lundi 27 avril 2015

Prière pour ma famille Gérard Desrochers. C.Ss.R

Bonne sainte Anne, je te confie ma famille. Veille sur elle et garde-la de tout danger physique et spirituel.

Ma famille, c’est le noyau, la cellule où se déroule ma vie, le milieu formé de ceux et celles que j’aime le plus sur la terre. Ma famille, c’est cette petite communauté où, chaque jour, se succèdent les joies et les peines de mon existence. C’est mon Église domestique.

Je sais que ma famille a comme modèle la sainte famille que composaient Marie, Joseph et l’Enfant Jésus. Toi-même, sainte Anne, tu formais une famille idéale avec saint Joachin, ton époux, et la jeune Marie, votre enfant. Donne à ma famille d’être unie comme la vôtre et celle de Jésus. Donne-nous de nous aimer comme vous vous aimiez, de nous entraider comme vous le faisiez.

Sainte Anne, épouse, mère et grand-maman, bénis tous les membres de ma famille. Garde-les dans l’unité et fidèles au Seigneur.

Protège toutes les familles. Amen.

Cum permissu.


La Revue Sainte Anne Avril 2015

samedi 25 avril 2015

Évangile selon saint Jean 10, 11-18

Je suis le bon pasteur

Jésus disait aux Juifs : “Je suis le bon pasteur (le vrai berger). Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.

J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur. Le Père m’aime parce que je donne ma vie, pour la reprendre ensuite. Personne n’a pu me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père.”

Piste de réflexion

1/ Qu’est ce qui caractérise une brebis, un bon pasteur ? Peux-tu déterminer, à partir du texte: qui est le bon pasteur ? Qui est le berger mercenaire ? Qui sont les brebis ? Qui sont les autres brebis ?
2/ `` Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent ``. Cette connaissance mutuelle implique une relation de confiance. Quel est le berger que je connais ? En qui j’ai mis ma confiance ?
3/ Nous sommes tous pasteurs et brebis ! Dans tes lieux de vie et d’engagements, comment es tu à ton tour un bon pasteur ?

Leçons de cette parabole

La grande leçon de cette parabole, c’est l’obéissance : de même que, pour aller au pâturage, les brebis suivent leur berger, de même nous, pour aller au ciel, but de notre vie, devons toujours suivre Jésus : L’écouter, L’imiter, Lui obéir. Ce n’est rien d’autre que de faire la volonté de Dieu en pratiquant ses Commandements.

Une autre leçon, c’est la confiance : si les brebis suivent leur berger, c’est parce qu’elles savent bien qu’il les aime et ne leur fera rien de mal.  Nous savons bien, nous aussi, que Jésus nous aime, qu’il a donné sa vie pour nous, sur la Croix. C’est pourquoi il ne faut pas avoir peur quand Il nous dit :

Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix  et qu’il me suive… Car celui qui veut sauver sa vie la perdra,  mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l’Évangile la sauvera. (Mc 8, 34-35)

Dernière leçon : la générosité, pour suivre Jésus même sur le chemin de la croix, dans les difficultés, ou ce qui est contraire à ce qu’on voudrait. L’accepter avec patience, dans l’abandon à sa Volonté. C’est cela le chemin du Ciel, c’est cela, suivre Jésus.

Petit quiz

1) Selon la parabole (Jean 10, 11-18), le bon berger, c'est ?
a) Jésus
b) L'ami de Jésus
c) Celui qui le veux

2) Qu'est-ce que Jésus n'a jamais dit ?
a) "Je suis la lumière du monde"
b) "Je suis le chef des brebis"
c) "Je suis la porte des brebis"

3) En cas de danger, que fait le bon berger ?
a) Il se sauve
b) Il donne sa vie pour ses brebis
c) Il s'enfuit avec ses brebis préférées

4) Dans quelle parabole se situe : Le bon berger
a) Jean 10, 11,18
b) Luc 24, 35,48
c) Jean 20, 19,31

Solution Quiz : 1- a) Jésus; 2- b) "Je suis le chef des brebis"; 3- b) Il donne sa vie pour ses brebis; 4- a) Jean 10, 11,18

dimanche 19 avril 2015

Ne tuons pas la beauté du monde

Chaque fleur chaque arbre que l’on tue. Revient nous tuer à son tour. Notre jardin  c’est la Terre. Ce jardin, nous en prenons de plus en plus conscience, est menacé. Pourtant, nous sommes aussi de ce jardin. Avec les avancées de l’astronomie et de l’étude des origines de l’univers autant que celles des sciences de l’environnement, nous découvrons que tout est intimement lié. Il n’y a pas la nature, et puis nous, à part, dans notre bulle. Nous sommes aussi de la nature, en faisons partie au même titre que tous les êtres vivants. Le sort de chacun est intimement lié à celui des autres, et c’est cette prise de conscience qui émerge de nouveau actuellement. Une prise de conscience salutaire... Aussi, je crois que l’Église se doit de considérer de plus en plus la question écologique. Trop souvent, en Église, les considérations spirituelles ont été le prétexte pour éluder notre relation à la Création, pour fuir la réalité et notre condition terrestre. J’ai déjà entendu un chrétien dire : `` Pourquoi s’occuper de l’écologie, puisque ce qui est important, c’est notre salut spirituel. `` À mon avis, il s’agit là d’une profonde ignorance de la mission chrétienne qui ne consiste pas à s’éloigner des préoccupations terrestres, mais bien d’en tenir compte et de s’en sentir responsables puisque Dieu a bien voulu nous créer avec de la matière et nous faire cadeau de la Création! Teilhard de Chardin n’écrivait-il pas : `` Je vous salue, matière `` pour rendre compte de la dimension sacrée de la Création? Nous sommes créés à l’image de Dieu, et toute sa création est bonne, sainte et bénie. Comme chrétiens et chrétiennes, nous devons plus que jamais nous préoccuper du sort de la planète, don de Dieu à l’humanité, et dont il nous a fait les intendants ou les protecteurs. Nous faillons à notre mission si nous séparons l’esprit de la matière, l’âme du corps, la spiritualité de la nature. La Bible et le judaïsme ne font pas ces distinctions qui sont nourries par notre héritage philosophique grec.

 Nos traditions chrétiennes ont perdu avec le temps, qui plus est avec l’arrivée de Descartes et le développement du rationalisme occidental qui a éjecté l’homme de la nature, cette relation tout à fait saine à la Création. D’ailleurs, les orthodoxes, tout comme saint Thomas d’Aquin, ne disent-ils pas que la Nature est le premier livre de la révélation de Dieu, même avant la Bible! En ce sens, nous devrions redécouvrir les enseignements des saints comme saint François (auteur du Cantique des Créatures), saint Kevin d’Irlande (grand amant de la Nature), sainte Hildegarde de Bingen et Maître Eckhart (un dominicain). Rappelons aussi, ici au Québec, le travail du frère Marie Victorin, fondateur du Jardin botanique de Montréal. De même, avec ce souci écologique et de protection de l’environnement, nous pourrions revisiter avec fruit des textes bibliques comme la Création (`` Dieu vit que cela était bon `` : il a créé l’homme et l’animal le même jour), l’arche de Noé, le cantique de Daniel, Joseph en Égypte qui annonce des années de vaches maigres, plusieurs psaumes de louange à la Création et plusieurs paraboles de Jésus qui s’inspirent de la Nature, le texte `` Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle `` (Ap 21, 1 : on n’y parle pas que du ciel, mais bien aussi de la Terre), le texte de l’Ascension dans Marc (16, 15), qui dit : `` Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création `` (et non seulement à toutes les nations!), etc. Ne tuons pas la beauté du monde
La dernière chance de la terre C’est maintenant qu’elle se joue.

Je crois qu’il est très important, comme chrétiens et chrétiennes, d’envisager ces questions essentielles, voire cruciales, et de se laisser ``convertir de nouveau `` par ce rapport oublié avec la Nature qui est au cœur de notre foi aussi. L’Église catholique a quelque chose à apprendre en questionnant cet éloignement qui s’est créé au fil des siècles, nourri par la dominance de la pensée occidentale rationnelle et technologique actuelle. Pour ma part, je donne de moins en moins mon aval aux Églises qui ne sont pas capables de considérer cet enjeu primordial de la protection de la planète. Il en va du sort de l’humanité! C’est trop important pour moi, et aussi pour ma génération de croyants et croyantes! Nous ne pouvons fuir notre Terre, et laisser les futures générations en plan : nous n’avons qu’une planète et c’est le cadeau que Dieu nous a fait pour vivre heureux et en santé et qu’il compte faire aussi aux autres générations à venir par nos bons soins.
Prendre soin de la Terre, c’est prendre soin de nous et considérer le trésor de vie que nous sommes, ce cadeau inestimable que Dieu nous a fait, qu’il continue de faire et qu’il fera encore. Nier ce rapport à la Nature, c’est nier ce don gratuit et merveilleux de Dieu. Le détruire, c’est faire affront à sa bonté et à sa générosité... C’est faire affront à ce que nous sommes – êtres vivants de la nature et de nature divine – et à l’avenir de l’humanité.

En conclusion, je cite cet extrait d’un article du journal Web Sentiersdefoi.info (vol. 5 no 11) qui traite du projet Église verte auquel des communautés chrétiennes adhèrent de plus en plus : `` Selon les auteurs du livre Pour une écologie chrétienne, (Jean et Hélène Bastaire, Cerf, 2004), il importe que les Églises s’inscrivent dans le courant écologique afin d’y apporter un éclairage différent. "Dans l’écologie chrétienne, souligne M.
Lévesque (le responsable du projet), l’accent est mis sur la transmission de ces valeurs aux générations à venir. Cette vision mène à l’espérance. Devant les enjeux énormes, il est facile de désespérer. Notre projet veut apporter une Bonne Nouvelle, non pas être alarmiste : l’environnement n’est pas que problèmes! Il ne s’agit pas de nier les enjeux, mais de changer notre relation à la nature, d’en redécouvrir l’importance et ainsi de développer tout le respect qu’on lui doit." `` Car Dieu s’y laisse aussi découvrir, comme lors du lever du soleil... Ne tuons pas la beauté du monde Faisons de la terre un grand jardin. Pour ceux qui viendront après nous

Ghislain Bédard

samedi 18 avril 2015

Évangile selon saint Luc 24, 35-48

  C'est  Vous qui en êtes les témoins

Les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d’eux et il leur dit : “La paix soit avec vous.” Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : “Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os, et vous constatez que j’en ai.” Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : “Avez-vous ici quelque chose à manger ?” Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il déclara : “Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il fallait que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moise, les Prophètes et les psaumes.” Alors il leur ouvrit l’esprit à l’intelligence des Écritures. Il conclut : “C’est bien ce qui était annoncé par l’Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d’entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C’est vous qui en êtes les témoins.”

  C'est  Vous qui en êtes les témoins

La vie est un chemin que nous parcourons quelquefois avec difficulté. Le Seigneur fait pourtant route à nos côtés, même si nos yeux peuvent être empêchés de la reconnaître. Alors que nous sommes rassemblés en  son Nom, il  vient éclairer nos vies par sa Parole
 (et nous nourrir par le partage de son pain).  Que le témoignage que nous entendrons des apôtres Pierre et Luc affermisse notre foi au Seigneur  ressuscité?

Les disciples d’Emmaüs ont fait une expérience tellement forte qu’ils retournent aussitôt, malgré le soir tombant, rejoindre leur Communauté  à Jérusalem : il faut qu’ils racontent, qu’ils `` vérifient ``  aussi qu’ils ne sont pas victimes d’illusion. Et pendant qu’ils racontent, Jésus lui-même fut présent au milieu d’eux.

        Il leur souhaite  la  paix et sa question peut surprendre : pourquoi êtes-vous bouleversés ? Le contraire eut été étonnant ! C’est littéralement impensable qu’un mort ressuscite ! Et pourtant...c’est ce qui s’est passé avec Jésus. Il le leur avait bien annoncé, mais ils n’ont pas compris. Alors Jésus fait appel à leur expérience humaine : il leur montre ses mains et ses pieds qui portent les traces du supplice...et même, il mange avec eux, comme il l’avait fait tant et tant de fois. Comme pour leur dire : je ne suis pas un fantôme ! C’est bien moi, Jésus de Nazareth, qui ai marché avec vous sur les routes de Palestine, qui ai mangé avec vous...

           Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire. Que c’est joliment dit ! Ils ont des sentiments partagés : `` c’est trop beau pour être vrai ! `` Et comme sur la route d’Emmaüs, il leur ouvrit l’esprit à la compréhension des Écritures. Ce  que les prophètes avaient dit depuis bien longtemps s’est accompli pleinement en Jésus, l’Envoyé de Dieu, le Messie : oui, Dieu est fidèle dans sa volonté de salut. Ce salut pour tous les hommes, il l’a réalisé dans la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Il fait alors de ses disciples des apôtres, c’est à dire des `` envoyés ``. C’est à vous de jouer désormais !

             Et nous ? Sommes-nous bouleversés par l’annonce de la résurrection ? La rencontre du Christ ressuscité a radicalement  changé la vie des disciples. Ils sont partis sur les routes, ils ont fondé des communautés qui étaient imprégnées de cette vie nouvelle. Qu’est-ce que la foi au Christ  mort et ressuscité change dans nos vies en ce  XXIème siècle ? Ne sommes-nous pas trop des `` habitués `` ? Le message du Christ nous bouscule-t-il encore ?

            Et en quoi ?  Les apôtres  ont posé question à celles et ceux à qui ils s’adressaient : certains devenaient disciples, d’autres refusaient et même leur ont créé des ennuis sérieux ! Quelles questions posons-nous aujourd’hui à ceux avec qui nous vivons ? Le message du Christ pour instaurer un monde nouveau basé sur le don et la fraternité est toujours pertinent. Les chrétiens, ici et ailleurs, portent témoignage de ce monde. Ils posent des gestes qui font avancer les choses dans le  sens du Royaume de Dieu. Témoigner par le partage des biens, par la prière commune, par l’écoute de la Parole, par une vie fraternelle, par une vraie solidarité envers les exclus de notre société...c’est être témoins du Ressuscité !

            `` A vous d’en être les témoins ``, c’est la mission qui nous est confiée : à vous, à toi, à moi !

   Clément Jung, votre prêtre.

Source : L'Évangile du dimanche

Voici quelques pistes pour l'évangile

- À qui est-ce que je raconte les temps forts que je vis? Qu'est-ce que j'en raconte?
- Quelle bonne nouvelle est-ce que je n'ose pas encore croire?
- Quel temps est-ce que je prends pour lire "la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes"?
- Qui m'aide à m'ouvrir à l'intelligence des Écritures?
- Comment suis-je un témoin vivant de Jésus Ressuscité à travers mes paroles et mes actes?

 Pour un partage

- Les disciples d’Emmaüs parlent à la fois de la Résurrection de Jésus et de leur propre transformation ; en quoi le Christ ressuscité nous rend-il vivants ?
-Quels signes de résurrection pouvons-nous déjà `` voir ``, `` toucher ``, `` entendre `` ?

Vivre L’Évangile

Les apôtres sont d’abord saisis de frayeur quand ils voient Jésus. Il est bien vivant. Puis Jésus leur rappelle les Écritures. Jésus ne laisse pas les apôtres livrés à eux-mêmes. Il les envoie en mission pour annoncer la bonne nouvelle. Et toi, connais-tu des missionnaires, des hommes ou des femmes qui sont partis dans d’autres pays pour parler de Jésus?

QUE CHERCHEZ-VOUS, GENS D’EMMAÜS (Lc 24, 35-48)

Que cherchez-vous, gens d’Emmaüs
Pour revenir avec tant d’empressement à Jérusalem?

Que cherchez-vous à nous révéler, gens d’Emmaüs?
N’apportez-vous pas des nouvelles de notre Maître?

Nous venons vous partager notre grande joie
Afin que, réunis ensemble, nous fassions communauté!

Nous avons quitté l’auberge où le pain a été rompu;
Le Maître était avec nous et nous savons qu’il viendra vers vous

Ne soyons pas bouleversés! Il nous donne sa paix!
Il vient partager notre repas comme lorsqu’il était avec nous!

Gens d’Emmaüs et d’ailleurs, célébrez et rendez grâce!
Nos yeux se sont ouverts, les Écritures se révèlent à notre esprit!

Ne cherchez plus, pèlerins d’Emmaüs!
Quittez votre auberge le temps d’un envoi, d’une mission!
Reprenez la route vers ceux qui cherchent encore!

Devenez porteurs d’espérance, vous, disciples d’Emmaüs!
Du ressuscité, de ses œuvres et de ses enseignements,
Devant tous, soyez-en témoins en son nom!

Marc Benoît:

Jeux autour de l'Évangile:

TEXTES A TROUS:

Après avoir lu plusieurs fois l'évangile, tu le caches et tu complètes le texte avec les mots:

Moïse, joie, c'est bien moi, mains, témoins, poisson, Messie, au milieu, manger, troisième, Écritures, Apôtres, paix.

 Les deux disciples qui avaient reconnu Jésus à Emmaüs, racontèrent aux onze ................................................ ce qui s'était passé sur la route. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là ............................................... d'eux, et il leur dit : `` La .............................. soit avec vous ! `` Les disciples furent stupéfiés! Jésus leur dit : `` Voyez mes mains et mes pieds : ..............................................!Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. ``Après cette parole, il leur montra ses .............................................. et ses pieds. Dans leur ........................................., ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : `` Avez-vous ici quelque chose à ..............................................? ``Ils lui offrirent un morceau de ...................................... grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il déclara : "Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de ..............................................., les Prophètes et les Psaumes. ``Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des .............................................. Il conclut : "C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du .................................., sa résurrection d'entre les morts le .......................................... jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les ............................................."

Solutions TEXTES A TROUS: Apôtres, au milieu, paix, c'est bien moi, mains, joie, manger, poisson, Moïse, Écritures, Messie, troisième, témoins, 

Source: WEB

jeudi 16 avril 2015

Quiz Biblique : Réal Gingras C. Ss. R.

Choix de réponses:

1- Après la mort d’Abel tué par Caïn, Adam et Ève :
A. devinrent inconsolables
B. eurent un autre fils ``Seth``
C. se mirent à travailler la terre à la sueur de leur front.

2- Noé, après le Déluge, était un cultivateur. Il planta la vigne et se fit du vin.
A. il organisa les premiers banquets avec ses amis et ses parents.
B. il but du vin, s’enivra et se dénuda à l’intérieur de sa tente.
C. il est l’inventeur des premières ``outres`` de vin.

3- Contraint par la famine, Abraham descendit en Égypte avec sa femme. Or, celle-ci était très belle et Abraham avait peur qu’on le tue  pour voler sa femme. Pour se protéger, il décida :
A. de cacher sa femme sous des ballots de vêtements.
B. de fabriquer un voile qui couvrirait entièrement sa femme.
C. de se faire passer pour le frère de sa femme.

4- Abraham confia à son fidèle serviteur le soin d’aller chercher son épouse pour son fils Isaac. Pour choisir la femme en question, le serviteur demanda à Yahvé que s’accomplisse un signe :
A. la première jeune fille qui viendrait se laver à la source.
B. la jeune fille à qui il demandera à boire lui répondra :``bois  et j’abreuverai aussi tes chameaux``.
C. la jeune fille qui se mettrait à danser autour de la source.

5-``Judith`` est l’un des livres de l’Ancien Testament. C’est l’histoire d’une femme qui s’est rendue célèbre par :
A. son veuvage exemplaire dans la prière et les jeûnes.
B. sa beauté exceptionnelle et son sens extraordinaires d’organisation pour diriger son peuple.
C. sa beauté et sa détermination qui lui permirent de décapiter Holopherne avec son cimeterre.

Réponses Quiz Biblique.

1=B. eurent un autre fils ``Seth`` (Gn 4,25); 2= B. il but du vin, s’enivra et se dénuda à l’intérieur de sa tente. (Gn 9,21); 3= C. de se faire passer pour le frère de sa femme; 4= B. la jeune fille à qui il demandera à boire lui répondra :``bois  et j’abreuverai aussi tes chameaux``. (Gn 24, 14ss); 5= C. sa beauté et sa détermination qui lui permirent de décapiter Holopherne avec son cimeterre. ( Jdt 13)

La Revue Sainte Anne Avril 2015


















lundi 13 avril 2015

De Victor Hugo, Toute la lyre




Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire!
Voici le printemps! Mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis!
Les peupliers, au bord des fleuves endormis
Se courbent mollement comme de grandes palmes;

L’oiseau palpite au fond des bois tièdes et calmes;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux d’être ensemble et se disent des vers.
Le jour naît couronné d’une aube fraîche et tendre;
Le soir est plein d’amour; la nuit. On croit entendre,
À travers l’ombre immense et sous le ciel béni,
Quelque chose d’heureux chanter dans l’infini.

Messager de Saint-Antoine Avril 2015 

samedi 11 avril 2015

Évangile de Jésus christ selon saint Jean 20, 19-31

L'Incrédulité de saint Thomas

C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : " La paix soit avec vous ! " Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit à nouveau : " La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. " Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et leur dit : " Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. "
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie jumeau) n'était pas avec eux, quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : " Nous avons vu le Seigneur ! " Mais il leur déclara : " Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets la main dans son côté, non, je n'y croirai pas. "

Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vint, alors que les portes étaient verrouillées, et il était au milieu d'eux. Il dit : " La paix soit avec vous ! " Puis il dit à Thomas : "Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. " Thomas lui dit alors : " Mon Seigneur et mon Dieu ! " Jésus lui dit : " Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! "
Il y a encore beaucoup de signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.

Piste de réflexion

À votre avis, pourquoi Thomas ne met-il pas sa main dans la plaie de Jésus?
Que dit-il? Que signifie l’expression ``Mon Seigneur et mon Dieu?
Comment auriez-vous réagi si comme , Thomas, vous n’aviez pas été là?
Qu’est-ce qui vous aide à croire? Sur quoi s’appuie votre foi?
À l’inverse, qu’est-ce qui vous fait douter de la Résurrection?

Petit commentaire du texte

Le chemin de ``après-Pâques``

Le récit évangélique de Saint Jean est comme une maison lumineuse construite avec des pierres brillantes de la Parole Vivante. Une maison de la Parole qui nous invite au silence dans l’écoute profonde des mystères de notre foi et plus particulièrement du mystère de Pâques. Pour nous aider à y arriver, Jean nous raconte une véritable litanie des événements ``d’après- Pâques``, les événements qui se déroulent après la résurrection de Jésus. On regarde l’un de ces moments importants de son récit.

Touchez et croyez!

L’histoire de Thomas ``l’incrédule`` est un événement incontournable d’après-Pâques. Par le récit sur l’incrédulité de l’apôtre, l’évangéliste nous invite à toucher le ressuscité pour croire à la vérité de sa résurrection.
``Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison…Avance ton doigt ici, et vois mers mains; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant.`` (Jn 20, 26-27)

Jésus invite d’abord Thomas non seulement à le regarder, mais à le toucher et ainsi à devenir croyant pour toujours :``Mon Seigneur et mon Dieu!`` Toucher pour croire! Toucher le Ressuscité pour vibrer à la grâce de la résurrection.

Toucher! Voilà! Un chemin inévitablement corporel, donc profondément humain, pour vivre cette nouvelle réalité de la résurrection. À la lumière de Pâques, le corps humain retrouve toute sa splendeur originelle pour redevenir le lieu sacré de la rencontre de son Dieu. Maintenant, il peut oser toucher le corps glorieux de son Dieu, un privilège qu’il avait perdu au jardin d’Éden. Touchez et croyez! Le mystère de Pâques est la réalité spirituelle qu’on doit toucher personnellement avec son être. Souvent, ce n’est pas l’absence de notre foi, mais son insuffisance qui nous empêche de vivre une telle expérience. Comme les apôtres, nous demandons au Seigneur :``Augmente en nous la foi!`` (Lc 17,5)

Frère Benny Punnassery Vincent  capucin