samedi 23 mars 2019

Histoire de Moïse et du peuple d'Israël


Il y avait, autrefois, un couple de juifs très pauvres qui vivaient au pays d’Égypte. Ils avaient un fils et une fille, et tous quatre travaillaient dur pour subvenir aux besoins de leur foyer.
Un jour, la femme mit au monde un autre garçon, et loin d’apporter le bonheur à sa famille, sa naissance provoqua un grand désarroi. Il y avait une bouche de plus à nourrir et leurs modestes revenus ne leur suffisaient pas. A terme, le nouveau-né était voué à la mort par malnutrition.
Ils lui fabriquèrent alors un berceau de bois, ils y mirent l’enfant et le déposèrent sur les eaux du Nil. « Peut- être les dieux d’Égypte le prendront en pitié » se disaient- ils.
L’enfant descendit le Nil dans son berceau, et sa mère le suivit le long de la berge en se cachant dans les roseaux pour voir ce qu’il adviendrait de lui.
Dans une crique, non loin de là, la fille de Pharaon prenait son bain en compagnie de ses servantes, mais le berceau qui flottait au large était trop loin pour qu’elles l’aperçoivent. Il se dirigeait inexorablement vers la mer, où l’attendait une mort certaine.
La mère leva la tête vers le ciel et murmura : « Seigneur Adonaï, envoie ton ange et qu’il fasse glisser le berceau vers la princesse, qui le prendra sûrement en pitié en le voyant. » Le Seigneur envoya son ange, invisible aux yeux des hommes, et celui- ci poussa doucement le berceau vers le rivage où la princesse se baignait.
Ce fut une servante qui attira son attention : « Quel est donc cet objet qui flotte sur l’eau ? » « Va, lui dit la princesse, et rapporte le moi. » La servante nagea jusqu’au berceau et le tira jusqu’au rivage. La princesse se pencha au- dessus, et en voyant l’enfant qui pleurait, son cœur se remplit de tendresse. En le prenant dans ses bras, elle lui dit : « Doux enfant sauvé des eaux, voici qu’aujourd’hui je te prends pour fils, ton nom sera Moïse. » En effet, dans l’antique langue des égyptiens, Moïse signifiait « sauvé des eaux ».
La fille de Pharaon était en âge de se marier, mais elle était stérile. Régulièrement, des princes la prenaient pour épouse, mais ils la répudiaient au bout d’un moment quand ils s’en apercevaient.
La pauvre princesse était malheureuse, et le Pharaon, son père, était bien en peine de la consoler. Il lui avait offert un château, quantité de trésors, des animaux fabuleux capturés dans des pays lointains, rien ne pouvait apaiser son chagrin.
Chaque jour, pourtant, elle priait la bonne déesse Isis de lui donner un enfant. Bien que la déesse restât silencieuse, la princesse gardait la foi, et elle continuait d’espérer qu’un jour son vœu le plus cher serait exaucé.
Or, ses prières ne furent pas vaines ; la déesse Isis, qui n’était autre que la Vierge Marie, et l’enfant Horus qu’elle tenait dans les bras, qui n’était autre que le petit Jésus, furent sensibles à la peine de la princesse. Ils intercédèrent pour elle auprès de Dieu le Père ; « Ô bon Père, lui dit le petit Jésus, daigne rendre fertile le ventre de cette femme, son cœur est pur et ses sentiments sont nobles. »
« Il n’en est pas question, répondit Dieu le Père, j’avais de bonnes raisons  pour la faire naître stérile, et je ne reviendrai jamais là-dessus. »
La Vierge Marie intervint : « Ô bon Père, écoute la voix d’une mère ; priver une femme de la possibilité d’enfanter est bien cruel. La priver de la joie de chérir un enfant l’est encore plus. Donne- lui un fils ou une fille, même s’il n’est pas de sa propre chair, je t’en prie. »
Dieu le Père se laissa attendrir par les supplications de Marie et il répondit : « Soit, je ne reviendrai pas sur ma décision ; cette femme restera stérile. Cependant, je ferai entrer un enfant dans sa vie très bientôt. »
Et c’est ainsi que Dieu le Père fit entrer Moïse dans la vie de la Princesse. Elle l’adopta, l’aima comme son fils et lui donna une éducation de Prince.
Lorsque mourut le Pharaon, Moïse devint Pharaon à sa place, et il régna sur toute l’Égypte.
Cependant, il n’avait pas oublié son peuple, il leva ses armées et il commença à conquérir Canaan. Il se mit à chasser ses habitants et à établir les tribus d’Israël à leur place. Il régna quarante ans sur l’Égypte et ses provinces; la Lybie, le Soudan, l’Éthiopie, le Sinaï et le Sud de Canaan, puis il se coucha avec ses pères.
Son fils Gershom régna à sa place, et il envoya Josué, son général, terminer Josué la conquête de Canaan. Josué effaça la mémoire des cananéens de dessous les cieux. Il incendia leurs temples et leurs palais, il rasa leurs villes et leurs villages, il les passa tous au fil de l’épée selon les ordres de Gershom. Quand le pays fut débarrassé des Cananéens et de leurs idoles impies, il établit le reste des tribus d’Israël, chacune dans le territoire qui lui était assigné.
Gershom nomma Josué gouverneur, et Josué administra Canaan pendant quarante ans. Le récit des exploits de Josué sont racontés dans le Livre de Josué.
Après la mort de Josué, Canaan resta sans gouverneur quelques temps.
Or, un peuple des îles arriva et se mit à conquérir le pays. Il s’agissait des Philistins, chassés de leur patrie par les guerres et la famine. Ils avaient accosté sur les plages d’un pays où coulent le lait et le miel, et ils décidèrent d’en faire leur nouvelle patrie.
Les chefs des tribus d’Israël prirent peur, et ils se réunirent pour décider de ce qu’il fallait faire. Si Josué avait encore été vivant, il aurait sans difficulté levé une armée et chassé les envahisseurs. Mais il ne s’est pas trouvé d’homme comme Josué depuis sa mort.
La dynastie de Moïse fut renversée, et un Pharaon issu du peuple égyptien régna sur l’Égypte et ses provinces. Le nouveau Pharaon se désintéressa de Canaan, et il y déporta ce qui restait du peuple d’Israël en Égypte et installa des postes de garde le long de la frontière pour les empêcher de revenir. Certains tentèrent de retourner en Égypte, mais ils périrent noyés en passant le gué de la Mer des Roseaux,  il y eut une décrue et les eaux les engloutirent avec les soldats de Pharaon qui les repoussaient.
En Canaan, les chefs des tribus d’Israël décidèrent d’élire un homme qui les commanderait tous, et retournerait à ses occupations une fois la guerre terminée, ainsi commença le temps des Juges. Il n’y avait pas de roi en Israël, et chacun faisait ce qui lui semblait bon.
Les Juges qui se succédèrent deux siècles durant étaient tous des hommes braves, qui combattaient les philistins avec courage et détermination. Il y eut Samson, dont la chevelure était semblable à la crinière d’un lion et la force à celle d’un auroch. Il chassa les philistins devant lui en les frappant avec la mâchoire d’un âne. Il y eut aussi Gédéon, qui était fils d’une prostituée, et qui chassa les philistins devant lui en brandissant des flambeaux. Il y eut tant d’autres Juges dont lesgedeon.jpg exploits sont racontés dans le Livre des Juges.
Chaque fois que les philistins tourmentaient Israël, un Juge se levait pour les chasser.
Mais durant les périodes de paix, quand les philistins se tenaient tranquilles, les tribus d’Israël se faisaient la guerre entre elles.
Il y avait Juda, Siméon et Benjamin au sud, qui étaient arrivées du temps de Moïse. Elles formaient peuple policé et raffiné, encore imprégné des bonnes manières égyptiennes. Le reste des tribus se trouvait au nord, elles étaient arrivées du temps de Gershom et de Josué. C’étaient des tribus barbares, elles ne savaient pas prononcer correctement « Shiboleth » qui veut dire « épi de blé », elles prononçaient « Siboleth ». Et pour avoir prononcé « Siboleth » au lieu de « Shiboleth », beaucoup d’hommes du nord périrent de la main des hommes du sud.

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