samedi 6 juin 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,16-18


Fête de la Sainte Trinité A

Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde, non pas pour  juger le monde, mais pour que, par lui,  le monde soit sauvé.  Celui qui croit en lui échappe  au Jugement;  celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Petit commentaire

            Amour du monde et don de la foi

Le Dieu qui est au cœur de notre foi n’est pas un Dieu solitaire. Il est Père, Fils et Esprit. Jésus nous a révélé les secrets de Dieu en utilisant un langage emprunté au monde de la famille : il nous a parlé de son Père, lui le Fils, pour exprimer tout l’amour qui les unit, cet amour qui est don et vie. Le seul fait que nous existons est déjà la preuve que Dieu nous aime. Le Christ Jésus, est, par sa vie, sa mort et mieux encore par son ÊTRE même, la preuve que Dieu nous aime et la mesure de cet Amour. L’amour de Dieu le Père pour nous n’a pas moins de poids que pour son Fils. Il nous a aimés et il a livré son Fils pour nous.

Dans l'Évangile d'aujourd'hui, le grand amour de Dieu pour le monde est montré. Dieu aime le monde et tous les gens, les plantes, les animaux et tout le reste en son sein. Et Dieu veut que nous aimions aussi le monde. Nous sommes appelés à montrer notre amour pour le monde et pour toutes les personnes qui y vivent, pour tous les oiseaux, les fleurs, les arbres et les animaux, pour tout ce que Dieu a créé. Nous avons tous la responsabilité de prendre soin du monde, de l'aimer et de tout ce qu'il contient.

 L'amour de Dieu se manifeste dans le don de Jésus au monde. Dieu a envoyé Jésus dans le monde pour sauver les gens. Jésus n'est pas venu pour juger mais pour sauver. Jésus est né et il a donné sa vie sur la croix pour que nous soyons sauvés. Le don de Jésus nous aide à comprendre l'amour généreux de Dieu. La réponse au don de Dieu est la foi. La foi est notre acceptation du don de Jésus-Christ. La croyance en la Trinité est au cœur de notre foi parce qu'elle est le mystère du moi même de Dieu.

L'amour de Dieu pour nous nous appelle à répondre avec foi en professant notre croyance en Jésus, le fils de Dieu, et le salut qu'il a gagné pour nous. Cette profession de foi est un signe de l'œuvre du Saint-Esprit dans nos vies.

Questions

Comment l'amour de Dieu pour nous est-il montré?
Pourquoi Jésus est-il un cadeau au monde?
Comment montrons-nous notre croyance en Jésus?
Comment montrons-nous nos remerciements à Dieu d'avoir envoyé Jésus pour nous sauver?

mardi 2 juin 2020

LA PAIX EN SOI, LA PAIX POUR TOUS… L’importance de la bienveillance et du pardon !


Combien sommes-nous à vouloir la Paix, à la réclamer haut et fort ! À lutter, en mots et en armes contre la guerre ! Combien sommes-nous à protester contre l’injustice, à défiler contre l’intolérance, à combattre la violence ? Combien sommes-nous à dénoncer l’horreur, l’ignominie, la barbarie ? Et pourtant, combien sommes-nous en même temps à alimenter ce que nous combattons de toutes nos forces et à nourrir les égrégores de haine, de colères et de violences sans le savoir ! Combien sommes-nous à voir l’autre avec ses différences, comme un ennemi potentiel ? Lutter contre quelque chose, c’est un peu comme refuser de le reconnaître et de l’accepter et c’est finalement l’entretenir. Combien sommes-nous à ignorer d’où vient la paix ? D’où vient la Paix ? De nous-même en tout premier ! Peut-on décemment réclamer la fin des violences, lorsque nous sommes en proie à des luttes intestines ? Peut-on sérieusement condamner les combats, lorsque nous arrivons nous mêmes les armes aux poings, pour faire notre loi ? Peut-on protester contre l’irrespect que l’on nous porte, lorsque nous faisons la même chose ? Peut-on véritablement prétendre en savoir plus sur la Paix que l’autre, dès lors que nous vivons en nous de véritables guerres internes, des combats sans merci que nous refusons parfois de voir ? La Paix pour tous, provient forcément de la Paix en Soi. Parce que nous devons vivre les choses avec notre cœur, en nous, pour pouvoir l’installer autour de nous. C’est bien la graine semée dans notre Être qui fera de beaux fruits, qui à leur tour feront d’autres graines, que le vent emportera et plantera en terre fertile. Donc, si l’on souhaite la Paix, dans notre famille, au travail, dans nos relations, dans notre monde, apprenons à faire la Paix en nous-même et avec nous-même. Et là, par transfert, par mimétisme, cette Paix tant attendue se diffusera partout comme par enchantement. Alors, pour faire la paix, deux choses au moins sont fondamentalement nécessaires : La Bienveillance et le Pardon !
La bienveillance, cette inclination naturelle qui nous amène à être compréhensif et indulgent avec les autres et à viser leur bien et leur bonheur. Cet état d’esprit que l’on doit enseigner et pratiquer dès le plus jeune âge, afin de montrer qu’il existe bien d’autres manières de fonctionner qu’en étant dans la lutte, la compétition, le dénigrement, la condamnation, ou même la simple ignorance. La bienveillance, ce si joli mot qui invite à l’accueil de l’autre, en s’allégeant du poids du jugement, en le regardant simplement, comme une autre expression de soi-même. La bienveillance a besoin d’être accueillie partout, dans les familles, dans les écoles, dans les supermarchés, sur la route, chez le coiffeur, ou le boulanger du coin… Aucun endroit ne doit être oublié par la bienveillance, parce que c’est elle qui permet de grandir et de vivre en confiance, en confiance de soi, et en confiance des autres. La bienveillance est cet engrais indispensable, qui permet la croissance des belles plantes (que nous sommes tous), ce terreau fertile qui fait de belles forêts. La bienveillance est cette vigie silencieuse qui s’invite auprès de nous, afin de nous montrer le juste comportement. Elle est ce sourire que nous donnons à cette vieille dame inconnue dans la rue, ce mot gentil que nous accordons à la caissière du supermarché, ce regard doux au balayeur de notre quartier, cette écoute et ce partage. Elle est cette gratuité spontanée qui n’a d’autre besoin qu’une simple attention et qui donne à nos relations une toute autre saveur. Souvenez-vous avant de vous endormir, de cette bienveillance que vous avez reçue, et de celle que vous avez donné. Vous sentirez alors comme quelque chose de fort et de bon qui vous remplit !
À la bienveillance doit s’ajouter le pardon. Parce que même si l’on fait tout pour être dans le juste regard, la juste compréhension, de l’autre et de nous-même, il nous arrive de faillir, l’ombre et la lumière étant indissociables. De faillir et de connaître parfois l’oubli des bonnes manières, d’agir contre notre nature profonde et de blesser, ou de se sentir blesser. Le pardon joue alors le rôle de baume, de calmant, libérateur et sincère, qui nous allège instantanément. Le pardon permet de laisser partir tous les attachements que nous avons mis en place entre nous, dans nos relations conflictuelles. Ces attachements invisibles à l’œil nu et qui sont contraires aux lois de l’Amour, nous enchaînent à des situations, des blessures et entrainent des fonctionnements qui finissent par devenir récurrents, automatiques et qui nous font mal en profondeur. Le manque de pardon finit tôt ou tard par nuire à notre bienveillance, il empoisonne nos relations et finit par nous empoisonner nous-même. Le Pardon vient naturellement de cette prise de conscience que nous sommes tous des victimes de victimes, et que la vérité est propre à chacun. Chacun a son modèle, sa manière d’être, et c’est ainsi que fonctionne la vie et c’est ainsi que la vie est riche ! Cette bienveillance et cette capacité à pardonner qu’il est bon d’avoir pour les autres doit également s’appliquer envers nous-même. Être bienveillant avec soi, se pardonner lorsque c’est nécessaire, est un bon moyen, est le seul moyen de l’exercer sur les autres. Charité bien ordonnée commence par soi-même, car il est important de comprendre que les autres et nous, c’est la même chose… Et il nous est difficile de donner sincèrement aux autres, ce que nous sommes incapables de nous donner à nous-même ! D’ailleurs, lorsque nous avons bien du mal à être dans la bienveillance totale avec certains, lorsqu’il nous est impossible de pardonner, allons donc chercher ce qui résonne en nous, et comment, et où cela résonne-t-il en nous… Qu’est- ce qui fait que cela m’agace au point que je suis dans la colère et la rancœur ? Qu’est-ce que cet autre me montre de moi ? Il faut reconnaître ce qui nous dérange, pour de vrai ! Apprenons donc à être bienveillant et à pardonner. Apprenons cela à nos enfants, en cessant d’entretenir le conflit et ne leur faisant jamais croire qu’il faut être dur pour surmonter une vie dure. Apprenons-leur que la sensibilité, la douceur, la joie, la grâce, la délicatesse ne sont pas réservés qu’à certains, mais devraient être enseignés et partagés par tous. Mettons de la tendresse et de l’amour partout. Le pardon et la bienveillance nous apportent donc la Paix, une paix nécessaire au bien-être de tous. Une paix que nous apprenons à cultiver en nous quotidiennement afin de la répandre autour de nous…
Nathalie Cariot www.ecristavie,


dimanche 31 mai 2020

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20, 19- 23


La paix soit avec vous

C’était après la mort de Jésus. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.

 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. » Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint. À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »

Petit commentaire

Jésus apparaît à ses  disciples

Jean 20: 19-23 décrit la première rencontre de Jésus après la résurrection avec les disciples. Son apparence nous dit deux choses sur son corps ressuscité. D'abord, il apparaît dans une pièce fermée à clé; son "nouveau" corps n'est pas comme le corps physique qu'il avait avant la mort. Deuxièmement, son corps porte les blessures de la crucifixion; son corps est toujours le même.

Alors que nous avons peur de montrer les blessures affectives, spirituelles et physiques, longues à cicatriser, Jésus ressuscité nous montre les siennes, celles de ses mains et de son côté pour dire que c’est lui qui a vécu un passage par la mort. Il nous dit qu’après un drame, nous sommes capables de saisir toutes les occasions favorables pour construire notre vie. Nous pouvons nous laisser relever, et transformer une souffrance en une force de vie, aidés par d’autres. Nos blessures font jaillir un amour plus grand et révèlent qui nous sommes : des êtres créés à l’image du Dieu de Vie.

Au cours de cette rencontre, Jésus a rassuré ses disciples qu'il était bel et bien vivant, puis il les a mis au travail. 



Question

-Quelle est cette paix que Jésus nous donne ?
-Pourquoi souffle-t-Il sur ses disciples ?
-Comment le don de l’Esprit Saint change les vies des disciples ? Et comment change-t-il nos vies ?

mercredi 27 mai 2020

Le manteau de la Vierge


Auteur : Rainier, Lucien | Ouvrage : Autres textes.
Temps de lecture : 4 minutes
Dès que le convoi des Rois fut parti, saint Joseph, qu’un ange avait averti, prenant avec lui l’Enfant et sa mère, et l’âne, équipé de façon sommaire, quitta Bethléem. Le tyran maudit n’avait pas encore porté son édit, qu’eux fuyaient déjà, trompant sa colère, et gagnaient au loin l’exil tutélaire.
Au cours du voyage, il advint ceci que je vais narrer dans un bref récit. Ayant traversé la Judée entière, ils ont pu franchir, enfin, la frontière, et sont, désormais, en sécurité.
De là, pour atteindre un sol habité, c’est un long trajet qu’il leur faudra faire.
Maintenant, Joseph ne s’en trouble guère ; il leur reste assez de pain ; et voici de l’huile, du miel, des dattes aussi…
L’outre a conservé son eau fraîche et claire. Le baudet, gaillard plus qu’âne sur terre, va son petit train, comme à l’ordinaire. Et, s’il n’avait pas, au cœur, le souci des enfants qu’Hérode abat sans merci, saint Joseph, d’avoir si bien réussi, rirait, dans sa barbe et dans sa prière.
C’est toujours, pourtant, le sable et la pierre, le morne désert, sans lac et sans bois ! À part un chétif palmier, quelquefois, rien ne rompt l’ennui de la plaine immense, où le chemin fuit, fuit et recommence… Il faut s’arrêter, le soir, quelque part, pour manger, dormir ! Ici. Sans retard, la Vierge dépose, en une corbeille qu’elle a pour cela choisie, au départ, le bébé Jésus qui, déjà, sommeille. Son voile, plié sur le petit nid, comme un édredon, le couvre à merveille !
De ses deux paniers l’âne est dégarni. Sans parler, leurs cœurs gonflés de mystère, le repas frugal est vite fini. Après quoi, pour couche, ils auront la terre… Bientôt, sur ce groupe humble et solitaire : l’âne et saint Joseph, Marie et l’Enfant, la lune, qui monte au ciel vaste, étend sa lumière pure et céruléenne…
Or, fraîche est la nuit, quoique égyptienne. La chose, là-bas, arrive souvent dans les mois d’hiver ; et, ce soir, le vent souffle de la mer méditerranée ! Dans son lit d’osier, la tête inclinée, le Poupon divin dort bien chaudement. Mais, à ses côtés, sa frêle maman de froid et de vent est toute glacée. Longtemps elle prie… Enfin, harassée, la Vierge s’endort, mais, en grelottant. L’Enfant se réveille, en ce même instant. Il regarde. Il sort un bras de ses langes. Il lève trois doigts. Oh ! Trois cent mille anges l’entourent, soudain !… Lui, silencieux, leur montre sa mère, avec de gros yeux. C’est alors qu’eut lieu, vraiment, un miracle ! Indicible ! unique ! inouï spectacle, que le ciel entier a vu, sûrement ! Remontés d’un vol en plein firmament, vers je ne sais quel bizarre instrument,
– immense appareil, surgi brusquement, rappelant de loin nos métiers à toile – chacun, pour navette ayant une étoile ; leur troupe scindée en deux légions, d’un geste alterné croisant les rayons ; sans un brin de trop, ni méprise aucune, les anges tissaient, oui ! Du clair de lune !… Et, tout leur travail étant achevé dans le temps qu’on prend à dire un avé, les bons tisserands revinrent, ensuite, soumettre à Jésus la pièce produite. Lui, qui justement venait de poser un doigt sur sa bouche, en fit un baiser ! Alors, deux d’entre eux, lentement, couvrirent la Vierge endormie. Et tous repartirent…
Plus que les satins, brocarts et velours portés par les saints dans leurs beaux atours, cette étoffe était merveilleuse ! et telle que, depuis, Marie a voulu, toujours, même en Paradis, la garder sur elle.
Et voilà pourquoi – me croira qui veut – le manteau de la Sainte Vierge est bleu !
(Lucien Rainier, Avec ma vie)



samedi 23 mai 2020

Évangile de Jésus-Christ selon Saint Matthieu 28, 16-20.


L’Ascension

En ce temps-là, les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »``


Questions pour une réflexion personnelle puis un partage en groupe


1. Évangile signifie « bonne nouvelle ». Quelle est pour moi la « bonne nouvelle » que j'ai envie d'annoncer aux autres ?
2. Les disciples « virent Jésus et se prosternèrent » et en même temps « certains eurent des doutes ». Cela me paraît normal ? Quelle est mon expérience ? La foi, est-ce tout voir, tout comprendre ? Le chemin du croyant passe-t-il par des remises en questions ?
3. « Allez donc ! » Comment je comprends cette parole de Jésus ? Est-ce que je me sens « disciple » ? « missionnaire » ? « témoin » ? « envoyé »?
4. Jésus nous dit « Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde ». Je me laisse toucher par cette parole. Je nomme les lieux où le Christ se révèle présent dans ma vie, hier comme aujourd'hui. Quel est celui que je désire partager aux autres ?



La grande mission

La mission des disciples de Jésus consiste à faire advenir la justice du royaume des Cieux...

Obéissant à l’ordre de Jésus que les femmes leur ont transmis, les Onze se rendent en Galilée, là où la mission d’aller faire des disciples « de toutes les nations » prend tout son sens. Ils reviennent ainsi au-devant de la scène d’où ils étaient absents depuis leur fuite au moment de l’arrestation de Jésus. La rencontre a lieu « sur la montagne », lieu symbolique où sont situés des épisodes majeurs : la troisième tentation du diable, montrant, de là, « tous les royaumes du monde avec leur gloire » à Jésus ; l’enseignement sur le Royaume (Sermon sur la montagne, aujourd’hui le mont des Béatitudes) ; la Transfiguration. Le fait qu’ils se prosternent lorsqu’ils le voient montre qu’ils le reconnaissent, l’inouï de l’événement étant souligné par la mention que « certains eurent des doutes » ! Peut-être n’en sont-ils pas encore à partager la joie des femmes, née de leur accueil du message de l’Ange ! Cela n’empêche pas Jésus de s’approcher d’eux et de les envoyer en mission, au nom de la royauté universelle conférée au « Fils de l’homme dans la gloire » évoquée dans la parabole du Jugement dernier (25,31).

La mission des Onze consiste à « faire des disciples », c’est-à-dire à partager avec d’autres leur engagement, à la suite du Christ, à faire advenir la justice du royaume des Cieux en se conformant à l’enseignement qu’ils ont reçu de Jésus. En recevant le baptême « au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (une formule trinitaire unique dans le Nouveau Testament, sans doute issue de la liturgie baptismale en vigueur dans la communauté de Matthieu), les disciples signifieront leur commune appartenance à l’Église du Christ. La formule trinitaire (qui, bien qu’en étant à sa source, n’est pas encore le dogme élaboré par l’Église) renvoie au baptême de Jésus : l’Esprit est descendu sur lui et la voix du ciel a établi une relation de Père à Fils entre Jésus et Dieu. À ceux qui ont encore des doutes, le Seigneur ressuscité promet d’être « avec eux » jusqu’à la fin des temps : « Moi avec vous je Suis tous les jours jusqu’à la fin du monde », c’est-à-dire, comme l’avait annoncé l’ange du Seigneur, « Emmanuel : avec nous, Dieu ». « Ainsi se répondent le début et la fin de l’évangile : la personne de Jésus assume toute l’histoire humaine, mais, depuis “le premier jour de la semaine”, le matin de Pâques, cette histoire incorpore l’engagement et le témoignage des chrétiens. » (Claude Tassin).

Cherche le mot caché dans cette charade : 


Mon 1er est le mot « viens » en flamand ou en allemand
Mon 2ème est le féminin de « un »
Mon 3ème sort du robinet
Mon 4ème est une boisson chaude qu’on obtient en mettant un petit sachet dans l’eau bouillante

Come- une- eau- thé = Communauté 

samedi 16 mai 2020

La légende du Puy des Roches


Les Pierres ou Rochers de la Vierge ou Roches de Narfouilloux (Villemonteix)
Les Roches se situent à Puy des Roches sur les hauteurs de Villemonteix.
Les gens du pays disent que la Sainte Vierge les avait portées dans son tablier.
Au sommet d’une éminence dominant le village de Villemonteix, on remarque deux énormes masses rocheuses que dans la région on appelle « Les Roches ». On prétend que c’est la Sainte Vierge qui les a apportées dans son tablier, et on y montre la trace de ses pas ainsi que la forme gravée du « berceau de l’Enfant Jésus ». L’endroit est mal famé. Ces roches ont longtemps servi de tannière à une louve qui fit beaucoup de victimes dans le pays.
                 (Denise Roux)
Albert Goursaud : Pierres à légendes et pierre curieuses du Limousin (BSELM n°34, Limoges, 1969, page 154)

Version religieuse de l’histoire des Roches de Villemonteix

Voici la version religieuse de l’histoire des Roches de Villemonteix, racontée par Françoise Myrh, qui la tenait d’un vieux curé qui lui avait fait lire cette légende.
Comme toutes les mères douloureuses, quand la Sainte Vierge vit son fils expirer sur la croix, elle resta un long moment complètement insensible, à force de souffrance, et sa raison vacilla, telle la raison de toutes les pauvres mamans amputées de leurs enfants… Dieu eut pitié de ce cœur en détresse : deux anges descendirent du ciel et portèrent la Vierge en la soutenant de chaque côté, la portèrent en volant, par-dessus les collines, par-dessus les vallées, par-dessus les hautes montagnes, afin de bercer sa douleur, afin de la ramener à la réalité et à la vérité qui est dans le calme et dans l’acceptation de tout ce qui nous arrive par la volonté du Tout-Puissant.
Elle parcourut ainsi la Palestine et l’Europe Centrale, puis arriva dans un pays d’Occident, pays sauvage et frais dont l’air vif la fit sortir de sa torpeur et la força à examiner les lieux. L’herbe humide, les genêts verts, les mousses crissantes, les bruyères roses répandaient des parfums pénétrants qui, avec l’appel de la grande forêt, l’incitèrent au repos et à goûter un peu la douceur et la fraîcheur du climat Lemovice. Elle demanda à s’arrêter sur une humble colline de faible altitude, couverte de bruyère rose et d’ajoncs piquants. Elle se recueillit un peu au sein de cette nature morose et mélancolique et en joignant les mains pour sa prière instinctive, elle s’aperçut qu’elle avait emporté deux petits cailloux qu’elle avait arrachés en se roulant de douleur là-bas sur le Golgotha. Elle leur dit en les posant à terre et sans penser que c’étaient des choses inertes et inanimées : « – Croissez, croissez petites pierres et donnez-moi le calme en soulageant ma peine. »
Dès qu’elle eut prononcé cette vague formule, elle vit les deux petites pierres grandir rapidement et former deux énormes blocs de granit gris. Les deux anges qui ne l’avaient pas quitté, la hissèrent au sommet des roches et ce qu’elle vit, l’hypnotisa et la charma de suite.
Dans une sorte d’excavation de l’une des roches, creusée en forme de berceau où plutôt de crèche, un petit enfant rose aux cheveux blonds vagissait et souriait… Elle poussa un cri de bonheur angoissé, auquel une voix douce et connue répondit doucement : « – Ne pleure pas, c’est moi »… et alors elle pleura, pleura tant et tant que ses larmes creusèrent et remplir l’autre excavation qui est en forme de chaudron. Et quand elle eut pleuré, pleuré toutes les larmes de son corps, comme le veut l’expression consacrée à la douleur, quand elle eut bien épanché sa peine comme tous les humains… le petit enfant qui n’était qu’un mythe hélas, le petit enfant rose disparut du berceau… mais la mère consolée, grave et sereine, reprenait le chemin de son pays de la même manière qu’elle était venue en répandant autour d’elle un charme suave et doux qui persiste encore et berce les douleurs. Un chevrier qui ramenait une bande de chevrettes sauvages et un chasseur qui portait un chevreuil sur un épieu pointu, furent témoins des faits que je viens de vous raconter.
Ils aidèrent à bâtir la chapelle qui, transformée et rapetassé bien des fois depuis ce temps, sert encore d’église au lieu- dit « Cheissoux-la-Chapelle », on peut même y constater l’absence de clocher, car ce n’était pas une vraie église. Le chevrier qui n’était pas un artiste, essaya pourtant de fixer les traits de la Vierge et des anges, et ne réussit qu’à deux statuettes grossières, qui ornent quand même la grande croix de granit qui marque l’entrée de la chapelle, là-bas, dans le fond du petit bourg de Cheissoux. Celui-ci ne voulait pas que je vous décèle sa légende, car il préférait vivre heureux et caché dans le calme paisible de son air embaumé.
Une statue de la Vierge trône et orne seule l’humble église du village. Jadis les mariées portaient toutes leur bouquet nuptial sur l’autel de Marie et recevaient en récompense au bout du temps prescrit, le petit bébé rose qui avait consolé la mère douloureuse. Je sais qu’ayant abandonné cette pieuse coutume, elles n’ont plus aussi facilement d’aussi beaux enfants, ni d’aussi nombreux enfants que les mamans de jadis.
Je sais pourtant que du haut de sa petite chapelle, la Vierge Marie leur sourit à toutes, qu’elle aime tous leurs petits- enfants et réserve aux mamans douloureuses l’apaisement et le calme lorsqu’elles ont pleuré à ses pieds.


ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT JEAN 14, 15-21


Promesse de l'envoi du Saint-Esprit
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Petit commentaire

Dans l'Évangile de ce dimanche, Jésus a ordonné à ses disciples d'aimer, afin qu'ils puissent recevoir l'Esprit et avoir la vie éternelle. Bien que nous ne puissions pas voir Jésus directement, son commandement d'aimer nous montre son visage dans les autres. Lorsque nous nous rapprochons des autres, nous nous rapprochons de Dieu. Ainsi, l'amour est le moyen qui nous fait avancer dans la vie chrétienne.

Comment montrer notre amour l'un pour l'autre? Comment montrez-vous votre amour pour les autres? Comment les autres montrent-ils leur amour pour vous?

Il est souvent facile de montrer notre amour pour les personnes proches de nous. Nous pouvons être gentils et généreux avec nos amis, nous pouvons écouter nos parents, nos soignants et nos professeurs. Nous pouvons partager avec notre frère ou sœur.

Et ils montrent leur amour pour nous en nous réconfortant quand nous sommes bouleversés, en prenant soin de nous et en partageant leurs affaires avec nous aussi.

Mais nous sommes tous les enfants de Dieu. Dieu aime chacun de nous parce que nous sommes spéciaux. Et nous devons donc faire de notre mieux pour montrer notre amour à tous, pas seulement à ceux qui sont à proximité.

Comment allez-vous montrer votre amour pour les autres, ici et dans le monde au cours de la semaine à venir?