'il était en neige. Et du reste, ils ne parlent pas.

Magali descendit prendre son verre de lait et ses céréales. Elle lui fit remarquer que cette nuit, elle s'était éveillée et que le bonhomme l'avait appelée. Elle lui avait prêté l'écharpe jaune de maman et le chapeau noir de papa.

Puis, il l'avait reconduite jusque devant la porte de la cuisine, car il neigeait tant, qu'elle n'apercevait même plus la maison et elle craignait de se perdre.

Arnaud, très sceptique, se dirigea vers la porte vitrée de la cuisine. Là, il dut bien se rendre à l'évidence...

-Papa, maman ! Venez voir, c'est incroyable ! Le bonhomme de neige ! Il n'est plus au fond du jardin. Il s'est déplacé pendant la nuit!

Les parents se précipitèrent près de leur garçon.

Magali, assise paisiblement à table, ébaucha un beau sourire et but son lait.

 

 

 

mardi 17 janvier 2023

Sainte Marguerite de Hongrie (1242-1271)

 


Princesse hongroise et moniale dominicaine. Elle est commémorée le 18 janvier selon le Martyrologe romain1.

Nièce de sainte Élisabeth de Hongrie, la princesse Marguerite est la fille du roi Béla IV de Hongrie et d’une princesse byzantine, Marie Lascaris, Marguerite naît vers 1242, tandis que l'Europe était aux prises avec les invasions mongoles.

Les parents de Marguerite font vœu de consacrer leur fille à Dieu dès sa naissance pour tenter d'infléchir le sort de leur pays. C'est ainsi que dès son enfance elle est élevée au monastère des dominicaines de Veszprem, près de Budapest., puis rejoint le monastère des dominicaines sur une île du Danube, l'Île des Lièvres (aujourd'hui île Marguerite).

Dès l'âge de 12 ans, sa piété est déjà profonde. Elle refuse une demande en mariage, préférant vivre une vie de moniale, pleine de mysticisme au milieu des pénitences qu'elle s'inflige. Elle doit lutter contre la volonté de sa famille de la marier pour des raisons politiques, préférant vivre de prière et de vie spirituelle intense.

Elle y prit le voile à l’âge de 19 ans et se distingua bientôt par l’intensité de sa vie spirituelle. Elle vivait plus pauvrement possible et donnait aux pauvres tout l’argent que lui donnait son frère, le roi Etienne V. A l’intérieur du monastère, elle cherchait les tâches les plus rudes et les plus humbles. Éprise d’ascèse, elle affligeait son corps de toutes les façons, non par fidélité à la règle dominicaine qui n’en demandait pas tant, mais de sa propre initiative. Pour mieux s’associer à la Passion du Christ, elle se flagellait souvent, portait à même la peau des cordes qui lui provoquaient des plaies. En retour, elle fut couronnée de dons mystiques assez étonnants.

Elle meurt le 18 janvier 12712. Depuis, un culte ininterrompu lui a été rendu.

Elle a été canonisée par Pie XII le 19 novembre 1943.

Près de Bude en Hongrie, l'an 1270, sainte Marguerite, vierge, fille du roi Béla IV, elle fut vouée à Dieu par ses parents pour la libération de la patrie du pouvoir des Tartares et donnée enfant aux moniales de l'Ordre des Prêcheurs. Elle fit profession à douze ans et se livra si complètement au Seigneur qu'elle s'appliqua sans hésitation à ressembler au Christ crucifié.

samedi 14 janvier 2023

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 29-34


En ce temps-là, voyant Jésus venir vers lui, Jean le baptiste déclara : “Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ; c’est de lui que j’ai dit : l’homme qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. Et moi, je ne le connaissais pas ; mais, si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël.”

 Alors Jean rendit ce témoignage : “J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et il demeura sur lui. Et moi,  je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit : ``Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’ Moi  j’ai vu, et je rends  témoignage : c’est lui le Fils de Dieu.”

2e dimanche du temps ordinaire A : Disciples et témoins aujourd’hui

 À l’instar de Jean le Baptiste, nous sommes appelés à témoigner du Christ et à révéler au monde sa véritable identité. Il est l’Agneau de Dieu qui donne sa vie pour nous libérer du mal et du péché. Il est le Fils de Dieu venu implanter son royaume d’amour et de paix dans notre monde.

 Ce passage de l’Évangile nous présente Jésus comme l'Agneau de Dieu qui vient prendre le péché du monde. Il est le Dieu venu à notre rencontre, investi d'une mission par le Père ; et cette mission consiste à libérer les hommes du « péché » qui les opprime et les empêche d'accéder à une vie pleine. Jean-Baptiste désigne Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Il nous disait : « Derrière moi vient un homme qui a sa place devant moi, car avant moi il était » il nous invite à mettre Jésus devant, donc à le suivre sur le chemin où il nous conduit vers le Père. Cet extrait Évangile de saint Jean attribue à Jésus le titre très particulier d'Agneau de Dieu. C'est une allusion vivante au Serviteur de Dieu qui, comme un agneau, n'ouvre pas la bouche et donne sa vie pour le bien de ses frères. Mais cela semble se rapporter à l'agneau pascal et au don de l'Esprit. Car "enlever le péché du monde" est précisément l'héritage que Jésus, avec le don de l'Esprit, laisse à ses disciples lors de sa résurrection. La déclaration de Jean - Baptiste invite les personnes de tous les temps à se tourner vers Jésus et à accepter la proposition libératrice qu'Il fait, au nom de Dieu : ce n'est qu'à partir de la rencontre avec Jésus qu'il sera possible d'atteindre la plénitude de la vie, le but final de l'Homme Nouveau. Jésus, l'Agneau de Dieu, annoncé par Jean Baptiste est le nouveau Royaume qui s'établit parmi les hommes. L'Eucharistie du pain et du vin est la continuation, dans le temps, de cette révélation : « Dieu est avec nous ». Participer à cette révélation, c'est participer à la Table eucharistique du dimanche, en état de grâce, en plaçant notre adhésion à la réalité du Royaume de Dieu, présent parmi nous. ( Louiders Jean Pierre, prêtre) 

Jean-Baptiste reconnaît Jésus comme l'agneau de Dieu Jean 1: 29 - 42

Jean-Baptiste est sûr qu'il a rencontré le Messie et l'a baptisé .

Nous voyons ici une continuation de la relation quotidienne entre Jean et Jésus au début du ministère de Jésus.

1. Quel jour a lieu le témoignage de Jean?

2. Comment Jean appelle-t-il Jésus?

3. Qu'est-ce que Jean a vu quand il a baptisé Jésus?

4. Qu'a dit la colombe à Jean?




mardi 10 janvier 2023

Sainte Marguerite Bourgeoys 12 janvier

 



Jeunesse:

Sainte Marguerite Bourgeoys est née en 1620 en Normandie dans une famille fortement catholique. Elle était la sixième d’une famille de douze enfants aux parents dévoués : Abraham Bourgeoys, son père, et Guillemette Garnier, sa mère.

 

Le 7 octobre 1640, alors qu’elle avait 20 ans, pendant une procession en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, en passant devant l’abbaye Notre-Dame-aux-Nonnains, elle regarde une sculpture de la Sainte Vierge située au-dessus du portail et y reçoit une grâce qui va bouleverser son existence. C’est ainsi qu’elle raconte cette expérience profonde : « On repassa, écrit-elle, devant le portail [de l’abbaye] Notre-Dame où il y a au-dessus de la porte une image de pierre [de la Vierge] et en jetant la vue pour la regarder je la trouvai très belle et en même temps je me trouvai si touchée et si changée que je ne me connaissais plus et retournant à la maison cela paraissait à tous et comme jetes for legère jetes la bienvenue avec les autres filles. » Elle le décrira plus tard comme un « moment de grâce [qui] a entraîné un changement si profond en moi que j’ai eu l’impression de ne plus être la même personne ». Elle sait alors que sa vocation est de promouvoir la gloire de Dieu et de travailler pour les pauvres.

 

À la suite de cette expérience, elle désira devenir carmélite et chercha aussi à entrer dans d’autres communautés religieuses, qui refusèrent sa candidature. Après ces échecs, son directeur spirituel lui conseille d’imiter la vie missionnaire de la Vierge et lui dit :  » Une personne peut toujours être une vraie religieuse sans voile « . Elle devient membre externe des chanoinesses de Saint-Augustin de la congrégation Notre-Dame qui avaient fondé un couvent à Troyes. Cette congrégation comprenait des religieuses cloîtrées ainsi que des « externes » qui regroupaient des jeunes filles dans le but de les former à la prière et à l’enseignement dans les milieux pauvres et en dehors du couvent.

 

La directrice de cette association est alors mère Louise de Chomedey de Sainte-Marie qui est la sœur de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Ce dernier est parti en Nouvelle-France et y a fondé la ville de Ville-Marie qui deviendra Montréal. En 1652, lors de son voyage en France, Maisonneuve rend visite à sa sœur et lui expose les besoins pour la nouvelle colonie. En effet, dans un premier temps, Ville-Marie n’est pas en mesure de subvenir aux besoins de toute une communauté religieuse. Il demande alors l’envoi d’une institutrice laïque pour instruire les enfants des colons et des Améridiens. À 33 ans, Marguerite Bourgeoys accepte cette tâche après que la Vierge Marie lui soit apparue et lui ait dit : « Va, je ne t’abandonnerai pas. »

 

Départ pour Montréal:

 

À l’invitation de Paul de Maisonneuve, Marguerite part pour le Canada en 1653, alors que Ville-Marie (Montréal) n’est guère plus qu’un petit fort. Se faisant appeler « l’âne de la famille », elle se dépense sans compter pour faciliter la vie de tous ceux qu’elle rencontre dans la colonie. Marguerite veut promouvoir un règne spirituel de la Sainte Mère dans le cœur des enfants surtout.


Elle fonde des écoles et recrute des aides, non seulement dans la colonie mais aussi en France, en restant obéissante à l’évêque Laval, même s’il ne comprend pas son type particulier d’ordre religieux, qui n’est pas cloîtré et n’accepte que des vœux simples. Ce n’est que deux ans avant sa mort qu’il a finalement donné son approbation canonique à la congrégation qu’elle avait dédiée à la Vierge.


L’une des réalisations les plus durables de Marguerite fut la construction d’une chapelle en l’honneur de Notre-Dame de Bon Secours. Il lui faudra 21 ans de prière et de patience pour que la chapelle soit construite et reconnue par l’évêque. La statue vénérée à l’église est une réplique de la célèbre statue de six pouces de Notre-Dame de Montaigu, découverte au XVIe siècle par un berger. Finalement, la chapelle est devenue le lieu de pèlerinage et de ressourcement spirituel que Sainte Marguerite avait envisagé. Lorsque les sœurs de l’Hôtel-Dieu ont perdu tous leurs bâtiments dans un incendie en 1695, elles ont commencé, avec les membres de la Congrégation de Notre-Dame, à faire des pèlerinages à la chapelle, confiant leurs soucis à la Vierge.


L’une des premières femmes à se joindre à Marguerite pour fonder la nouvelle congrégation est Marie Barbier, dont le père avait construit et installé la célèbre croix au sommet du Mont-Royal. Marie est connue comme une mystique.


Marguerite avait l’habitude de dire qu’en communauté, chacun doit passer sans se plaindre d’une tâche à l’autre, selon les besoins. Marie prend cette leçon à cœur. Elle enseigne à l’école comme les autres, mais elle est tout aussi prête, chaque fois que c’est nécessaire, à rassembler les deux vaches pour les faire paître sur le terrain communal.
Lentement, la petite congrégation de Marguerite s’agrandit, et des écoles sont créées tout le long du fleuve Saint-Laurent. Quand vient le temps de rédiger des constitutions, Marie Barbier écrit à l’évêque :  »Je vous prie, Excellence, de nous permettre de n’avoir d’autres constitutions que la vie de la Sainte Vierge Marie. »


Aux candidates à sa congrégation, Marguerite dira :  » Aimez la simplicité, l’humilité et la pauvreté. Nous prenons la ferme résolution d’abandonner les principes du monde, de vivre dans l’esprit d’un total renoncement à soi-même et à toutes les choses terrestres ; de ne rechercher que la gloire de Dieu ; de nous consacrer entièrement à l’instruction des jeunes filles, à la pratique constante de toutes les bonnes œuvres, sans murmurer contre les peines, les ennuis et les humiliations qui en sont inséparables, mais en apprenant à aimer, à imiter en toutes choses la vie de simplicité et de retraite de la bienheureuse Vierge. »


 »Combien nous pouvons gagner par de petits actes quand ils sont accomplis purement pour l’amour de Dieu », écrit-elle.  »Il est content, même content de nos actions les plus insignifiantes, pourvu qu’elles soient faites pour son amour… ».

 

Décès :

 

Marguerite Bourgeoys est morte le 12 janvier 1700. Un prêtre qui la connaissait bien a écrit : »Si les saints étaient canonisés, comme par le passé, par la voix du peuple et du clergé, on devrait dire demain la messe de sainte Marguerite du Canada. » En fait, elle a été canonisée le 31 octobre 1982 par le pape Jean-Paul II.

 Histoire du Canada

Quiz-Marguerite Bourgeoys

1. Marguerite Bourgeoys était une enseignante.

Vrai
 faux

2. Seulement les enfants allaient à l’école.

 Vrai
faux

3. Marguerite Bourgeoys a ouvert plusieurs écoles en Nouvelle-France.

 Vrai
 faux

4. Pendant ses années passées en Nouvelle-France, Bourgeoys n’a fait qu’enseigner.

 Vrai
 faux

5. La première école de Bourgeoys était un abri pour les animaux.

 Vrai
 faux

6. Les soeurs n’enseignaient pas toutes dans les écoles.

 Vrai
 faux

7. Marguerite Bourgeoys n’était pas une missionnaire.

 Vrai
 faux

 8. Bourgeoys a contribué à améliorer les conditions de vie des colons.

 Vrai
 faux

9. Le roi de France a envoyé plusieurs orphelins vivre en Nouvelle-France parce qu’il y avait peu de colons.

 Vrai
 faux10. On peut dire que Marguerite Bourgeoys était un leader.

 Vrai
 faux

Quiz-Marguerite Bourgeoys 

Réponses

1. vrai

2. faux

3. vrai

4. faux

5. vrai

6. vrai

7. faux

8. vrai

9. vrai

10. vrai

 

dimanche 8 janvier 2023

Le baptême de Jésus 9 janvier

 


Les années passèrent. Jésus et son cousin Jean étaient maintenant à l’âge d’homme. Ainsi que l’avait prophétisé son père Zacharie, Jean devin un prophète de Dieu. Il vivait comme Elie dans le désert, se nourrissant de miel sauvage et de sauterelles.

Jean parcourait toute la région du Jourdain, en prêchant aux foules : « Écoutez-moi, vous tous ! disait-il. Le royaume de Dieu est proche. Changez donc de vie et obéissez aux lois de Dieu ». A ceux qui étaient venus l’écouter, il disait que, s’ils se repentaient du mal qu’ils avaient fait, ils pourraient être « baptisés », c'est-à-dire lavés de leurs péchés, et que Dieu leur pardonnerait.

Les foules l’interrogeaient : « Que devons-nous donc faire ? »

Jean leur enseignait à être honnêtes, généreux et charitables : « Contentez-vous de ce que vous avez, disait Jean. Partagez votre nourriture et vos biens avec ceux qui n’en ont pas ». Une multitude de gens accourait pour l’écouter, et il les baptisait dans le Jourdain.

Certains Juifs se demandaient si cet homme de Dieu n’était pas le sauveur promis par Dieu, le Messie.

Mais Jean leur disait : « Moi, je vous baptise dans l’eau, mais je prépare la venue de quelqu’un de très grand. Écoutez ! Il vient, celui qui est beaucoup plus puissant que moi. Je ne suis même pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Il vous baptisera avec la puissance de Dieu. Il est le Messie, le roi promis par Dieu ».

Un jour, Jésus vient au Jourdain vers son cousin Jean, qui baptisait les foules. Et il demanda au prophète de le baptiser, lui aussi. Jean fut surpris, car il ne s’en sentait pas digne.

« Tu as toujours obéi à Dieu, se récria-t-il, scandalisé. Tu n’as rien à te reprocher. Tu es infiniment meilleur que moi. Ce serait plutôt à toi de me baptiser ».

Mais Jésus insista : « Je crois que c’est la volonté de Dieu ».

Alors Jean accepta. Jésus pénétra dans les eaux du Jourdain et Jean le baptisa. Quand Jésus sortit de l’eau, Jean observa un phénomène étrange. Il vit comme une colombe qui descendait du ciel sur Jésus. Au même moment, la voix de Dieu se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils que j’aime. En lui je trouve toute ma joie ». Le prophète en était maintenant certain : son cousin Jésus était bien le Messie promis par Dieu.

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