samedi 30 mars 2013


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24, 1-12

(Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts?)

 Le premier jour de la semaine, de grand matin, les femmes se rendirent au sépulcre,  portant les aromates qu'elles avaient préparés.   Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau.   Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
Elles ne savaient que penser, lorsque deux hommes se présentèrent à elles, avec un  vêtement éblouissant.   Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers le sol. Ils leur dirent : `` Pourquoi  cherchez-vous le Vivant parmi les morts ?   Il n'est pas ici, il est ressuscité. Rappelez-vous ce qu'il vous a dit quand il était encore en Galilée :   'Il faut que le Fils de l'homme soit livré aux mains des pécheurs, qu'il soit crucifié et que, le  troisième jour, il ressuscite.' `` Alors elles se rappelèrent ses paroles. 

 Revenues du tombeau, elles rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres.
 C'étaient Marie Madeleine, Jeanne, et Marie mère de Jacques ; les autres femmes qui les  accompagnaient disaient la même chose aux Apôtres.  Mais ces propos leur semblèrent délirants, et ils ne les croyaient pas.   Pierre cependant courut au tombeau ; mais en se penchant, il ne vit que le linceul. Il s'en  retourna chez lui, tout étonné de ce qui lui était arrivé.

Pour lire Luc 24,1-12

1) A partir des lieux, repérer l’organisation du récit.

a) Que cherchent les femmes ? Qui sont-elles ?
Qu’est-ce qui s’oppose à leur projet ?
Qui annonce la résurrection ? En quels termes ?
b) Quelles sont les différentes réactions face à l’absence du corps ?

2) Quel chemin est proposé pour entrer dans la foi en Jésus ressuscité ?

3) En quoi sommes-nous concernés ?

Petit commentaire

Pâques est la fête de la vie et de l'espérance.

Marie n'avait pas fléchi dans son espérance… Trois jours et trois nuits après, comme lorsque Jésus avait 12 ans, elle retrouve son Fils. Bienheureuse celle qui a cru !

Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ?
Celui que tu cherches, tu le possèdes, et tu ne le sais pas?
Tu as la vraie, l'éternelle joie, et tu pleures ?
Elle est au plus intime de ton être et tu cherches au dehors.
Tu es là, dehors, à pleurer près du tombeau.
Ton cœur est mon tombeau.
Et je n'y suis pas mort, mais j'y repose, vivant pour toujours.
Ton âme est mon jardin.
Tu avais raison quand tu croyais que j'étais le jardinier.
Je suis le Nouvel Adam. Je travaille et je surveille mon paradis.
Tes larmes, ton amour, ton désir, tout cela est mon œuvre.
Tu me possèdes au plus intime de toi, sans le savoir,
Et c'est pourquoi tu me cherches dehors.
C'est donc au-dehors aussi que je t'apparaîtrai,
Et ainsi je te ferai revenir à toi-même, pour te faire trouver
À l'intime de ton être celui que tu cherches au-dehors.

Le Christ ressuscité des morts ne meurt plus.
Sa mort fut une mort au péché une fois pour toutes, sa vie est une vie à Dieu.
Si quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle.
Le monde ancien a disparu, un monde nouveau est là.
Et tout vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par le Christ.
Nous sommes les grands vainqueurs, Par Celui qui nous a aimés à en mourir.

vendredi 29 mars 2013


Arrêtez-le! Vendredi saint

Michel rentre à la maison bouleversé:
- Dis, Patricia ! Tu sais ce que j'ai vu, là-bas, dans la rue?
- Non! Quoi?
- ...Une grande voiture de police était arrêtée. Tout à coup, juste quand j'arrivais, un gendarme est sorti d'une maison, suivi d'un homme et d'un autre gendarme.
- Et tu sais ce que j'ai vu, quand l'homme est entré dans la voiture? Il avait des menottes! Je l'ai regardé, mais il a vite tourné la tête. Il devait avoir honte. C'est bien triste d'être emmené comme ça!
- Oui, Michel! Mais cet homme a sûrement fait quelque chose de grave. Il fallait bien l'arrêter!
- … Tu crois que, des fois, on arrête aussi des gens qui n'ont rien fait?
- Oh, non!
- Tu en es bien sûre? interrompt Yves. Moi, je connais l'histoire de quelqu'un qu'on a arrêté injustement. Attendez… je vais vous lire ce qui s'est passé!

Yves se lève, quitte la chambre… et revient bientôt avec un livre. C'est la Bible. Il l'ouvre, la feuillette, puis s'arrête.
Voilà, j'ai trouvé! On parle beaucoup de Pâques, en ce moment, mais savez-vous comment cette histoire bouleversante a commencé? Écoutez!
-         
"Comme Jésus parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons... Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui que je baiserai, c'est lui: saisissez-le! Aussitôt, s'approchant de Jésus, il dit: Salut, Rabbi! Et il le baisa. Jésus lui dit: Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le! Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent."
Vous voyez, on a arrêté Jésus comme un malfaiteur! Plus tard, on l'a jugé. "Je ne trouve en lui aucun crime!" a dit Pilate, le gouverneur. Jésus n'avait rien fait de mal!
Pourtant Pilate a permis à la foule de faire de Jésus tout ce qu'elle voulait. Alors ils l'on tué! Ils l'ont cloué sur une croix! Puni à tort, Jésus ne s'est pas défendu.
Il a souffert pour nos péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu.

Texte: Samuel Grandjean 


jeudi 28 mars 2013


Jésus le maître-serviteur saint Jean 13, 8-9 et 12-15

La fête de Pâques approche ! Les disciples prennent le repas avec Jésus. Ils ne savent pas encore que c’est pour  la dernière fois car il va être arrêté et crucifié. Tout à coup, Jésus se lève  et se met à leur laver les pieds comme s’il était serviteur. Et Pierre en tout est choqué.

Pierre lui dit : ``Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! ``
Jésus lui répondit : ``Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. `` Simon-Pierre lui dit : ``Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête !
`` Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : ``Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. ``

Pourquoi se laver les pieds avant le repas ?

Sans doute pour ne pas salir les coussins ! En effet, les Juifs prenaient leurs repas, allongés sur des divans, comme les Romains qui occupaient les pays.
Ils démontraient ainsi qu’ils étaient des hommes  libres comme leurs maîtres  romains. En Orient, on marchait les pieds nus ou chaussés de sandales. Un linge humide rafraîchissait agréablement les pieds fatigués par la poussière et la chaleur ! Un maître de maison ne pouvait pas trouver de geste plus accueillant pour recevoir ses invités.

Pourquoi Pierre est-il surpris par le  geste de Jésus ?

En Isräel, on pouvait proposer librement de laver les pieds de quelqu’un pour lui montrer son respect. Un enfant lavait les pieds de son père ou un disciple, ceux de maître. Jamais le contraire ! Pierre, le chef des disciples est choqué par ce maître qui s’abaisse. Car laver les pieds de quelqu’un était un service humiliant : il fait s’incliner, s’agenouiller devant l’autre. Un juif ne  pouvait pas l’exiger d’un autre juif, ni même l’imposer à un esclave juif.

Pourquoi Jésus  fait-il le serviteur alors qu’il est le maître ?

Dans quelques heures, Jésus va  subir la mort plus humiliante, celle des brigands qu’on clouait sur une croix. Par son geste de service, Jésus explique à ses disciples ce qui va se passer : il ne sera pas un Seigneur tout puissant, qui échappe à la souffrance et à l’épreuve. Il ne sera plus maître de sa vie.
Depuis très longtemps, les juifs attendent  un grand roi ami de Dieu qui renouvellera  complètement le monde; Jésus sait qu’il est un maître pas comme les autres, celui qui sert son peuple et ne lui fait pas sentir sa force comme un chef.

Qui a refait le geste de Jésus ?

Tous les ans, le soir du Jeudi Saint, on lit ce passage de l’Évangile à  la messe. Dans beaucoup d’églises, le prêtre lave les pieds de quelques personnes.
Ce geste rappelle l’exemple donné par Jésus à ses disciples lors du repas d’adieu. À leur tour, les disciples sont ainsi invités à se faire les serviteurs les uns des autres.

Texte : Isabelle Samson

mercredi 27 mars 2013


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 13,1-15

Il préfère servir plutôt qu'être le maître.

Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le démon avait déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l’intention de le livrer, Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est venu de Dieu et qu’il retourne à Dieu, se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ; puis, il verse de l’eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.  Il arrive devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit:``Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds !`` Jésus lui déclara : ``Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. `` Pierre lui dit : ``Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! ``
Jésus lui répondit : ``Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi. `` Simon-Pierre lui dit : ``Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! ``Jésus lui dit : ``Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. `` Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : ``Vous n’êtes pas tous purs. `` Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : ``Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis. Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. ``

Jeudi Saint commentaire

Le Jeudi Saint annonce la fin du Carême et l'entrée dans le mystère de Pâques. La messe du  soir, à laquelle tous les chrétiens sont invités, commémore le dernier repas, ou Cène, que Jésus a pris  avec ses disciples au seuil de la nuit où il devait être livré.
Jésus institue ce soir là l'eucharistie. Il annonce que sa Présence demeure vivante dans le sacrement  de son Corps et de son Sang. L'Eucharistie célébrée aujourd'hui est plus que le souvenir de la Cène,  c'est le renouvellement de l'offrande du Christ à son Père, dans sa mort  et sa Résurrection, à travers les signes du pain et du vin.
Ce soir là, au cours de ce même repas, Jésus lave les pieds de ses disciples. Il s'agenouille devant chacun des Douze, leur témoignant ainsi la tendresse qu'il a pour eux. Ce geste du lavement des pieds est repris durant la messe du jeudi saint. Il signifie que nous devons tous être serviteurs des autres.

Des questions

Pourquoi Jésus accomplit son geste jusqu’au bout sans dire un mot?
Pourquoi cette insistance sur ``laver`` ?
Pourquoi Jésus dit-il à la fin : Savez-vous ce que je vous ai fait ?
Comment comprendre aujourd’hui le dialogue entre Jésus et Pierre ?
Comment célébrer le ``Jeudi saint``sans démentir cet évangile ?

`` Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima  jusqu'au bout ``

I. `` Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains ``

Pour te connaître davantage… regarder tes mains
Jésus, je regarde tes mains. Le Père y a tout remis… Qu’y a-t-il en tes mains ?...
Apprends-moi à te connaître, à te reconnaître…

… d’un geste
un geste qui nous ouvre son amour,
un geste qui nous donne sa vie,
un geste qui nous apprend à l’accueillir, un geste qui nous invite à vivre de Lui.

`` Il se met à laver les pieds des disciples ``
En tes mains… nos pieds
En tes mains, nos errances
En tes mains, nos pauvretés
En tes mains, nos limites
En tes mains, nos péchés
En tes mains, nos suffisances
En tes mains, nos fatigues
En tes mains, nos souffrances
En tes mains, nos cris
En tes mains, nos questions
En tes mains, nos désirs
En tes mains, nos espoirs
En tes mains… nos vies

`` Le Seigneur Jésus prit du  pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit ``

En tes mains, ton corps,
en tes mains, ton sang,
en tes mains, ta vie,
en tes mains, la liberté d’en faire  ce que tu veux,
en tes mains, le choix d’aimer  jusqu’au bout,
en tes mains, la décision de te  donner.
Tes mains décidées et douces à la  fois,
tes mains qui saisissent ta vie et  la donne,
tes mains qui portent ton amour  jusqu’à l’extrême

O Jésus, pourquoi m’est-t-il si difficile de laisser mes pieds en tes mains,
De laisser mes pauvretés, mes suffisances, mes souffrances, mes  espoirs, ma vie…
Que tes mains, par leur douceur, m’apprennent à te laisser ce qui  m’habite, tout ce que je suis…
Qu’elles m’apprennent à accueillir ton amour… à entrer dans cette  relation d’amour, à aimer…

II. Et Pierre lui dit : `` Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! ``

Pour te connaître davantage… regarder ton visage

Jésus, tu donnes à voir ton visage…  en renversant la perspective, en renversant les valeurs…
Non en regardant vers plus haut, mais vers plus bas.
Apprends-moi à te connaître, à te  reconnaître…

Toi qui t’abaisses plus bas que moi… Je  croise ton regard dans l’eau du serviteur. Le  monde à l’envers, tout mon monde à  l’envers. Tu renverses mes représentations,  mes sécurités, mes assurances…

Où m’entraînes-tu Seigneur ?!

Dois-je moi aussi basculer ?
Pour t’aimer, peut-être dois-je me laisser  aimer…
Pour t’accueillir, peut-être dois-je me laisser  accueillir…
Pour te connaître, peut-être dois-je me  laisser connaître par toi…

Tu t’abaisses à moi et m’entraînes dans ce  mouvement. Alors tu me fais connaître de  l’intérieur le secret de ta vie. Alors tu me  donnes d’entrer dans ton amour…

Seigneur Jésus, ce soir nous voulons veiller  un peu avec toi. Nous nous souvenons de  cette dernière nuit avant ta mort, nuit  d’angoisse et de solitude. Nuit de doute  aussi, peut-être, devant ton échec  apparent : les hommes refusaient le  visage de Dieu que tu leur présentais. Ils  attendaient un Dieu dont la toute-puissance  comblerait leurs manques. Toi, tu montrais  un Dieu qui s’efface devant l’homme  jusqu’à lui laver les pieds, qui l’aime jusqu’à  donner sa vie pour lui.

III. `` C'est un exemple que je vous ai donné afin que  vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous. ``

Pour te connaître davantage… regarder… les autres
Tu nous dis de ne pas vouloir être plus grand
Tu nous fais tes amis, tu nous rends amis
Tu nous donnes un commandement nouveau, celui d’aimer
Apprends-nous à te connaître, à te reconnaître… dans les autres

`` Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres ``

`` Le vrai visage de Dieu apparaît, et la nouvelle échelle de valeurs nous est enfin révélée. La véritable grandeur, c’est la générosité. Et le plus grand est celui qui donne tout, qui donne infiniment… qui n’est qu’Amour et qui ne peut qu’aimer. Le vrai visage de Dieu se révèle enfin, ce vrai visage, inconnu, insoupçonné, imprévisible et merveilleux, ce  visage de Dieu que le monde d’aujourd’hui attend et ne connaît pas encore. ``

`` Je ne vous recommande rien tant que l’amitié entre vous ``

(Sainte Jeannne de Lestonnac

SOURCE:WEB




mardi 26 mars 2013


Croyance et Incroyance

Croyance est en train de faire une promenade dans le parc. Le soleil est vivifiant. Les oiseaux chantent joyeusement dans les arbres. Les allées du parc sont riantes de fleurs. Les papillons multicolores butinent de fleurs en fleurs. La nature est une merveille qui émerveille le promeneur. Chemin faisant, Croyance rencontre Incroyance.

Croyance : Bonjour, Incroyance ! Il ya longtemps que je t’ai pas vue. Comment ça va?

Incroyance : Salut, Croyance. Comment ça va? Bof, je doute de tout… je n’ai pas la foi… je ne sais pas trop quoi te dire.

Croyance : Qu’est- ce que tu ne sais pas trop quoi me dire? Il fait très beau aujourd’hui, n’est-ce pas?

Incroyance : Euh… qu’est-ce que ça me fait qu’il fasse beau ou non? C’est toujours du pareil au même.

Croyance :   Pourquoi dis-tu cela?

Incroyance : Tu sais, Croyance… Euh… comment vais-je te le dire? Vois-tu… qu’il fasse beau temps ou mauvais temps, cela ne change rien à notre vie de tous les jours. C’est la même routine, les mêmes problèmes, les mêmes questions, la même vie.

Croyance : Tu le penses vraiment, Incroyance? Penses-tu qu’une journée ensoleillée n’apporte pas de lumière et de couleur qu’une journée remplie de grisaille? Ce n’est  quand même pas la même rengaine tous les jours!

Incroyance : En fait, Croyance, je crois qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. L’être  humain naît. Il vit sa vie. Il doit faire face à toutes sortes de défis existentiels. Et puis, un jour, il meurt. À quoi bon naître, vivre et mourir tandis que la vie sur notre vieille planète Terre est en train de mourir de sa belle mort? Comment pourrais-je avoir la foi dans une vie si futile?

Croyance : Incroyance, d’après mes expériences, je crois qu’il y a toujours du nouveau sous le soleil. L’être humain n’est pas un accident de parcours. Il ne fait pas que subir sa vie sur Terre. Bien au contraire, les femmes, les hommes et les enfants sont des chefs-d’œuvre de la création. Toi et moi, nous sommes des créatures hors de l’ordinaire. Parmi tous les êtres vivants, toi et moi sommes dotés de l’intelligence et de la foi. Et qu’est-ce que l’intelligence? Chez l’être humain, l’intelligence est la capacité de penser, de réfléchir, de choisir et de décider. Incroyance, n’est-ce pas génial tout cela?

Incroyance : Croyance, je ne suis pas certain que nous soyons aussi intelligents que tu le crois. Comment des êtres dotés d’intelligence ont-ils pu générer des choses aussi abominables que la Première Guerre Mondiale, la Deuxième Guerre Mondiale, la bombe atomique, les catastrophes nucléaires, la pollution sous toutes ses formes, les bouleversements climatiques, les atrocités génocidaires? Si nous sommes aussi intelligents, comment se fait-il que nous favorisions autant d’injustice sociale entre nous ? Les riches deviennent plus riches. Les pauvres deviennent plus pauvres. À Wall Street, royaume où l’argent ne dort jamais, des êtres humains spéculateurs jonglent à la bourse des valeurs monétaires en se prosternant devant les divinités des marchés financiers et en ignorant les réalités existentielles des personnes à la merci de ces mêmes marchés. Par conséquent, ces êtres  humains spéculateurs permettent au rouleau compresseur du profit d’écraser impitoyablement la vie de leurs concitoyens qui subissent récessions et crises économiques. De plus, il y a des gens qui meurent de ``malbouffe`` et de suralimentation dans les pays riches. Il y a des personnes qui crèvent de malnutrition et de sous-alimentation dans les pays pauvres. Et que dire des désastres écologiques? Dis-moi, Croyance des êtres humains intelligents endommagent-ils autant l’environnement dans lequel et grâce auquel ils vivent? Comment pourrais-je avoir la foi dans de telles circonstances?

Croyance : Incroyance, les questions que tu te poses et que tu me poses sont de brûlante actualité. Je ne prétends pas  du tout avoir des réponses définitives à toutes ces interrogations. Pour être très honnête et très franche avec toi, je te dirai, Incroyance, que je suis personnellement ébranlée par de telles questions. Pourquoi l’espèce humaine est-elle capable du meilleur comme du pire? Pourquoi un être humain peut-il devenir un sauveteur ou un destructeur pour un autre être humain? Est-ce parce que la nature humaine est entachée par le péché originel qui a fit chuter  Adam et Ève, nos premiers parents? Incroyance, je voudrais tout simplement et très sincèrement te partager la vérité suivante au sujet de la foi. Elle se trouve dans l’Épître aux Hébreux, au chapitre 11 verste 1 :`` La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.``

Fr. Ravi Jay Gunnoo, postulant

Eaux&Vives

Bulletin annuel des Petits frères de la Croix Décembre 2012




lundi 25 mars 2013


Une question…  Une réponse (tiré du Compendium du catéchisme de l’Église catholique.)



1- Quelle est l’origine de Notre Père?
Jésus nous a enseigné cette prière chrétienne irremplaçable, le Notre Père, un jour où un disciple, le voyant prier, lui demanda : ``Apprends-nous à prier`` (Luc 11, 1). La tradition liturgique a toujours utilisé le texte de Matthieu. (Matthieu 6, 9-13)

2- Pourquoi disons-nous ``Notre`` Père?
``Notre`` exprime une relation complètement nouvelle avec Dieu. Quand nous prions le Père, nous l’adorons et nous le glorifions avec le Fils et l’Esprit. Dans le Christ, nous sommes ``son`` peuple, et lui, il est ``notre`` Dieu, dès maintenant et pour l’éternité. En effet, nous disons ``notre `` Père parce que l’Église du Christ est la communion d’une multitude de frères, qui ne font qu’``un seul cœur et une seule âme`` (Actes 4, 32)

3- Que signifie ``qui es aux cieux``?
Cette expression biblique ne désigne pas un lieu, mais une manière d’être : Dieu est au-delà et au-dessus de tout. Elle désigne la majesté, la sainteté de Dieu, et aussi sa présence dans le cœur des justes. Le Ciel, ou la Maison du Père, constitue la varie patrie vers laquelle nous tendons dans l’espérance, alors que nous sommes encore sur la terre. Nous vivons déjà an elle, ``cachés en Dieu avec le Christ`` (Col 3, 3).

4- Comment se compose la prière du Notre Père?
Elle contient sept demandes à Dieu le Père. Les trois premières, plus théologales, nous tournent vers lui, pour sa gloire : c’est le propre de l’amour de penser avant tout à celui qui nous aime. Elles indiquent ce que nous avons tout particulièrement à demander : la sanctification du Saint Nom, la venue du Royaume, l’accomplissement de Sa Volonté. Les quatre dernières demandes présentent au Père de miséricorde nos misères et nos attentes. Elles lui demandent notre nourriture, le pardon, le secours dans les tentations et la délivrance du Malin.

5- Que signifie:``Que ton non soit sanctifié``?
Sanctifier le Nom de Dieu, c’est avant tout une louange qui reconnaît Dieu comme Saint. Dieu a en effet révélé son Nom à Moïse et il a voulu que son peuple lui soit consacré comme une nation sainte chez qui il habite.

6- Comment le Nom de Dieu est-il sanctifié en nous et dans le monde?
Sanctifier le Nom De Dieu qui nous appelle ``à la sanctification`` (1 Th 4,7), c’est désirer que la consécration baptismale vivifie toute notre vie. C’est aussi demander que, par notre vie et notre prière, le Nom de Dieu soit connu et béni par tout homme.

7- Que demande l’Église lorsqu’elle prie en disant ``Que ton règne vienne?``
L’Église implore la venue finale du Royaume de Dieu par le retour du Christ dans sa gloire. Mais l’Église prie aussi pour que le Règne de Dieu grandisse dès aujourd’hui par la sanctification des hommes dans l’Esprit et grâce à leurs efforts au service de la justice et de la paix, selon les Béatitudes. Cette demande est le cri de l’Esprit et de l’Épouse : ``Viens Seigneur Jésus`` (Ap 22,20)

8- Pourquoi : ``Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel?``
La volonté de notre Père est que ``tous les hommes soient sauvés`` (1 Tm 2,3). C’est pourquoi Jésus est venu pour accomplir parfaitement la volonté salvifique du Père. Nous prions Dieu le Père d’unir notre volonté à celle de son Fils, à l’exemple de la Vierge Très Sainte et des Saints. Nous demandons que son dessein d’amour bienveillant se réalise pleinement sur la terre comme c’est déjà le cas au ciel. C’est par la prière que nous pouvons ``discerner la volonté de Dieu`` (Rm 12, 2) et obtenir la ``constance pour l’Accomplir`` (He 10, 36)

9- Quel est le sens de la demande : ``Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour?``
En demandant à Dieu, avec l’abandon confiant des fils, la nourriture de tous les jours nécessaires à tous pour leur subsistance, nous reconnaissons combien Dieu notre Père est bon au-delà de toute bonté. Nous demandons aussi la grâce de savoir agir pour que la justice et la partage permettent à ceux qui possèdent  en abondance de venir en aide aux besoins des autres.

10- Pourquoi disons-nous :`` Pardonnes-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés``?

En demandant à Dieu notre Père de nous pardonner, nous nous reconnaissons pécheurs devant lui. Mais nous confessons en même temps sa miséricorde parce que, en son Fils et par les sacrements, ``nous recevons la rédemption et la rémission de nos péchés`` (Col 1,14). Notre demande ne sera cependant exaucée qu’à condition que de notre côté, nous ayons d’abord pardonné.

11- Comment le pardon est-il possible?

La miséricorde ne pénètre notre cœur que si nous savons, nous aussi, pardonner, même à nos ennemis. Désormais, même si, pour l’homme, il semble impossible de satisfaire à cette exigence, le cœur qui s’offre à l’Esprit saint peut, comme le Christ, aimer jusqu’à l’extrême de l’amour, transformer la blessure en compassion, et l’offense  en intercession. L e pardon participe de la miséricorde de Dieu et est un des  sommets de la prière chrétienne.

12- Que veut dire : ``Ne nous soumets pas à la tentation``?

Nous demandons  à Dieu notre Père de ne pas nous laisser seuls au pouvoir de la tentation. Nous demandons à l’Esprit de savoir discerner d’une part entre l’épreuve qui nous fait grandir dans le bien et la tentation qui nous mène au péché et à la mort, et, d’autre part, entre être tenté et consentir à la tentation. Cette demande nous unit à Jésus qui a vaincu la tentation par sa prière. Elle sollicite la grâce de la vigilance et de la persévérance finale.

13- Que signifie L’Amen de la fin?

``Puis, la prière achevée, tu dis Amen, contresignant par cet Amen, qui signifie`Que cela se fasse,`` ce que contient la prière que Dieu nous a enseignée.`` (saint Cyrille de Jérusalem)

Missionnaire ensemble. Printemps 2013

dimanche 24 mars 2013


Voici le chemin vers Pâques !

La Semaine Sainte commence avec la  bénédiction des rameaux et une procession pour  acclamer le Christ, notre Sauveur. Les rameaux  sont des signes de victoire, de renouveau et de  vie. Ils ne sont pas bénis pour nous protéger de la foudre ou d’un tout autre malheur. Ils sont  destinés à nous rappeler la victoire de Pâques.  C’est pourquoi, à la maison, nous les accrochons  souvent après un crucifix.

Un Dieu crucifié

Le récit de la Passion que nous venons d’entendre nous apprend que Jésus a pris  librement et avec lucidité le chemin qui le conduit à Jérusalem. C’est là qu’il  donnera sa vie pour le salut de toute l’humanité. Le chemin de Jésus vers  Pâques est un chemin de souffrance, d’abandon de ses disciples, de rejet de la  foule qui vient tout juste pourtant de l’acclamer. Qui aurait cru cela possible, un  Dieu qui meurt sur une croix ? ``Devenu semblable aux hommes et reconnu  comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant  obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix.`` nous dit saint Paul.

Une mort pour la vie

Saint Augustin propose une interprétation merveilleuse de la mort de Jésus : ``Il  nous donnera sa vie puisqu’il nous a déjà donné sa mort.`` La mort de Jésus est  une mort pour la vie. La mort de Jésus est le sommet de sa mission. Avant de  mourir, Jésus répond encore à la méchanceté par l’amour, à la violence par le  pardon. Il pardonne à ses bourreaux, il promet le paradis au malfaiteur crucifié  avec lui. Le chemin vers Pâques est aussi le chemin du pardon et de la confiance  totale en Dieu, son Père.

Vivre la semaine sainte
Il y a souvent plus de monde à l’église, aujourd’hui. On tient à rapporter un  rameau. Les offices du Jeudi Saint et du Vendredi Saint sont moins fréquentés.  Pourquoi ? Nous sommes invités à suivre Jésus cette semaine. Ne le laissons pas  marcher seul. Prenons le même chemin, le chemin de la croix. C’est le seul  chemin qui conduit à Pâques.

Yves Chamberland, ptre